GRANDS CRIMINELS

Se souvenir des crimes de Fidel Castro

raulgettingready

Fidel Castro est mort à l’âge de 90 ans.
Voici quelques-uns des pires crimes du dictateur communiste.

En janvier 2003, Castro a été poursuivi en Belgique par José Basulto, le président de l’ONG «Frères du secours» pour crime de guerre et crimes contre l’humanité. Grâce à l’aide du gouvernement d’alors, le procès fut ajourné et la Cour de cassation lui accorda le 12 décembre 2003 «l’immunité fonctionnelle».

Fidel Castro ne s’est pas contenté de torturer, terroriser, et exécuter ses opposants, il rechercha aussi à en tirer une vente, rappelle le Wall Street Journal  dans un article du 30 décembre 2005 : Le 27 mai 1966, 3,5 litres de sang par personne furent médicalement ponctionnés sur 166 civils et militaires cubains par décision de Fidel Castro, et vendus au Vietnam communiste au prix de 100 dollars le litre. Après la prise de sang, les 166 condamnés, en état d’anémie cérébrale, paralysés et inconscients, furent emmenés sur des brancards et exécutés.

  • Le Projet des Archives de Cuba, une association sans but lucratif basée dans le New Jersey à Chatham, et qui s’est donné comme mission de documenter les crimes de Castro depuis mai 1952, a jusqu’à ce jour, réussi à documenter avec précision 9 240 des victimes de Castro.
  • La présidente de Archivo Cuba Maria Werlau estime que le nombre total de victimes est probablement de 10 fois supérieur.
  • Armando Lago, économiste de Harvard, a étudié le coût de la révolution cubaine et estime que près de 78 000 innocents ont été tués par le dictateur.
  • Dans The Black Book of Communism*, Armando Lago écrit qu’au moins deux sources différentes ont documenté pour chaque mort, l’assassinat d’environ 97 000 personnes par le régime de Castro. 30 000 exécutées par les pelotons d’exécution, 2 000 lors d’assassinats extrajudiciaires, 5 000 en prison, battues ou torturés par les gardiens ou refusées de soins médicaux, et 60 000 qui ont tenté d’échapper à l’enfer cubain par la mer.
  • Dans les «vrais chiffres des archives de Cuba», du 1er janvier 1959 au 25 mars 2005, le nombre des victimes non combattantes de Castro se monte à 87 073 morts.
  • Miguel A. Faria, dans Cuba in Revolution* paru en 2002, écrit à la page 415 : 
    « Depuis que Fidel Castro a pris le contrôle de l’île en 1959, les estimations les plus crédibles disent que 30 000 à 40 000 personnes ont été exécutées par des pelotons d’exécution (paredones de fusilamiento) ou dans les geôles cubaines.»
    «A ce nombre, encore 30 000 à 40 000 Cubains ont péri en essayant de fuir le régime, principalement dans les eaux du détroit de Floride.»
    «Mais on ne compte pas les milliers qui ont perdu la vie des suites indirectes de la politique collectiviste de Fidel Castro, à savoir les indicibles privations, la malnutrition, et plus généralement la désolation générale sur l’île.»
  • A ces massacres d’innocents, il faut ajouter les 5 300 personnes qui ont trouvé la mort en combattant le régime dans les montagnes Escambray (principalement des fermiers et leurs enfants) et la baie des Cochons.
  • Et environ 14 000 Cubains furent exécutés à l’étranger, notamment par les 50 000 soldats qu’il a envoyés en Angola dans les années 1980 pour aider le régime soutenu par l’URSS dans son combat contre Unita.

«La méthodologie de Castro, explique Archivo Cuba, était très semblable à celle utilisée en Pologne et en Allemagne de l’Est, moins mortelle que les purges de Staline, mais tout aussi efficaces pour éliminer les opposants.»
Dès les tout premiers jours de la révolution, Castro ordonna des exécutions sommaires dans le but– très vite atteint– d’établir une culture de la peur qui élimina rapidement toute résistance. Puis, dans les décennies suivantes, il s’assura de la soumission du peuple cubain en prolongeant l’état de terreur. Emprisonnements dans des conditions inhumaines qui débouchaient presque toujours sur la mort, torture systématique et d’une cruauté extrême, et privations.

Archiva Cuba a également documenté que 5 600 Cubains ont été exécutés devant des pelotons d’exécution, et environ 1 200 lors «d’exécutions extrajudiciaires».

Le criminel Che Guevara, sanguinaire acolyte, fut l’un des bourreaux qui exécutèrent certains de ces crimes.En 1959, à La Cabaña Fortress, au moins 151 personnes innocentes furent alignées et assassinées par lui.
Parmi les 94 enfants dont on a pu documenter la mort sous les ordres du Che, 22 ont été exécutés par ses escadrons et 32 lors d’exécutions
En 1981, un jeune de 15 ans, Owen Delgado Temprana, fut battu à mort sur ordre de Fidel Castro pour donner l’exemple, quand ses agents pénétrèrent de force dans l’Ambassade d’Equateur où sa famille s’était réfugiée.
En 1995, Flores Diaz, 17 ans, trouva la mort dans une cellule punitive d’une prison de la Havane où il lui fut refusé tout traitement médical. On la retrouva morte dans une mare de vomi et de sang.

A ce jour, Archivo Cuba a ainsi réussi à documenter 2 200 morts en prison, principalement des prisonniers politiques.

  • En 1971, trois enfants et leur mère qui tentaient de fuir Cuba ont été noyés lorsque leur embarcation a été intentionnellement heurtée par un vaisseau de l’armée cubaine.
  • En 1994, les garde-côtes cubains ont coulé un bateau de Cubains qui tentaient de rejoindre l’Amérique. A bord, 12 enfants âgés de 6 mois à 11 ans furent noyés parmi les 45 passagers.
  • En 1980, un bateau d’excursion qui fuyait vers la Floride avec 52 Cubains à bord fut coulé par l’aviation cubaine dans la rivière Canimar. A bord, il y avait 4 enfants.

Selon les sources, entre 16 000 et 75 000 «balseros», c’est le surnom donné aux Cubains qui fuyaient l’enfer communiste dans des embarcations de fortune — ont été tués en mer par le régime Castro.

Associated Press rapporte qu’en 2015, le nombre de Cubains qui ont tenté de fuir Cuba et ont été interceptés par les autorités maritimes américaines était de 3 000, le double de l’année précédente.

AP cite Dairon Morera, un de ces rescapés : «le plus grand rêve d’un Cubain, c’est de partir».

Il ne faut jamais oublier. Le livre noir du communisme* de Stéphane Courtois estime à 100 millions le nombre de personnes tuées pour imposer cette folie contraire à la nature humaine appelée communisme. Dans The Communist*, Paul Kengor estime que le livre de Courtois est largement en dessous de la réalité. Courtois évalue à 20 millions les crimes de Staline, mais Alexandre Yakovlev, le collaborateur du réformateur Gorbatchev cité par Kengor, place la barre entre 60 et 70 millions.

Le communisme est avec le nazisme et l’islam, l’un des trois plus grands fléaux politiques sortis du cerveau humain.

Fidel Castro était une des courroies de cette entreprise du crime dont le procès, contrairement au nazisme, n’a jamais été fait. La gauche et les soi-disant défenseurs des droits de l’homme posent tous un regard très tendre sur le criminel Castro. C’était un monstre, un communiste. Selon les sources, il y a aujourd’hui entre 50 et 150 prisonniers politiques à Cuba.
Aucune enquête officielle contre le régime castriste n’ayant jamais été engagée par l’ONU, il n’est pas possible de savoir exactement à combien s’élèvent les crimes du dictateur Fidel Castro. Les médias se contentent de ne jamais les aborder afin de rendre romantique l’idéologie communiste. Leur espoir un jour de l’imposer à l’Occident ayant échoué, c’est vers l’islam qu’ils se sont maintenant tournés pour imposer une idéologie de mort aux Occidentaux.

Le CHE avait vraiment une sale gueule !

Une nouvelle pétition pour rapatrier les cendres de Napoléon III ...

La guerre de 1870, il y a 150 ans : une guerre oubliée

Qui se souvient de la Guerre de 1870 ? Le 19 juillet 1870, la guerre éclatait entre la France et la Prusse. Rarement conflit aura eu un motif plus idiot et des conséquences plus catastrophiques.

Qui se souvient de la Guerre de 1870 ? Le 19 juillet 1870, la guerre éclatait entre la France et la Prusse. Rarement conflit aura eu un motif plus idiot et des conséquences plus catastrophiques.

Certes, l’origine de la crise était des plus sérieuses, du moins aux yeux des chancelleries. Pour ce qui est du Français moyen, c’est une autre histoire. C’était une histoire de couronne en Espagne. Mais, revenons un peu en arrière.

ÉVITER UN NOUVEAU SADOWA

Pour beaucoup d’observateurs, selon la formule consacrée, un choc entre les deux puissances était devenu inévitable depuis 1866. La guerre entre l’Autriche et la Prusse avait fait de cette dernière une rivale dangereuse pour la France.

À la bataille de Sadowa (3 juillet 1866) le fusil à aiguille, qui se chargeait par la culasse, triomphait et renvoyait au magasin des accessoires le vieux fusil se chargeant par le canon. Écrasée, l’Autriche se vit expulsée du monde germanique tandis que les États allemands du sud se trouvaient, de fait, inféodés à la Prusse.

La France n’avait pas bougé et Napoléon III avait demandé des « compensations » à Bismarck qui lui avait ri au nez. Le ministre prussien avançait ainsi un pion supplémentaire vers son objectif final : réaliser l’unité allemande et faire de Berlin la capitale d’un nouvel empire.

UNE FRANCE ISOLÉE

Un sentiment anti-prussien s’était aussitôt développé dans une partie de l’opinion publique. Mais la France n’avait pas pris conscience de la précarité de sa situation en Europe.

Si l’Angleterre regardait avec inquiétude la montée en puissance de la Prusse, elle n’était pas prête à s’impliquer sur le continent. L’Italie ne digérait pas l’obstination de Napoléon III à défendre le pape dont l’indépendance reposait sur les baïonnettes françaises. L’Autriche était aimable mais François-Joseph devait tenir compte des Hongrois peu favorables à la France.

En somme, Napoléon III était isolé et n’avait aucun allié sur qui compter en cas de conflit. Bismarck, de son côté, avait besoin d’un bon prétexte qui pousserait les Français à la guerre. Les Allemands du sud catholiques et francophiles ne se rallieraient que si la Prusse était attaquée injustement.

LES ESPAGNOLS CHERCHENT UN ROI

Et puis était arrivée cette histoire espagnole. En effet, les Ibères, en proie à des troubles politiques à répétition, telles les grenouilles de La Fontaine, cherchaient un roi après avoir chassé leur reine. Mais qui ? Un Orléans ? Un Bragance ? Et pourquoi pas Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen, dont le frère était devenu roi de Roumanie ?

À l’idée qu’un prince prussien, fut-il catholique et apparenté à Napoléon III, monte sur le trône à Madrid, l’émotion fut grande à Paris. La France n’allait-elle pas se trouver encerclée ? Pour monter son coup, Bismarck avait dû faire pression sur son roi, peu enthousiaste, et sur Léopold qui n’avait pas du tout envie d’aller en Espagne.

Le chancelier méprisait profondément Napoléon III, cette « incapacité méconnue » et plus encore le gouvernement parlementaire dirigé par l’indécis et pacifique Émile Ollivier. Le 2 juillet, la nouvelle de l’acceptation de la candidature Hohenzollern par les Espagnols provoqua la colère des Français.

« Il ne manque pas un bouton de guêtre » aurait fanfaronné le ministre de la Guerre, l’ineffable maréchal Le Bœuf. Napoléon III, très affaibli par la maladie de la pierre, se faisait moins d’illusion sur la situation de l’armée française. Mais le gouvernement impérial pouvait difficilement agir autrement qu’en faisant pression sur le prétendant pour qu’il renonce au trône. Une reculade aurait été un « nouveau Sadowa ».

Napoléon III | Wiki Politique | Fandom

LE CHIFFON ROUGE DEVANT LE TAUREAU GAULOIS

Après s’être fait prier pour accepter la couronne, Léopold maintenant faisait des manières pour y renoncer. Enfin, le 12 juillet 1870, la renonciation fut annoncée officiellement. C’était une incontestable victoire diplomatique pour la France. Tout aurait pu en rester là.

Hé bien, pas du tout. Nombreux étaient les déçus d’une résolution aussi rapide et pacifique. Les bonapartistes purs et durs rêvaient d’une bonne petite guerre victorieuse qui rétablirait l’Empire autoritaire et mettrait fin aux réformes libérales. Des patriotes bruyants s’étaient répandus dans les rues parisiennes et leurs clameurs anti-prussiennes impressionnèrent l’empereur.

Mais la province était plus circonspecte et la France rurale surtout indifférente. À lire les journaux parisiens, pourtant, pas de doute, la « dignité de la France était méconnue ».

En effet, la renonciation ne suffisait pas aux va-t-en-guerre. Le roi de Prusse devait donner des garanties pour éviter le retour d’une pareille crise. Benedetti, ambassadeur à Berlin, devait exiger du roi Guillaume qu’il ne permettrait jamais à Léopold de devenir roi d’Espagne. Napoléon III avait pris cette initiative en oubliant de prévenir son chef de gouvernement, Émile Ollivier.

Le 13 juillet, irrité de l’insistance française, le roi de Prusse refusa de recevoir l’ambassadeur français. Bismarck se chargea de rédiger un compte-rendu qui donnait l’impression d’un affront pour la France. Ce petit texte, resté dans l’histoire sous le nom de « dépêche d’Ems », fit le tour des capitales européennes. C’était un chiffon rouge agité ostensiblement devant le « taureau gaulois » par l’habile chancelier.

DE LA CRISE ÉVITÉE À LA GUERRE PROCLAMÉE

Comme l’écrivait l’éditorialiste de La Liberté (15 juillet) : « La guerre évitée ne serait que la guerre ajournée à très court délai. » L’empereur hésitait toujours mais, poussée par l’impératrice, il chargea Ollivier de demander les crédits de guerre aux parlementaires.

La Liberté accueillit la nouvelle avec enthousiasme le 16 juillet : « Enfin ! Enfin nos humiliations ont cessé. La guerre est déclarée. » Le Monde (pas le « journal de référence », un autre plus ancien) la jugeait comme « la guerre la plus juste, la plus nécessaire et la plus opportune ».

Rarement politique s’est montré plus sincère que le maladroit Émile Ollivier : « Nous subissons la guerre, nous entrons dans la voie où l’on nous a poussés, le cœur léger et confiants, parce que si notre cause est difficile, elle sera défendue par l’armée française. »

Ce « cœur léger » on devait le lui reprocher longtemps. Il consacrera le reste de son existence à se justifier en écrivant, alors même que tout le monde l’avait oublié, 18 volumes sur L’Empire libéral. Mais c’est pourtant bien légèrement que les Français se sont lancés dans une « cause difficile », faire la guerre par amour-propre !

Thiers était bien seul, dans sa lucidité, au Corps législatif, réclamant vainement des éclaircissements : « Je regarde cette guerre comme une imprudence. » On l’accusa de se faire l’avocat du roi de Prusse. Les crédits étaient votés par 245 voix contre 10 et 7 abstentions. Même des républicains, comme Gambetta ou Ferry, s’étaient laissés emporter par l’exaltation générale.

VIVE LA GUERRE !

Le Petit Journal, dans son numéro du 17 juillet 1870, se voulait l’écho des sentiments populaires : « Il fallait voir avec quelle expression de fougue belliqueuse et de mâle énergie, la foule faisait accueil à la grande nouvelle, répercutée de bouche en bouche jusqu’aux extrémités de Paris ! C’était comme un rayon qui illuminait tous les visages, une joie intense qui débordait de toutes les âmes ; il semblait que chacun fût soudain soulagé d’un grand poids. »

Partout on entendait le Chant du Départ et la Marseillaise. Des bandes promenèrent le drapeau tricolore dans les rues et sur les boulevards. Les étudiants toujours prêts, hier comme aujourd’hui à scander des inepties, criaient « Vive la guerre ! »

À l’opéra, à la fin du troisième acte de la Muette de Portici, sous la pression du public, on chanta la Marseillaise, la soprano brandissant le drapeau tricolore et le public reprenant en chœur : « Qu’un sang impur abreuve nos sillons ! » Pour Le Gaulois (17 juillet) : « La furia francese se manifeste avec tout son entraînement superbe. Ce n’est point un parti, c’est tout Paris qui s’émeut. »

Le Constitutionnel (22 juillet) citait un journal anglais, l’Evening Standart « Quand on voit avec quel enthousiasme se produisent de part et d’autre les démonstrations populaires de satisfaction en présence de la guerre, il est impossible de ne pas sentir que celle-ci était devenue une nécessité politique à un plus haut point que personne ne le supposait jusqu’ici. »

Les Anglais jugeaient les choses froidement : « Une antipathie nationale sincère et profondément enracinée est une maladie qu’il est difficile de guérir autrement que par la saignée ».

L’HEURE DE LA VICTOIRE EST PROCHE

En l’occurrence, les gueulards de la rue parisienne étaient censés représenter l’esprit public. Comme toujours Paris donnait le ton et la province suivait sans bien comprendre ce qui se passait. Les républicains, hostiles au régime, étaient particulièrement circonspects à l’égard d’une « guerre dynastique ».

Les Français étaient confiants pourtant. À l’image du président du Sénat qui déclarait à l’empereur : « Grâce à vos soins, la France est prête, Sire. […] Si l’heure des périls est venue, l’heure de la victoire est proche. »

Le Constitutionnel, le 22 juillet, se fiant aux fanfaronnades de Le Bœuf, assurait : « Jamais la France n’a pu mettre en ligne aussi rapidement une aussi belle armée. » Le Figaro, dès le 19 juillet, abandonnait ses chroniques mondaines pour se lancer dans l’information patriotique : « Ouvrier et soldat, on peut dire de tous deux qu’ils aiment la guerre pour la guerre – noble défaut qui n’est pas du moins celui de nations dégénérées. »

La voix mélancolique de Villemessant qui dénonçait ceux qui « hors d’âge » acclamaient la guerre était bien solitaire dans le même journal, le 20 juillet : « La bataille n’est plus cette mêlée grandiose où la bravoure se mesurait à la bravoure. […] À présent, c’est de loin qu’on mitraille son ennemi, et les balles vont frapper l’adversaire à une telle distance que l’œil le découvre à peine ; ce n’est plus qu’un horrible carnage, où la lutte du fort contre le faible devient une gloire. »

Trois jours après la déclaration de guerre du 19 juillet, Napoléon III lançait une proclamation aux Français  : « Il y a dans la vie des peuples, des moment solennels où l’honneur national violemment excité, s’impose comme une force irrésistible. » Bismarck avait bien jugé ses adversaires.

LES FRANÇAIS RÊVAIENT

Les Français rêvaient. Ils rêvaient que les États allemands du Sud ne rejoindraient pas la Prusse dans le conflit. Ils rêvaient que l’Autriche interviendrait pour prendre sa revanche de l’humiliation de 1866 et que l’Italie se souviendrait de l’aide française en 1859.

Mais si la balance penchait en faveur de la France au début de la crise, la candidature Hohenzollern paraissant inacceptable, l’intransigeance française avait retourné les neutres. Bismarck, avec son machiavélisme habituel, avait rendu publique la note de 1866 où la France exigeait soit le Luxembourg soit la Belgique en paiement de sa neutralité bienveillante dans le conflit austro-prussien.

Quand aux Autrichiens et aux Italiens, ils attendaient de voir la tournure des événements militaires. Ils ne devaient pas être déçus.

La tentative de coup d'État du futur Napoléon III à Strasbourg ...

1870 : EN ROUTE VERS LA DÉBÂCLE

La mobilisation se fit dans la confusion la plus totale. Si, grâce au chemin de fer, les troupes de ligne purent être, en quinze jours, rassemblées aux frontières, si les troupes d’Afrique étaient bien arrivées à temps, l’intendance n’avait pu suivre.

Le moral des soldats était excellent mais les généraux, d’anciens braves qui avaient mal vieilli, ne comprenaient ni la tactique ni la stratégie. Jamais la fameuse expression, « des lions menées par des ânes » ne devait mieux s’appliquer qu’à cette malheureuse armée impériale.

Malade, mélancolique, peu doué pour les questions militaires, Napoléon III avait néanmoins, victime de son nom, décidé d’assurer le commandement de l’armée. Le 28 juillet 1870, l’air froid, l’œil mort, en proie aux plus grandes souffrances physiques, il quittait Saint-Cloud. Il ne le savait pas encore, mais c’était pour toujours. Accompagné du jeune Prince impérial, qui avait 14 ans, il avait rendez-vous avec le destin à Sedan.

Loin de l’entrée triomphale à Berlin rêvée par certains, les Français allaient connaître la débâcle, l’humiliation et la guerre civile.

Les plus grands mafieux de tous les temps 10

Cosa Nostra

Les plus grands mafieux de tous les temps

Des tréfonds du Pakistan à la French Connection en passant évidemment par Little Italy et la Colombie, découvrez ces gangsters légendaires, aussi flambeurs que tueurs.

Les plus grands mafieux de tous les temps Du Yuesheng
Du Yuesheng, « le kingpin », dit « Du les Grandes-Oreilles » (1888-1951) 

Gang attitré : le Gang vert, société secrète numéro 1 de Shanghai Période de crimes : 1927-1949 Célèbres méfaits : Enfant élevé misérablement dans la fange du Pudong, du pire côté de Shanghai, le vice le fait très tôt jouer à toutes sortes de jeu, cartes, dés… Adolescent, ce nerveux aux yeux de chat manie habilement le couteau chez un grossiste de fruit, tout en fréquentant assidument les fumeries, tripots et autres bordels de la ville. Sous le sobriquet « Fruit-Du », il traîne ses guêtres dans la très chic Concession française, ou la propreté, les belles voitures et les palaces lui font de l‘œil. C’est le caïd Chen Shichang, alias le « Tireur au sort », qui lui fera enfin traverser la rue en le faisant entrer dans le Gang vert, au service d’Oncle Huang et de sa femme Madame Gui, véritable cerveau de l’entreprise criminelle. Les 100 000 gangsters de la ville viennent alors lui cracher leurs informations et demander sa protection, tandis que Madame Gui le forme au métier. Stratège et grand organisateur, les clubs de jeu sous sa protection explosent leurs bénéfices mais très vite, avec Oncle Huang, il se penche sur commerce le plus juteux : l’opium. Infiltré, il intègre la Bande des Huit, pour huit malfrats qui avaient le monopole de la « boue » importée du Bengale. Quand la bande explose, Du et Huang arrosent les autorités, qui harcèlent leurs concurrents, et obtiennent bien vite le monopole. Du finira même par faire parti d’un comité de lutte contre la vente d’opium, qui saisira toutes les cargaisons avant de les revendre, évidemment. Il saisira aussi la première compagnie fluviale du pays pour transporter ses marchandises et ira même jusqu’à créer une banque pour blanchir son argent. Si au départ, Du faisait preuve de sagesse, l’opium aidant il finira par empoisonner ses ennemis à tour de bras et même mettre une balle dans la tête à un patron de presse un peu trop clairvoyant sur ses activités.L’anecdote juteuse : Du est responsable de ce qu’on surnomme la Saint-Barthélemy de Shanghai. Alors que la ville va tomber sous la puissante montée des communistes (pas très opium-friendly), qui veulent libérer, via les syndicats, les ouvriers de l’obligation de « boagong » – soit de verser de l’argent au Gang vert en tant que « disciple » –, Du s’allie au sanguinaire général Tchang Kaï-chek pour empêcher la montée du fléau. Du créera donc un faux syndicat, le MPA, et invitera à dîner le leader du parti communiste de Shanghai, Wang Shouhua. Mais plutôt qu’une agréable soirée rue Wagner, Shouhua sera, à peine arrivé, immédiatement saisi avant d’être enterré vivant à la sortie de la ville. Le lendemain, dès 4 heures du matin, les « régiments des tigres » du MPA entre dans le port, avec leur brassards syndicalistes, et massacrent 700 communistes. La traque acharnée, qui durera 6 mois, fera plus de 5000 morts.

Derniers jours : L’arrivée des Japonais, qui l’accusent à tort d’avoir tué l’un des leurs pour entamer la guerre, poussera la fuite de Du à Hong-Kong et le démantèlement progressif du Gang vert. Si Du reviendra à Shanghai et deviendra même l’empereur du textile à la tête de 75 sociétés, la Chine a changé, entre les Japonais, les Américains et surtout les communistes. Il se retire, fatigué, à Hong-Kong où il ne fait plus confiance à personne et s’enfonce encore plus dans la fumette d’opium. Suite à un coma, en 1951 et malgré ses nombreux achèvements (dont une campagne présidentielle esquissée), Du les Grandes-Oreilles meurt comme il est né : illettré.

Dignes associés : Du a pu mener ses opérations grâce à deux associés : Zhang Xiaolin, gangster playboy cultivé au carnet d’adresses bien ficelé et Oncle Huang, qui lui restera fidèle jusqu’au bout avant de finir humilié par Mao, à balayer les rues de la ville.Les plus grands mafieux de tous les temps Du Yuesheng
Les plus grands mafieux de tous les temps Al Capone Scarface
Al Capone, « Scarface » (1899-1947)

Gang attitré : Les Five Points de New-York puis The Chicago Outfit

Période de crimes : Parrain de la mafia de Chicago de 1925 à 1931

Célèbres méfaits : Après s’être fait viré de son école catholique à l’âge de 14 ans, cet humble fils de barbier de Brooklyn rencontre son mentor Johnny Torrio. À la mort de son père, il quitte son boulot de comptable et commence à rendre de sales petits services pour lui. Une insulte à la sœur de Franck Gallaccio lui vaudra trois coups de couteau sur le côté gauche du visage et le surnom de « Scarface », même si Capone prétendra souvent qu’il s’agissait de blessures de guerre. En 1920, Al Capone suit Torrio à Chicago et à la retraite de ce dernier, en 1925, il devient le boss de la ville à la tête de toute l’industrie du vice : prostitution, jeux, lupanars, boîtes de nuit et extorsions en tous genres. Sa violence, son caractère impitoyable et son ambition lui valent d’étendre toujours son empire, devenant le maître de la corruption et profitant de la Prohibition pour se faire un revenu de 60 millions de dollars par mois, seulement grâce à la vente illégale d’alcool. Malgré les milliers de crimes qu’on lui attribue, le célèbre gangster sera arrêté par Eliot Ness et sa brigade d’« Incorruptibles » puis condamné à dix-sept années de prison; dont onze fermes pour fraude fiscale en 1931.

L’anecdote juteuse : C’est Capone qui, fatigué de son rival Bugs Moran dit « Moran le Branque » et le gang des Northsiders, eut l’idée de la tuerie surnommée « le massacre de la Saint-Valentin ». Le 14 février 1929, avec l’appât d’une cargaison de whisky au QG de North Side, le garage de la SMS Cartage Company, deux de ses hommes font donc une descente déguisés en policiers, puis font mine d’arrêter les hommes de Moran avant de tous les exécuter. Cette tuerie de sept grands gangsters est inédite dans sa violence totalement assumée. Si Moran, miraculeusement absent, a survécu, c’est la fin du gang de Norths Side et le commanditaire de l’opération sanglante ne fait pas de doute (bien qu’il se soit réfugié en Floride pour un solide alibi) : « Seul Capone tue des gens comme cela », dira Bugs Moran. Al Capone, qui s’était construit un personnage proche de la communauté, devient aux yeux de tous un homme dangereux, et l’ennemi public numéro 1.

Derniers jours : Atteint de syphilis depuis sa jeunesse, ses séjours en prison, d’Alcatraz (où il se fera poignardé) à Terminal Island affecteront considérablement sa santé. Libéré sous condition en 1939, il meurt suite à une pneumonie d’un arrêt cardiaque, en 1947. Son empire, lui, n’aura pas survécu à son incarcération, ni à la fin de la Prohibition.

Digne héritier : Frank Nitti, son bras droit, surnommé « The Enforcer » (l’Exécuteur) reprendra la tête du Chicago Outfit. Néanmoins, on attribue à son « Sotto Capo » Paul Ricca plus de pouvoir, Nitti n’étant qu’une piètre façade. D’ailleurs, quand Lucky Luciano et Meyer Lansky organiseront le Syndicat du crime, ils traiteront directement avec Nitti, représentant des Capones.Al Capone Scarface
Les plus grands mafieux de tous les temps Dawood Ibrahim
Dawood Ibrahim « The Big Devil », « The Master Mind », « The Gold Man » (né en 1955)
Gang attitré : Le Lala Gang de Bombay, avant d’être indépendant

Période de crimes : 1980 – présent

Célèbres méfaits : L’attentat du 12 mars 1993 à Bombay, le « vendredi noir » ou cet Al Capone puissance 1000, banquier et cerveau du crime indien, aurait organisé l’explosion de 13 voitures volées dans les endroits les plus stratégiques de la ville. Caché au milieu du Pakistan après avoir longtemps préféré Dubaï, Dawood Ibrahim figure dans le top 5 des criminels les plus recherchés d’Interpol. Cet irréductible ennemi de l’Inde, protégé par ses liens et sa fortune par les États-Unis, vit dans un somptueux bunker de luxe à Karachi et coule des jours heureux, entouré par une garde personnelle surarmée. Sa fortune, qu’on estime à dix fois plus grande que celle de Ben Laden, se base sur des sociétés écrans qui rendent opaques les financements de sa compagnie officiels, la D Compagny, qui contrôle 75% du trafic mondial d’héroïne. Ibrahim verse aussi dans l’or, les diamants, l’immobilier, le cinéma… Selon une enquête, cet enfant d’une famille très pauvre détiendrait aussi 60% des jeux d’argent dans le monde et produit plus de 600 films bollywoodiens chaque année, et cache ses affaires criminelles sous une réputation de golden playboy bien assumée. Si l’on prononce le mot de mafia à son encontre, on se retrouve suicidé dans d’étranges conditions – comme le journaliste Ghulam Hasnain ou décapité par un terroriste, comme cela a été le cas de Daniel Pearl, qui s’intéressait apparemment d’un peu trop près à son cas. Suite à une soudaine passion pour l’Islam (lui qui n’était pas si pratiquant), les attentats de 1993 marquèrent le début d’une longue lignée d’attaques entre musulmans et hindous et n’épargna pas sa propre compagnie : son numéro 2, l’hindou Chhota Rajan, se retourna contre lui mais moins bien protégé, il croupit désormais en prison, étonnamment silencieux.L’anecdote juteuse : Dawood a visiblement dans sa poche l’État pakistanais, à qui il a prêté tellement d’argent en 2000 qu’il a sauvé la banque centrale pakistanaise de la banqueroute. Mais ce n’est pas tout : il aurait versé, dans les années 1990, l’équivalent d’un milliard de dollars à différentes œuvres de charité du pays. Bref, pas question d’arrêter l’homme le plus dangereux du monde, qui sait être généreux quand il faut.

Derniers jours : Depuis sa cachette, Dawood se dit qu’il a encore de beaux jours devant lui, et qu’il pourrait bien tranquillement mourir de vieillesse, comme son mentor, le mafieux Karim Lala.Les plus grands mafieux de tous les temps Dawood Ibrahim
Les plus grands mafieux de tous les temps Pablo Escobar
Pablo Escobar, « Don Pablo » « El Patron » 1949-1993

 Gang attitré : Cartel de MedellinPériode de crimes : 1970-1993Célèbres méfaits : Pablo Escobar a commencé sa carrière criminelle très tôt dans sa Colombie natale ; issue d’une famille défavorisée, dès son plus jeune âge il vole et revend des pierres tombales. Ce n’est que dans les années 1970 qu’il se lance dans le trafic de drogue, invente le concept de « mules » et rapidement, devient responsable de 80% du trafic de cocaïne qui entre aux États-Unis, important de la coca de Bolivie et du Pérou avec les cinq autres membres fondateurs de son cartel, le Medellin. Immensément riche (7è plus riche du monde selon Forbes, en 1989), Escobar a su assoir sa position et sa réputation en se blanchissant les mains dans des œuvres de charité ou des clubs de football locaux, ce qui ne l’empêchera pas de supprimer trois candidats à la présidentielle du pays, des journalistes, juges et autres officiels qui mettaient un peu trop le nez dans ses affaires de coke. Sa devise favorite envers les flics : Plata o Plomo, l’argent ou le plomb. La seule fois où Escobar accepta la prison et de quitter son Hacienda Nápoles, son zoo, son lac et autres attractions pour sa famille et son entourage d’où il dirige toutes ses affaires (il se dit « éleveur ») entre deux vols d’avions privés et quelques hélicos, c’était en 1991. Traqué de tous côtés, il se rendit, officieusement pour échapper à des tentatives de meurtre de plus en plus menaçantes. Sa prison de luxe, surnommée La Catedral, devient rapidement le QG de son cartel et « Don Pablo » parvient même à exécuter des ennemis entre ses quatre murs. Mais cette petite incursion ne dura qu’un an : quand les autorités se rendent compte de son manège et veulent le transférer, il s’échappe. Sa tête est mise à prix, à 6 millions de dollars.L’anecdote juteuse : En 1986, Escobar tente une carrière politique et vise la présidence, après un mandat à la Chambre des Représentants au Congrès Colombien. Son programme : rembourser la dette colombienne, estimée alors à 10 milliards de dollars. Hélas, le grand projet capote.Derniers jours : Pablo Escobar succombe à une embuscade policière le 2 décembre 1993. Pour parvenir à ses fins, la police colombienne collaborera, dans l’opération surnommée « Heavy Shadow », avec la CIA, la DEA, le FBI et la NSA, pour un coût estimé à une centaine de millions de dollars. Sans compter les chasseurs de prime, ses ennemis du cartel de Cali et même le groupe paramilitaire terroriste « Los Pepes », eux aussi à ses trousses. Après un an de recherches assidues, l’équipe du commandant Hugo Martínez le localise un jour dans un hôtel de Bogota, alors qu’il téléphonait trop longuement à sa femme et son fils. Encerclé, il meurt de 12 balles dans le corps avec son bras droit, Limon. Alors que l’équipe pose fièrement autour du cadavre de Pablo Escobar, tel un trophée, deux des policiers du raid lui coupent les pointes de sa célèbre moustache, le laissant avec une moustache à la Hitler.Dignes héritiers : La mort d’Escobar ayant entraîné avec elle la mort de presque tous ses proches et collaborateurs, c’est son cartel ennemi, le cartel de Cali, qui reprit le flambeau et profita de sa disparition. Avant son démantèlement final, en 1996.Les plus grands mafieux de tous les temps Pablo Escobar
Les plus grands mafieux de tous les temps Kazuo Taoka
Kazuo Taoka, le « Parrain des parrains » (1913-1981) Gang attitré : Le clan des Yamaguchi, le Yamaguchi-gumiPériode de crimes : De 1946 à sa mort en 1981Célèbres méfaits : Orphelin originaire de Kobe, Taoka devient très tôt le protégé de Noboru Yamaguchi, alors « kumicho », soit patron, des Yakuzas du clan des Yamaguchi-gumi. Adepte des combats de rues sauvages, Kazuo Taoka est surnommé, dans sa jeunesse « Kuma »l’Ours, à cause de ses attaques-signatures qui consistent à griffer les yeux de ses adversaires. Après un passage en prison pour le meurtre d’un autre Yakuza de 1937 à 1943, Taoka devient le troisième kumicho du groupe Yamaguchi-gumi. Sous son règne, de 1946 à 1981, l’organisation prospère dans l’extorsion de fonds, les jeux, l’industrie du sexe, le trafic d’armes et de drogues, et même dans l’immobilier, et devient l’une des plus importantes du Japon. Le clan Honda Kai, spécialisés dans les jeux et les paris, succombera sous l’influence menaçante des Yamaguchi-gumi, tout comme les Meiyu Kai d’Osaka, qui seront désormais rackettés en règle par les hommes de Taoka. Mais le « Parrain des parrains » ne s’arrête pas là : après avoir convaincu par la force les membres du clan Miyamoto de les rejoindre, il crée des alliances avec les Yakuzas de Kodama, l’un des clans les plus respectés du Japon, mais aussi avec les Inagawa Kai, puissant clan de Tokyo. Ainsi, avec Taoka, le monopole des Yakuzas était assuré avec seulement quatre gumi puissants.L’anecdote juteuse : En 1978, un rival assoiffé de vengeance du clan des Matsuda lui tire une balle dans la nuque alors que Kazuo fait un limbo dans un nightclub de Kyoto. Kazuo survit. Son rival, lui, est retrouvé mort quelques semaines plus tard, dans les bois de Kobe. Classique.Derniers jours : Kazuo Taoka su vivre comme un empereur et mourir d’une mort naturelle, une crise cardiaque, en 1981 à l’âge de 68 ans. Ses funérailles, en grandes pompes, furent suivies par de nombreuses célébrités japonaises. Pourtant, le clan des Yamaguchi eut du mal à survivre à sa mort et la police profita du deuil traditionnel de trois mois pour arrêter 900 membres du clan. En attendant la sortie de prison de son successeur, c’est sa femme, Fumiko Taoka, qui reprit le flambeau pour éviter le déchirement interne du gumi.Dignes héritiers : Masahisa Takenaka est le successeur désigné par Taoka et commença sa fonction à sa sortie de prison, en 1984. Pourtant, son règne fut de courte durée : il sera assassiné un an plus tard.Les plus grands mafieux de tous les temps Kazuo Taoka
Les plus grands mafieux de tous les temps Luciano Liggio
Luciano Liggio, le Mouron Rouge ou le Professeur (1925-1993) 

Gang attitré : le clan LeggianiPériode de crimes : 1945-1993Célèbres méfaits : En 1958, dans les environs de Corleone, en Sicile, Luciano Liggio instaure une nouvelle ère le 2 août 1958 en liquidant, dans une embuscade en voiture, le docteur Giovanni Russo, soit U’ Patri Nostru, le parrain indiscutable de Corleone. Fini, les honneurs et le sens de la famille de la mafia italienne : désormais, c’est l’argent qui compte pour ce parvenu d’une famille pauvre qui sera immortalisé sous les traits de Brando en Don Corleone dans Le Parrain. Dès le départ, l’ambitieux Liggio a son plan : liquider tous les fidèles de Russo, puis appliquer sa méthode infaillible : menacer de trucider la famille des témoins gênants. Leggio échappera donc pendant longtemps aux procédures judiciaires, toutes soldées par des « non lieux », même lors du fameux « procès des 114 » mafieux de Palerme, en 1967. Toujours en fuite en Sicile, tandis qu’il montera un business de viande, Liggio devient Leggio suite à l’erreur de frappe d’un journaliste – ce qui lui va très bien. Il écope aussi du surnom « le Mouron Rouge » et s’échappe des filets de la justice en changeant constamment de nom et d’apparence, du bon curé à la vieille dame inoffensive. Fatigué d’être à la solde de Notre Père, le maire de Corleone, le docteur Navarra, qui l’a lancé mais dont les intérêts divergent désormais des siens, Leggio se rebelle et le truffe de balles sur la route : la burrasca, guerre intestine qui durera cinq ans entre les Leggiani et les Navarriani commence. Les Leggiani les assassinent partout, sans sommation et jusqu’à New York, on parle du village de Corleone, désormais baptisé Tombstone. Si en 1963, la guerre prend fin et Leggio est enfin le ParrainCorleone lui semble désormais trop petit et il louche sur Palerme. Ses airs de bouseux – alors que Leggio a appris à lire, dévore philosophes et grands romanciers et se passionne pour Napoléon, ne l’empêcheront pas de faire rapidement des alliances et de se faire une place de renom.L’anecdote juteuse : Leggio est à l’origine de la vague dite des « Cadavres exquis », quand il liquida en 1971 sur la tombe de sa femme Pietro Scaglione, un procureur de la République qui enquêtait sur l’un de ses anciens meurtres. Tuer des serviteurs de l’État devient alors chose commune et la liste s’allonge indéfiniment. Pour gonfler davantage ses capitaux, il enlèvera aussi John Paul Getty en plein Rome, demandant 3 millions de dollars à la famille et envoyant une oreille de l’hériter face à leur réticence à payer.Derniers jours : En mai 1974, Luciano Leggio est arrêté à Naples, chez lui. Pendant vingt ans, il ne sortira plus de prison, fera le tour de l’Italie et des maisons d‘arrêts à mesure que les rumeurs d’évasion circuleront et chargera son second, le sanguinaire Toto Riina, de ses affaires. Il continuera à commanditer, mais débutera aussi la peinture à l’huile dans sa cellule, tandis que la livraison de ses cigares préférés sera toujours assurée. Souffrant depuis toujours de graves problèmes de santé, le Mouron Rouge meurt de ses problèmes respiratoires en 1993, en prison. La police sera nombreuse à vérifier, lors de son enterrement dans son village natal, que le corps, cette fois, ne lui échappera pas.Dignes associés et héritiers : Toto Riina et Bino Provenzano, surnommés « les Bêtes », qui assassinaient à tout va pour le patron et opéraient gratuitement pour les autres parrains de Palerme, faisant ainsi entrer Leggio dans leurs bonnes grâces.Les plus grands mafieux de tous les temps Luciano Liggio
Les plus grands mafieux de tous les temps Lucky Luciano
Lucky Luciano, l’« Innominato » (de son vrai nom Salvatore Lucania) (1897-1962)

Gang attitré : Five Points GangPériode de crimes : 1911-1962Célèbres méfaits : À 11 ans, Luciano est arrêté pour vol à l’étalage ; à 14 ans, il a organisé un réseau de racket des juifs et italiens du Lower East Side (c’est là qu’il rencontrera son ami, Meyer Lansky) et à 20 ans, il dirige un solide réseau de contrebande pour le Five Point Gang et s’attire les bonnes grâces d’Al Capone. Son surnom « Lucky » lui viendrait quand, en 1926, il est passé à tabac par des rivaux et survit. Rapidement à force de graisser les bonnes pattes, Luciano est à la tête du plus gros trafic d’alcool des États-Unis, important en fine bouche le rhum des Caraïbes, le whisky d’Écosse… S’il s’engage en 1929 du côté de Joe Masseria, un des plus puissants parrains, il est fatigué de l’antisémitisme qui règne dans le milieu et qui l’empêche de faire de belles affaires. La création du Syndicat national du crimen’empêchera pas les guerres de clan de répandre la vengeance et le sang : la guerre des Castellammarese de 1930 à 1931 laissera sur son passage des dizaines de corps. L’esprit pratique, il fomente son ascension au pouvoir avec son ami Lansky, fait assassiner le patron Masseria dans son restaurant (tandis qu’il est aux toilettes), continue avec le nouveau,Salvatore Maranzano et devient donc le nouveau chef de New York. Régnant désormais sur la ville, il organise des conférences à Chicago avec Al Capone et promeut l’idée que le crime se doit d’être organisé, comme les grands entreprises. Même les règlements de comptes sanguinaires sont centralisés par les tueurs à gages de la Murder Inc., société anonyme qui se charge désormais du boulot. Fini, les crimes personnels et gratuits, il faut décider en amont avec le Syndicat ; pareil pour les flics et le juges : la règle, pour mieux faire son business, est de ne se tuer qu’entre mafieux. L’ « Innominato » – celui dont on ne doit prononcer le nom savoure enfin son colossal succès au bras des plus belles call-girls, avec un nouveau costume chaque jour, résidant à l’année au Waldorf Astoria. En 1936, le rêve s’arrête partiellement : Lucky est arrêté, accusé d’avoir monté un réseau de prostituion, et écope de dizaines d’années de prison. S’il continue de mener ses affaires depuis Sing-Sing et de déguster du caviar, il faudra attendre la Seconde guerre mondiale pour voir sa chance tourner à nouveau.L’anecdote juteuse : Lucky Luciano aurait aidé les services secrets américains pendant la Second guerre mondiale. Ayant besoin de ses contacts dans les docks et autres secteurs de la vile où la mafia avait une forte influence, il est recruté pour son aide dès 1941. Ses liens avec la Sicile, où les États-Unis désirent organiser un débarquement, leur seront aussi précieux. Que son rôle ait été minimisé ou exagéré, il n’en demeure pas moins que Luciano est autorisé à sortir de prison en 1946, à condition qu’il quitte le continent à tout jamais pour se rendre en Sicile. Il passe néanmoins par Cuba, organise la célèbre conférence de La Havane avec tous les dirigeants de la mafia et scelle le sort de certains (avec la décision de liquider Bugsy Siegel) et montre aux autres sa puissance.Derniers jours : En 1947, Luciano s’installe à Naples où il mène un grand train de vie jusqu’à sa mort. En 1957, il organise au Grand Hôtel des Palmes à Palerme le « Yalta du crime » avec la pègre marseillaise, la Camorra, la Ndrangheta et la Cosa nostra et organise un solide trafic d’héroïne avec de l’opium en provenance de Turquie. 26 janvier 1962, alors qu’il estime que sa vie de truand ressemble désormais à celle d’un dentiste (il a même renoncé à attaquer Lansky, qu’il soupçonnait de ne pas verser toutes les sommes dues), il meurt d’une crise cardiaque. Il retournera aux États-Unis, mais dans son cercueil, pour être enterré dans son caveau familial, au St. John’s Cemetery de Middle Village.Dignes héritiers et associés : Meyer Lansky et Frank Costello, qui lui seront fidèles (plus ou moins) jusqu’au bout et continueront à lui envoyer des dollars en Sicile depuis leurs fructueux business de New York.Les plus grands mafieux de tous les temps Lucky Luciano
Semyon Mogilevich, « Seva » ou le « Don Intellectuel » (né en 1946)

Gang attitré : Lyubert-sky de Moscou puis le clan SolntsevoPériode de crimes : 1970-présentCélèbres méfaits : Né au sein d’une famille ukrainienne de confession juive de la classe moyenne, Mogilevich tient son surnom de « Don Intellectuel » du fait de ses nombreux diplômes obtenus à l’Université nationale Ivan Franko de Lviv. Dès 1970, il intègre le clan Lyubert-sky et se fait connaître en escroquant les familles juives désireuses d’émigrer en Israël, qui lui confie tout leur patrimoine. Quand il rejoint le clan Solntsevo, il dirige dès les années 1980 la plus grande organisation criminelle transnationale russe, l’OCT, avec 250 hommes sous ses ordres, encadrés par des vétérans de la guerre russo-afghane. Leur méthode favorite ? La torture, pour arriver à leurs fins. Sans parler des meurtres. Trafic de drogue, d’être humains, d’armes, de matières nucléaires, d’œuvres d’art, de pierres précieuses, racket, assassinats sur contrat (aux États-Unis et en Europe), infractions financières, le Don Intellectuel varie ses revenus, possède même une fabrique d’armes à Budapest et blanchit tranquillement son argent après l’acquisition de l’Inkombank, la plus grande banque privée russe, en 1994. C’est justement cette même année qu’à l’initiative de la justice britannique, Semyon Mogilevich est activement recherché par les polices russe, ukrainienne, israélienne, américaine, canadienne, belge, italienne et allemande et se voit interdit de séjour dans l’espace Schengen. Ce qui ne l’empêche pas de multiplier faux passeports et identités et de créer de solides liens avec la Camorra napolitaine, la Cosa Nostra new-yorkaise et même les cartels colombiens. Si sa banque ferme en 1998, accusée de multiples fraudes, il ne se démonte pas et trempe désormais dans l’importation de gaz, et sous ses dix-sept identités, il continue ses allers-retours entre Moscou et Budapest, son éternel QG.L’anecdote juteuse : Semyon Mogilevich a également été le cofondateur de la première société privée de pompes funèbres moscovite. Pratique : il fournissait occasionnellement la « matière première »…Derniers jours : En janvier 2008, avec des scandales financiers qui le suivent comme des casseroles (Magnex, RosUkrEnergo, Bank of New York…), Mogilevich, alors qu’il est l’un des 10 criminels les plus recherchés par le FBI, est arrêté à Moscou, avec des papiers le désignant comme Sergueï Schneider. La raison trouvée ? De gros soupçons de fraude fiscale de la société Arbat Prestz, une importante chaîne de magasins cosmétiques dont il est le principal actionnaire. La bonne nouvelle est néanmoins mitigée : les États-Unis, qui l’attendent de pieds fermes pour faire face à 45 accusations d’infractions fédérales, n’applaudissent qu’à moitié, puisqu’il n’existe pas de traité d’extradition entre Moscou et Washington.
Les frères Guérini, Antoine et Mémé

Gang attitré : La French ConnectionPériode de crimes : 1920-1967Célèbres méfaits : Mémé (Barthélémy), poussé par la misère de sa famille nombreuse, quitte très tôt sa Corse natale et son village de Calenzana pour se rendre à Bordeaux, où Titi Colonna le prend sous son aile et lui présente Léonie. C’est avec cette dernière que Mémé commence un réseau de proxénétisme et conseille son frère Antoine, arrivé à Nice, de faire de même. Très vite, les frères s’associent et installent leur réseau à Marseille, s’appropriant la prostitution et les maisons de jeux, les dancings, faisant soigneusement profil bas devant les parrains locaux, Carbone et Spirito. La guerre de 1939-1945 mettra les gangsters face au mur et ils devront choisir leur camp : résistance ou collaboration ? Les frères Guérini préfèrent résister, cachent des juifs dans leurs établissements, font néanmoins quelques affaires avec l’occupant et rencontrent Gaston Deferre, futur maire de la ville. Quand la plupart de leurs concurrents décampent à la Libération, les Guérini en profitent pour faire main basse sur tout le réseau et les établissements, et quand Deferre est élu, la chance leur sourit définitivement. Avec le commissaire Robert Blémant qui les protège, ils deviennent les maîtres de Marseille et s’étendent sur toute la Côte d’Azur, ouvrant même quelques boîtes à Paris.L’anecdote juteuse : Alors qu’ils sont tous deux mus par un code d’honneur parfaitement Corse, les choses tournent au vinaigre lorsqu’Antoine, le plus sanguin des deux, décide de s’associer à Blémant dans des cercles de jeux parisiens, contre l’avis de Mémé, plus prudent. Quand l’affaire tourne court, Antoine s’obsède à vouloir se venger du commissaire, et décide de le liquider. Si Mémé tente longuement de l’en dissuader, l’assassinat de Robert Blémant, le 4 mai 1965, sonne le glas de leur code d’honneur et de leur irrésistible ascension. Le Milieu les condamne et  ainsi débute une vague de vengeances sans précédent.Derniers jours : Antoine Guérini meurt devant sa Mercedes de 11 balles dans le thorax en 1967 suite aux représailles ; lors de l’enterrement, deux délinquants ont la mauvaise idée de cambrioler sa maison. Mémé et ses frères, François et Pascal, ne digèrent pas l’insulte, les traquent et les tabassent avant de jeter leur corps du haut d’une falaise. Sous la colère, ils négligent des détails et se font arrêter en 1967, alors que depuis deux décennies la police peinait à trouver des preuves tangibles contre eux. En 1978, pour des raisons de santé, Méméest libéré sous conditionnelle et meurt d’un cancer à Montpellier, en 1982.Dignes associés : Si au départ les frères Guérini n’étaient que deux dans le Milieu, toute la famille s’est trouvée associée dans leurs affaires : François, Pascal, Pierre, Lucien, Toussainte et Restitude.Scène du meurtre d’Antoine Guérini.
Les plus grands mafieux de tous les temps Vito Rizzuto,
Vito Rizzuto, « Teflon Don » (1946-2013) 

Gang attitré : la famille BonannoPériode de crimes : 1970-2007Célèbres méfaits : Vito Rizzuto a grandi dans la mafia, entre les jupes de son père sicilien émigré de sa Sicile natale au Canada. Le meurtre du parrain Paolo Violi et ensuite du gangster Rocco Violi propulse immédiatement Rizzuto père à la tête de la mafiamontréalaise : c’est du propre. Les Rizzuto, d’abord associés à la famille Bonanno de New York (dont les trois membres les plus importants, Philip Giaccone, Alphonse Indelicato et Dominick Trinchera se feront trucider en 1981), se spécialisent progressivement dans le trafic de drogues (héroïne, cocaïne, haschich) mais aussi le blanchiment d’argent, les contrats à taux usurier et les contrats d’assassinat, devenant la « Sixième Famille » après les Cinq familles new-yorkaises. Quand Rizzuto père tombe pour trafic de cocaïne au Vénézuela et écope de cinq ans de prison en 1988, Vito Rizzuto devient officiellement le nouveau parrain. Émissaire de la Cosa Nostra à Montréal, le clan Rizzuto ne se détachera jamais des affaires siciliennes : en 2005, un mandat d’arrêt international est lancé à Rome contre Vito pour son implication douteuse dans la construction du pharaonique pont de Messine, projet abandonné qui était censé relier l’Italie et la Sicile.L’anecdote juteuse : En 2003, « Teflon Don », (qui a déjà échappé à de nombreuses enquêtes judiciaires, rien ne l’accroche, comme le Teflon…), est accusé à Brooklyn et extradé vers les États-Unis en 2006 pour son implication dans les meurtres, en 1981, de trois représentants du clan rival Bonanno : les fameux Philip Giaconne, Dominick Trinchera et Alphonse Indelicato, dont la disparation avait assuré au Senior sa place de boss. Cette affaire sera immortalisée dans le film Donnie Brasco et Rizzuto plaidera coupable en 2007, et écopera de 10 ans de prison.Derniers jours : En décembre 2013, peu de temps après sa sortie de prison, Vito Rizzuto succombe à un cancer des poumons après avoir assisté à une succession d’assassinats autant dans son clan que chez ses ennemis, causant la mort de son père en 2010 mais aussi celle de son fils et digne héritier, Nick Rizzuto. Les funérailles à Petite-Italie en grandes pompes du « nono » (grand-père) étaient scrutées par les services secrets du pays, désireux d’identifier sa bande de malfrats ; bien avertis, les « hommes d’affaires » proches de la famille Rizzuto ont préféré envoyer leur femme à leur place présenter les condoléances. Digne héritier : Son fils Nick Junior Rizzuto, assassiné à Montréal en 2009 dans un monumental règlement de comptes entre les Bonanno-Rizzuto. Depuis, les autorités sont à l’affût du successeur, qui se fait discret.Les plus grands mafieux de tous les temps Vito Rizzuto,

Quelques vérités cachées sur Trotsky, tueur diabolique

Trotsky était un tueur de masse, brutal, qui ne s’opposait à la répression politique que lorsqu’elle visait ses compagnons communistes. 

Il s’opposait à Staline en partie parce qu’il pensait que Staline n’était pas assez répressif. Toute admiration pour Trotsky est tout à fait déplacée, perverse même.

Le mal à l’état pur de Trotsky brille encore à travers lui. Ça ne le dérangeait nullement que l’Etat socialiste affamait les êtres humains. Il fut même ravi d’exercer ce pouvoir quand il fonda et dirigea l’Armée rouge. Trotsky n’était indigné que lorsque l’Union soviétique tournait sa puissance totalitaire contre ses compatriotes communistes.

  • Trotsky a été directement responsable de la mort de centaines de milliers d’innocents pendant l’ère du Communisme de guerre (1918-21). 
  • Avec Lénine, Trotsky (et non Staline) établit le système du Goulag, la police secrète et d’autres grandes et belles institutions humanitaires de la répression soviétique. 
  • Trotsky a également joué un rôle de premier plan dans l’ingénierie de la première collectivisation de l’agriculture soviétique — qui a conduit à une famine délibérément provoquée, laquelle a tué plusieurs millions de personnes. Le livre de Richard Pipes (le père de Daniel Pipes) intitulé Russia Under the Bolshevik Regime* (La Russie sous le régime bolchevique) traite du rôle de Trotsky dans ces atrocités et dans d’autres. 

Au risque de faire hurler les manichéens qui raisonnent exclusivement en termes de bien ou mal, et aussi monstrueux que Staline ait été, il est bien possible que la Russie et le monde auraient bien plus souffert encore si Trotsky l’avait vaincu à la fin des années 1920. 

Trotsky, rappelons-le tout de même, a rompu avec Staline — les deux se détestaient — en grande partie parce qu’il pensait que Staline n’allait pas assez loin dans la répression des « éléments bourgeois », dans la collectivisation de l’agriculture (qui a finalement conduit à une famine encore plus grande) et la promotion de la révolution communiste à l’étranger.

Certes, Trotsky était moins intéressé que Staline à purger les camarades du parti. Il a même critiqué Staline pour ses purges. De là à l’encenser… Car les autres, il ne voyait aucun inconvénient à les « purger ». Et pour le peuple, la vie aurait probablement été encore bien pire qu’elle ne le fut.

Après son exil, Trotsky critique le communisme façon Staline, et affirme que sa version, le trotskysme, aurait apporté l’idée prolétarienne. Les idiots utiles croient ça, sans réaliser que de la théorie à la pratique, il existe un gouffre, et que ce gouffre, si celui qui ne le voit pas possède le pouvoir, il s’y engouffre, et avec lui le reste du peuple.

Il est à noter que le nom de Trotsky est largement omis dans les articles qui reconnaissent les effets négatifs et criminels du communisme. A les lire, Trotsky existe à peine, après l’implantation de l’armistice bolchévique en 1918. La réalité est bien différente, et une savante réécriture de l’histoire demande à être entreprise. 

Voici quelques pistes de réflexion…

Le désastre économique de Trotsky a créé la misère, la famine et la mort de millions

  • Pendant la guerre civile et la phase de Communisme de guerre du régime soviétique, Trotsky était clairement l’homme numéro deux à côté de Lénine. 
  • Il fut l’un des cinq premiers membres du Politburo lors de la création, en 1919, de l’instance dirigeante du Parti communiste. 
  • En matière de pouvoir intellectuel et d’efficacité administrative, il était le supérieur de Lénine et n’hésitait pas à être en désaccord avec lui, mais il manquait de facilité dans la manipulation politique pour gagner les décisions du parti. 
  • Trotsky prit une part importante au lancement du Comintern en 1919 et rédigea son manifeste initial.

En 1920, Trotsky, dont le rôle et l’influence politique est aujourd’hui minimisée à outrance pour donner à croire que le communisme a été perverti par Staline, et que la version Trotsky du socialisme aurait apporté bonheur et épanouissement sur Terre, se tourna vers la « reconstruction » économique de la Russie, tout en conservant son poste de commissaire de guerre. Il s’efforça d’appliquer la discipline militaire à l’économie, utilisant les soldats comme des armées de travail, et tentant de militariser l’administration du système de transport. Un désastre.

Au cours de l’hiver 1920-21, des dissensions généralisées ont éclaté au sujet des politiques du Communisme de guerre, non seulement au sein de la population, mais aussi parmi les dirigeants du parti. L’enjeu de la controverse était le rôle futur des syndicats. 

  • La gauche utopique voulait que les syndicats administrent l’industrie.
  • Lénine et l’aile prudente voulaient que les syndicats se limitent à superviser les conditions de travail.
  • Trotsky et ses partisans voulaient que les syndicats représentent l’autorité centrale.

Trotsky se servit de la faim pour conserver le pouvoir. Affamer le peuple était son arme de torture et d’assouvissement. 

 » L’ancien principe : qui ne travaille pas ne mange pas, a été remplacé par un nouveau » écrit Trotsky dans La Révolution trahie*, et c’est : « qui n’obéit pas ne mange pas ». Trotsky ajoute : « Lorsque le seul employeur est l’État, cela signifie que l’opposition connaît la mort par une famine lente ». Et bien entendu, Trotsky était en faveur d’un Etat qui contrôle tous les aspects de l’économie et d’un système économique où l’Etat est le seul employeur — ce qui permettait d’offrir une mort lente aux opposants par la famine — un délice d’humanisme.

La nouvelle politique économique

Le socialisme d’Etat radical institué au début de la Révolution russe par Trotsky et Lenine exigeait le contrôle du gouvernement sur toute l’industrie, et obligeait les agriculteurs à remettre leurs produits au gouvernement pour redistribution. A l’époque, les fermiers représentaient 80 % de la population.

Trotsky et les siens ne s’intéressaient pas tant à la production agricole qu’à sa répartition, et pour cela, il n’est jamais venu à l’esprit de ces demeurés mentaux qu’en massacrant et en envoyant au Goulag les agriculteurs récalcitrants, ils privaient le pays des meilleurs cerveaux capables de nourrir le pays — qui en fait, aurait pu nourrir toute la planète, dans un environnement libéral.

  • La famine fut causée par la collectivisation forcée des fermes privées par le gouvernement Lenine/Trotsky – et la réquisition forcée du grain.
  • Les producteurs, qui n’étaient pas rémunérés pour leur travail, cessèrent de travailler, ce qui entraîna des pénuries généralisées. 
  • Les meilleurs fermiers furent assassinés ou envoyés pourrir dans des camps de travail forcé.
  • Des quotas exorbitants de céréales furent fixés par le gouvernement soviétique, et les céréales furent collectées sans rien laisser aux paysans, entraînant une famine massive — surtout en Ukraine, dans le Caucase du Nord ou le Kazakhstan.
  • A sa suite, le gouvernement Staline ne fit rien pour apporter des secours ou ajuster les quotas.

Je vous encourage à faire le parallèle avec les demeurés mentaux contre Black Friday. Ils manifestaient hier devant les centres commerciaux et les entrepôts Amazon pour empêcher le public de consommer les promotions et les soldes du Black Friday. La similitude s’arrête seulement au fait que ceux-là n’ont pas le pouvoir d’imposer leur vision à l’économie entière. S’ils l’avaient comme Trotsky, Lenine et Staline l’avaient, ils feraient subir aux Français, par leur criminelle stupidité et leur aveuglement d’illuminés, ce que les trois ont fait au peuple russe.

La politique économique de Trotsky était évidemment impopulaire parmi les paysans et les ouvriers, et après l’effondrement économique, Lénine a commencé à vouloir imposer sa Nouvelle Politique Economique (NPE).

Il s’agissait, et on retrouvera l’idée en Chine, d’un capitalisme limité contrôlé par l’Etat, et de taxes seulement partielles sur les produits agricoles. 

Staline, à qui les communistes contemporains ont accepté — à contrecœur parce qu’ils ne pouvaient plus les nier — de faire porter le chapeau des crimes de cette idéologie de mort, anti-nature, en reprenant l’accusation de Trotsky qu’il s’agirait d’une perversion du communisme, a en réalité soutenu la NPE, estimant qu’il était nécessaire de renforcer l’Union soviétique et de protéger la révolution. La plupart des chefs de parti ont également approuvé.

1921, la famine Povolzhye

La famine russe de 1921, aussi connue comme «Povolzhye», a commencé au début du printemps 1921 et a duré jusqu’à 1923. Elle a tué environ 6 millions de personnes, affectant principalement les régions de la Volga et de la rivière Oural.

La famine a été provoquée par une combinaison d’effets. Les sécheresses intermittentes de 1921 ont exacerbé les erreurs de la politique économique centralisée de Trotsky.

À la fin de 1921, la santé de Lénine s’est détériorée. Il est absent de Moscou pour de plus longues périodes de temps, et le régime est dirigé par Trotsky, numéro deux du pays. Lénine a trois accidents vasculaires cérébraux entre le 25 mai 1922 et le 9 mars 1923, ce qui a causé sa paralysie, la perte de la parole et enfin sa mort le 21 janvier 1924.

L’historien russe Vladimir Cherniaev résume les principales contributions de Trotsky à cette « révolution » russe :

Trotsky porte une grande responsabilité à la fois pour la victoire de l’Armée rouge dans la guerre civile et pour l’établissement d’un État autoritaire à parti unique avec son appareil destiné à réprimer impitoyablement la dissidence…. 

C’était un idéologue et un pratiquant de la « Terreur Rouge ». 

Il méprisait la « démocratie bourgeoise », il croyait que la mollesse et la faiblesse détruiraient la révolution, et que la suppression des classes de propriétaires et des opposants politiques libérerait l’espace politique pour permettre l’épanouissement du socialisme. 

Il a été l’initiateur des camps de concentration, des camps de travail obligatoires, de la militarisation du travail, et de la prise de contrôle des syndicats par l’État. 

Trotsky était impliqué dans de nombreuses pratiques qui allaient devenir la norme à l’époque stalinienne, y compris les exécutions sommaires.

Le gouvernement de Staline a continué, peut-être par manque de compréhension ou délibérément, et n’a rien fait pour atténuer la famine.

1932, l’Holodomor ou le génocide de 10 millions d’Ukrainiens par la famine

10 ans après la révélation par Soljenitsyne de l’ampleur du génocide en Ukraine, les négationnistes niaient encore son existence. L’ouverture des archives russes, en 1991, les fit taire, même si la Russie, jusqu’à ce jour, à l’instar de la négation du génocide arménien par la Turquie, continue de nier.

Une question est cependant toujours débattue : qui de Staline ou de Trotsky est le vrai responsable de la mort de 10 millions d’Ukrainiens par la famine.

  • En 1929, Trotsky a été éjecté du pouvoir par Staline et exilé en Turquie jusqu’en 1933, date où Daladier lui offre l’asile en France. Les apparences ne semblent donc pas le rendre responsable de ce génocide.
  • Se pose cependant la question de savoir si la famine a été industriellement organisée et décidée par Staline (1), ce que prétend Trotsky, qui critique les méthodes de Staline dans une lettre publiée en 1939 (2), ou si elle découle du collectivisme trotskyste, du fait que de tels traitements étaient également imposés ailleurs et précédemment en URSS.

« Pour le pur mal meurtrier, il n’y a jamais eu de force comparable au communisme et à Léon Trotsky… jamais auparavant ou depuis lors un peuple n’a construit une vaste industrie de la mort dans le seul but de rassembler et détruire chaque membre d’un autre peuple. Les bolcheviques, sous les ordres et sous la direction de Trotsky, ont tué tant d’Européens que le nombre de morts dépasse les 100 millions. »

Conclusion

Alors que les capitalistes occidentaux étaient accusés par les communistes de se nourrir sur le dos du peuple avec les bas salaires, la Russie de Trotsky et Lénine, puis celle de Staline, ne nourrissait pas le peuple russe. La Russie a plus de terres arables que tout autre pays. Elle aurait pu facilement nourrir la planète entière.

Le contexte ne reflète pas bien pour Trotsky, cet homme qui est encore admiré par de nombreux gauchistes et même par quelques anciens conservateurs de gauche.

Paraphrasant Robert Service : « Il y a encore de la vie chez le vieux Trotsky. Si le pic à glace ne l’a pas achevé, j’espère que cet article y contribuera. »

Kissinger est définitivement une ordure

Les enregistrements Nixon nous rappellent qui était vraiment Henry Kissinger.

Henry Kissinger fait docteur Honoris Causa de l'Université de Boston Reuters
Henry Kissinger fait docteur Honoris Causa de l’Université de Boston

Ces dernières semaines, ma modeste petite chronique s’est parée d’une puissance et d’une prescience quasi surnaturelles. J’en ai appelé à la commutation de la peine de mort à l’encontre de Tarek Aziz, et quelques jours plus tard le Président irakien annonçait qu’il ne signerait pas le mandat de mort. J’en ai appelé à la reddition de Julian Assange, et il se présenta à un poste de police londonien dans les heures qui suivirent la publication de mes mots. Peccadilles, direz-vous. Donnez-nous un os plus conséquent à ronger. OK, et ça alors? Dans ma chronique du 15 novembre, j’ai dénoncé l’offre honteuse proposée par l’Administration Obama au Cabinet de Netanyahou en Israël, et j’ai appelé son retrait de mes vœux. Et la semaine dernière, d’une façon misérable et furtive collant parfaitement à ses premiers relents de corruption et de subordination, elle fut retirée. Qu’en dites-vous?

L’un des arguments principaux de mon article soulignait combien le Premier Ministre Benjamin Netanyahou était dépendant d’une coalition qui avait offert des portefeuilles ministériels à des partis politiques aux idéologies délirantes. J’ai donné les exemples d’Israel Beytenou, le groupe ultra-nationaliste dirigé par le Ministre des Affaires Étrangères Avigdor Lieberman, ainsi que Parti orthodoxe religieux du Shass, mené spirituellement par le détraqué Rabbi Ovadia Yossef. Les membres de ces groupes ont beau être «fanatiques», ils n’en sont pas moins à la tête de ministères stratégiques, y compris ceux gérant le processus d’«implantation». Depuis mes derniers écrits à son sujet, Rabbi Yossef a encore accaparé l’attention en attribuant la responsabilité des catastrophiques feux de forêt dans le Nord d’Israël aux Juifs qui ne respectent pas le Shabbat comme il faut. Et le ministre de l’Intérieur du pays, un membre du Shass du nom d’Eli Yishaï a refusé les équipements anti-incendies venant d’organisations chrétiennes, de peur qu’ils n’en profitent pour détourner les Juifs vers le culte du nazaréen.

Ce sont des hommes avec une telle mentalité qui se sont vus proposer une aide américaine de 3 milliards de dollars, plus toute une gamme de soutiens diplomatiques, en échange de la suspension pendant un mois de la construction de nouvelles implantations, un non-gel qui n’impliquait même pas Jérusalem! Et ils l’ont refusé parce qu’il n’était pas encore assez bien pour eux. Il est difficile de dire où se trouve la pire humiliation nationale pour les États-Unis: dans la méprisable offre initiale ou dans son méprisant refus. J’ai donc pensé demander que ce marché sordide ne soit plus jamais remis sur le tapis. Puis j’ai décidé qu’il s’agirait là d’un gâchis de vœu ou d’un doublon de souhait. Mais comme je suis sur ma lancée…

Voici ce qui devrait aujourd’hui arriver, et voyons si c’est le cas. Henry Kissinger devrait se faire claquer la porte au nez par tout individu digne de ce nom, et devrait être rabaissé, ostracisé et exclu. Plus de dîners en son honneur; plus de public attentif à ses apparitions publiques sur-payées; plus de sourire en coin sur des photos en compagnie d’hôtesses et de célébrités; plus d’invitation à exprimer ses avis dispensables auprès de journalistes ou de producteurs obséquieux. Ce qui aurait pu être exigé à n’importe quel moment depuis que l’on connaît son rôle de conspirateur intouchable au sein du gang Nixon/Watergate, et depuis que ses crimes de guerre et ses crimes contre l’humanité en Indochine, Chili, Argentine, Chypre, au Timor oriental et dans d’autres contrées ont été découverts. Mais les dernières révélations en provenance de la bibliothèque Nixon pourraient peut-être enfin faire pencher la balance pour de bon. (Cliquez ici pour écouter la conversation; le passage insultant commence à 13’56.)

Sur la bande, alors qu’il discute à bâtons rompus avec son patron, célèbre pour sa grossièreté et son racisme, en mars 1973, suite à l’appel de Golda Meir visant à faire pression sur Moscou pour permettre l’émigration des juifs soviétiques, on entend Kissinger déclarer: «l’émigration des juifs d’Union Soviétique n’est pas un objectif de politique étrangère des États-Unis. Et s’ils mettent les juifs dans des chambres à gaz soviétiques, ce n’est pas un problème américain. Peut-être un problème humanitaire».

Par le passé, Kissinger a défendu son rôle de catalyseur face au sectarisme psychopathologique de Nixon, disant qu’il avait une action modératrice sur son patron en jouant son jeu tout en lui faisant des remarques apaisantes. On peut aujourd’hui tirer directement la chasse là-dessus, comme sur ses autres mensonges hystériques. Nixon avait beau être obsédé par les juifs, il n’a jamais ne serait-ce que murmuré son indifférence à une possible redite d’Auschwitz. Kissinger est ici seul à pouvoir s’en targuer.

Savoir où classer cette observation sur l’échelle de l’ignominie n’est pas une tâche facile. Peut-on la considérer comme la pré-négation tactique d’un holocauste? C’est encore trop faible. Cela va en réalité un peu plus loin que la permission anticipée donnée à un holocauste futur. Et c’est pourquoi je me demande pendant combien de temps encore le représentant de la communauté juive américaine restera silencieux. Rien dans les diatribes de Jesse Jackson ou de Mel Gibson, pour ne citer que deux cibles célèbres des fureurs de l’Anti-Defamation League («Ligue anti-diffamation») n’est vaguement comparable en termes d’abjection. Où sont les foules scandalisées? Est-ce que Kissinger – qu’on supplie en général de donner son avis sur des sujets où il ne connaît rien ou pas grand-chose – sera capable de s’expliquer devant un parterre de journalistes? Va-t-il conserver ses perchoirs éditoriaux dans d’éminents journaux sans que personne ne bouge? Les éditeurs de ses mémoires mensongers et poussifs vont-ils continuer à lui servir d’exorbitants repas comme si de rien n’était?

Quand j’ai publié mon livre en appelant à son procès, de nombreux apologistes de Kissinger ont dit que, même si ses méthodes étaient dures, elles avaient au moins comme objectif la défaite du communisme. Je n’ai jamais vraiment compris comment, disons, le génocide du Timor oriental avait eu le moindre effet sur la détérioration du Mur de Berlin. Mais j’ai aussi montré comment Kissinger avait souvent prêté main forte aux successeurs de Staline et de Mao: en conseillant au Président Gerald Ford de ne pas inviter Alexandre Soljenitsyne à la Maison Blanche, par exemple, ou encore en donnant de copieuses excuses au massacre de Tian’anmen.

Il est de ces bestioles rares et fétides, un homme au passé prouvant sa bienveillance à l’égard du communisme et du fascisme. Descendant direct de la haine du processus démocratique, qu’il aura par tous les moyens subverti et diminué, chez lui comme à l’étranger, il possède un inclinaison naturelle vers les dictateurs de tous bords. Certes, pour être un membre à part entière de cette faune, il vous faudra probablement dire quelque-chose d’au moins indirectement positif sur la Solution Finale. Le plus étonnant dans ces enregistrements Nixon, c’est qu’ils montrent un Kissinger réussir ses ignobles pirouettes sans que personne ne trouve rien à y redire. J’espère que mes bons vœux seront entendus: que ce personnage se fasse enfin traiter comme la dernière des ordures qu’il est.

Christopher Hitchens est notamment l’auteur du livre Les crimes de monsieur Kissinger.

Traduit par Peggy Sastre

Photo: Henry Kissinger fait docteur Honoris Causa de l’Université de Boston Reuters

Agnieszka Holland (L’ombre de Staline) : « Les gens ont oublié l’ampleur du prix à payer pour l’idéologie communiste »

staline-humanite
l’Humanité, journal toujours aujourd’hui financé par les contribuables français…

Agnieszka Holland intervenait récemment sur France Culture au sujet de son dernier film, L’Ombre de Staline. En salles depuis le 18 mars, présenté à Berlin, à Dinard, et au Festival international du film d’histoire de Pessac, il se centre sur la croisade du journaliste Gareth Jones (James Norton) et sur les ravages de l’idéologie communiste.

Le film traite notamment de l’Holodomor, un terme qui désigne l’extermination par la faim opérée par Staline en 1932 et 1933.

Voici le synopsis du film, indispensable.

Pour un journaliste débutant, Gareth Jones ne manque pas de culot. Après avoir décroché une interview d’Hitler qui vient tout juste d’accéder au pouvoir, il débarque en 1933 à Moscou, afin d’interviewer Staline sur le fameux miracle soviétique. A son arrivée, il déchante : anesthésiés par la propagande, ses contacts occidentaux se dérobent, il se retrouve surveillé jour et nuit, et son principal intermédiaire disparaît. Une source le convainc alors de s’intéresser à l’Ukraine. Parvenant à fuir, il saute dans un train, en route vers une vérité inimaginable…

Quel est le pays le plus totalitaire au monde ?

Est-ce le pays qui a le pourcentage le plus élevé de ses propres citoyens en prison ? Ce sont les États-Unis.

Des agents à bicyclette se tiennent sous une fresque arc-en-ciel alors que la police de Seattle reprend la zone de protestation occupée de Capitol Hill (CHOP) à Seattle, Washington, États-Unis, le 1er juillet 2020.

Est-ce le pays qui poursuit une entité pour avoir tué 196 de ses citoyens dans un attentat contre un avion, mais interdit à cette entité de fournir la preuve de son innocence ? C’est la Hollande.

Est-ce le pays qui pille au gouvernement du Venezuela un milliard de dollars en lingots d’or ? C’est le Royaume-Uni.

Est-ce le pays qui poursuit une entité pour avoir tenté d’assassiner l’un de ses citoyens mais refuse de permettre à cette entité de prouver son innocence. Qui a aussi emprisonné la victime, l’empêchant de communiquer et de recevoir des informations du public, et aurait même pu secrètement l’assassiner et disposer de son cadavre, tout cela pour empêcher une telle communication ? C’est le Royaume-Uni.

Est-ce le pays qui emprisonne un citoyen australien depuis décembre 2010 et le maintient en isolement cellulaire, avec des soins médicaux inadéquats depuis le 8 avril 2020, «initialement emprisonné pendant 50 semaines en mai 2019 pour avoir enfreint ses conditions de mise en liberté sous caution» voir ici, mais n’a pas été libéré, et au lieu de cela transféré à l’isolement, alors que cet Australien n’a jamais été condamné pour autre chose que sa mise en liberté sous caution, ce qui ne s’est même pas produit puisqu’il était déjà emprisonné depuis plus de neuf ans dans ce pays étranger – n’ayant jamais été jugé par un tribunal ? C’est le Royaume-Uni.

Est-ce le pays qui a exercé des représailles contre le grand journaliste d’investigation écossais qui avait honnêtement dénoncé la victimisation judiciaire mentionnée ici concernant le procès d’un Australien, ainsi que contre une autre horreur judiciaire – qui était dirigée contre un chef du mouvement séparatiste écossais – accusant ce journaliste écossais d’«outrage au tribunal» pour avoir, soi-disant, fait en sorte que l’accusation ne puisse pas convaincre les jurés d’une charge quelconque contre ce séparatiste écossais ? Ce journaliste a déclaré : «L’État estime qu’il a enfin découvert un moyen de me mettre en prison sans l’obstacle gênant d’un jury de mes pairs. L’outrage au tribunal n’est décidé que par un juge. Il est extraordinaire que vous puissiez aller en prison pour une période substantielle de deux ans sans protection du jury et sans le test de hors de tout doute raisonnable, seulement sur le caprice d’un juge défendant ce qu’il peut considérer lui-même comme étant la dignité de sa propre fonction. C’est vraiment la quintessence de la mauvaise loi. L’utiliser contre la liberté d’expression est dégoûtant.» Les lois nationales n’existent que pour permettre aux aristocrates de dévaliser le public. C’est le Royaume-Uni.

Est-ce le pays qui a demandé au Royaume-Uni de garder ce citoyen australien en prison jusqu’à ce qu’il y meure ou soit envoyé dans une prison américaine pour mourir ? Ce sont les États-Unis.

Est-ce le pays qui a systématiquement le pire bilan mondial de poursuites judiciaires contre les lanceurs d’alertes internationaux dénonçant, comme cet Australien, les violations majeures du droit international ? Ce sont les États-Unis.

Est-ce le pays qui ordonne aux avocats, dans le cas d’une enfant victime sexuelle du proxénète et violeur le plus célèbre du monde, geôlier de filles mineures forcées à des relations sexuelles avec des hommes de premier plan, de «détruire» certaines des preuves dont elle dispose contre ce violeur en série présumé ? Ce sont les États-Unis.

Est-ce le pays qui, selon les sondages internationaux, représenterait la plus grande menace pour la paix mondiale ? Ce sont les États-Unis.

Est-ce le pays qui, après la fin de la Seconde Guerre mondiale, a détruit ou aidé à la destruction, entre 1945 et 2007 – et même plus récemment, comme en Syrie et au Yémen – de « 20 à 30 millions de civils dans des guerres et des conflits dispersés dans le monde » ? Ce sont les États-Unis.

Est-ce le pays qui dépense autant pour ses forces armées que toutes les autres nations de la planète réunies ? Ce sont les États-Unis.

Est-ce le pays dont le plus haut tribunal a statué le 15 juin qu’aucun procureur du pays ne sera autorisé à engager une procédure contre un policier, à moins que l’avocat qui représente ce dernier ne soit disposé à faire condamner ce policier – même si ce dernier avait incontestablement abattu un passant innocent ? Ce sont les États-Unis et leur Cour suprême.

Est-ce le seul pays qui a été étudié scientifiquement afin de déterminer s’il s’agit d’une démocratie ou plutôt d’une dictature. Il est avéré que c’est un pays dans lequel «les préférences du citoyen [moyen] semblent n’avoir qu’un minuscule, quasi nul, impact statistiquement significatif sur les politiques publiques» – une expression qui définit assez bien scientifiquement ce que signifie le mot dictature – et dans lequel seules les préférences des personnes les plus riches et les mieux connectées ont un effet significatif et mesurable dans le façonnage et la détermination des lois et politiques du gouvernement – ce qui définit assez bien quel groupe constitue les dictateurs de ce pays ? Ce sont les États-Unis.

Combien d’indicateurs supplémentaires devraient alors être nécessaires pour présenter un dossier crédible selon lequel les États-Unis d’Amérique actuels peuvent raisonnablement être considérés comme le pays le plus totalitaire du monde ?

Alors qu’un seul pays a été analysé scientifiquement afin de déterminer s’il s’agit d’une démocratie ou plutôt d’une dictature, les taux d’incarcération sont, pour leur part, enregistrés par 223 pays, et chaque année, les États-Unis sont en tête du palmarès. Existe-t-il une autre mesure unique plus fiable permettant de qualifier un pays donné de dictature ?

La peine de mort est peu fréquente dans le monde de nos jours, de sorte que les sanctions légales sont majoritairement des emprisonnements, et non des exécutions. En outre, les pays qui sont en guerre civile, tels que le Soudan, peuvent avoir des taux d’emprisonnement remarquablement bas, car presque toute la violence se concentre dans les batailles armées. Ces pays sont en guerre, mais ils ne sont pas nécessairement plus dictatoriaux que les États-Unis. Ils pourraient être plus violents, mais pas nécessairement totalitaires.

En revanche, les États-Unis ont des taux élevés de crimes violents, et ils ont également les taux d’emprisonnement les plus élevés au monde. Donc, même si les études scientifiques n’avaient pas montré qu’il s’agissait d’une dictature, il existe une présomption raisonnable que les États-Unis sont totalitaires, même s’ils ne sont pas nécessairement les plus totalitaires du monde – on pourrait trouver d’autres candidats, comme le Royaume-Uni ou la Hollande. Et pourtant, les États-Unis, malgré cette réalité, ont l’arrogance et l’audace de pontifier partout dans le monde au sujet de la «démocratie» et des «droits de l’homme», tout en refusant à la Cour pénale internationale le droit d’enquêter sur ses propres crimes de guerre, et ses violations flagrantes des droits de l’homme. Ses nombreuses invasions étrangères, qui ne reposaient que sur des mensonges,  étaient elles-mêmes des crimes de guerre. Mais ce mensonge et cette hypocrisie ne sont-ils pas exactement ce à quoi on peut s’attendre de la part du pays le plus totalitaire du monde ? N’est-ce pas clairement ainsi ? La conclusion est donc pratiquement incontournable : le pays le plus totalitaire du monde est les États-Unis d’Amérique.

En outre, il existe de nombreuses autres preuves statistiques qui semblent incompatibles avec le fait de qualifier les États-Unis de «démocratie». Dans le dernier sondage international auprès des résidents de 53 pays concernant le pourcentage de ceux qui répondent oui à l’affirmation «Mon pays est démocratique», les États-Unis sont au 38e rang, ce qui les situait dans les 29% les moins bien classés pour la «démocratie». Les cinq premiers sur cette liste étaient dans l’ordre : Taïwan, le Danemark, la Suisse, la Corée du Sud et la Chine. D’une manière ou d’une autre, ces pays ont obtenu le meilleur score, bien qu’aucun d’entre eux ne fasse la morale au reste du monde sur la «démocratie» et les «droits de l’homme». L’humilité est-elle étrangère au régime américain ? Bizarrement, il faut noter que le terme régime est réservé aux pays politiquement incorrects.


Le taux de violence le plus élevé se trouve dans les pays qui pratiquent la circoncision. L’Afrique, les pays arabes et les USA qui continuent à pratiquer cet acte non seulement inutile, mais satanique, barbare et dangereux pour l’équilibre du métabolisme.
Malheureusement la décision raisonnable de faire cesser cette aberration qui porte atteinte à la santé est entre les mains des juifs, les maîtres du monde.

Machiavel était-il un sale type?

Le penseur italien ne mérite pas forcément sa mauvaise réputation.

Il n'a pas l'air si méchant, si? Détail du Portrait de Nicolas Machiavel par Santi di Tito. | Via Wikimedia Commons
Il n’a pas l’air si méchant, si? Détail du Portrait de Nicolas Machiavel par Santi di Tito.

La question du jour: «Machiavel était-il machiavélique?»

Avec sa rédaction du Prince en 1513, Nicolas Machiavel demeure, dans les cercles universitaires de sciences politiques, le fondateur de la discipline –rien de moins.

Cependant, avant de répondre à notre question, il est essentiel de garder en tête ce que le terme «machiavélique», évidemment tiré de son nom de famille, veut dire.

Voici ce qu’en dit le Petit Larousse:

«DÉFINITIONS

  • Qui est digne de la doctrine de Machiavel, considérée comme négation de la morale: politique machiavélique.
  • Qui est d’une grande perfidie, d’une scélératesse tortueuse: projet, personnage machiavélique.»

Au vu des deux définitions susmentionnées, il est évident que la plupart des gens se foutent de la première: c’est malheureux, puisqu’il s’agit de la définition la plus proche du caractère véritable de l’œuvre de l’auteur. Mais comme la plèbe demeure fondamentalement ignorante en raison de la propagande théologique de l’Église, nous ne nous en offusquerons pas.

Ainsi, la question pourrait être reformulée comme ceci: «Machiavel était-il un gros con?»

Révolutionnaire de la pensée

Ce qu’il faut comprendre d’entrée de jeu, c’est qu’au XVIe siècle, l’éducation dominante et les courants dits «de bonne pensée» étaient tous reliés à la doctrine catholique, et en particulier au téléologisme aristotélicien, Thomas d’Aquin étant l’un de ses vecteurs de propagation principaux.

En gros, si tu fais des bonnes choses, la force surnaturelle qui plane au-dessus de nos têtes (on va rester neutres, pas envie de transformer cette discussion en champ de bataille «théistes versus cafféistes») te retournera des bonnes choses.

Pour Machiavel, ce genre de pensée était certes bien pratique pour garder la populace dans un état de passivité généralisé, mais fort peu utile aux dirigeants, qui terminaient leurs tours de piste politiques avec plus de couteaux plantés dans le dos que votre support pour ustensiles à steak.

Il a voulu devenir un révolutionnaire de la pensée, notamment grâce à ces deux points:

  • en rédigeant simplement et proprement un guide (Il Principe est à la politique ce que The Anarchist Cookbook est à la chimie: vous avez les recettes, mais pas les cibles) pouvant être appliqué facilement;
  • en mettant en avant une vision pragmatique de la politique, à la fois pour désentraver les bons leaders qui, à cause de sentiments pieux, finissaient toujours la tête au bout d’une pique, mais aussi pour consigner et analyser empiriquement le fait politique –ce qui constitue le socle théorique des sciences politiques d’aujourd’hui.

    Évidemment, pour une Église catholique en mal de superlatifs moraux absolus et manichéens, être pragmatique à la Machiavel équivalait à une remise en question de ses dogmes établis, et donc basta, l’Italien fut mis à l’index en 1559 pour son ouvrage (parce que ce livre était supposément le principal responsable de la corruption politique et morale qui sévissait en France à l’époque, et gnagnagna.)

À la lecture du Prince au XXIᵉ siècle, on s’aperçoit qu’il ne s’agit que d’un condensé de faits neutres, proposés aux dirigeants, afin que ceux-ci améliorent leur durée de vie politique.

Rien de trop choquant, compte tenu de ce qui a déjà été fait. Cependant, aux yeux d’une Église ultramontaine, la moindre remise en question était celle de trop.

La machine à sermons –et à propagande– s’est délurée, et c’est pourquoi, 500 ans plus tard, tout le monde a l’impression que le mec buvait du sang de nouveau-né au petit déj’.

Le comte Dracula a-t-il vraiment existé?

Du folklore à l’histoire, les influences de Bram Stoker pour créer le personnage de son roman gothique ont été nombreuses.

Vlad Țepeș ou Vlad l'Empaleur aurait acquis cette réputation après avoir fait empaler 25.000 prisonniers et leur famille en allant livrer bataille contre les Turcs. | Vienne, église Notre-Dame-du-Rivage, 1460 via Wikimedia
Vlad Țepeș ou Vlad l’Empaleur aurait acquis cette réputation après avoir fait empaler 25.000 prisonniers et leur famille en allant livrer bataille contre les Turcs. | Vienne, église Notre-Dame-du-Rivage, 1460 

La question du jour: «Qui était le vrai comte Dracula?»

Le roman Dracula a été écrit par l’Irlandais Bram Stoker au XIXe siècle. C’est un roman épistolaire gothique surprenant inspiré par le folkore roumain et par un personnage historique à la réputation sanguinaire.

Le comte vampire Dracula, seigneur des Carpates, dans son château légendaire, n’a pas existé et cette histoire, telle quelle, est une invention.

Cependant, pour écrire son roman, Bram Stoker s’est inspiré d’une légende roumaine folklorique dont il est à un moment question dans le roman. En effet, dans la tradition populaire, la personne qui avait fait du mal pendant sa vie, qui mourait d’une manière brutale ou qui n’était pas inhumée selon les coutumes se transformait en mort-vivant (strigoi) ou vampire (vampir)après sa mort. Les vampires sortaient de leurs tombes et venaient troubler leurs proches.

Jonathan Harker est dans une diligence qui doit rejoindre le château du comte Dracula. «Je dois avouer que je ne trouvais guère matière à me réjouir, car parmi ces mots, il y avait Ördög (Satan), Pokol (Enfer), strigoaica (sorcière), vrolok et vlkoslak qui signifient tous deux la même chose, l’un étant d’origine slovaque et l’autre ayant une racine serbe et voulant dire soit loup-garou, soit vampire.» (Bram Stoker, Dracula, chapitre I)

Les erreurs de vocabulaire et de traduction (vrolok/vlkoslak), les références historiques, géographiques et les superstitions montrent que Bram Stoker ne s’est pas inspiré directement des éléments, mais les a lus dans les livres d’autres auteurs et autrices antérieures ou contemporaines dans lesquels on en retrouve les traces. Il a également pu être marqué par l’histoire de Jack l’Éventreur qui sévit à Londres en 1888 (mais cela reste une supposition).

Afin de se protéger, les villageois·es construisaient une barrière de sel, en mettant de l’ail à l’intérieur de leurs maisons. On trouve des traces de ces superstitions dans le roman.

Le professeur Van Hiesling, scientifique humaniste, veut protéger un personnage féminin, Lucy: «Ceci est un médicament, vous n’avez pas besoin de voir en quoi. Je les accroche à votre fenêtre et en fais une jolie couronne que je vous accroche autour du cou pour que vous dormiez bien. […] Tandis qu’il parlait, Lucy examinait les fleurs et les reniflait avant de les jeter sur le lit, moitié riante, moitié dégoûtée: “Oh, professeur, je crois que vous vous moquez de moi. Ces fleurs ne sont que sont que de vulgaires fleurs d’ail.”» (Bram Stoker, Dracula, chapitre X)

D’autres objets repoussant les vampires étaient le crucifix et l’eau bénite qui leur brûlaient la peau. Leur destruction était possible, mais seulement en leur mettant un pieu dans le cœur, ce qui se passe à deux reprises dans le roman.

Si des livres antérieurs ont inspiré Bram Stoker, certains thèmes, comme celui des buveuses de sang maléfiques, les styrges (même racine que stirgoi) ou goules faisaient partie du folklore irlandais. On les retrouve dans le château de Dracula sous forme de trois femmes envoûtantes aux dents pointues.

Vlad l’Empaleur en guerre contre les Turcs

Bram Stoker s’est aussi inspiré d’une figure légendaire en Roumanie, à savoir le guerrier Vlad Țepeș, ou Vlad l’Empaleur, ou Vlad l’Empereur III, qui vécut au XIIIe siècle. Dans certaines chroniques roumaines, il est représenté ou gravé comme vampire sanguinaire se repaissant de chair humaine et buvant du sang. Il aurait acquis cette réputation après avoir fait empaler 25.000 prisonniers et leur famille en allant livrer bataille contre les Turcs.

Le nom Dracula vient de l’ordre du Dragon (dracul veut dire dragon ou diable) auquel appartenait Vlad II, le père de Vlad le Sanguinaire.

Dracula parle d’ailleurs de sa noble et longue lignée sauveuse du pays dans le livre éponyme, pour conclure: «Nous les Széklers et les Dracula, avec notre sang, notre cœur, notre cerveau et notre épée, pouvons être fiers d’avoir accompli ce que cette engeance des Habsbourg et des Romanoff ne pourra jamais faire.» (Bram Stoker, Dracula, chapitre III)

C’est au XIXe siècle que, prenant connaissance de ces légendes, Bram Stoker s’en sert pour écrire son roman gothique qui diffère des autres puisque, ici, Dracula fait autant peur que pitié.

Dracula, sang pour sang refoulé

Des vampires, on croit tout savoir. Chaque interprétation semble une fade resucée, vidée de toute substance. Sauf celle de l’édition dans la Pléiade de «Dracula et autres récits vampiriques», qui met en évidence le rapport trouble à l’homosexualité de ces textes.

Seuls les mauvais esprits relèveront que la gousse d’ail, repoussoir des vampires, renvoie à la mauvaise haleine, terrible tue-l’amour. | Mike Kenneally via Unsplash
Seuls les mauvais esprits relèveront que la gousse d’ail, repoussoir des vampires, renvoie à la mauvaise haleine, terrible tue-l’amour.

Sous la direction de l’écrivain Alain Morvan, la collection de la Pléiade réunit plusieurs textes vampiriques –poèmes, récits, romans. L’occasion de découvrir Christabel de Samuel Taylor Coleridge, Le Vampire de John William Polidori, Carmilla de Joseph Sheridan Le Fanu ou Le Sang du vampire de Florence Marryat, qui partagent la couche de Dracula de Bram Stoker, où reposent aussi des fragments de Thalaba de Robert Southey et Le Giaour de Lord Byron. L’occasion également de s’apercevoir que cette littérature a su dévoiler, par le truchement de pulsions sanguinaires, des désirs enfouis et subversifs.

Petite mort d’un grand saigneur

Le croirait-on? Bram Stoker est mort en 1912 dans une relative indifférence, et même son œuvre majeure semblait alors ignorée: «C’est avec la plus grande parcimonie que les rubriques nécrologiques qui lui sont consacrées évoquent Dracula. Dans l’articulet qu’il publie le 22 avril 2012, au surlendemain de sa disparition, le journal londonien The Globe passe son chef-d’œuvre totalement sous silence, préférant souligner sa proximité avec l’acteur Sir Henry Irving. Tout se passe comme si le personnage avait, temporairement, vampirisé son créateur», note Alain Morvan.

Tout comme Frankenstein, docteur confondu avec sa créature et faisant oublier son autrice, Dracula est un cas –exemplaire– de vampirisme textuel.

Dans son introduction, l’écrivain restitue un mythe aux origines lointaines et multiples, à la croisée de figures historiques (Vlad TepesGilles de Rais), mythologiques (Méduse, Lamia), de récits fantastiques (stryges, loups-garous, goules), bibliques (Lilith, Salomé), voire de métaphores économiques («Le capital est du travail mort, qui ne s’anime qu’en suçant tel un vampire du travail vivant», disait Marx).

«Pomper, vider, sucer à mort, assécher, aspirer l’énergie vitale se retrouve dans de nombreux mythes», écrit Marc-Alain Descamps dans son article «Lilith ou la permanence d’un mythe».

Les avatars du vampire, par la possible métamorphose animale, sont nombreux. Et plus nombreuse encore est sa descendance: on ne compte plus les films et séries qui mettent en scène des vampires.

Fiction et plus si affinités, puisqu’il existe aussi des real life vampires, comme le couple formé par la Countess Lea et le Count Tim of House van Doorn et celui de Blut Katzchen (elle se présente comme un cygne noir et donne volontairement son sang) et Michael Raven Vachmiel, qui se livrent à quelques succions dans des vidéos satisfaites et grotesques.

Mais revenons aux choses sérieuses.

Les vampires ont fait l’objet d’innombrables analyses et interprétations, où leur sexualité –la nôtre?– est interrogée de manière récurrente. La fascination hypnotique, la morsure, le sang bu, le pieu dans le cœur, la répulsion et le désir: autant d’indices qui s’offrent à notre lecture érotisée.

Photophobe, donc nocturne par essence, le vampire «s’accommode bien de l’obscurité et des jeux d’ombre et de lumière. L’inversion sinistre de la félicité conjugale, par exemple, forme un macabre paradigme qui prend plus de relief s’il s’enchâsse dans la nuit».

Ceci n’est pas une pipe. Lamia and The Soldier de John William Waterhouse (1905), un «tableau d’une innocence sulfureuse», selon Alain Morvan

Sang contaminé

La sexualité du vampire, immortel, est inépuisable. Ce n’est pas un hasard si Bram Stoker rend hommage au plus célèbre des contes, ressassement érotique sans fin, langueur baignée d’une macabre promesse de mort: «Le matin était alors tout proche et nous allâmes nous coucher. (Nota: ce journal ressemble horriblement au début des Mille et Une Nuits, car il faut que tout s’interrompe au chant du coq –ou bien il ressemble à l’histoire du fantôme du père de Hamlet.)»

Dans ce croisement de l’amour et de la mort se niche une impureté latente, celle de «la maladie vénérienne comme clef de lecture de Dracula». Mais l’obsession du sang, des rats, de la maladie et de la contamination provient aussi du souvenir des épidémies de peste d’autrefois, tant les récits se jonchent de morts prématurées.

«Représentation de l’altérité par excellence», le vampire impose la survivance de peurs anciennes, au moment où la société se construit par la rationalité, le progrès et la science –nonobstant la contemporanéité de Freud et la passion du moment pour l’hypnose.

Cette altérité est trompeuse. Comme une part occultée de nous-mêmes, le vampire est une manière de monstruosité intime que l’on se refuse à voir. Tout en lui est repoussant, et pourtant, il attire irrésistiblement. Si «L’apparence physique du comte est si souveraine dans sa hideur qu’il en devient un quasi-archétype du mal», cela ne l’empêche aucunement d’être séduisant. De même, Carmilla, «créature aux pulsions érotiques fortes et assumées, [est] une machine à séduire».

Mais par son association au mal, son détournement par le sang, le refuge d’une nuit peu paisible, la sexualité qu’impose le vampire est du domaine du caché et, sans doute, du refoulé.

Dracula était-il homosexuel? Sous la plume de Stoker, depuis l’arrivée de Jonathan dans le château du comte, qui est tout à la fois sa première victime et son premier amant, la question est latente. Elle revient parfois dans l’œuvre d’autres écrivains –et récemment chez José Luis Zarate, dans La Glace et le sel.

Me touche pas, tu m’salis. Dans Nosferatu de Werner Herzog (1979)

Les clefs du sucer

Chez Bram Stoker, l’homoérotisme se manifeste au travers «du rôle passif d’homme-objet auquel Jonathan Harker se voit réduit au château du comte, du plaisir que Van Helsing ressent à côtoyer les jeunes gaillards que sont Arthur Holmwood, John Seward et Quincey Morris, ou encore de la fureur du Transylvanien lorsque, face aux trois créatures lubriques du chapitre III, il revendique Harker pour sa consommation personnelle. L’image du sang qui attire le vampire peut fort bien se superposer symboliquement à elle d’un autre fluide.»

Tout autant que cette fureur, Alain Morvan souligne que «les plaisirs charnels ont sous la plume de Bram Stoker quelque chose de profondément alarmant et malsain, comme si le désir féminin lui faisait horreur».

Rien de vraiment explicite, pourtant. Sans doute faut-il appeler ici la figure de son ami Oscar Wilde: avec Dracula, personnage solitaire et silencieux, Stoker rejeterait «symboliquement l’homosexualité ouverte et flamboyante» portée par l’écrivain –condamné aux travaux forcés en 1895–, «alors que les deux hommes partagent dans leurs œuvres respectives le thème du double prédateur». Wilde pourrait être «le doppelgänger obscur et refoulé de Stoker».

D’autres textes présentés dans cette édition corroborent cette hypothèse de vampires à l’homosexualité latente, quoique refoulée dans une société puritaine. Dans Christabel, long poème de Coleridge, apparaît un vampire femelle, Géraldine, «incarnation poétique de la lamie, qui envoûte sa proie […]. La prédation létale fait écho aux pulsions sexuelles refoulées de la victime». 

Source d’inspiration majeure pour Stoker, Carmilla est publié en 1872. «Ouvertement saphique», ce récit montre également une vampire, qui part «à l’assaut des valeurs d’une famille privilégiant la société patriarcale», devenant une mère inversée qui «loin de nourrir ses filles adoptives, se repaît de leur substance». Dans cette séduction homosexuelle «littéralement effrayante», le désir devient «une force obscure et gravement entachée de culpabilité».

Affiche italienne du film The Vampire Lovers de Roy Ward Baker (1970), d’après Carmilla de Joseph Sheridan Le Fanu

De la beauté des dents de laids

Dans Carmilla, le double maléfique est encore source d’effroi parce qu’intérieur: «L’horreur qu’inspirent les agissements de son invitée dissimule celle que Laura éprouverait face aux ténèbres de sa propre nature.» 

Chez Sheridan Le Fanu, le saphisme s’exprime à mots couverts, mais le doute pudibond n’est pas permis: «Mon étrange et belle compagne me prenait la main; elle la prenait en la pressant affectueusement, geste qu’elle renouvelait maintes fois, tout en rougissant doucement, contemplant mon visage avec des yeux languissants et brûlants, et respirant si vite que ses vêtements se soulevaient et retombaient au rythme de son souffle tumultueux. On eût dit l’ardeur d’un amant; cela me gênait; c’était odieux et pourtant irrésistible; en me dévorant des yeux, elle m’attirait contre elle et ses lèvres brûlantes couraient sur mes joues en leur donnant des baisers; elle chuchotait, presque en sanglotant: “Vous êtes à moi, vous serez à moi; vous et moi ne faisons qu’une pour toujours.”»

Dans l’adaptation de Carmilla par Spencer Maybee (2017)

Ce lesbianisme fait écho aux morsures déjà prodiguées par Géraldine à Christabel dans le poème éponyme de Coleridge (1797-1800):

«À toucher ce sein, on fait surgir un charme
Maître de ta parole, Christabel!
Tu connais cette nuit et connaîtras demain
Cette marque de ma honte, ce sceau de mon chagrin»

Encore elliptique, ce poème a néanmoins encouragé la littérature «à approfondir le thème lesbien comme outil de séduction», l’homosexualité se faisant «en quelque sorte plus militante» dans Carmilla –au risque de choquer le lectorat de l’époque.

Il existe évidemment des vampires dont les baisers sont aussi sanglants qu’hétérosexuels, mais ce plaisir reste honteux, enfoui. Ainsi, l’héroïne du Sang du vampire, roman de Florence Marryat, est hétérosexuelle, mais il s’agit de ce que l’on appelait à l’époque une quarteronne, venue de la Jamaïque: «Le facteur racial amplifie la peur, comme si l’ordre colonial, tout effrayant qu’il apparaît en la personne du docteur Brandt, se trouvait menacé –dangereusement– par les origines de sa fille.»

Subversion encore, dans la nouvelle Le Vampire de John William Polidori, où le personnage de Ruthven a quelque chose d’un Don Giovanni: il ne «saurait se conformer à quoi que ce soit, sauf à ses propres désirs». S’il se gorge du sang de la sœur d’Aubrey, ce dernier, garçon sage et naïf, n’est pas totalement insensible à la séduction vampirique.

«Certains adeptes de la queer criticism suggèrent, de leur côté, qu’Aubrey ressent devant Ruthven une peur “paranoïde” de la sodomie et que le “vice” auquel il s’expose en entreprenant son Grand Tour est peut-être celui de l’homosexualité, hypothèse que confirmerait, disent-ils, le choix de la Grèce comme lieu de destination». 

Les précautions oratoires d’Alain Morvan montrent qu’il n’adhère pas entièrement à cette analyse, bien qu’il rappelle l’admiration porté par Polidori au «flamboyant Lord Byron, par ailleurs bisexuel avéré».

Dans Entretien avec un vampire de Neil Jordan (1994)

Sans doute aussi cette sexualité dessine-t-elle des rapports d’une terrible ambiguïté: revers du sadisme, la passivité de la victime tient du «masochisme», car «la logique transgressive et intrusive du campire est en effet de contraindre celui à qui il rend visite à une passivité qui vaut presque acceptation». Ce que Mina décrit dans Dracula comme «quelque chose de très doux et très amer à la fois» ne peut entièrement dénouer les lacets du corset victorien.

Quelles noces feras-tu?

Hors mariage, hors famille, la sexualité des vampires recouvre peut-être un autre «continent noir» de la société victorienne, en s’attachant à définir des plaisirs d’autant plus interdits qu’ils sont inféconds.

Un tel empêchement impose encore le parallèle avec l’autre grande figure du roman gothique, le docteur Frankenstein, «qui rêve d’une création sans fécondation» et nie sa propre sexualité, d’où «la sanglante non-consommation de son mariage avec sa promise. C’est le monstre créé par lui qui déflore symboliquement Elizabeth».

Dans ces textes s’inscrit un trouble rapport à l’homosexualité, désirable autant que repoussante, pulsions inexprimables dans une société pudibonde et impitoyable. Et cette lecture nous invite à envisager autrement les premières lignes de l’introduction d’Alain Morvan: «Et si le vampire, non content d’être une figure intrusive venue d’ailleurs, était tapi au plus profond de nous? Et si la menace d’invasion masquait en vérité l’ennemi de l’intérieur? Et si celui qu’on affecte de croire à la réalité de cette figure mythique et se donne le luxe d’en ressentir les frissons cherchait tout bonnement à se purger de sa peur en l’extériorisant?»

Mais il est temps de tirer les rideaux pour se gorger de ces récits, encore palpitants du sang bouillonnant de leurs –mais oui!– heureuses victimes.

Jack l’Éventreur

Jack l’Éventreur (en anglais Jack the Ripper) est le surnom donné à un tueur en série ayant sévi dans le district londonien de Whitechapel en 1888. L’affaire à laquelle le personnage est lié, depuis l’époque de son déroulement jusqu’à aujourd’hui, donna lieu à maintes hypothèses et inspira bon nombre d’œuvres en tous genres, lui conférant un statut de mythe moderne.

Le nom du tueur, dont l’identité est toujours inconnue, apparut pour la première fois dans la lettre « Dear Boss », reçue en septembre 1888 par une agence de presse. Elle fut largement mentionnée dans les journaux de l’époque parce que son auteur s’y accusait des meurtres et signait « Jack the Ripper ». La police et les journaux reçurent de nombreuses lettres liées à l’affaire. La couverture médiatique de l’affaire finit par être internationale, lui assurant une notoriété durable.

En septembre et octobre 1888, des rumeurs plus persistantes laissèrent croire que plusieurs assassinats dans Whitechapel étaient reliés ; cependant, seuls cinq sont imputables à Jack l’Éventreur : ceux de Mary Ann NicholsAnnie ChapmanElizabeth StrideCatherine Eddowes et Mary Jane Kelly. Parce que ces meurtres présentent plusieurs similitudes, ils sont qualifiés de « canoniques ». Le tueur aurait surtout agressé des prostituées vivant dans les bas-fonds de Londres. Elles eurent la gorgetranchée avant de subir des mutilations abdominales. L’extirpation d’organes internes d’au moins trois victimes conduisit à l’hypothèse que le meurtrier maîtrisait des notions d’anatomie ou de chirurgie. Celle-ci sembla confirmée lorsqu’un membre du Whitechapel Vigilance Committee (« Comité de vigilance de Whitechapel ») reçut, en octobre 1888, la lettre « From Hell » accompagnée de la moitié d’un rein ayant peut-être appartenu à l’une des victimes.

Les légendes entourant l’affaire s’inspirent d’études historiques approfondies, du folklore et de la pseudohistoire. Le terme ripperology — qui pourrait se traduire par « éventrologie » — fut créé pour désigner l’ensemble des études concernant Jack l’Éventreur et ses victimes.

Gilles de Rais

Gilles de Rais

Gilles de MontmorencyLaval, plus connu sous le nom de Gilles de Rais (ou, selon la graphie moderne, Gilles de Retzn 1) en référence à son titre de baron de Retz, né au château de Champtocé-sur-Loire à une date inconnue (au plus tôt durant l’année 1405, peut-être vers le )5, mort le  à Nantes, est un chevalier et seigneur de Bretagne, d’Anjou, du Poitou, du Maine et d’Angoumois n 2,7,8.

Actif durant la seconde phase de la guerre de Cent Ans qui mêle conflit contre le royaume d’Angleterre et guerre civile entre les Armagnacs et les Bourguignons9, il se rallie au camp du roi Charles VII et du grand chambellan Georges Ier de La Trémoille. Gilles de Rais est ainsi amené à combattre les Anglais aux côtés de Jeanne d’Arc mais les relations entre ces deux compagnons d’armes demeurent peu connues, faute de sources. Au cours de leurs campagnes militaires communes, le baron de Rais contribue notamment à la levée du siège d’Orléans avant d’être promu maréchal de France le , jour du sacre royal de Charles VII à Reims.

Après la mort de son grand-père Jean de Craon en 1432 et la disgrâce de son cousin Georges de La Trémoille en 1433, le maréchal de Rais se retire progressivement de la guerre contre les Anglais et leurs alliés bourguignons. Il se voit accusé par sa famille, et notamment par son frère cadet René de La Suze, de dilapider son patrimoine en aliénant ses terres au plus offrant afin de pallier ses fastueuses dépenses, prodigalités qui entraînent sa mise sous interdit par le roi Charles VII le 2 juillet 143510.

En , Gilles de Rais est jugé dans le duché de Bretagne par l’officialité de Nantes pour hérésiesodomie et meurtres de « cent quarante enfants, ou plus11. » Simultanément, il est condamné à la pendaison et au bûcher par la cour séculièrenantaise pour s’être emparé indûment du château de Saint-Étienne-de-Mer-Morte ainsi que pour des crimes commis sur « plusieurs petits enfants » sans précision de leur nombre12.

Au terme d’un processus de mythification attesté par une tradition orale datant, pour le moins, du xixe siècle, la figure historique du baron de Rais se confond fréquemment avec le personnage de « Barbe Bleue » dans certaines traditions folkloriques locales, des ballades, des complaintes et des contes13.

Parallèlement, la littérature et le théâtre s’emparent du personnage pour en décliner plusieurs facettes, depuis le maréchal à la barbe bleuâtre portraituré dans des ouvrages romantiques mineurs du xixe siècle, en passant par l’être double — « fauve » et « esthète décadent » — dépeint dans le roman Là-bas de Joris-Karl Huysmans, jusqu’au « monstre sacré » exposé dans l’essai de Georges Bataille14 et l’ogre ambivalent de l’œuvre romanesque de Michel Tournier15.

Depuis la perception renouvelée du phénomène des crimes sexuels en série vers la fin du xixe siècle16, le cas du maréchal de Rais est parfois rapproché de la catégorie criminelle des tueurs en série, voire perçu comme l’archétype17 d’une figure médiatique contemporaine de la dangerosité, celle du « pédophile confondu avec l’assassin violeur, un Gilles de Rais réactualisé sous la double forme du prédateur et du déséquilibré18. » Le baron meurtrier devient ainsi « l’incarnation d’une structure perverse intemporelle n’ayant plus qu’un lointain rapport avec la triple accusation médiévale de rébellion, de pacte avec le diable et de rapports contre-nature »19.

À compter du début du xxe siècle, quelques particuliers désireux d’innocenter Gilles de Rais publient des essais, voire entreprennent des démarches de réhabilitation en arguant qu’un complot judiciaire a été ourdi à son encontre. Réfutant cette thèse, certains historiens médiévistes tendent à ne plus établir une vérité judiciaire absolue à partir des actes des procès mais se penchent plutôt sur la procédure inquisitoriale employée. Leur but est de questionner les témoignages à l’aune des schèmesinterprétatifs des juges20,21 et de s’interroger sur l’étendue de la culpabilité du seigneur de Tiffauges sans intention de le disculper22


La saga de Louis Pasteur, l’imposteur

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Mardi 10 Décembre 2013
AUTRES ARTICLES

La saga de Louis Pasteur, l'imposteur

Un article long mais remarquable qui permet de mieux comprendre d’ou est partit le mythe de Louis pasteur. Quand on voit sur quel genre d’escroc de génie notre médecine se base pour établir ses dogmes, on comprends mieux dans quel état de dégénérescence celle-ci se trouve. Fawkes “Le Pasteur de la légende Française : héro bienfaiteur de l’humanité ! – « pionnier » de la vaccination…1er mensonge : Il n’est pas le pionnier.Partout dans le monde, on cite un anglais: le médecin Edward Jenner qui aurait inoculé le premier ce qu’il appela « vaccine », maladie (variole) spécifique des bovins, afin de protéger les hommes de la variole ou petite vérole. Effectivement, Pasteur se servi de ses travaux un demi siècle plus tard. En fait quand on cherche un peu plus loin…: Un passage du Santeya Grantharn, [ouvrage sanscrit attribué à d’Hauvantori], prouve que l’inoculation de la vaccine était pratiquée dans l’Inde à une époque déjà très reculée. L’auteur prescrit les règles suivantes relativement à l’opération : « Prenez le fluide du bouton du pis d’une vache ou du bras d’un homme sur la pointe d’une lancette, piquez-en les bras entre l’épaule et le coude jusqu’à ce que le sang paraisse ; le fluide se mêlant avec le sang, il en résultera la fièvre de la petite vérole. » Il ajoute que la petite vérole contractée par ce moyen sera tout à fait bénigne et n’exigera aucun traitement. Il décrit les caractères que doit présenter le bouton de cette espèce de variole (en effet, Jenner non au courant, a butté sur le fait que le prélèvement sur les boutons ne marchait pas à tous les coups) pour pouvoir préserver à jamais, de la contagion de la petite vérole le sujet qui le porte. 
Fin du 18ème siècle, un brame nommé Alep Chobg à Ghazepoor, district de Bénarès, vaccinait déjà. Humboldt prouva que les habitants de la Cordillère des Andes avaient remarqué l’effet préservatif du vaccin. 

Édouard Jenner

Mais Édouard Jenner n’en avait aucune connaissance à l’époque.-          En 1775, il commence ses études et expérimentations,-          En 1788 il publie ses recherches sur les causes et les effets de la vaccine.-          Le 14 mai 1796, il inocula au jeune James Phipps, 8 ans, du pus prélevé sur la main de Sarah Nelmes, une fermière infectée par la vaccine, (ou variole des vaches). Trois mois plus tard, il inocula la variole à l’enfant qui s’est révélé immunisé. Cette pratique s’est répandue progressivement dans toute l’Europe. (Le motvaccination vient du latin vacca qui signifie vache). Le bruit de cette découverte ne tarda pas à parvenir en France, quoique la plus voisine de la patrie de Jenner, ne fût pas une des premières contrées où elle se répandit ! Et c’est seulement à partir du 19ème siècle- C’est seulement en 1822 que Louis Pasteur pourtant toujours à l’affut d’un bon coup, repris tous les travaux Jenner et de ceux qui avaient déjà une certaine avance sur le sujet.En plus des travaux de Robert Koch (découvreur de la relation maladie – microbes, connu pour sa découverte de la bactérie responsable de la tuberculose d’où le nom « bacille de Koch »).” 

Un individu hors des sentiers battus

Pour devenir un escroc qui ne se fait pas prendre, il faut être un individu hors du commun, Pasteur en était un ! Il ne manquait pas de qualités : d’abord très intelligent, travailleur acharné, (une race d’escrocs qui a tendance à se perdre, aujourd’hui, les escrocs sont souvent partisans du moindre effort).Il était aussi « brillant », expert en com, comme on dit aujourd’hui, il aurait fait un excellent coach d’entreprise ! Mais surtout avec les moyens du bord, il se tenait toujours au courant des travaux sur lesquels ses pairs se penchaient laborieusement. 

La méthode machiavélique de Pasteur

 Il possédait une tactique bien à lui, toujours la même, en cela il n’était pas original et il aurait été démasqué s’il ne s’était pas appelé « Pasteur » !D’abord, il savait reconnaître les bons plans, lorsqu’un confrère était sur la bonne voie, il le sentait ! Alors il déclenchait sa manipulation  classique non moins machiavélique : Il commençait par critiquer ouvertement, la méthode de son confrère n’étant pas encore au point , le confrère lui-même souvent naïvement, indiquait là où il en était, les problèmes sur lequel il buttait, Pasteur les citait et les balayait d’un revers de main, ensuite grâce à la notoriété dont il bénéficiait déjà (par sa brillance et son intelligence toutes deux effectivement reconnues),  il les reprenait sans aucune honte, se les appropriait sans vergogne et prétendait les avoir découverts !!C’est ainsi qu’il est devenu au fur et à mesure du temps, un « bienfaiteur de l’humanité » et, sur­tout, un mythe intouchable ! Mais le pire c’est que même maintenant que l’on connait la vérité, le mythe s’accroche aux branches, il est même régulièrement alimenté, en voici un exemple flafgrant : 

le Pr. Axel Kahn, menteur profiteur!

Avril 2005, une émission de télévision qui nous rappelle que la télévision est fossoyeur de la vérité et garante du système  Pasteur est élu le deuxième « Plus grand français de tous les temps », après Charles de Gaulle.Pour en remettre une couche n’hésitant pas dans l’ambiance générale à ajouter  un nouveau mensonge à ceux qui déjà entourent Pasteur, le Pr. Axel Kahn, membre du Comité consultatif national d’éthique français, Directeur de recherche à l’Inserm, (mais l’un des plus fidèles supporters de Pasteur, car il en vit)  n’hésitait pas à affirmer que c’est grâce à Pasteur que les femmes ne meurent plus en couches de la fièvre puerpérale ! Or, on sait maintenant que cette découverte, en vérité, appartient uniquement au médecin hongrois Ignace Semmelweis qui avait observé que les femmes ne mouraient plus lorsque  tout bêtement, les accoucheurs se lavaient les mains (ainsi prenaient formes les premières mesures d’hygiène qui allaient sauver des millions d’Êtres Humains à travers le monde).Sylvie Simon nous dit à ce propos :« Il faut savoir qu’il (Semmelweis) déclencha alors les ricanements de ses confrères et ne parvint pas à les convaincre malgré des résultats évidents. On prétendit que les statistiques qu’il avait publiées étaient erronées, mensongères, et on le révoqua. Il semblerait même que des accouchées aient pu être infectées afin de discréditer la véracité de ses observations. Il finit par se suicider de désespoir. Ses travaux, publiés en 1861, ne furent reconnus qu’en 1890 et ce retard coûta des vies.Révolté par ce comportement, un autre médecin, mais celui-là écrivain, Louis-Ferdinand Céline, le défendit avec virulence en publiant sa biographie en 1937.Sans doute Axel Kahn ne l’a-t-il pas lue. Nous pouvons ainsi constater que ce mythe de Pasteur perdure sur des bases totalement erronées, mais que le grand public croit aveuglément parce que la télévision en a parlé.» 

 On cache la vérité quand il s’agit de Pasteur!

Il faut savoir que depuis les méfaits de Pasteur, bien des faits ont été rapportés dans des écrits parfaitement authentifiés, en provenance de sommités mondiales, appartenant aux milieux scientifiques, historiques, de la médecine, de ses propres collaborateurs et même de ses proches.Pour ne citer que les plus célèbres dont on peut à l’heure d’aujourd’hui, retrouver tous les écrits et toutes leurs preuves:-          le Dr Lutaud,-          le Dr Philippe Decourt,-          le Dr Xavier Raspail,-          Adrien Loir,-          Ethyl Douglas-          Hume,-          Emile Duclaux,-          Gerald Geison,et bien d’autres moins connus mais de vrais investigateurs, auraient du suffire à le faire tomber de son piédestal et reconnu comme l’un des plus grand faussaire de notre pays. 

 Qui cache la vérité quand il s’agit de Pasteur?

Le dogme pasteurienMais si le dogme pasteurien est tellement  ancré dans les esprits, que rien n’a pu encore l’ébranler, et que les Français idolâtrent encore un imposteur ! C’est parce qu’il est le pilier même sur lequel sont fondés les laboratoires pharmaceutiques, avec la vaccination, et une large partie des médicaments. Le dogme pasteurien est toujours aussi vivant et comme le rappelle si bien Sylvie Simon :   « Et à présent que Pasteur n’est plus là pour piller les résultats de ses pairs ! Ce sont les autres qui les pillent en son nom.Le même problème se pose pour Pasteur que pour les vaccins : la place manque pour dévoiler tous ses mensonges. Je ne pourrai donc que conseiller au lecteur, s’il veut les découvrir tous, de se référer aux auteurs déjà cités et à l’ouvrage d’Eric Ancelet Pour en finir avec Pasteur, qui résume magistralement ce qui se cache derrière ce person­nage, bien différent de l’image d’Épinal qui le représente officiellement. »
1)      D’abord, Pasteur faisait lui-même des expérimentations et quand celles-ci n’allaient pas dans son sens, dans le sens qu’il souhaitait, il ne cherchait pas plus loin !Il maquillait tout simplement les résultats ! De la même façon que le font les escrocs et les faussaires, il s’entourait de complices qu’il rémunérait très bien et qui lui donnaient entière satisfaction. 

Antoine Béchamp usurpé et manipulé

2)      Comme je l’ai dit dans mon article précédent, il s’appropriait des travaux qu’il avait critiqués chez les autres. L’un des plus sérieux chercheurs du 19ème, qui passaient son temps à élucider les énigmes, les problèmes et que la vie mondaine n’intéressait pas du tout fut sa principale victime, Antoine Béchamp, il avait les diplômes (pas usurpés eux) de médecin, de biologiste, de naturaliste, il fut professeur de chimie pharmaceutique & médicale à la faculté de Montpellier , puis professeur de chimie biologique, professeur de physique à l’Université de Paris et enfin doyen de la faculté libre de Lille. 

Le terrain est tout

Béchamp a notamment travaillé sur les travaux de Claude Bernard, dont il a démontré la véracité. Ce qui était très important car ce fut un tournant décisif pour la médecine, que Pasteur n’apprécia pas et remis en cause, ce fut en quelque sorte ce qui décida du chemin qu’allait prendre la médecine ! Maintenant nous en subissant les conséquences: D’une part les médecines naturelles dans la lignée de Béchamp et de Claude Bernard, basées sur la valeur du terrain ! C’est le terrain qui fait tout ! ex : entre d’une part un étang d’eau stagnante et de l’autre des moustiques, qui est apparu en premier ? C’est le terrain, en l’occurrence l’étang d’eau stagnante qui a attiré les moustiques. D’autre part, la médecine moderne et de business, dans la lignée de Pasteur, avec la vaccination à tout va, à la chaine, pour le profit, et la possibilité d’obscures raisons… 

Pasteur vole la découverte de Béchamp sur les microbes.

Antoine Béchamp est à l’origine de la « propreté », c’est lui qui a découvert les microbes, le pourquoi des « infections » dans les pathologies. Il est à l’origine de grandes découvertes en physique, en biologie et en médecine et pourtant l’ensemble de son œuvre est complètement inconnue jusqu’à il y a quelques années, quand on a découvert que Pasteur avait jeté son dévolu sur l’œuvre de Béchamp, l’avait systématiquement discréditée, l’avait falsifiée, et en avait tiré les données importantes pour son compte personnel. De nos jours il écoperait au moins de 15 ans ! 

Pasteur entretient ses relations politiques à des fins de pouvoirs personnel

Pasteur écrivait un jour à un ministre (il avait déjà de belles relations) :-          « Il est erroné de dire que cette maladie n’est pas constitutionnelle et seulement parasitaire. Enfin, je crois que ces gens-là :Béchamp et son collaborateur sont fous. Mais quelle folie malheureuse que celle qui compromet ainsi la Science et l’Université par des légèretés aussi coupables ! » En juin 1865, Pasteur fut donc nommé par le gouvernement pour étudier les maladies des vers à soie !Alors que Béchamp à cette époque avait déjà terminé ses travaux à propos de la maladie des vers à soie : Il en démontrait son origine parasitaire et avait nommé ce microbe  « pébrine » et il avait déjà publié ses travaux sans ambigüité sur des revues scientifiques. Mais Pasteur en colère, fort d’être le représentant légal de l’État lança une croisade contre Béchamp, critiquant ses travaux. Il affirma carrément (on en a les preuves écrites de sa main) qu’il s’agissait bel et bien d’une maladie « constitutionnelle », que les « petits corps » (c’est ainsi que Pasteur et sa clique appelaient les petites bêtes invisibles de Béchamp,  celles qui allaient s’avérer exister réellement et devenir des microbes) que Béchamp considérait comme des « parasites exogènes », c’est-à-dire qui venaient de l’extérieur, étaient tout simplement des cellules malades du ver lui-même !

Pasteur retourne sa veste et s’accapare la découverte de Béchamp!!

En 1868, Pasteur devait reconnaitre que Béchamp avait raison – Il ne se démonta pas et décida de faire une déclaration fracassante à l’Académie des sciences et au ministre de l’Agriculture :-          «  J’ai été le premier à démontrer l’origine parasitaire de la pébrine, « entièrement ignorée avant mes recherches » !!Il fallait oser !Mais on le verra, Pasteur ne reculait devant rien pour s’approprier  les découvertes de ceux qui lui faisaient de l’ombre, ce ne fut pas le dernier de ses coups d’escroc. 

Pasteur en remet une couche et fait d’une pierre deux coups!

En 1870, dans la foulée, et pour appuyer ses dires, il publie un livre sur les maladies des vers à soie et, on est malin ou on ne l’est pas, il dédie le livre à l’Impératrice car, depuis longtemps, il préparait et s’introduisait (tel un bon manipulateur qui ne lâche jamais sa prise, mais qui quotidiennement creuse et creuse encore pour assoir ses relations) auprès la cour impériale.Il devint l’ami de ministres influents, amis de représentants officiels, diplomates de pays étrangers, avec derrière la tête une idée bien claire, profiter de ces relations exceptionnelles. À cette époque, Pasteur se déclarait très « napoléonien », mais après la chute de l’Empire et l‘avènement de la République, il ne fut pas embarrassé du tout, il enleva sa veste… et la retourna tout simplement, il se mit à courtiser les nouveaux venus. Il changea complètement de bord, comme le signalait le journal Impact Médecin du 19 février 1883. Et les nouveaux au pouvoir en furent ravi, De napoléonien il devint donc républicain, dans le monde du business, on ne s’arrête pas à si peu.

La saga de Louis Pasteur, l’imposteur

L’histoire de la rente de 25.000 Fr

Il obtint de son nouvel ami physiologiste républicain Paul Bert, membre de la commission du budget, qu’il fit un rapport à l’Assemblée nationale afin de se faire attribuer une « récompense nationale » sous forme d’une rente annuelle de 12.000 francs – portée ensuite, puisque ça avait marché,  à 25.000 francs – pour avoir sauvé la sériciculture. Après ce coup là, Pasteur ne se sentant plus (pisser) de joie, ouvrit son bec en laissant tomber rien du tout, et ne le referma plus jusqu’à sa mort. Revenant un peu sur cette magouille pour se procurer ces 25.000 FR au frais de la princesse « République » et parlons un peu de Paul Bert.
Paul BertUn contestataire, d’origine  janséniste, rentre à polytechnique mais qui ne sera jamais diplômé, fasciste avant l’heure, mais grand révolutionnaire, très influent  auprès du gouvernement lui aussi révolutionnaire, il a fait une brillante carrière politique, il est à l’origine de manuels scolaires qui décrivait à cette époque la supériorité de la race blanche. Il n’avait qu’une envie celle de rentrer à l’Académie des sciences malheureusement, on ne voulait pas d’un libertin dans les rangs de cette institution, en plus un homme qui affichait ouvertement son athéisme.  

Pasteur flaire la bonne affaire

Paul Bert raconte lui-même que Pasteur au courant de son désir de rentrer à l’académie des sciences serait venu le trouver et lui aurait tout simplement proposé le deal, Pasteur profitant de son influence, le faisait rentrer à l’académie, en contrepartie, Bert lui assurait l’attribution d’une rente à vie. Ce qui fut fait rapidement ! Au détriment de Davaine qui aurait du recevoir la récompense, il était le protecteur de Pasteur depuis le début de sa carrière, mais Pasteur n’en avait plus besoin et s’attribua même une grande partie de ses travaux. Davaine trahit ne s’en remis jamais.  

La morale bafouée

Le résultat du « bien mal acquis ne profite jamais » n’avait aucune prise sur Pasteur, qui fut de ce fait, récompensé pour sa félonie sur Béchamp, s’étant accaparé ses travaux sur la « théorie parasitaire », et cerise sur le gâteau, n’aimant pas  voir Béchamp dans la sphère universitaire parce que son mensonge risquait d’être découvert, il fomenta une intrigue pour lui faire perdre son poste universitaire. 

L’histoire des ferments solubles

Puis en 1878 il y eu aussi cette affaire des «ferments solubles », ce qui donna lieu àune bataille rangée entre Pasteur et le chimiste Berthellot pendant presque 2 années, et là encore Pasteur va utiliser l’arme avec laquelle il s’est si brillamment battu contre Béchamp, l’ imposture est devenue son cheval de bataille. D’abord il refusa de reconnaître l’évidence et maintint  sa croyance en la théorie de la génération spontanée. Puis il déclara qu’en fait il était à l’origine de ses travaux et se les accapara ! ■ PASTEUR DONNE LA RAGEDès nos premiers pas à l’école, alors que nous avons déjà fait amplement connaissance avec ce « père de la nation », soit parce que nous avons déjà subi plusieurs vaccins qui nous ont laissé des traces de douleurs, soit parce que nous avons été atteint d’effets secondaires connus tout simplement, mais cachés, tout simplement aussi, nous entendons parler encore, il faut que le message ne cesse ! comme en Corée du Nord ! si cvous y regardez bien, c’est exactement la même méthode, et il faut que les enseignants soient crédibles, ils ne sont donc pas dans la combine, mais dans le système où ils ont servi comme cobayes au même titre que les enfants qu’ils sont persuadés aider. Et quand des parents viennent jeter la suspission sur les vaccins, ohh ! Mon Dieu ! Quel blasphême, en pleine école de la laïcité ! Saint Louis ! (pas St Louis St Louis, mais, St Louis Pasteur !) protège nos enfants avec tes vaccins ! Devant nous se dresse certainement le gourou d’une secte inconnue…Bref, grâce à nos petits cerveaux à reluire, nous apprenons que Pasteur « a sauvé le petit Joseph Meister, mordu à la main par un chien enragé ».À vrai dire, et dans les faits de l’époque, il y a de fortes chances que ce chien n’était pas enragé du tout et je vais vous expliquer pourquoi. tout simplement d’abord parce quie la plupart du temps, le chien est très en pétard ! et il devait l’être contre ce petit Joseph qui lui a tiré la queue ou la langue si c’est un chien trop fier pour le supporter !Imaginez, il y a actuellement, non pas un cas de morsure de chien par jour, ni même 24, un par heure, ni même 86.000 cas par jour, un toutes les secondes, ni 250.000 cas par jour non, le double ! Près de 500.000 cas de morsures de chien chaque jour, et la rage existe toujours, comme à cette époque ! Et même actuellement, il est recommandé de  se poser la question en premier, et ne rigolez pas ! la plupart du temps on va vacciner la victime contre la rage ! On peut même lire actuellement sur le net :  A notre époque on a tout prévu« En cas de morsure par un chien ou lorsque le chien a disparu, l’enfant doit être systématiquement orienté vers l’un des 60 centres de traitement antirabique pour y être vacciné dans un délai de 48 à 72 heures. Le protocole à 4 ou 6 injections est entrepris au moindre doute. »Cela veut dire que tous les jours l’institut Pasteur vit encore des « bienfaits » de son bienfaiteur, en France on utilise dans les urgences (10% sont des morsures de chien de salon !) Tenez-vous bien:par an : 1 milliard 300 millions de vaccins payés par la sécu !Pour un chat et un chien le vaccin obligatoire de la rage coute 50 €avec rappel tous les ans si vous voulez être en règle! Tous les jours de l’année ! Commencez-vous à comprendre quelle manne financière la vaccination représente et dans ce cas, nous parlons de milliards d’Euros et de Dollars à travers le monde, nous sommes 7 milliards, si la plupart des gens ont accès au vaccin, et croyez-moi, la où règne la famine, on vient vacciner en hélicoptère ! 2 fois par an ! Cela représente donc près de 600 millions de doses de vaccins utilisées tous les jours et ceci, uniquement pour une maladie « très…rare ».

MAINTENANT ACCROCHEZ-VOUS!

Nombre de cas de rage dans le monde depuis 1977 c’est à dire depuis 34 ans :  17 cas et pas un en France! Mais de qui se moque t-on?

Revenons à l’arnaqueur original

Donc pour en revenir à Pasteur, il n’existait aucune certitude que le chien fut enragé car on ne signala aucune autre morsure dans les alentours, ni avant, ni après;Maintenant imaginons que le chien aurait été enragé réellement.Le risque pour le jeune Meister était infime, car un animal réellement enragé… ce qui est extrêmement rare, il faut le rappeler…  ne transmettra rarement là aussi la maladie, que dans : 5 à 15 % des cas ! 

Le vaccin antirabique: l’exemple parfait de la fraude

« L’affaire de la rage » est l’exemple type, l’exemple même, parfait, des mensonges de Pasteur qui ont été « répétés » « répandus » de la même manière que se répandent les « rumeurs », sans aucun fondement réel, sans aucun fondement scientifique, cela parait incroyable mais nous en sommes là ! Des « rumeurs » des mensonges, introduits par ses admirateurs dans la mémoire collective, au point d’être devenus des « véri­tés » pour le commun des mortels. 

La fautive? La peur, La peur de quoi? De la mort.

Mais il y a une explication à l’établissement de tels mensonges, ce sont les peurs humaines… et elles sont toutes issues d’une seule et unique peur qui résume notre vie… la peur de la mort ! Le « vaccin » désormais peut dormir sur ses deux oreilles, il à sa botte secrète, son « immunité » si j’osais dire, et tous les vaccins ont cette même unique force intrinsèque l’arme secrète qui prétend vaincre directement la mort. Il ne vaut mieux pas badiner avec la mort, et entre deux maux, il faut choisir le moindre, oui mais voilà, on vous a aussi trompé sur le moindre ! Vous verrez plus tard, je vous en reparlerai.Désormais, dés que l’on va ouvrir la bouche pour vous parler de vaccin, les mots seront toujours associés non pas à « efficacité » mais au risque que vous prenez si vous ne vous vaccinez pas. Un seul mot d’ordre : vous menacer directement, vous, et vos enfants, de mort imminente si vous ne vous faites pas vacciner.Cela a marché du temps de Pasteur, et cela marche encore en 2011, de la même façon, le médecin référant de mon enfant de 2 ans s’est servi de cette menace ainsi que tous ceux avec qui j’ai parlé de vaccin ! Ils ont la peur au ventre. Je me demande même si l’association « vaccin/peur » ne va pas passer dans les gènes !! Mais Pasteur, n’est pas le vrai fautif en fait si l’on y va voir d’un peu plus près.Contrairement à ce que l’on nous rabâche et dont on nous rabat les oreilles, le vaccin « antirabique » ne fut pas créé par Pasteur, désolé pour le mythe…mais par Henri Toussaint, un professeur d’une rare intelligence, à l’École vétérinaire de Toulouse, dont le nom n’a pas marqué l’histoire… Vous imaginez prononcer : « institutou sain ! Ce n’est pas sérieux, ha ha ha… mais revenons à nos moutons.Toussaint avait réussi à bien atténuer la virulence du virus en chauffant la préparation et en y ajoutant du phénol, un antiseptique.Il est intéressant de remarquer ici ce que dit le Web de Toussaint :« il proposa des procédés de vaccination contre le charbon, notamment par atténuation de la virulence à l’aide d’un antiseptique (phénol), ce qui donne lieu à des accusations de plagiat contre Pasteur ! qui, sans le dire, utilisa lui aussi un antiseptique (le bichromate de potassium) lors de la célèbre expérience de Pouilly-le-Fort. »Quand on lit : « ce qui donne lieu à des accusations de plagiat contre Pasteur »Voyez à quel point les mensonges sur Pasteur et les vaccins ont la vie dure, quand vous lisez les biographies utilisées pour écrire cela, tous les livres cités en références disent tous que Pasteur et l’usurpateur, alors ? vous voyez comment on arrive encore et toujours à tromper les « gens-moutons ». Remarquez, les laboratoires veillent au grain, ce sont eux qui donnent les informations officielles de publication. C’est comme pour les médicaments ou les vaccins eux-mêmes, ce sont les laboratoires producteurs qui font les tests de validité et qui les donnent à l’Affsaps ! Vous imaginez ! Mais c’est comme ça. 

Le fameux vaccin-killer de Pasteur!

Le vaccin de Pasteur, à base de moelle desséchée, était donc très dangereux et fut bien vite abandonné, on a aucun compte des expériences faites avec ce vaccin tueur, Pasteur n’en a noté que quelques cas… et le jeune Meister (justement parce qu’il était jeune et « en pleine santé » a eu beaucoup de chance d’en réchapper ! D’ailleurs, le collaborateur de Pasteur, Emile Roux, avait estimé que l’injection du vaccin Pasteur était trop hasardeuse, il eu peur pour la suite, d’être accusé de meurtrier, il savait qu’il n’avait pas la notoriété de Pasteur et que celui-ci s’il en avait besoin se retournerait contre lui ! Il avait donc choisi « officiellement » et devant témoins de se désolidariser des manipulations quasiment meurtrières de son chef, faisant face à Pasteur fou de « rage» ha ha ha, il avait refusé catégoriquement de s’associer et d’associer son nom aux premiers essais dits de « traitement intensif»,c’est-à-dire plusieurs injections pendant douze jours !Le jeune Meister ne mourut pas, contre toute attente d’Emile Roux, et donc Pasteur venait d’inoculer le premier vaccin qui guérit de la rage ! cqfd ! Et comme disait Coco : « Circulez, ya rien à voir ». 

Malheureusement il y eu à voir.

L’élément le plus caractéristique de la malhonnêteté de Pasteur et de ses collaborateurs fut certainement le drame qui suivi,

la mort d’un enfant de douze ans…

mort, des suites de la vaccination pratiquée par Pasteur.Le jeune garçon qui s’appelait Edouard Rouyer n’eut pas la chance de Meister. Il fut mordu le 8 octobre 1886 par un chien dont on ne dit rien, ou dont Pasteur ne dit rien, ce qui en fait un chien errant ! Potentiellement dangereux avec les idées transmises déjà à l’époque. (gardez en mémoire le nombre de morsure, le nombre de cas très rares). Si tôt présenté au grand manitou Saint, oh non pardon, ce n’est pas le même ! Pasteur lui inocula son vaccin-killer décrié par Roux, il utilisa de la même manière « la méthode intensive » et deux semaines après, exactement le 26 octobre l’enfant mourut. 

Le père porte plainte contre Pasteur

C’est comme de porter plainte contre Sanofi! Déjà à l’époque Ca y ressemblait.Une enquête judiciaire fut alors ouverte après la plainte déposée par le père de l’enfant qui regretta amèrement d’avoir amené son enfant à ce charlatan, pour déterminer la cause de sa mort. Beaucoup de monde dans le cercle médical, au courant de ce qu’avait fait Pasteur.Roux qui commençait à se féliciter de ne pas avoir été complice d’un meurtre qui devait fatalement se produire  au vu des ingrédients nocifs et mortels utilisés, se vu récupéré et on l’invita à retourner sa veste pour le bien de l’humanité! Vous allez voir de quelle manière.Beaucoup de monde  donc ne se faisait pas d’illusions sur sa culpabilité, du moins dans les milieux scientifiques et médicaux, mais ce qui était redouté, et qui finalement peinait tout le monde, c’est de voir ternir une si belle carrière, une fierté Française ! Personne ne voulait cela. 

Le stratagème qui sauva Pasteur

Donc d’abord les tribunaux se jugèrent eux-mêmes incompétents en la matière et comme par un coup de baguette magique ne pouvant venir que de Dieu en personne,c’est le professeur Brouardel qui se retrouva chargé du dossier Pasteur

Qui est Brouardel?

Brouardel, à l’époque, un peu l’Abbé Pierre de la médecine, une éminence bardée de diplômes universitaires, de titres honorifiques, qui finira académicien, un sage parmi les sages, ne pouvait prendre QUE la bonne décision, tout le monde était d’accord, et s’en remit à lui. Et (bonne déduction de la part de ses  pères) sa décision quel quelle fut, vu le personnage, ne pourrait jamais être contestée.A lui, qu’incombait maintenant la responsabilité de décharger ou de faire tomber de son piédestal cet escroc de malheur qui s’appelait Pasteur.  Ah j’oubliais, Brouardel, était un ami intime de Pasteur, il l’a très tôt soutenu dans ses thèses, il prononca Le discours concernant la rage à l’Académie de médecine en 1887. Son choix se porta donc tout naturellement à sauver l’honneur de la France. 

D’abord découvrir la vérité

Il fallait d’abord découvrir la vérité, ensuite on aviserait. Brouardel avait confiance en Emile Roux qui lui semblait le moins « faux cul » et le moins escroc de l’équipe de (b)granquignols du laboratoire de Pasteur. Après ce qui s’était passé, c’est donc lui qui va aller vers Roux et lui demander son aide.Dans le laboratoire d’Emile Roux, ils inoculèrent une partie du bulbe cervical de l’enfant à des cerveaux de lapins sains et, quelques jours plus tard, les lapins moururent de la rage. Cela leur confirma ce dont ils craignaient le plus mais qui était évident.Brouardel alors, en grand sage, lui qui a passé une partie de sa vie à réformer la médecine afin d’en écarter les charlatans, allait agir bien autrement que lui dictait sa conscience intérieure. 

Le processus machiavélique pour sauver la peau de Pasteur

Il avait besoin de Roux à ses côtés, tout le monde savait que Roux ne croyait pas en l’efficacité du vaccin-killer de Pasteur. Brouardel pris Roux entre quatre yeux et la main sur l’épaule, ce qui était quand même un grand honneur.Il lui fit retourner sa veste, le but de la manœuvre était délicate, Pasteur avait beau être une légende déjà vivante, il n’en avait pas moins commis des erreurs plus grosses que lui, mais, déjà à cette époque, Pasteur avait fait envisager l’énorme potentiel financier de la vente de vaccins pour tous ! Là ça n’était plus de l’escroquerie mais à ce niveau, du pure génie ! Si le sage entre les sages disait que Pasteur avait raison, et qu’Emile Roux reconnaissait la même chose, la partie pouvait être gagnée.En accord avec Roux, Brouardel décida de porter un faux témoignage devant la justice pour dissimuler la vérité.Il s’agissait (comme il l’avouera enfin beaucoup plus tard), « d’éviter la reconnaissance officielle d’un échec qui entraînerait, selon les termes de Brouardel lui-même, « un recul immédiat de cinquante ans dans l’évolution de la science », ainsi que le déshonneur pour Pasteur, comme le rapporte Philippe Decourt dans Les vérités indésirables, le cas Pasteur. Le rapport fourni au procureur contenait un mensonge monumental :

« Les deux lapins sont en bonne santé aujourd’hui, 9 jan­vier 1887, c’est-à-dire quarante-deux jours après les inoculations. Les résultats négatifs des inoculations pratiquées sur le bulbe de cet enfant permettent d’écarter l’hypothèse que le jeune Rouyer ait succombé à la rage ». Pasteur déclara que l’enfant était mort d’urémie.

Pasteur parrain – système mafieux

Mais il n’était pas suffisant de falsifier les faits, Pasteur et ses deux complices désormais, Roux et Brouardel, s’employèrent à faire taire les opposants qui connaissaient la vérité.Ca ne fut pas une mince affaire, il y eu tout une série de chantages, pots de vin, menaces en tout genre, un livre n’y suffirait pas, on entrait là dans les manœuvres du grand banditisme, et les méthodes de la Maffia furent employées, c’est étrange comme encore à l’heure actuelle, certains faits se rapprochent des faits de cette époque, notamment avec le cas du Docteur Marie-Hélène Groussacet les nombreuses tentatives d’assassinat sur sa personne, défendue par un faux avocat qui aura accès à tous ses documents les plus secrets et qui se révèlera par la suite appartenir aux services secrets français !

C’est le dessous d’un panier de crabes pourris par le fric qui annoncent ce que sera la médecine de demain, celle que l’on a aujourd’hui ! Digne fille de Pasteur.

Brouardel alla même jusqu’à affirmer que sur cinquante personnes traitées par lesinoculations intensives, il n’y avait eu aucun décès. Or des dossiers que l’on a pu récupérer des héritiers de Pasteur, et particulièrement l’un d’eux sans lequel, on en serait encore à penser ce que l’on a voulu à cette époque que l’on pense maintenant ! Nous savons que la méthode avait fait des émules, et en 1886, dans les cas répertoriés en France et à l’étranger, les morts à mettre officiellement au passif de la méthode Pasteur s’élevaient alors à soixante-quatorze: 40 cas mortels à l’étrangers et 34 cas mortels Français avec la méthode qui avait tué le jeune Rouyer. Certains étaient morts en présentant les symptô­mes de la rage ordinaire, d’autres avaient succombé à une affection nouvelle qui fut appelée la « rage des laboratoires ». Ces derniers présentaient les symptômes de paraplégie rabi-forme observés chez les lapins servant à la culture du virus pasteurien**.**    La Méthode Pasteur contre la rage par le Dr Xavier Raspail – 1888D’ailleurs, Pasteur allait lui-même signalé que pendant la période du 9 novembre 1885 au 30 décembre 1886, sur 18 malades vaccinés, neuf moururent dans les trois semaines suivant la morsure. Toujours sans considération de savoir si l’animal avait ou non la rage ! 

Pasteur parrain mafioso est désormais aux commandes!

En mars 1886, Pasteur allait encore monter dans l’escalade à la tricherie et à la manipulation, il se savait soutenu par des industriels qui se préparaient déjà à faire beaucoup d’argent sur le dos de vos aïeux et grands parents ! Il déclara officiellement au Dr Navarre : « Je n’admets pas qu’on discute désormais mes théories et ma méthode; je ne souffrirai pas qu’on vienne contrôler mes expériences. » !Pasteur venait d’inaugurer une nouvelle pratique désormais qu’il allait institutionnaliser, celle du mensonge scientifique, proféré avec impudence par des hommes de science auréolés d’un prestige usurpé.

le premier vaccin antirabique, un échec retentissant.

L’histoire n’a finalement retenu ce que l’on a décidé qu’elle retiendrait : le succès de ce vaccin, mais a oublié de dire qu’il avait multiplié les décès par la rage.En fait de triomphe, ce fut un échec retentissant mais savamment étouffé, un pétard bien mouillé, mais un premier apprentissage de l’art de cacher la vérité au sujet vaccinal.  Car il n’y a jamais eu de preuves scientifique apportée, ce que la médecine prétend toujours faire, et elle est la première à refuser de reconnaitre les médecines énergétiques qui faute de preuves scientifiques pourtant apportent des preuves visuelles de résultats. En plus pour la vaccination contre la rage,  jamais personne n’a pu prouver son efficacité. Tout d’abord parce qu’il était pratiquement impossible d’apporter la preuve que les chiens incriminés étaient atteints de la rage (aussi parce qu’on s’est bien gardé de les chercher) et ensuite parce que le nombre de vaccinés qui mouraient était trop élevé pour qu’on souhaitât en tenir compte. Léon Daudet a raconté l’horrible mort de six paysans russes mordus par un loup et vaccinés par Pasteur. À ce propos, l’écri­vain s’éleva à l’époque contre ce qu’il appela «la nouvelle morticoli » et publia une série d’articles sur le sujet. Quant au Pr. Michel Peter, de l’Académie de médecine, il a violemment critiqué les méthodes de Pasteur et a écrit au Dr Lutaud, rédacteur en chef du Journal de médecine de Paris:« Je suis d’accord avec vous sur tous les points: la médication de M. Pasteur, soi-disant préservatrice de la rage, est à la fois une erreur et un danger. »
Pour ce membre éminent de l’Académie de médecine, c’est pour des raisons « peu scientifiques » que Pasteur s’est efforcé de faire croire à la fréquence de la rage.En effet, Pasteur évoquait alors des centaines de cas de rage qui mettaient des vies en danger de mort. « Or, la rage chez l’homme, est une maladie rare, très rare. »le médecin qui rapporte ces mots déclare en avoir vu  deux cas, en trente-cinq ans de pratique hospitalière et civile, et tous ses collègues des urgences des hôpitaux, de la ville, comme de la campagne, comptent par unités et non par dizaines (encore moins par centaines), les cas de rage humaine qu’ils ont observés dans toute leur vie.

    Pour amplifier les bienfaits de sa méthode  et pour en masquer les insuccès,  M. Pasteur a intérêt à faire croire plus forte  la mortalité annuelle par la rage en France.  Mais ce ne sont point là les intérêts de la vérité. »     Ce procédé basé sur la peur sera repris plus tard   par les laboratoires qui fabriquent les vaccins   et par leurs complices.

Ref : ORIGINE DE LA VACCINE PAR J. AUSTRUY-          Le complexe médico-industriel pas Attac-          L’intox par Dr Bruno Donatini –          Les inventeurs de maladies par Jörg Blech  
Sources: 

Extraits de http://www.bienetravie.com/la-saga-de-pasteur-%E2%80%93-article-4/http://www.bienetravie.com/pasteur-article-5/

Comment le Mossad a traqué le « Boucher de Riga », l’assassin de 30 000 Juifs

Un livre passionnant raconte la mission sous couverture de “Mio” Meidad, qui a agi sans soutien pour rendre justice et contrer un projet allemand d’amnistie d’anciens nazis… version juive qui détient 99% de la presse !

Image tirée du film “The Mover” illustrant l’infâme massacre de Rumbula, en 1941.

LONDRES — En mars 1965, le Bundestag d’Allemagne de l’ouest a très largement rejeté une proposition visant à mettre un terme à la traque des criminels de guerre nazis et a introduire une période de prescription pour leurs crimes. 

Une vague d’opposition à ce projet avait éclos dans le monde entier les mois qui ont précédé le débat parlementaire. Des milliers de personnes étaient descendues dans les rues de Tel Aviv, à Toronto, à Los Angeles ou encore à Londres. Des lauréats de prix Nobel, des politiciens, des dramaturges et le futur Pape Benoît XVI ont fait entendre leurs voix en signe de protestation. Et en Allemagne, un débat amère et clivant a éclaté sur la manière dont le pays devrait expier ses crimes et dans quelle mesure la responsabilité collective du pays était engagée.

Au même moment, un autre effort avait également été lancé pour faire dérailler les propositions allemandes. Conçu dans le plus grand secret par les dirigeants des renseignements israéliens et approuvé par le Premier ministre Levi Eshkol, cet effort visait à focaliser l’attention du monde sur les centaines, si ce n’est milliers, de criminels jamais jugés et condamnés – et qui ne l’auraient jamais été si le Bundestag avait approuvé la loi. 

Il s’agissait aussi d’un projet dans lequel Israël lui-même agirait en tant que juge, jury et exécuteur. Il a été décidé que le Mossad, l’agence de renseignement israélienne, traquerait et tuerait Herberts Cukurs — le « Boucher de Riga » – qui a été accusé d’être personnellement responsable de la mort d’au moins 30 000 Juifs lettons.

 

Herberts Cukurs, le boucher de Riga.

L’assassinat de Cukurs, qu’Israël n’a pas revendiqué, allait permettre de faire parler de ces terribles crimes et de les punir. Cela constituerait aussi un avertissement sur le type de justice qui serait appliquée si l’Allemagne accordait une amnistie aux criminels de guerre.

La mission visant à tuer Cukurs est racontée par le journaliste et auteur Stephan Talty dans son nouveau livre Le bon assassin : La traque du Boucher de Lettonie par le Mossad. Le livre est écrit avec brio, suspense et compte, parfois, des moments déchirants. Il fait traverser les continents, en partant des « terres ensanglantées » de l’Europe de l’Est jusqu’aux jungles de l’Amérique du Sud. 

Au centre de l’histoire, on retrouve deux hommes : Cukurs et l’agent sous couverture envoyé par le Mossad pour le piéger, Yaakov « Mio » Meidad.

Connu au sein de l’agence comme « l’homme aux cent identifiés », Meidad était un Juif né en Allemagne dont les parents ont péri dans les camps de concentration. Il avait aidé à l’enlèvement d’Adolf Eichmann pour le faire juger en Israël.

Talty, qui a entendu parler pour la première fois de l’histoire de la mission en lisant le livre de Ronen Bergman Lève-toi et tue le premier : l’histoire secrète des assassinats ciblés d’Israël, a été fasciné par Cukurs et Meidad, mais aussi par les événements qui les ont conduits à entrer en contact. 

« C’était l’idée que ces deux personnes existaient, de chaque côté de ce terrible moment de l’histoire, et qu’ils ont fini par se rencontrer. Mio a dû tisser une amitié avec quelqu’un qui incarnait le visage des ‘hommes ordinaires’ de la Shoah », a expliqué Talty au Times of Israël.

Le « Lindbergh letton » va en Terre sainte

Cukurs était, comme l’a ensuite écrit un survivant, « rempli de terribles contradictions ». Connu comme « le Lindbergh letton », l’aviateur était devenu un héros national dans le pays balte d’avant-guerre. Il était réputé pour sa fougue et son audace. 

Stephan Talty, l’auteur du livre Le bon assassin : la traque du boucher de Lettonie par le Mossad. (Natacha Vilceus)

« En réalité, j’ai moi-même admiré le Cukurs d’avant-guerre », a reconnu Talty. « Il était vraiment le type d’aventurier qui non seulement construisait ses propres avions, mais qui rêve de voyages et de grandes odyssées. » 

Ces voyages l’ont conduit à s’envoler en 1933 de la Lettonie à la colonie britannique africaine de Gambie dans un avion avec un cockpit ouvert qu’il avait assemblé à l’aide de pièces détachées. 

Six ans plus tard, en décembre 1939, il est revenu d’une autre expédition, un vol de 4 667 kilomètres en Palestine – qui charmera le club juif de Riga, avec une présentation, agrémentée de photos, décrivant les vues, les sons et les senteurs de Tel Aviv, Jérusalem, Bethléem, Petah Tikva et Rishon LeZion.

« Je me souviens comment Cukurs s’exprimait avec émerveillement, étonnement, et même enthousiasme, au sujet du projet sioniste en Israël », s’est ensuite souvenu un jeune homme juif présent lors de la soirée.

Ce n’était pas la seule indication que, si l’on met de côté son vif nationalisme et ses remarques antisémites occasionnelles, Cukurs, comme l’a ensuite écrit un Juif letton, n’était « pas vraiment considéré comme quelqu’un qui détestait les Juifs ». À titre d’exemple, il était souvent vu avec des intellectuels juifs dans des cafés de Riga

.

Herberts Cukurs en Gambie, en 1933.

L’intérêt de Talty pour Cukurs a, en partie, été suscité par son parcours. « Je voulais savoir », a-t-il remarqué « ce qui avait changé en lui pour qu’il devienne une bête, un monstre ». 

Cette description est totalement pertinente. Comme Yosef Yarof, le chef du département des opérations spéciales du Mossad, l’a expliqué à Meidad quand il lui a exposé sa mission : Cukurs n’était pas « un assassin de bureau comme Eichmann ». Parmi ceux qui connaissaient sa réputation, le simple fait de mentionner le nom de Cukurs pouvait provoquer une réaction physique. Quand les chefs des renseignements israéliens ont commencé à discuter des cibles potentielles, une liste de noms a été lue à haute voix. Le général Aharon Yariv, le chef du Renseignement militaire, s’est effondré quand il a entendu le nom de l’homme qui avait tué plusieurs de ses proches et amis. 

Le massacre de la plage de Skede en Lettonie, où 2 700 Juifs ont été abattus en trois jours, en décembre 1941. (Domaine public)

Les crimes de Cukurs avaient été commis exactement 25 ans auparavant.

Les nazis comme « libérateurs » ; les Juifs comme un « ennemi intérieur »

Selon les termes secrets du Pacte Molotov-Ribbentrop, les Soviétiques ont étouffé les velléités d’indépendance de la Lettonie et l’ont brutalement occupée à partir de l’été 1940. 

Un an plus tard, une deuxième tragédie a affecté les États baltes, avec l’invasion allemande de l’Union soviétique, qui a conduit la Lettonie à passer sous contrôle nazi. Certains des concitoyens de Cukurs ont perçu les nazis comme des libérateurs ; une vision qui n’était pas partagée par leurs voisins juifs terrifiés.

Aucune pitié et aucun compromis. Aucune tribu juive de vipères ne doit être autorisée à se dresser de nouveau

En quelques heures, la presse, maintenant contrôlée par l’Allemagne, a commencé à diffuser le mensonge vicieux que les Juifs lettons étaient « l’ennemi de l’intérieur », celui qui avait trahi leur pays en faveur des Soviétiques et participé aux atrocités que l’Armée rouge avait commises. « Il ne faut faire preuve d’aucune pitié et d’aucun compromis. Aucune tribu juive de vipères ne doit être autorisée à se dresser de nouveau », notait un journal. 

De fait, il n’y a eu aucune pitié. « Riga est devenu un enclos dans lequel les Juifs étaient traqués – cela tel un sport, mais également pour en tirer des bénéfices, et Hebert Cukurs fut un joueur enthousiaste », écrit Talty.

Cukurs n’était pas un petit « joueur » – il est devenu le commandant en second du tristement célèbre Arājs Kommando – un groupe paramilitaire letton qui a largement participé au massacre des Juifs du pays. 

La propagande nazie antisémite en Lettonie, à l’été 1941.

Des témoins ont ensuite raconté la brutalité de Cukurs. L’un d’eux s’est souvenu de lui dans le ghetto où les Juifs de Riga étaient parqués « en train de rire diaboliquement… tuant des gens comme un chasseur dans le bois ». Un autre s’en est rappelé dans la tristement célèbre villa du numéro 19 de la rue Waldemars, où l’Arājs Kommando organisait des fêtes alcoolisées et sauvages lors desquelles ils torturaient et assassinaient des Juifs. 

Max Tukacier, un jeune Juif qui connaissait Cukurs depuis plus de dix ans et qui a été conduit à cette maison, a vu l’aviateur « battre à mort 10 à 15 personnes ». Et Cukurs a été enregistré donnant des ordres lors du massacre de Rumbula, les 30 novembre et 8 décembre 1941, lors duquel environ 25 000 Juifs ont été assassinés dans ou à proximité de la forêt de Rumbula. 

Après avoir participé aux massacres de Riga, Cukurs et ses hommes ont voyagé dans des villes, villages et localités à travers la Lettonie pour aider à rassembler et assassiner des Juifs. En l’espace de cinq mois, 60 000 Juifs lettons ont péri. Comme l’écrit Talty, le petit dossier que le Mossad avait sur Cukurs était très fin, et les témoins oculaires si peu nombreux, précisément parce qu’il avait été très méticuleux, avec l’Arājs Kommando, pour assister les nazis dans leur massacre.

Des membres d’une milice lettone rassemble un groupe de femmes juives pour les exécuter sur une plage à proximité de Liepāja, le 15 décembre 1941. (Bundesarchiv bild)

« L’incarnation de l’humanité »

Mais l’aspect le plus extraordinaire – et peut-être unique – de l’histoire de Cukurs est ce qui s’est passé ensuite. Comme beaucoup d’autres criminels de guerre, le Letton a « suivi les rats » et s’est enfui en Amérique du Sud après la guerre. Mais, contrairement aux autres assassins de masse, Cukurs est arrivé au Brésil sous son vrai nom – et il a ensuite presque immédiatement cherché à rencontrer des membres de la communauté juive du pays. Cukurs s’est présenté à la fois comme un exilé politique qui avait été ciblé par les Communistes et un homme qui avait sauvé des Juifs pendant la Shoah.

Alors que Cukurs a assidûment courtisé les Juifs de Rio, son passé a commencé à le rattraper. De retour en Europe, de jeunes comités juifs chargés de traquer les criminels de guerre en fuite ont constitué un dossier sur l’aviateur d’avant-guerre devenu meurtrier de masse. Dans les semaines qui ont suivi son arrivée, les rapports sur les premières observations possibles de Cukurs à Rio ont fait chemin vers Londres. Le lent et laborieux processus de confirmation de ces rapports a alors commencé.

« Le Boucher de Riga », Herberts Cukurs, était un aviateur nationalement célébré avant de rejoindre des escadrons de la mort pendant la Shoah. (Capture d’écran : YouTube)

Pendant ce temps, Cukurs a continué à prospérer et à promouvoir sa personne. Il a même accordé une interview au magazine le plus vendu du Brésil – qui a paru sous le titre « Des pays baltes au Brésil » – dans laquelle il était décrit comme « l’incarnation de l’humanité ». En 1950, cependant, la vérité – que Cukurs n’était rien de tel – a commencé à faire jour chez certains de ses nouveaux amis à Rio.

Bien que les efforts de la communauté juive pour le faire extrader et traduire en justice aient échoué face à l’indifférence des responsables brésiliens, les protestations ont entraîné l’effondrement de l’entreprise florissante de Cukurs et la famille a été contrainte de quitter Rio. Lorsque le Mossad a jeté son dévolu sur lui, une décennie plus tard, Cukurs était déjà très affaibli, dirigeant tranquillement une petite entreprise de location de bateaux et de taxis aériens près de São Paulo.

L’ambition démesurée de Cukurs a été à l’origine de son ascension et de sa chute ultime. Ce ne sont pas seulement ses crimes odieux qui ont fait de lui une cible en 1965, mais le fait qu’il ait laissé une piste si facile à suivre pour le Mossad.

« Il aurait pu avoir une très bonne vie à Rio s’il n’avait pas relevé la tête comme il l’a fait », dit Talty. « Je pense que son narcissisme était si central dans son personnage qu’il n’a pas pu y résister. »

Des auxiliaires de la police lettone participe au rassemblement de Juifs en Lettonie en 1941.

Alors que d’autres, comme Adolf Eichmann et Josef Mengele, étaient « très soucieux de mener une vie très banale », poursuit l’auteur, il a le sentiment qu’Herberts Cukurs « était né pour le monde et qu’il avait besoin d’une sorte d’histoire héroïque autour de sa vie pour lui donner un sens ».

Cette « malédiction », estime Talty, a conduit à la chute de Cukurs.

L’épreuve de force psychologique

Si les faits de Cukurs à Rio ont pu être téméraires, il n’a pas été idiot. Comme l’explique Talty, la mission du Mossad n’est « pas une histoire d’actions » mais s’apparente davantage à un thriller psychologique tendu qui oppose Cukurs à l’homme que l’agence a envoyé pour le piéger.

Meidad lui-même, dit Talty, était très « anti-James Bond » et « semblait n’être pleinement vivant » que lorsqu’il était sous couverture.

Yaakov ‘Mio’ Meidad pendant son service au Mossad.

« Quand il était dans le personnage de quelqu’un d’autre, il était beaucoup plus sûr de lui, beaucoup plus affirmé… qu’il ne l’était dans la vraie vie », dit Talty.

L’Israélien a joué à la perfection le rôle d’Anton Kuenzle, un homme d’affaires autrichien prospère mais abattu qui se liera d’amitié avec Cukurs et l’attirera vers sa mort. Cette perfection était cependant nécessaire, car la mission ne laissait aucune place à l’erreur.

De manière tout à fait inhabituelle, Meidad, sur sa propre insistance, a travaillé au Brésil sans aucun renfort ni plan B. La décision, écrit Talty, « s’est écartée sauvagement de sa méthodologie précise et très germanique ; c’était comme s’il avait abandonné 20 ans d’espionnage pour s’en prendre à Cukurs ».

La famille de Meidad et ses anciens collègues ont insisté auprès de Talty sur le fait que cette mission avait été « personnelle » pour lui. 

« Je pense qu’il s’est réellement délecté de cette confrontation directe avec un criminel de la Shoah », explique Talty. « Il a considéré cela comme le test ultime de tout ce qu’il avait pu être en tant qu’agent secret… Il voulait tromper Cukurs et le faire tomber. » 

« Cukurs incarnait une cible très difficile à atteindre parce qu’il était non seulement paranoïaque, mais également intelligent et tout à fait capable d’anticiper ce que pourrait faire un agent israélien », continue Talty. « Cela a été une guerre éminemment psychologique, et je pense que Cukurs était son égal en cela. »

Les lignes sont tracées

D’un côté de la ligne de front, il y avait Cukurs, qui cherchait en permanence à tenter de déterminer si Kuenzle était réellement qui il prétendait être. Pour ce faire, il avait défié ce dernier lors d’un concours de tir qui avait opposé les deux hommes dans une plantation reculée et située au beau milieu de l’arrière-pays brésilien, pour vérifier la véracité des récits de Kuenzle, qui avait raconté avoir servi sur le front oriental pendant la Seconde Guerre mondiale.

De l’autre côté de la ligne de front, il y avait Meidad, qui devait non seulement endormir les soupçons nourris par Cukurs mais également trouver l’appât qui permettrait le plus sûrement de le faire tomber dans le piège. Et il devait exceller en cela, dit Talty. 

« Il éprouvait une certaine empathie envers Cukurs et son parcours, et envers la négligence que ce dernier avait affiché au moment de leur rencontre, alors qu’il avait manifestement renoncé à être la hauteur du personnage dont il avait rêvé pour lui-même », explique Talty

.

Le criminel de guerre nazi Herberts Cukurs est célébré par certains comme un héros national en Lettonie car il s’est opposé aux forces russes. (Capture d’écran YouTube)

La perspective qu’avait fait miroiter Meidad aux yeux de Cukurs – retrouver sa richesse perdue et le respect par le biais d’un partenariat commercial – devait finalement mener au dénouement sanglant de la mission dans une habitation de Montevideo où une petite équipe du Mossad montait la garde. 

Il en a toutefois fallu de peu. Une combinaison de la paranoïa toujours vigilante de Cukurs, de malchance, ainsi que de la réticence affichée par une partie de l’équipe du Mossad à croire qu’il pourrait être si difficile de tuer un homme de 65 ans esseulé ont manqué d’entraîner un désastre.

« C’était le cauchemar de Mio », remarque Talty. « Il y a eu une sorte de rupture entre lui et les Sabras [dans l’équipe du Mossad] en cela qu’ils croyaient qu’ils pourrait gérer toutes les situations dans le cadre des missions qui leur étaient assignées, et lui se démarquait d’eux en affirmant que l’homme était un formidable adversaire physique. »

Ce n’est que lorsque les hommes du Mossad se sont retrouvés face à face avec Cukurs – qui, comme l’avait ultérieurement dit Meidad, « a combattu comme un animal sauvage qui aurait été blessé » – qu’ils ont réalisé combien ces mises en garde avaient été prophétiques. 

Un déluge de sang pour recouvrir les traces 

Ce n’est pas un hasard si la réponse à la question qui avait de prime abord fait naître l’intérêt de Talty pour l’histoire de Cukurs – Qu’est-ce qui avait bien pu amener un aviateur aventurier à devenir un meurtrier de masse ? – a finalement été apportée par un survivant. 

Zelma Shepshelovich, quand elle était jeune.

Zelma Shepshelovich, une personnalité admirable dont le livre de Talty raconte également l’histoire, n’a cessé, après la guerre, de tenter d’obtenir justice pour sa famille assassinée et pour les milliers d’autres Juifs lettons morts à ses côtés. 

En 1979, elle est apparue en tant que témoin de l’accusation lors du procès, à Hamburg, de Viktor Arājs, commandant du bataillon paramilitaire dont Cukurs avait été un membre acharné. À la barre, Arājs avait révélé que Cukurs avait collaboré avec les Soviétiques pendant leur courte occupation du pays, avant l’invasion nazie. Terrifié d’être découvert et des conséquences sanglantes qui pourraient suivre, Cukurs avait cherché à brouiller les pistes en rejoignant la bande d’assassins d’Arājs.

Comme l’écrit Talty : « Ce n’était pas, après tout, un antisémitisme profondément ancré en lui qui a motivé l’ancien aviateur. Il a trahi les Juifs parce que, le cas échéant, il aurait été probablement assassiné à leurs côtés. Le sacrifice de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants était nécessaire pour qu’il puisse continuer à vivre. » 

Cukurs n’est pas un cas unique. Mais en Lettonie, un pays sans antécédents de pogroms qui a été considéré par certains comme un sanctuaire dans les années 1930, il est en finalement venu à symboliser ce que Talty désigne comme « la double croix qui a piégé les Juifs ».

Pour les Juifs en péril, la vitesse et le vice du soudain retournement de nombreux amis, de voisins et de compatriotes à leur encontre ont été palpables.

Il est impossible – Talty le reconnaît – de prouver si l’information de la mort de Cukurs a modifié les esprits lorsque le Bundestag a rejeté la proposition d’amnistie au cours du printemps 1955.

Janis Vabulis, également appelé ‘Nank’, l’homme qui a sauvé Zelma Shepshelovich. (Naomi Ahimeir)

« Je veux croire que cela a joué un rôle psychologique en donnant un visage à la Shoah, mais je ne peux pas apporter des sources qui viennent soutenir cette hypothèse », explique Talt. « Mais cela a très certainement fait partie d’un mouvement qui a réévalué ce qui est arrivé pendant la Shoah en Allemagne, et je pense que cela a été important pour cette raison. » 

Talty reconnaît que la décision prise par le Mossad de tuer Cukurs et de ne pas le conduire devant les juges a eu une conséquence inattendue. L’effort livré, ces dernières années, par les nationalistes lettons qui ont tenté de réhabiliter l’ancien héros national a exploité le fait qu’il n’avait jamais été condamné pour crime de guerre par un jury.

Il y a néanmoins une lueur d’espoir dans le récit fait par Talty de cette histoire sombre. Elle s’incarne à travers Jānis Alexander Vabulis, un jeune fonctionnaire tombé amoureux de Shepshelovich et qui — à ses grands risques et péril – l’a accueillie chez lui pendant toute la durée de la guerre. 

« Je pense qu’il représente un certain pourcentage de Lettons qui sont sortis des sentiers battus et qui ont aidé les Juifs », suggère Talty. « J’ai découvert un grand nombre de témoignages sur des Juifs qui s’abritaient dans des fermes, avec des familles très religieuses et très chrétiennes qui les recueillaient aussitôt. » 

La religion, n’est pas un choix mais une obligation sociale… imposée par des dictateurs…
aucune religion, aucun dieu ne mérite notre mort.

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