BIO

Agriculture bio, essayons d’être objectifs…

Il faudra que le consommateur accepte de rémunérer à leur juste valeur le travail, les compétences, les contraintes supplémentaires que le producteur bio devra affronter afin que la population puisse continuer à être alimentée.

En ces temps où l’écologie supplante l’actualité, où le manque de rigueur écologique est accusé par certains de favoriser la propagation du Covid-19, il serait bon que chacun relativise les penchants idéologiques pour examiner posément et sans a priori tout sujet de société pour le bénéfice de tous.

Un des sujets les plus persistants est la campagne permanente en faveur de la production biologique en agriculture. La majorité des communications sur le sujet émane majoritairement d’associations, et, relayée par les médias, tend à démontrer que le bio est la seule solution pour garantir la santé des consommateurs et préserver l’avenir de la planète.

Il convient donc d’en évoquer tous les aspects pour tenter d’avoir une vision objective de ce qui est positif, ce qui est réaliste et s’approcher de la vérité sans parti pris.

Le principe même du bio est de s’interdire d’utiliser ce que ses partisans nomment des pesticides, c’est-à-dire des produits de fertilisation ou de protection obtenus par synthèse chimique.

CONSOMMER BIO POUR SE PRÉSERVER DES RÉSIDUS DE PESTICIDES

La communication en faveur de la production bio tend toujours à faire croire qu’elle n’utilise pas de pesticides, mais elle occulte le fait que celle-ci ne peut se passer de protéger ses cultures des prédateurs, des maladies en particulier cryptogamiques.

Il ne faut pas oublier que la grande famine en Irlande de 1845 à 1852 a été provoquée par le mildiou qui avait détruit les récoltes de pommes de terre avant que soit découverte leur protection grâce au sulfate de cuivre, fongicide aujourd’hui autorisé et utilisé en agriculture bio. L’inconvénient du traitement au cuivre est qu’il doit être renouvelé sitôt une pluie, le mildiou devant être combattu préventivement.

Il existe 76 molécules de base autorisées en agriculture biologique et disponibles en 310 formulations commerciales. Il faut préciser que ces molécules, majoritairement d’origine « naturelle » comme le présentent les partisans du bio, sont des composés bio-actifs d’origine :

  • animale : adoxophyes orana ;
  • bactérienne : pseudonomas ;
  • végétale : huiles de colza, huiles essentielles ; mais aussi issues du pétrole : huile de paraffine, de vaseline. L’huile de neem, issue du margousier, est autorisée depuis 2011 par l’UE, elle n’est que d’usage dérogatoire temporaire spécifique en France ;
  • micro-organique : virus CpGV, bacillus, trichoderma ;
  • Minérale : cuivre, soufre, kaolin.

La principale argumentation en faveur de la production bio est que les produits d’origine naturelle sont moins dangereux que les pesticides utilisés en agriculture conventionnelle. Il n’en reste pas moins que la roténone, entrant dans la composition de nombreux insecticides, est issue d’une plante tropicale et a été utilisée en agriculture bio jusqu’en 2011, date à laquelle elle a été interdite.

Comment prétendre qu’un produit d’origine naturelle puisse de facto être moins dangereux qu’une molécule chimique de synthèse ? La ciguë, l’amanite phalloïdel’if sont des produits on ne peut plus naturels et on ne peut plus mortels ! Cependant, le taxotere, médicament tiré de l’if commun est un médicament reconnu contre le cancer.

Afin d’être rationnel, il convient de déterminer les résidus de ces produits que l’on peut consommer dans notre alimentation. On ne peut objectivement retenir que les études émanant d’organismes officiels afin d’éviter une présentation orientée du sujet.

À cette fin, le graphique suivant issu d’une étude de l’EFSA est significatif. (MRL= Limite légale maxi de résidus).

Le considérable effort des producteurs bio se traduit par une diminution des résidus de produits de protection des récoltes dans les produits destinés aux consommateurs.

Cela confirme qu’au total, 37,4 % des produits analysés n’ont aucune trace de résidu détectable.

Pour être complète, cette comparaison aurait dû mentionner la proportion de productions biologiques et conventionnelles ne comportant pas de trace de résidu.

FAUT-IL IMPOSER L’AGRICULTURE BIO ?

Au vu des résultats de cette étude, qui mériterait d’être multipliée, il est évident que le bénéfice sanitaire ne peut être contesté.

Une étude du Rodale Institute, organisme (non lucratif ?) de promotion de la production bio en Pennsylvanie ne peut qu’inciter les agriculteurs à changer leurs méthodes de culture pour se convertir au bio :

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Les agriculteurs ont démontré leur formidable faculté d’adaptation, de productivité économique. En un demi-siècle, malgré leur nombre qui a été divisé par trois, ils ont réussi à faire baisser des deux-tiers la part du coût alimentaire dans le budget des ménages. Cela a été permis par la formidable progression de la mécanisation, de la génétique, de la chimie. Un agriculteur qui produisait dans les années 1960 pour nourrir huit personnes en nourrit aujourd’hui 80.

Malgré l’effort médiatique effréné pour promouvoir la production bio, et si les résultats du Rodale Institute étaient crédibles, pourquoi les agriculteurs ne se précipitent-ils pas vers ce type de production ?

Au vu de leurs performances précitées, c’est sans doute qu’existent des raisons qui ne sont pas portées à la connaissance du grand public. En effet, en 2019 seulement 41 600 exploitations sont engagées en bio sur un total de 448 500 pour une superficie de deux millions d’hectares sur une SAU totale d’environ 30 millions d’hectares. Certes, la progression a tendance à s’accélérer, comme en témoigne le graphique suivant :

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Mais si la production bio ne représente qu’environ 7 % des surfaces cultivées, et moins de 10 % des exploitations, c’est que des raisons majeures, relevant de diverses causes empêchent les agriculteurs de se convertir. Tout d’abord, il convient de comparer les résultats du Rodale Institute à des données statistiques d’organismes officiels a priori plus indépendants :

La première constatation est une baisse conséquente des rendements, notamment en céréales, où l’agriculture bio a le plus de difficultés à s’implanter du fait de la limitation des fertilisations azotées à lutter contre les adventices. Toutefois, ce handicap est contrebalancé par une économie d’intrants et dans les systèmes d’élevage extensifs, où les résultats économiques peuvent être plus favorables.
La production bio est beaucoup moins aidée en France : les subventions par Unité de Travail Annuel sont minorées par rapport à d’autres autres pays de la CEE.

DES DIFFICULTÉS MÉCONNUES

Les aides spécifiques à la production bio ont subi d’importants retards de paiement en France : dans une intervention au Sénat, madame Élisabeth Doineau rapportait des propos de la FNAB (Fédération Nationale d’Agriculture Biologique) selon lesquels « 25 % des aides 2016, 50 % des aides 2017 et 100 % des aides bio 2018 n’ont toujours pas été versées et aucune réponse n’a été apportée à sa saisine. »

En 2001, les CTE Bio (Contrats Territoriaux d’Exploitation) attribuaient des subventions conséquentes pour la conversion à l’agriculture bio en contrepartie d’un engagement de cinq ans. La très grande majorité des exploitants contractuels ont attendu avec impatience la fin des cinq années pour retourner au conventionnel afin de ne pas avoir à rembourser la totalité des aides perçues. La promotion de la production bio ne fait jamais état des dé-conversions et il est très difficile de trouver des données sur ce sujet ; ce site révèle un tableau de l’agence Bio :

Il cite aussi : « L’abandon de certaines exploitations est également visible sur les statistiques de l’Agence : dans le Morbihan, le nombre des exploitants a chuté de 36 à 20 entre 2013 et 2014. En Meurthe-et- Moselle, il est tombé de 9 à 4 (2013-2014), en Mayenne, de 21 à 16 (2012-2013), dans la Loire, de 19 à 12 (2013-2014), en Ille-et-Vilaine, de 45 à 31 (2014-2015), en Corrèze, de 17 à 13 (2012-2013), etc. »

Ceci confirme que la réalité de la culture biologique est différente ; si des exploitants abandonnent ce type de culture, c’est qu’ils y sont contraints par des raisons majeures. Certes, il peut y avoir parmi eux des départs à la retraite dont les repreneurs ne souhaitent pas entrer dans ce type de production, mais le plus souvent, il s’agit de contraintes culturales ou économiques.

Comme pour les CTE précités, la difficulté de contrôler les adventices, de protéger les semis contre les corbeaux ou les palombes (semences non enrobées de phytos) la prolifération de plantes parasites (ambroisie, daturas, etc.) ne peuvent trouver de solution. En effet, le seul moyen de lutter contre les adventices est le binage ou l’arrachage manuel des plantes concurrentes.

Ceci est possible en bio sur de petites surfaces, mais impossible à réaliser sur de grandes surfaces. Personne n’accepterait d’arracher du datura à la main sur 20 hectares ou plus, de tournesols, et seulement quelques plantes oubliées suffisent à rendre la récolte impropre à la commercialisation par une toxicité de contact dans les machines de récolte.

Par contre, l’utilisation en conventionnel d’herbicides sélectifs permet, pour un coût modique et un temps de travail très limité de détruire totalement ces plantes néfastes, sans perturber la culture.

La pratique de l’agriculture bio nécessite la conjonction de plusieurs facteurs concomitants :

  • une vocation bien ancrée pour affronter les difficultés de la méthode ;
  • une formation technique encore plus pointue (la vulgarisation doit être améliorée) ;
  • un terroir adapté (les terrains argileux ou non drainants sont déconseillés) ;
  • un micro climat favorable (l’humidité persistante est favorable aux maladies cryptogamiques) ;
  • la proximité de débouchés vers une consommation directe pour garder le maximum de valeur ajoutée.

Réunir tous ces éléments peut aussi expliquer la difficulté à s’engager.

UNE SOURCE D’EMPLOIS ?

Les promoteurs de la production bio mettent en avant la création d’emplois. Il est évident qu’actuellement, sans les aides spécifiques qui lui sont accordées (l’engagement de l’aide au maintien devient annuel), l’équilibre financier des exploitations serait compromis.

Comme près du tiers des produits bio consommés est importé, les producteurs français se trouvent en concurrence avec des producteurs d’autres pays où les charges sociales et environnementales sont moindres, au grand dam de leur compétitivité et de leur rémunération. Et on retrouve ici la problématique des prix agricoles qui devraient être calculés à partir du prix de revient, afin de garantir aux agriculteurs un revenu décent.

Même si la rémunération du travail agricole était à parité avec les autres catégories sociales, il paraît peu probable que la main-d’œuvre se précipite pour arracher des adventices à la main ! L’exemple récent de l’appel du ministre de l’Agriculture pendant le confinement est édifiant, comme le précise ce fraisiculteur : « 20 candidats, 10 se présentent, 3 sont encore là à la fin de la semaine. »

PROTÉGER LA SANTÉ

C’est bien évidemment l’objectif principal incontournable et incontestable au vu de l’étude des résidus précitée.

Pour autant, faut-il être aussi formel ? Un peu d’objectivité nous oblige à considérer certaines évidences : dans les pays qui par manque d’autres moyens (fertilisants, phytos, mécanisation) pratiquent une agriculture de subsistance plus bio que bio, l’espérance de vie moyenne est de 50 ans, et c’est justement là que la malnutrition est la plus fréquente.

En France, l’espérance de vie est de plus de 80 ans. Le rapport Agrican a dévoilé dans une étude menée sur une cohorte de 180 000 agriculteurs, comparée aux registres généraux de la population, une moyenne des causes de décès dans la cohorte inférieure de 28,5 %, confirmant ainsi l’espérance de vie plus importante au sein de la cohorte agricole par rapport à la population générale.

LA PRODUCTION BIO PEUT-ELLE NOURRIR LE MONDE ?

Cette assertion, abondamment relayée par les partisans de l’agriculture bio est à relativiser.

La productivité des pays est corrélée à la capacité d’investissements technologiques et d’utilisation de l’eau, de la mécanisation, de la génétique, de la chimie. La productivité des meilleurs ne peut que risquer de diminuer par la raréfaction des ressources énergétiques et le changement climatique actuel. La productivité des  moins bons pourrait être améliorée par la possibilité d’introduire des méthodes qui ont amené les meilleurs à leur taux actuel, mais ce serait au détriment de la pérennité des ressources.

Une étude publiée en 2006 prétend qu’en appliquant à l’ensemble des fermes du monde le taux de rendement les plus bas des pays développés on obtiendrait une production de 2641 calories par personnE et par jour, juste en dessous de la moyenne production mondiale actuelle.

En opposition, si on appliquait le taux de rendement des pays développés aux pays riches et leur propre taux de rendement aux pays en voie de développement, on obtiendrait une production de 4831 kilocalories par personne et par jour.

Vouloir extrapoler les rendements de l’agriculture bio des pays développés dans ceux en voie de développement reste hasardeux tant sont différentes les conditions de climat, de formation agronomique, de fertilité des sols et de disponibilité de biomasse et d’eau, garantes de la fertilité des sols. Les grands handicaps de la production bio sont la faiblesse des rendements et la difficulté à protéger les récoltes contre les maladies, les ravageurs et les adventices.

D’ABORD RÉMUNÉRER LE PAYSAN…

Lors de la conférence de février 2012 à Nuremberg, Mr André LEU Président d’IFOAM, disait (p6) :

« Le monde compte environ un milliard de personnes sous-alimentées. La majorité d’entre elles sont de petits propriétaires fermiers. L’objectif crucial de millions de petits fermiers est de nourrir leurs familles. Ils ont besoin de sécurité alimentaire, et ceci en mettant de la nourriture sur la table en premier. »

Ceci résume le problème mondial de la faim dans le monde. Chacun veut occulter que le plus important dans la vie, et nous l’avons bien constaté pendant le confinement, est de manger tous les jours. Et pour ce faire, il faut que le début de la chaîne puisse exister.

Voltaire disait au XVIIIe siècle : « On a trouvé, en bonne politique, le secret de faire mourir de faim ceux qui en cultivant la terre, nourrissent les autres ».

Deux siècles et demi plus tard, les agriculteurs sont la catégorie sociale fournissant le plus grand nombre d’heures de travail, qui est la moins bien rémunérée et dont le nombre décroît le plus rapidement.

Vouloir imposer aux agriculteurs de renoncer à tout ce qui a permis de produire une nourriture abondante et malgré tout de qualité, en témoigne notre longévité, pour imposer des pratiques culturales du XIXe siècle ne réglera pas tous les problèmes. Même si nous revenions à la traction animale, il s’en trouverait certains pour accuser les paysans de maltraitance animale…

Alors, si la société veut promouvoir la production biologique, pour le bien commun et en assurer sa pérennité, il faudra que le consommateur accepte de rémunérer à leur juste valeur le travail, les compétences, les contraintes supplémentaires que le producteur bio devra affronter afin que la population puisse continuer à être alimentée.

L’eau biodynamisée de la Fontaine Mélusine :
une solution pour notre corps et notre planète.

Je me présente, Philippe BERGERAT, je suis distributeur officiel des Fontaines Aqua Dyn Auroville, un passionné du vivant et de la VIE. Après un cursus traditionnel et cartésien (Ingénieur en aéronautique), je suis tombé par hasard dans l’univers magnifique de l’eau. J’ai acquis, il y a une vingtaine d’années un petit osmoseur, car j’étais déjà conscient de l’importance de la qualité de l’eau mais ne fus pas totalement satisfait. Puis une amie m’a conseillé la fontaine Mélusine de la société Aqua Dyn Auroville et là, je vis vraiment la différence.

Cette fontaine est fabriquée depuis 25 ans, par la société Aqua Dyn, à Auroville en Inde, haut lieu spirituel et ayurvédique. Dans l’approche quantique, en installant une fontaine Mélusine, mon lieu de vie est en connexion avec Auroville (et ceci sans prendre l’avion !!!).

C’est la seule fontaine à proposer les 4 étapes suivantes :

  • PURIFICATION : charbon actif, sédiment, osmose inverse ou ultrafiltration (depuis juillet 2019)
  • BIO-DYNAMISATION : haute fréquence, cire d’abeille sauvage d’Auroville, reminéralisation par électrode (Argent ou Or-Cuivre-Argent)
  • Informations son et lumière
  • Oligo-éléments.

Très longtemps la science s’est focalisée sur la structure physico-chimique de l’eau, c’est une première analyse et vision, mais avec les découvertes des docteurs Claudine et Dang VINH LUU et bien d’autres, la communauté scientifique découvre que l’eau possède 5 structures (monomère, dimère, trimère, tétramère et pentamère). L’eau de la fontaine Mélusine contient une proportion importante d’eau trimère bénéfique pour le vivant.

Voici quelques témoignages sans valeur scientifique du bienfait de cette eau qui devrait être qualifiée : d’eau santé.

Ils donnent des orientations et des pistes pour sortir de certaines situations sans issue ou avoir une meilleure qualité de vie :

  • Une femme ménopausée de 65 ans s’est mise à boire cette eau biodynamisée et sa décalcification liée à son âge (ostéoporose) a presque disparue et cette femme a retrouvé vitalité et dynamisme.
  • L’utilisation d’une eau biodynamisée dans le maraichage permet d’augmenter la production de 40 % et de réduire la consommation d’eau de 20 %.
  • L’eau biodynamisée utilisée dans les élevages permet de mieux respecter les animaux et de diminuer le stress. Plus besoin de couper le bec des poules ou la queue de cochons, les animaux sont moins agressifs.
  • Une femme sujet à l’EHS (Electro Hyper Sensibilité) a vu ses symptômes disparaitre en buvant cette eau. Elle a fait le lien car après 4 ans de bons et loyaux services sa fontaine tomba en panne et dans les jours qui suivirent ses symptômes sont revenus. Elle a fait réparer sa fontaine et après quelques jours, ses symptômes ont disparu !!

Fort de ce témoignage, j’ai rencontré un spécialiste français des interférences entre les métaux et le corps humain (par exemple le plombage au mercure !!!) pour l’informer des propriétés de cette eau biodynamisée. Il m’a alors proposé de faire un test en direct. Il mit dans ma main droite un plombage au mercure et appliqua le test musculaire de kinésiologie, je n’arrivai pas à tenir fermer mon pouce et mon index. Jusqu’à présent tout était normal, le mercure de l’amalgame venait perturber ma force musculaire. Il alla sur sa paillasse, imbiba un papier de quelques gouttes d’eau biodynamisée et là à sa grande surprise ma pince « doigtée » (pouce et index) resta fermée, il essaya de toutes ses forces et rien. Il me regarda droit dans les yeux et me dit : « Alors là votre eau est très forte, très très forte » il garda la bouteille pour faire des tests à l’aveugle avec d’autres patients et les résultats furent les mêmes.

A l’époque de Marcel VIOLET, des essais furent menés dans un hôpital du Nord de la France. Grace à l’eau biodynamisée la durée de séjour post-opératoire et la prise de médicaments se virent diminués et la sécurité sociale envisagea son remboursement. C’est alors que Monsieur VIOLET dû interrompre ses travaux. Il faut dire que soigner avec de l’eau, ce n’est pas sérieux (sauf dans un lieu hautement symbolique et religieux mais parfois cette eau est un peu Lourdes !!!).

Cette eau biodynamisée est passionnante et pourrait répondre aux défis agricoles auxquels l’humanité est confrontée. En utilisant cette eau vous réduisez votre arrosage de 20 % et augmenter votre production maraichère de 40 %. Les fruits et les légumes sont mûres plus rapidement et ont un niveau nutritionnel supérieur.

La mission et l’objectif de la société Aqua Dyn Auroville c’est que le maximum d’êtres humains accède à une eau de très grande qualité. Cette eau biodynamisée est distribuée gratuitement à Auroville, et les villageois des alentours viennent remplir leurs bombonnes et témoignent en disant qu’en buvant cette eau, ils n’ont plus de diarrhée, de maux de tête, d’éruptions cutanés, de saignement de nez, ils sont en meilleur santé et ne dépensent plus d’argent dans des médicaments.

Témoignages des villageois d’Auroville

Aqua Dyn for the People est la fondation qui soutient et réalise les projets qui s’inscrivent dans cette démarche à travers le monde : pour chaque acquisition d’une fontaine Aqua Dyn, 7 % vont à cette fondation.

L’eau est et sera l’enjeu de ce siècle. Une situation récente m’a fait prendre conscience que notre monde soi-disant moderne, est très fragile et vulnérable. Il y a plusieurs mois il y a eu des pluies torrentielles dans les Pyrénées atlantiques, une canalisation a été emportée et les villageois se sont vus privés d’eau. Devant cette situation exceptionnelle, les responsables locaux ont fait venir des camions de bouteilles d’eau. S’ils avaient équipé leur commune d’une pompe Aqua Dyn de type Cyrène (capacité de traitement de 500 litres / h ), ils auraient répondu au besoin des citoyens en proposant une eau vivante et dynamique sans particule de plastique et sans émission de CO2.

D’ailleurs la société Aqua Dyn est très souvent sollicitée par les gouvernements asiatiques dans les suites de catastrophes naturelles (tsunami, tremblement de terre, …) et elle équipe beaucoup de camps de réfugiés à travers le monde.

Boire une eau de très grande qualité sans transporter des millions de bouteilles par train ou camion, c’est possible avec les fontaines d’Aqua Dyn en traitant directement l’eau de votre domicile (eau de ville, eau de pluie, eau de puits,…).

On peut également utiliser ce système de purification/biodynamisation en agriculture, boulangerie, élevage, cosmétologie mais aussi pour améliorer l’état d’hydratation des sportifs (son pouvoir hydratant est six fois plus grand que l’eau du robinet).

Voici une liste non exhaustive de vidéos, de documents pour vous informer sur les propriétés de cette eau biodynamisée et vous permette de choisir en conscience l’eau que vous souhaitez boire. Vous pouvez également visiter mon site www.phildeleau.fr.

Je ne saurai vous conseiller d’écouter l’audio de la dernière conférence de Marcel VIOLET par son contenu et le verbe de cet homme de génie :

La bible qui n’a pas pris un seule ride le film : « Water, Le Pouvoir Secret de l’Eau », tout est dit pour l’instant mais il reste encore beaucoup à découvrir.

Le documentaire de France Télévision : « On a retrouvé la Mémoire de l’eau, Luc Montagnier, Juillet 2014 » qui est très intéressant et d’actualité.

Explication détaillée du processus de cristallisation sensible au chlorure de cuivre, qui permet d’objectiver la qualité vibratoire de différents échantillons d’eau, en particulier l’eau d’Aqua Dyn Auroville.

Intervention exceptionnelle du Pr. Luc Montagnier, Prix Nobel de Médecine 2008, et du fondateur d’Aqua Dyn Auroville, Mr. Bhagwandas, sur le thème des Eaux Structurées, lors du Forum International de l’Eau, à Casablanca, le 4 mai 2017.

« Le secret des patriarches », dans ce livre, fruit de toute une vie de recherches, Marcel Violet vous dévoile le secret des patriarches et les bienfaits d’une eau biodynamisée… https://biquets.suzat.fr/sites/default/files/pdfLivres/le_secret_des_patriarches_5eme_edition_remise_en_page1.pdf

Article actualisé de Bagandas fondateur d’aqua Dyn à Auroville, paru dans Biocontact de Mars 2010

L’eau biodynamisée selon le concept BIGNAND-VIOLET

Oublié dans un tiroir après la mort de son inventeur, en 1973, l’appareil Marcel VIOLET est aujourd’hui de nouveau plébiscité pour les bienfaits que nous procurerait son eau biodynamisée. D’où vient-il ? De quoi s’agit-il ? Quelle est son histoire ?

Dans les années 1920-1930, Georges LAKHOVSKY, physicien de génie, oriente ses recherches dans le but de comprendre les relations qui pourraient exister entre les radiations cosmiques et les systèmes vivants. Il devait aboutir à la conclusion que les cellules de l’organisme ne sont rien d’autre que de véritables oscillateurs et résonateurs électriques vivants, dont le noyau émet des radiations.

« la vie, écrit LAKHOVSKY, entretenu par une harmonie de vibrations, peut être altérée ou supprimée par toute circonstance provoquant un déséquilibre vibratoire» .

Puis, dans les années 40, un certain Stanislas BIGNAND défraya la chronique de son temps. Il avait construit un appareil générateur d’ondes, muni d’électrodes trempées dans l’eau. Avec cette eau « spéciale », il avait sauvé et guéri une foule de patients…

Il fut trainé en justice et, malgré des milliers de témoignages en sa faveur, fut condamné pour exercice illégal de la médecine. Il mourut pauvre et complètement oublié. Il avait dérangé le puissant Rockefeller qui a protégé son exclusivité des produits chimiques tout en ruinant la vie des patients et des médecins chercheurs hors produit chimique à deux sous !

Marcel VIOLET 

Le flambeau fut repris par Marcel VIOLET, ingénieur des Arts et métiers, membre de l’académie des sciences et responsable du laboratoire de thermodynamique et biologique au centre de recherches médicales et scientifiques de Paris. Travaillant déjà sur des phénomènes d’ondes et de radiations. Il partit des bases de l’invention de Stanislas BIGNAND et, en 1957, déposa un brevet relatif à un dynamiseur branché sur une antenne et par la suite directement sur le secteur, les fils de celui-ci servant d’antenne réceptrice.

Cet appareil, équipé d’un amplificateur, d’un oscillateur d’ondes et d’un condensateur à cire d’abeilles comme diélectrique, captait et amplifiait, selon Violet, des ondes de très hautes fréquences qu’il appela « ondes biologiques ».

Marcel Violet aimait à rappeler que c’étaient les effets extraordinaires des pluies d’orage sur la croissance spectaculaire des légumes, que tous les maraîchers connaissent et utilisent, qui l’inspirèrent pour rechercher les causes de cette dynamisation naturelle de l’eau des orages. Il avait compris que la source de vie était de nature vibratoire.

Confirmant ainsi les travaux de Georges LAKHOVSKY et les expériences de Stanislas BIGNAND. Par l’intermédiaire d’électrodes, concentrant ces « ondes » pendant plusieurs heures dans l’eau, il obtint les mêmes résultats accélérateurs de croissance des végétaux que l’eau d’orage. La science, en la personne de René BARTHELEMY, spécula sur la nature de ces rayonnements cosmiques vibrant à 10 puissance 40 Hz (calculés selon une échelle mathématique) et, tout en les authentifiant, il reconnut qu’il n’était pas en son pouvoir de les mesurer objectivement. Ainsi pour la première fois, cette invention fit son entrée officielle dans le monde scientifique. Les résultats de son utilisation dans le monde végétal, anima et humain dépassèrent toutes les espérances.

Marcel VIOLET fut l’un des premiers à expérimenter la force régénératrice de cette eau dynamisée. En effet en 1942, victime d’un infarctus du myocarde très grave, condamné par le corps médical, il s’était résigné à sa fin prochaine. N’ayant rien à perdre, et contre les conseils de ses confrères craignant des effets à terme mal appréhendés, il prit à haute dose cette eau traités par son appareil. Il guérit en quatre mois, à la grande stupéfaction de son médecin traitant. L’aorte, précédemment enroulée et spiralée, était redevenue normale, ainsi que l’électrocardiogramme.

En continuant à boire de cette eau, il constata que sa résistance à la fatigue physique et cérébrale devenait surprenante. En fait, le résultat, d’une manière générale et l’effet sur un homme bien portant, est une résistance accrue à la fatigue et un renforcement de son système immunitaire qui le protège de la plupart des maladies.

Mais le fait le plus important que Marcel VIOLET constata sur les personnes qui en avaient absorbé régulièrement pendant cinq ans et plus, c’est que l’âge physiologique cessait de progresser : l’organisme vieillissait à l’extrême ralenti.

Nous ne pouvons énumérer les multiples tests et expériences que Marcel VIOLET effectua scientifiquement sur les hommes, les animaux et les plantes qui ont toutes été concluantes.

Tous ces faits ont été consignés dans des procès-verbaux et des ouvrages qui, après sa mort, en 1973, ont dormi dans des archives un peu trop vite oubliées. Ces expériences, menées avec une grande rigueur et un protocole minutieux, ont été tellement convaincantes que l’Académie des sciences et médecine reconnut enfin ses travaux. Cette dernière, réunie en commission, émit même un bulletin avec avis favorable, le 29 janvier 1957, reconnaissant l’action positive de l’eau « dynamisée » sur la vie cellulaire.

Après Marcel VIOLET 

Une quasi-disparition de la découverte (1973-1988)

La majorité des documents, supports d’expérimentations, ont été relégués aux archives et peu nombreux sont ceux qui s’intéressent à cette découverte. Le nouveau paradigme n’est pas encore apparu dans la conscience collective.

Pourtant quelques chercheurs poursuivent des recherches, avec plus ou moins de difficultés :

– Jean PAGOT, ingénieur en physique des particules et élève de Marcel VIOLET crée un appareil un peu semblable qu’il appelle « Oli-dyn ».

– Etienne GUILLE et son équipe, spécialistes en biologie cellulaire et biophysique mettent en évidence la capacité de l’eau à transmettre et restituer une information vibratoire à partir de l’eau Marcel Violet.

– Le laboratoire Marcel VIOLET, à Paris sous l’impulsion de sa présidente, donne des informations succinctes accompagnant le vante d’eau Marcel VIOLET en bouteilles ainsi que de « dynamiseurs ».

– selon les docteurs Claudine et Dang VINH LUU, grâce au spectroscope Raman lasern, prouvent que l’eau dynamisée contiendrait une proportion importante d’eau trimère comme la rosée et l’eau d’orage.

Jacques BENVENISTE 

En Juin 1988, Jacques BENVENISTE, chercheur à l’INSERM, déclenche une polémique en parlant de « mémoire de l’eau » dans un article de la revue Nature : dans les hautes dilutions de type homéopathique, l’eau garderait les propriétés des molécules qui ont fait l’objet de ces dilutions, malgré la disparition matérielle de celles-ci ! Une nouvelle prise de conscience jaillit, les passions se déchaînent, et les documents oubliés ressortent des archives. Jacques BENVENISTE est mis à l’écart et finira ses travaux dans un préfabriqué dans la cour de l’INSERM.

Le réveil après l’oubli 

1991, Jacques COLLIN publie un livre « l’eau le miracle oublié », dans lequel il dédie un chapitre aux travaux de Marcel Violet sur l’eau dynamisée. Ce livre crée des vocations, dont la naissance à Auroville en 1994, cité internationale en construction dans l’Inde du Sud, d’un centre de recherches sur l’eau dynamisée et son rapport avec le vivant (Aqua Dyn Auroville).

2007, Publication du livre très complet, une véritable bible, du physicien Yann OLIVAUX,

« La nature de l’eau ». Ce livre présente en détail de nombreux procédés de structuration de l’eau (PSE) : une façon plus sobre et plus scientifique de parler des eaux dynamisées qui a émergé du grand rassemblement annuel à Toulouse des amoureux de l’eau sous l’impulsion de Jean-Yves GAUCHET, président de l’association H2O mon amour et rédacteur et éditeur de la revue bimestrielle Effervesciences.

Le centre de recherches sur l’eau d’Auroville (partenaire d’Aqua Mère)

Ses objectifs : 

– objectiver les résultats obtenus avec l’eau dynamisée,

– la rendre disponible au plus grand nombre, selon la tradition de l’Inde du Sud, le thanir Pandal, qui signifie « le don de l’eau ».

Ainsi, au fil des années, la technologie a évolué pour permettre une production plus importante tout en gardant la qualité de l’eau pure dynamisée.

Des missions humanitaires ont été menées sur toute l’Inde pendant plus de dix ans. Plus de 500 machines ont été fabriquées grâce à de généreuses fondations et installées dans les trois centres les plus importants de réfugiés tibétains en Inde du Sud (Bylakuppé, près de Mysore) et du Nord (Bodghaya et Dharamsala), ainsi que dans plusieurs villages dévastés par le tsunami en 2004.

En 2006, un réseau est créé pour distribuer ces machines en Europe, en réponse à la demande de visiteurs et d’amis européens d’Auroville désireux de disposer eux aussi de cette eau dynamisée dans leur foyer.

Dans cette perspective, un appareil alliant la purification par osmose inverse et la dynamisation en continu préfigure une autre évolution vers une distribution plus large qui passera par la mise à disposition de cette eau à travers des fontaines à gros débit dans les lieux publics, les entreprises et les fontaines publiques de nos villages…

En 2012, lancement d’une nouvelle fontaine plus économique, la SITA par le réseau Aqua Mère utilisant l’ultrafiltration et l’ensemble du processus de dynamisation et information développé par Aqua Dyn, associé à la notion de partage de l’eau avec des projets destinés au milliard de terriens qui n’ont pas accès à l’eau potable.

Principe et évolution de la technique 

La pièce principale de l’appareil Marcel VIOLET est le condensateur à cire d’abeille auquel est couplé un oscillateur émettant sur une gamme d’ondes aussi étendue que possible. Il en résulte un grand nombre d’harmoniques agissant comme un amplificateur des « ondes biologiques » captées par l’antenne et accumulées par le condensateur à cire d’abeilles.

L’énergie passant à travers l’électrode plongée dans l’eau ne peut dynamiser qu’une quantité limitée d’eau, soit environ deux litres en huit heures. Toutefois, cette énergie possède la capacité de réduire la matière de l’électrode et de la transformer ainsi dans l’eau à raison de 0,0001 g pour 8 heures.

Le centre de recherche d’Auroville, en Inde, a donc cherché à développer une technologie permettant d’augmenter les débits de cette eau traitée en lui gardant sa qualité de dynamisation. Pour ce faire, et après plusieurs années de recherche, des systèmes de « biofiltration modulaire » ont été mis au point, qui, par leur conception, généraient des quantités incalculables de « micro-vortex », multipliant par un facteur de 3.000 à 5 .000 le transfert d’énergie (ondes biologiques) dans la texture intramoléculaire de l’eau traitée.

C’est grâce aux travaux des grands précurseurs et génies du début du XXème siècle que cette technologie a pu être élaborée. Citons Charles LAVILLE, jeanne ROUSSEAU,

Georges LAKHOVSKY, Victor SCHAUBERGER, Louis-Claude VINCENT et bien d’autres qui ont exploré les immenses énergies naturelles, multiples dans leurs formes et infinies dans leur essence.

Dès le départ de ces recherches, plusieurs technologies de purification adaptées aux qualités des eaux à traiter ont été employées et améliorées dans le but d’optimiser l’effet de la dynamisation en réduisant le taux de minéralité. Une caractéristique supplémentaire et fondamentale de cette dynamisation résiderait dans le transfert d’une infime partie de l’électrode métallique conduisant les courants de haute fréquence dans le filtre moléculaire de biodynamisation. Ce transfert d’oligoéléments dans l’eau pourrait ouvrir la porte au domaine passionnant des colloïdes polarisés et ionisés, très bien assimilables par l’organisme.

On pourrait même envisager dans le futur une nouvelle médicine, purement vibratoire, autrement dit utilisant l’information au lieu de la substance matérielle, selon les travaux de Jacques BENVENISTE.

Conclusion : vers la reconnaissance d’une quatrième famille d’ondes.

Pour conclure, laissons la parole à Marcel VIOLET, écrite dans sa préface à la première édition de l’énergie cosmique » au service de la santé : (…) Et si je me suis décidé à publier mes recherches, au risque de voir un autre s’attribuer le mérite de la découverte, c’est parce qu’il m’est apparu qu’ayant eu la charge d’entrouvrir le premier cette porte sur un inconnu qui se révèle prodigieusement riche pour l’homme, je n’avais pas le droit de conserver pour moi tout seul le bénéfice de cette découverte…. Je suis convaincu que bientôt, la parole de René BARTHELEMY : « nous nous trouvons peut-être en présence de la plus grande découverte du siècle », se révèlera prophétique et que la découverte de la quatrième famille d’ondes (les ondes biologiques ou ondes de vie) marquera pour l’humanité le commencement d’une ère nouvelle, où l’homme bien armé, luttera efficacement non seulement contre la maladie, mais surtout contre la vieillesse et les déchéances qui annoncent l’approche de la mort. »

Gageons que la parole de René BARTHELEMY préfigure une nouvelle compréhension du mystère de la vie, fondée sur l’unité de la matière avec le vivant.

Saluons et remercions tous ceux qui ont œuvré dans l’ombre, l’ingratitude et parfois la dérision pour le mieux-être de l’humanité.

Comment le bio « m’a tuer »

Quand l’emploi de modernes valeurs se répand sur le bon peuple via la médiation des élites faiseuses de tendances, leurs vérités dominantes ruissellent en tièdes cascades vers la base subjuguée. Ainsi, une sorte de magie transforme les sigles en acronymes pour finir en mots vernaculaires. Comme le R.A.D.A.R. est devenu radar et le L.A.S.E.R. est devenu laser, A.M.A.P. est sur le point de subir cette géniale mutation. Nous parierons trois kopecks qu’elle soit bientôt adoubée par les académiciens immortels ; leurs épées de parade ne protégeant plus aucun temple lexical en s’adaptant à leur temps, en sacrifiant à l’air du temps, en s’élevant dans le vent.

Reprenons au début : AMAP se traduit en Aide au Maintien à l’Agriculture Paysanne. Jusque-là, pas de quoi casser trois pattes à un canard boiteux, fût-il grippé de virus asiates. Quels mal-pensants aux idées courtes oseraient s’opposer aux bénéfices des circuits courts, au bonheur dans le pré, au maintien sous perfusion de paysans pendus de dettes, au juste prix du bel effort ? Pourtant, une fois de plus, le vice ne réside pas dans l’idée mais dans ce que les Hommes en font.

Une expérience malheureuse ne tient pas lieu de loi mais il suffit de la vivre, ne serait-ce qu’une seule fois, pour que tout l’édifice s’ébranle et s’écroule. Alors, imaginez un rendez-vous discret au fond d’une impasse citadine où des bobo-girls à la mode de chez nous, des révolutionnaires fonctionnaires, des bourgeoises en serre-tête, des écologistes en cheveux gris et en seins affaissés pérorent d’un unanime plaisir, le temps de poireauter, en attendant la camionnette du forçat de la terre forcément en retard. Il y a comme une sorte de transgression chez celles qui sont initiées aux filières occultes. On s’est échangé le bon plan comme l’adresse d’un dealer. Le fond de l’air en est tout électrisé. Ça excite de faire partie du clan des initiées. Un lien secret relie les affranchies. C’est l’armée des ombres des nouvelles résistantes.

Arrive enfin le paysan à dreadlocks. Tout en crasse noblesse et sans aucune excuse. L’héroïque nécessiteux transporte sa production végétale dans un engin archaïque, rouillé, cabossé, pétaradant, tout fulminant de vapeurs de diesel… et toutes de se précipiter pour la main à la pâte, pour coopérer en sortant les cageots, pour peser sur la balance, comme autant de gamines jouant à la marchande, les lots équilibrés de légumes étranges. Pendant que les enfants jouent, l’agriculteur encore vert conte fleurette à une entreprenante plante à bonnet péruvien. Comme ça frétille d’un bonheur un peu sale. Comme la bienveillance dégouline en sirops bio de lieux communs. Comme ça jouit de se sentir un instant prolétaire dans un monde solidaire… Où étais-tu cet été ? En vacances chez les Dogons, en lodges climatisés… Moi, je sponsorise le paysan andin en café équitable… Ton foulard palestinien te va si bien au teint… Où donc as-tu déniché ce si beau poncho… de la vigogne ou du lama ? C’est bon pour la nature de cuisiner les légumes de saison ! Vive le vivre ensemble, le lien social, le faire-société ! Les cucurbitacées, la véritable panacée ! Qu’est-ce donc que ce truc qui ne ressemble à rien ? Cinq kilos de navets ! Comment les accommoder ? Les enfants feront la gueule, ils devront s’y plier ! Savez-vous faire des conserves de tout cet excédent ?

L’ombrageux chaman nous dit : « Ces légumes de saison doivent êtres cuisinés en respectant les règles, avec beaucoup de précautions, le savoir des anciens… Allez voir sur Internet pour découvrir les recettes ! » Sans doute ai-je mal écouté les recommandations du sage. Nous, ce soir-là, on a bouffé des patidoux d’une amertume du diable, cuisinés à l’arrache et ouverts comme des crabes. À peine prédigérés, ils nous ont refilé une courante démente avec, en prime, des hallucinations stupéfiantes dans une nuit transpirante. On ne m’y reprendra plus.

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