PORNO


Interdire les sites pornos aux mineurs ? Impossible !

Les fournisseurs d’accès à Internet devront bloquer les sites pornographiques aux mineurs. Le plus grand danger reste un texte évasif sujet à interprétations qui permettra de juger à la tête du client et selon l’humeur du juge. Une loi bien française en somme.
Cette fois ça y est, on ne rigole plus, Macron a posé un ultimatum clair et précis. L’armée des fonctionnaires sera mise en branle (si j’ose dire) pour attaquer si jamais ces entreprises refusaient de se soumettre à cette décision unilatérale de notre président de l’exécutif démocratique qui menace avec une mesure législative… (cherchez les erreurs) !

C’est quoi, la pornographie ?

Par où commencer ? Tout d’abord par la définition. Je sens que nous allons bien rire pour définir la pornographie. Arrêtons-nous à la nudité ! Une femme nue, jambes écartées est-ce de la pornographie ? Si oui, L’Origine du monde est-elle une œuvre pornographique ? La pornographie concerne-t-elle uniquement les photos et films ou aussi les dessins animés ? Quid du Hentai japonais ? Quid du sexe des hommes ? Un pénis flasque ou en érection est-il plus ou moins pornographique ? Le film de 1986 Le diable au corps est-il acceptable ? La pornographie décrite textuellement est-elle acceptable ? Quid du Marquis de Sade ou du recueil Les Mille et Une Nuits ? Nous n’avons pas fini de parler du sexe des anges en évoquant le sexe des autres. Le texte de loi promet d’être moins rébarbatif que d’habitude s’il se veut précis.

Cela peut sembler anecdotique, mais c’est en fait crucial : selon la définition adoptée de la pornographie, il y aura soit une interdiction digne de la pudibonderie victorienne, soit un texte vide qui finalement ne changera pas grand-chose. Ne pas considérer qu’il sera difficile de distinguer la pornographie de l’érotisme est bien la preuve que cette mesure n’est absolument pas réfléchie. Pour rappel, sur les murs de Pompéi, des fresques représentent des scènes parfaitement dignes de Rocco Siffredi et ses copines (pour rester dans une thématique italienne). Le plus grand danger reste bien entendu un texte évasif sujet à interprétations qui permettra à chacun d’être jugé à la tête du client et selon l’humeur du juge. Une loi bien française en somme.

Prouver son âge

Passons ensuite à l’idée d’un blocage de facto qui obligera les majeurs à prouver leur âge avant de pouvoir consulter le site. Quelle sera la procédure ? Pour être efficace une telle barrière se doit d’être nominale. Comment garantir la sécurité des données des individus souhaitant consulter ? Ferons-nous confiance à la technologie dont nous entendons quotidiennement qu’elle est piratée à des fins frauduleuses de chantage, de revente des données et autres joyeusetés ? Nous fierons-nous à des surhommes dont la probité est indubitable (j’ai nommé les super Saiyans faisant office de fonctionnaires de la république) ?

Que nenni ! Pour vous, il ne s’agira en aucun cas de faire confiance à qui que ce soit, mais juste d’accepter la soumission à la chose publique. Vous n’imaginez quand même pas que vous aurez voix au chapitre ! Je peux vous garantir que ces données seront à terme utilisées contre vous. Cela servira d’abord à vous taxer symboliquement sur la pornographie afin de lutter contre la pédopornographie. Enfin sur le papier… Cette taxe servira surtout à payer des fonctionnaires qui pondront des rapports à la chaîne à propos de la pédopornographie, ce qui ne changera rien à ce qui se passe ;  mais ils auront prélevé de l’argent, et auront acheté des postes de fonctionnaires supplémentaires. Ensuite, quand on verra que rien n’aura changé, les taxes seront augmentées et transformées en mesures punitives qui viendront juste gonfler le budget de l’État.

Un procès d’intention assumé

On va m’accuser de procès d’intention, et je ne peux nier que c’est bel et bien l’exercice auquel je me livre… Mais je vais me permettre de donner quelques exemples : où la pornographie est-elle interdite en ce moment ? Par exemple on peut citer toutes les dictatures islamiques et tous les régimes communistes totalitaires, sans exception. Du Bangladesh au Pakistan, en passant par l’Arabie Saoudite, l’Iran les Émirats arabes unis etc. La Chine communiste, la Corée du Nord, le Venezuela ont tous des lois très fortes sur l’interdiction de la pornographie. Et dans tous les cas cela ne fonctionne pas. On trouve de la pornographie très hard à Pyong Yang… les plus gros consommateurs de films pornos sont les musulmans. Ce qui prouve que l’effet de l’interdit est doublement pervers… plus c’est interdit, plus la frustration rend malade et plus les malades regardent !

Mais il ne s’agit QUE de l’interdire aux mineurs… Est-il inimaginable qu’un enfant de 14 ans, motivé par une puissante poussée d’hormones, puisse utiliser un serveur proxy pour le téléchargement de porno comme il le fait déjà pour télécharger des séries ? L’échec flagrant de Hadopi n’est-il pas suffisant pour démontrer la nullité abyssale des mesures étatiques dans ce domaine ? La vérité c’est que toute personne qui s’intéresse vraiment au sujet doit admettre qu’il ne sera pas vraiment possible d’empêcher la pornographie de manière sélective puisque même les pays procédant au flicage généralisé ne parviennent pas à l’interdire intégralement. Celui qui voudra de la pornographie en trouvera. Au collège de mon temps, il était déjà impossible d’empêcher les cassettes VHS de gros porno bien gras de s’échanger sous le manteau. Alors autant dire tout de suite qu’un flux numérique immatériel passera encore plus facilement entre les mailles du filet. Un petit proxy et hop : finie la loi française et bienvenue la villa de Marc Dorcel.

Protéger nos enfants

Là, les bien-pensants autoritaires divers et variés, larmoyants pour certains, colériques pour d’autres, vont taper du poing sur la table, les yeux remplis de larmes pour me lancer l’argument invincible et indépassable de la maman en colère : « Mais, snif, avez vous pensé aux enfants ? » J’y pense aux enfants… Et s’il existe bien une institution à laquelle je ne fais pas pas confiance pour les protéger, c’est bien le système politico-judiciaire. On ne m’a jamais expliqué de manière convaincante pourquoi les armées de bureaucrates qui créent du chômage, de la dette, des faillites d’entreprises, de la criminalité, des gaspillages d’argent publics, et des lois liberticides, seraient plus à même de protéger les enfants, que leurs propres parents. Ces gens qui sont souvent des pédophiles font semblant d’ignorer que 80 000 enfants disparaissent chaque années… dont 10 000 en France jamais retrouvés, sur 40 000 signalements. Que la mafia Khazare pratique des orgies de sang pour boire la drogue la plus puissante, l’Adrenochrome… et comme expliqué plus bas, l’ablation du prépuce revendu aux labos de cosmétique !

C’est le boulot des géniteurs, ou des tuteurs, non seulement de restreindre l’accès à internet comme bon leur semble, mais aussi de préparer mentalement leurs enfants à l’inévitable : la pornographie existe non seulement en vidéo mais aussi en littérature et surtout dans l’esprit des humains qui pensent beaucoup au sexe, qu’on le veuille ou non. Et là nous ne devons pas culpabiliser, nous sommes stimulé par les hormones régulées par la nature qui veut à tout prix que nous copulions pour nous reproduire. C’est bien la seule chose in fine que réclame la nature… en passant par son respect pour se conserver en bonne santé dans un environnement sain pour produire de beaux enfants épanouis.

Par ailleurs les enfants ne sont pas une masse homogène. Bien que non pénalement responsables, ils sont des individus et non pas du bétail. Certains auront davantage besoin d’être protégés. D’autres vivront mal de se savoir fliqués en permanence pour des actions qu’ils n’ont même pas l’intention de commettre. Et d’autres encore verront des films pornographiques en comprenant bien ce qui s’y passe, tout en préférant le sport ou les études. Certains seront fascinés, il y aura ceux que ça interrogera, ceux qui en auront peur, et ceux qui seront choqués…

Il sera probablement judicieux de s’y prendre différemment avec chacun d’entre eux. Je ne sais pas de manière absolue ce qui doit être fait pour les enfants. En revanche, ce qui doit être fait n’est certainement pas identique d’un enfant à l’autre, ni même d’un parent à l’autre. L’éducation est une une relation bilatérale parent/enfant. Vouloir légiférer à ce propos, au-delà des sévices corporels, c’est s’aventurer sur un terrain glissant.

Ce ne sera sûrement pas le gouvernement qui trouvera la solution miracle convenant à tout le monde. Si je sais mal connaître ce qui doit être fait pour tous les enfants, je sais aussi que ceux qui le prétendent sont des tartuffes. Tels les parents divorcés qui ne cessent de critiquer leur EX pour donner une mauvaise image à l’enfant de sa propre reproduction. Les parents sont tellement castrateurs qu’ils feraient bien de se calmer avant de reporter leur propre médiocrité sur le porno. Ce n’est pas le voisin le coupable, mais soi en irresponsable !

La pornographie n’a jamais tué personne… par contre l’Islam et ces tarés de Traoré tuent sans état d’âme… Il existe des priorités avant d’infantiliser les adultes et de prendre les enfants pour des imbéciles…

Mais soyez lucide, le pouvoir en a rien à foutre de votre état d’âme ou de votre consentement… lui il regarde et consomme TOUT ce qu’il veux, car sachez qu’il est le maître et vous l’esclave… le crétin sans dent qui a besoin d’être controlé dans sa tête et même pour sa bite !

Parents, surveillez vos enfants et éduquez-les… même à la sexualité… car le niveau de l’éducation nationale est tombé tellement bas que les diplômes n’ont plus aucune valeur… ne parlons pas du bac 2020 avec une réussite à 88% ! Il est offert pour cause de coronavirus… Rassurez-vous, ce qui compte pour réussir c’est l’intelligence avec la rapidité d’adaptation… par contre les interdits et la censure ça rend idiot. Regardez les musulmans bourrés de tabous alimentaires… vous trouvez qu’ils réussissent dans la vie ?

Quel est le malade mental qui a décrété que le sexe c’est sale, que le sexe c’est mal, que le sexe doit être interdit ? Encore un gourou d’une secte qui se tape ses admiratrices ? Il existe trois moteurs essentiels qui gouvernent nos ambitions ; le sexe, le pouvoir et l’argent. Ils sont tous les trois sulfureux car très convoités, mais ce n’est pas une raison pour les interdire et les culpabiliser pour créer des handicaps ridicules.

Pour ce qui est de la maltraitance des enfants et d’un préjudice réellement handicapant, traumatisant et mille fois plus important à prendre en compte que de regarder des scènes de cul, il y a ce rite barbare qui consiste à arracher le prépuce d’un garçon… ce qui a des conséquences dramatiques sur la sexualité. Qui entre autre rend violent et agressif. Pour cela je vous conseille mon livre PREPUCE mon AMOUR disponible sur Amazon.. 5 étoiles !… car visiblement les béotiens n’ont pas le sens des priorités et sont nuls en sexualité… en plus il est important de savoir se comporter différemment avec les circoncis qu’avec les intacts ! Un circoncis c’est comme un handicapé…

La pornographie, un art omniprésent à Pompéi

À Pompéi, les tavernes, les bains publics et les bordels étaient décorés de peintures pornographiques. Attention, ce petit guide du sexe pompéien s’adresse à un lectorat averti!

La pose du «cheval érotique», fresque du lupanar de Pompéi. | Wikimedia Commons
La pose du «cheval érotique», fresque du lupanar de Pompéi. | Wikimedia Commons

La magnifique exposition parisienne consacrée à Pompéi (au Grand Palais, du 1er juillet au 27 septembre 2020) est destinée à tous publics. Difficile dans ces conditions de mettre en valeur l’art pornographique romain qui constitue pourtant l’une des richesses du célèbre site archéologique.

Baiser (Galatée et Polyphème), fresque de Pompéi, exposée au Musée Archéologique de Naples. | Wikimedia Commons

Le sexe était omniprésent à Pompéi. Rares étaient les demeures qui ne possédaient pas leur peinture érotique, sans compter les nombreuses tavernes, les thermes publics ou encore les bordels, abondamment décorés d’images très explicites. Voici un petit catalogue des principales poses représentées. Attention, cette visite s’adresse à un public averti!

La pose du «cheval érotique»

Commençons par quelques préliminaires. Pour les Romain·es, il n’y avait rien de mieux que quelques baisers suaves, et embrassaient fréquemment les prostituées sur la bouche.

Ensuite, l’une des poses les plus représentées est le «cheval érotique» ou equus eroticus, en latin. La femme chevauche l’homme confortablement étendu sous elle. Il existe plusieurs versions de cette pose: la femme est agenouillée ou bien accroupie, en équilibre sur ses jambes; ce qui facilite les mouvements de son bas-ventre.

«Cheval érotique», relief en marbre provenant de Pompéi, exposé au Musée archéologique de Naples.

Elle peut ainsi danser sur le sexe en érection qu’elle guide dans un mouvement pendulaire. Pour ne pas tomber en avant, elle prend parfois appui sur la tête de son partenaire. Autre variante: elle tourne le dos à l’homme et place ses mains sur ses genoux afin de bien conserver l’équilibre durant ses va-et-vient.

Cunnilingus

Le cunnilingus était considéré comme dégradant s’il était pratiqué par un homme important. «Lèche-vagin» était d’ailleurs, à l’époque, l’une des pires insultes pour un citoyen romain. Certaines riches Romaines se faisaient lécher par leurs esclaves, comme le raconte le poète latin Martial (Épigrammes IX), sans doute à l’insu de leurs maris, ou une fois devenues veuves.

Fresque des thermes suburbains de Pompéi. | Wikimedia Commons

Sur une mosaïque des thermes de la Trinacrie, à Ostie, le port de Rome, on peut lire une bien étonnante inscription latine: statio cunnulingiorum; c’est-à-dire «le coin des lécheurs de vagins». S’agissait-il d’une expression humoristique seulement destinée à faire rire les client·es, ou bien désignait-elle très sérieusement la pièce où des prostitués vendaient à des femmes les services de leur langue?

Fellation

«Une épouse légitime et née libre n’avait pas à pratiquer la fellation», rappelle l’historienne Virginie Girod dans son livre sur la sexualité des Romaines.

Une fresque des thermes suburbains à Pompéi. 

Pour ce type de plaisir, les maîtres exploitaient leurs esclaves, filles ou garçons. La fellatrice comme le fellateur appartenaient à une condition sociale inférieure à leur partenaire, selon les codes de l’époque.

Les pauvres, voire les esclaves, devaient se contenter des «louves», c’est-à-dire des prostituées qui œuvraient dans les lupanars et les tavernes. Des graffitis, laissés sur les murs de ces lieux de prostitution, témoignent du succès de certaines «suceuses» ou, au contraire, de l’insatisfaction de clients s’estimant mal servis. «Sabina, tu fais des fellations, mais tu ne les fais pas bien», se plaint un homme déçu. Les graffitis nous renseignent aussi sur les tarifs particulièrement bas de ces prestations considérées comme banales: 2 as (c’est-à-dire deux pièces de bronze seulement) pour une fellation rapide dans l’arrière-boutique d’une taverne. Le même prix qu’un repas pris sur le pouce! Sans doute l’équivalent aujourd’hui de 6 ou 8 euros.

Levrette et sodomie

Fresque du lupanar, à Pompéi. | Wikimedia Commons

Une relation plus longue était bien sûr plus chère. Il fallait louer une petite chambre, parfois une minuscule cellule ne disposant que d’un matelas posé sur une couche en briques.

Les fresques de Pompéi ne permettent pas toujours de bien voir si le client pénètre le vagin ou l’anus de sa partenaire. Levrette ou sodomie? En général, le coït vaginal était pratiqué dans le cadre conjugal, le but du mariage étant de faire des enfants. Les prostituées, elles, devaient privilégier la sodomie. Elles évitaient ainsi de tomber enceintes et de se retrouver indisponibles pendant de longs mois.

Fresque d’un couple, à Pompéi. | Wikimedia Commons

Les fresques pompéiennes nous offrent de nombreuses variantes de ces coïts. L’homme à genoux pénètre la femme à quatre pattes devant lui. D’une main ferme, il maintient la croupe ou le dos de sa partenaire. Il lève un bras pour manifester son plaisir. La femme peut être passive ou active, bougeant les fesses pour guider le coït.

Sur une peinture, un jeune homme debout pénètre une femme allongée sur le dos, les jambes en l’air. Notez que, cette fois, c’est elle qui paraît éprouver un certain plaisir, si l’on en croit son bras droit relevé.

Fresque de Pompéi, exposée au Musée Archéologique de Naples. | Wikimedia Commons

Une pornographie prophylactique et humoristique

Le terme «pornographie» est d’origine grecque. Il est composé de graphein(«écrire» ou «dessiner») et de porné-, «prostituée». D’un point de vue étymologique, est pornographique la représentation d’esclaves sexuel·les ou de prostitué·es, en action, ou soumis à des pénétrations. Exactement ce que représentent de nombreuses fresques de Pompéi.

Comme l’ont souligné quelques historien·nes, ces scènes jouaient un rôle prophylactique. Il s’agissait de provoquer chez le spectateur ou la spectatrice un rire ressenti comme bénéfique et susceptible d’écarter le malheur.

Dans les vestiaires des thermes dits suburbains (car ils se trouvent au sud de la ville), les peintures pouvaient aussi servir de point de repère. Le ou la cliente gardait facilement en tête le type de coït figuré à l’endroit où ses vêtements étaient déposés. Une pornographie mnémotechnique en quelque sorte.

Mais l’art servait aussi à l’expression de la morale sexuelle du moment. En matière de sexe, les Romain·es distinguaient le licite et l’illicite. La sexualité était liée à des règles très strictes qui imposaient des comportements déterminés par le statut social de chaque personne.

Le citoyen romain dominant devait jouer un rôle perçu comme viril, sans quoi il était condamné par ses pairs. Les rapports sexuels impliquaient des relations de pouvoir entre dominant·es (citoyen·nes romain·es, parfois riches maîtresses de maison) et dominé·es (esclaves, prostitué·es), même si l’opposition entre passivité et activité n’est pas pertinente. En effet, une prostituée, femme dominée par excellence, pouvait se montrer très active physiquement, notamment lorsqu’elle chevauchait son client.

Triolisme, fresque des thermes suburbains, à Pompéi. | Wikimedia Commons

Une scène de triolisme visible dans les thermes suburbains pourrait revêtir une signification morale. On voit un homme sodomisé par un autre homme, alors qu’il est lui-même en train de pénétrer une femme à quatre pattes devant lui. Peut-être s’agit-il de l’épouse, surprise en flagrant délit d’adultère par son mari, qui se venge ainsi en sodomisant l’amant de sa femme

Interpréter les fresques de Pompéi comme des représentations d’une sexualité épanouie et sans complexe serait un contresens. On n’y trouve pas l’éloge de l’amour libre mais des pratiques dictées par une morale sexuelle contraignante.

Le plaisir partagé entre deux amant·es consentant·es n’est guère mis à l’honneur. L’art érotique vante surtout la satisfaction, vue comme légitime, de personnes dominant·es qui exploitent les jouets sexuels vivants, mis à leur disposition par la prostitution et l’esclavage.

Toutes ces fresques n’en demeurent pas moins fascinantes, à la fois d’un point de vue esthétique et comme autant de témoignages du passé. Elles inspirent encore le présent, comme l’a montré, en 2013, une étonnante exposition au Contemporary Art Museum de Casoria, pas très loin des ruines de Pompéi.

Faut-il durcir l’arsenal juridique contre la zoophilie?

Alors que sept députées LREM viennent de déposer une proposition de loi visant à lutter contre la maltraitance animale, la communauté zoophile craint d’être entravée dans ses pratiques. 

Pour l'association Animal Cross, qui lutte en faveur des droits des animaux, la zoophilie est un viol. | Wojciech Kubrakiewicz via Flickr.
Pour l’association Animal Cross, qui lutte en faveur des droits des animaux, la zoophilie est un viol. | Wojciech Kubrakiewicz via Flickr.

Si moralement les relations sexuelles d’êtres humains avec les animaux choquent depuis longtemps, elles ne sont pénalement répréhensibles que depuis peu. Ce n’est qu’en 2004 qu’une loi est venue sanctionner pénalement la zoophilie en France. Cette pratique sexuelle marginale est l’objet de bien des moqueries, mais elle est loin de n’être qu’une niche d’après un rapport de Animal Cross publié en janvier dernier. Selon les comptes réalisés par cette association de défense des animaux, en France il y aurait plus de 1.600.000 visites mensuelles d’internautes sur les sites spécialisés, tandis que 10.000 zoophiles peupleraient des sites de rencontres dédiés. «La zoophilie, se sont des sévices faites aux animaux, chiens, cochons, veaux, chevaux, et c’est illégal», rappelle Benoît Thomé, président de Animal Cross.

Ces chiffres arrivés jusqu’aux tympans de Dimitri Houbron, ne sont pas tombés dans l’oreille d’un sourd. Sensibilisé au bien-être animal, le député élu sous l’étiquette LREM a décidé de dédier son mandat à cette cause. «J’ai été sollicité par Animal Cross sur le sujet et on a voulu transformer ces alertes en proposition de loi», détaille l’homme politique.

Devenu membre du groupe parlementaire Agir ensemble, le député de la 17e circonscription du Nord souhaite que son projet de proposition de loi soit repris et qu’il s’intègre à un texte plus large sur la condition animale d’ici la fin du quinquennat. «Je ne me voyais pas porter une loi uniquement sur le sujet: cela aurait été raillé.» De leur côté, sept députées LREM ont déposé  une proposition de loi sur le bien-être animal.

Miser sur le tout-répressif?

Au terme zoophilie, Dimitri Houbron préfère celui «de sévices sexuels sur les animaux». Fermement opposé à cette paraphilie, le député bataille pour durcir les peines encourues par les zoophiles. «On souhaite que la loi soit plus sévère. Les peines passeraient de deux à quatre ans de prison et de 30.000 à 60.000 euros d’amende, avec la notion de fait aggravant pour les gens issus d’associations de protection animale.»

L’élu reconnaît que le parcours législatif menant au durcissement de la loi est loin d’être évident. Un discours également tenu par Benoît Thomé: «Notre action c’est de se dire qu’on peut changer la législation, mais on sait que cela sera compliqué, alors on ne se repose pas seulement sur ça.»

D’autant que malgré son illégalité, la zoophilie est rarement condamnée. Selon Animal Cross, il n’y a eu que onze condamnations depuis la mise en place de la loi de 2004, dont une seule ayant conduit à une peine de prison ferme. Difficile de prouver l’infraction, sauf peut-être si un vétérinaire observe des lésions. Et encore. «Ces affaires n’arrivent jamais dans les tribunaux, sauf si vous prenez les gens la main dans le sac, si vous me permettez l’expression», détaille le président de l’association.

Faut-il miser sur le tout répressif au risque de ne pas accompagner les zoophiles? Pour Benoît Thomé, il faut d’abord commencer par un durcissement législatif. Et surtout «ne pas victimiser les zoophiles et oublier que les victimes, ce sont les animaux».

«Ces affaires n’arrivent jamais dans les tribunaux, sauf si vous prenez les gens la main dans le sac.»

Benoît Thomé, président de l’association Animal Cross

Si Dimitri Houbron assume ce volet répressif, il revendique ne pas s’appuyer uniquement dessus. «Malheureusement dans une proposition de loi, on ne peut pas ajouter de charges à l’État. Mais nous souhaitons aller dans le sens d’un accompagnement. Il ne faut pas oublier également que derrière une peine, il y a souvent une obligation de soins derrière. On souhaite aussi sensibiliser les magistrats sur ce sujet.»

Un contenu accessible en un clic

Illégale, la zoophilie est loin d’être bannie d’internet. Pas besoin d’être un·e habitué·e du darknet pour trouver des forums, des sextoys en forme de sexes d’animaux, des vidéos ou des sites internet de fictions pornographiques zoophiles. Cette communauté a même créé une sorte de Wikipédia zoophile, qui n’est pratiquement plus actualisé aujourd’hui. «Il faut fermer ces sites car il y a une complaisance sur les forums: [les zoophiles] se rassurent entre eux en se disant que c’est un acte d’amour. Il faut également réprimer ces vidéos en coupant leur diffusion», argue Dimitri Houbron.

Dans son intense campagne de lobbying visant à interdire la zoophilie, Animal Cross a justement lancé le 8 juillet une campagne de name and shame sur les réseaux sociaux. Le but: faire déréférencer les contenus zoo-pornographiques par Google et Bing. Pour faire bouger les deux géants du net, les hashtags #StopZoophilie fleurissent sur Twitter depuis quelques jours. L’association n’en est pas à son coup d’essai. En début d’année elle avait lancé une pétition sur le sujet qui a rassemblé près de 50.000 signatures.

L’activisme de l’association de protection animale est efficace. Google a déjà déréférencé plusieurs sites proposant du contenu pornographique zoophile, même si le plus consulté reste accessible. De son côté, Microsoft n’a pas encore accédé aux demandes d’Animal Cross, alors que son code de conduite proscrit pourtant ce contenu. Benoît Thomé reconnaît que dans les faits, la diffusion de ces vidéos n’est pas totalement illégale. «C’est plutôt un peu gris en matière de législation: rien ne dit que ces images sont interdites. On se raccroche sur d’autres choses: le fait que les enfants puissent accéder facilement à de la pornographie par exemple.» Pour éradiquer ce contenu d’internet, Dimitri Houbron propose d’ailleurs l’alignement législatif des contenus zoophiles sur ceux de la pédopornographie.

«Une massue pour écraser une mouche»

Face à ce durcissement législatif, les zoophiles se sentent rejetés. Zeta (Zoophiles for Ethical Treatment of Animals), une association allemande, milite pour l’acceptation de cette paraphilie. Comme beaucoup, ses membres concèdent qu’une partie de leur communauté va trop loin. «Nous sommes favorables à une certaine forme de zoophilie, mais nous condamnons un grand nombre de pratiques mettant en jeu l’homme et l’animal», clame d’ailleurs le Wikipédia zoophile.
Même son de cloche au sein de l’un des principaux forums de zoophilie. Un de ses administrateurs a accepté de nous répondre. Il condamne fermement les actes de «zoo-sadisme» et tous les sévices sexuels sur les animaux. «On trouve les mêmes problèmes que dans le reste de la société: de belles histoires et des histoires sordides», argumente-t-il.
Pour lui, une écrasante majorité des adeptes sont des voyeurs ou consommateurs de pornographie. Les zoophiles seraient très peu nombreux. Selon cet administrateur d’un forum zoophile, les propositions du député LREM et d’Animal Cross sont disproportionnées. «Les moyens qu’ils proposent sont dangereux: ils veulent utiliser les mêmes outils que pour combattre la pédophilie et le terrorisme. C’est une massue pour écraser une mouche.» Mais surtout, il estime que cette loi ne changera rien pour cette communauté. «Nous savons comment nous protéger, la seule chose sur laquelle cela va avoir un effet, c’est notre porte ouverte (forum, Wikipédia) pour aider et rencontrer cette minorité qui nous ressemble. En moyenne, on rencontre une personne par an qui partage nos valeurs. Cela ne va pas changer notre vie si on doit arrêter.»

Dimitri Houbron ne l’entend pas de cette oreille: «De toute façon, un animal ne peut pas montrer son consentement.» Un argument irrecevable pour le zoophile que nous avons interrogé: «Comment, malgré les connaissances que nous avons sur le comportement animal peut-on encore penser que l’animal ne s’exprime pas lors d’une activité avec un être humain?». Pour le président de l’association de défense des animaux, cet argumentaire ne passe pas, il s’agirait avant tout d’un conditionnement.«Soit on leur impose, soit on les a éduqués et pervertis, quoi qu’il en soi pour nous il s’agit d’un viol».

Si le député se désole que la condition animale soit l’une des grandes oubliées des politiques publiques, le sujet pourrait être porteur en cette période. Les origines du coronavirus sont encore incertaines, mais de nombreuses pistes mènent vers différents animaux. Et pour lui, ceci est un argument supplémentaire vers l’espoir d’un changement de législation: «C’est un sujet d’autant plus prégnant aujourd’hui. La zoophilie est également un problème sanitaire car c’est un vecteur de maladies.»

India Rose James, l'héritière d'un empire porno plus riche que la reine d'Angleterre Wiktor Szymanowicz / Barcroft Media via Getty Images

Portrait : India Rose James, l’héritière d’un empire porno devenue plus riche que la reine d’Angleterre

À 28 ans, India Rose James vient d’être classée au quatrième rang des personnes de moins de 30 ans les plus riches du Royaume-Uni par le « Sunday Times ». D’héritière rebelle à mère modèle, celle que l’on surnomme « princesse de Soho » a toujours fasciné les tabloïds. Par Aurore Savarit.

India Rose James n’a pas eu une enfance comme les autres. Fille de Debbie et John James, l’actuel directeur général de Soho Estates, elle a souvent fait la une des tabloïds. À seulement 16 ans, elle était déjà la personne la plus jeune à faire partie de la liste des personnalité les plus fortunées du Royaume-Uni. Cinq ans plus tard, elle pouvait même se targuer d’être plus riche qu’Élisabeth II.

En 2008, India Rose a 21 ans lorsqu’elle hérite avec sa demi-soeur Fawnde 80% de la fortune de son grand-père, Paul Raymond, surnommé le « Roi de Soho » suite à ses nombreux investissements dans le quartier populaire de Londres. Un patrimoine basé sur l’immobilier, l’ouverture des premiers cabarets de strip-tease londoniens – lieux de passage de stars comme Peter SellersFrank SinatraRichard Burton ou encore les Beatles – ainsi que la parution de magazines érotiques. 

La jeune fille est connue pour avoir eu une jeunesse dorée mouvementée. Expulsée de l’école privée St George’s avec pour motif une « attitude incontrôlable », la « princesse de Soho » n’a par la suite pas eu peur d’afficher sa fortune et son amour des fêtes nocturnes. Après avoir quitté l’université pour effectuer des stages dans la mode, la jeune fille a refusé de travailler avec son père et sa soeur dans la compagnie familiale et s’est consacrée à Soho revue, une galerie d’art londonienne fondée avec son compagnon de l’époque Will Pelham.

Celle qui a perdu sa mère à neuf mois d’une overdose d’héroïne affirme au Daily Mail que l’amour d’une mère ne lui a néanmoins jamais manqué grâce à la seconde épouse de son père. « Jilly est ma maman, cela ne fait aucun doute » confiait-elle. Avant d’ajouter : « Papa l’a rencontrée alors que je n’avais que quelques mois. Elle est restée et m’a supporté. Ils se sont mariés il y a 18 ans et j’ai un petit frère, Harvey, qui a 16 ans. Elle a été la meilleure mère au monde. »

Aujourd’hui âgée de 28 ans, elle est devenue maman d’une petiteSaphire, qu’elle a eu avec le guitariste de The Kooks Hugh Harris, dont elle est séparée. Elle confie au magazine Tatler vouloir être désormais un exemple pour sa fille. Fini donc la réputation de fêtarde obtenue durant sa jeunesse. Une image dont la jeune mère souhaite se débarrasser ne voulant pas que sa fille ne tombe plus tard sur des articles ou photos d’elle un peu trop alcoolisée.

Classée cette année par le Sunday Times au quatrième rang des personnes de moins de 30 ans les plus riches du Royaume-Uni avec 730 millions de livres sterlings, India Rose se consacre désormais à la gestion de sa galerie d’art, à l’écriture de The Adventures of Sapphire and Aladdin – un livre pour enfants portant les noms de sa fille, et de son carlin – et souhaite rouvrir le légendaire club nocturne Madame Jojo’s en hommage à son grand-père.

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