PORT d’ARME

PORT D’ARME et LÉGITIME DEFENSE

Un procureur demande 6 mois ferme contre l’octogénaire
qui a tiré avec une balle de caoutchouc sur son voleur !

Un procureur demande 6 mois ferme contre l’octogénaire qui a tiré avec une balle de caoutchouc sur son voleur !

Certes, les juges n’ont pas suivi… Heureusement, et le brave homme a été relaxé. Il n’empêche…

Il n’empêche que les instructions du Ministère public, soit le Ministère de la Justice, sont claires. Taper comme des malades sur la légitime défense. Obligation est faite aux Français de se laisser cambrioler, de se laisser tuer…

Hier on apprenait que Merkel avait dissous un service  des forces spéciales, constituées entre autres de tireurs d’élite…

Aujourd’hui on apprend qu’un procureur à la solde de Macron a osé demander de la prison ferme contre un vieux monsieur, cambriolé à 7 reprises en une semaine, qui se retrouve, de nuit, nez-à-nez avec un cambrioleur athlétique chez lui et qui a le réflexe de mettre une balle de caoutchouc dans son fusil (qui y aurait songé dans cette situation anxiogène ?) et même de faire plusieurs sommations avant de tirer  ! Un non-sens, un scandale.

Oui le caniche de Macron, Belloubet, a bien transmis le message. Pas touche aux délinquants, pas touche aux cambrioleurs, il faut que les Français se laissent dépouiller, violer, ageresser, tabasser, et tuer. La légitime défense, le pire des crimes pour Macron.

L’homme sur le banc des prévenus a aujourd’hui 79 ans. Sa chemise à carreaux est soigneusement rentrée dans son jean. Le visage émacié, les cheveux brossés, il écoute le président détailler cette « triste affaire ».

En 2015, J.C. a pris un fusil et a tiré sur celui qui s’est introduit dans son domicile, en pleine nuit à Besançon. « J’ai fait une bêtise », souffle le septuagénaire. Une bêtise qui le hante toujours et l’empêche de dormir, depuis cinq ans.

Un passionné de course automobile

Les faits remontent au 12 décembre, à 22 h. Cet ingénieur à la retraite regarde la télé, seul, dans sa maison. Il a passé sa journée à faire de la mécanique, les mains dans le cambouis. Depuis de longues années, son quotidien est rythmé par la course automobile. Championnat de France, d’Europe et même du Monde, l’homme connaît « chaque mètre » de ces nombreux circuits. Un fou du volant dans l’univers sportif, jamais en dehors des clous quand il s’agit du code de la route et de la loi. « Un excès de vitesse à 75 km/h au lieu de 70 », tout au plus. Et au casier vierge.

Cambriolé 7 fois en 17 jours

Mais ce 12 décembre, sa tranquillité s’interrompt, sa vie s’apprête à prendre un tout autre tournant : ce bruit de vitre brisée, il sait à quoi il correspond. Un voleur vient de s’introduire dans son domicile. D’ailleurs, en 17 jours, il a été visité à sept reprises. « Toujours en pleine journée, quand je m’absentais. »

Mais ce samedi, le voleur a choisi de pénétrer chez lui et de nuit. J.C. prend peur. Impossible de savoir si l’intrus est armé, s’il est seul. Il se précipite en direction de la fenêtre et tombe nez-à-nez avec l’homme. « Un grand costaud d’au moins 85 kg. Je n’en fait que 56… » Bâton en main, il se met à frapper l’individu. L’homme ne réagit pas et poursuit sa progression.

Trois sommations et un tir

J.C. se précipite dans sa chambre pour se saisir d’un fusil. Un vieux calibre qu’il avait acheté en 1977, alors qu’il projetait de se mettre à la chasse. L’arme est sagement restée dans un placard et n’a jamais projetée une seule munition.

Mais ce soir là, il insère une cartouche de défense Gomm Cogne dans la chambre. Il retourne dans le salon et tient le voleur en joue, à cinq mètres environ. « Qu’est-ce que tu fais là ? », lance le septuagénaire. Une sommation reformulée une seconde fois. L’individu ne répond pas et s’approche de lui, mètre après mètre, dans le noir. « Arrête ! Je vais tirer ! » Aucune réaction. Le voleur lui fait face. J.C. ouvre le feu.

« Je ne savais pas si je l’avais touché »

La victime s’écroule, touchée par cette balle en caoutchouc. La panique s’empare de l’occupant. Il se précipite dans sa chambre pour poser la carabine et retourne dans le salon. Quand il revient, le blessé se relève et prend la fuite avant de faire le tour de la maison. « Je ne savais pas si je l’avais touché », confie le prévenu à l’audience.

Devant l’entrée, il lui assénera quelques coups de bâton avant que l’auteur du vol s’évapore dans la nuit. Ce dernier est retrouvé errant, grièvement touché, route d’Avanne, par un automobiliste. Il est hospitalisé et auditionné par les policiers.

Handicap à 30 % pour le voleur

« Il souffre d’un handicap à 30 %. Son nerf a été touché et il a des difficultés à utiliser son bras », indique Me Dumont, défenseur des intérêts du jeune homme, auteur des sept vols et absent à l’audience. Depuis ce 12 décembre, et cette grave blessure, il a cessé ses activités criminelles. Il loge provisoirement au sein d’un foyer, dans un département voisin.

L’autre victime, défendue par Me Henriet et MeSchwerdorffer , souffre de troubles. De ces souvenirs qui le hantent encore, cinq ans après les faits. « Il a des insomnies et n’est jamais tranquille quand il part de sa maison. »

À la barre, le septuagénaire est ému en évoquant ces faits. Il ne peut s’empêcher de repenser à cette fraction de secondes. L’instant où il a appuyé sur la détente. « Sous la peur, vous faites des bêtises. »

« Je ne voulais pas le tuer… »

Lors de la perquisition menée à son domicile, les policiers ont découvert d’autres munitions dans l’armoire de J.C. : « Des cartouches remplies de plombs. Et à cette distance, on peut imaginer les dégâts qu’elles auraient produit », lance Randall Schwerdorffer, à l’attention des juges du tribunal. Ce 12 décembre et en tout connaissance de cause, le sénior a choisi d’utiliser du caoutchouc. Et pour une raison très simple : « Je ne voulais pas le tuer… »

Pendant des mois, J.C. a du affronter la garde à vue, les auditions, le contrôle judiciaire puis la reconstitution. Lui qui a 74 ans n’avait jamais posé de souci à la justice, avec un casier totalement vierge. « Au début quand on vous parle de calmant, et on se dit  :  » Je sui costaud, je n’ai pas besoin de ça pour dormir. » Et puis après plusieurs nuits sans fermer l’œil… »

L’origine du dossier : « Un vol avec effraction »

A l’audience, il est resté immobile à la barre, répondant à toutes les questions des juges. « Il attendait ce moment depuis longtemps », confie son avocate, Me Henriet. « Peut-on faire asseoir monsieur ? », interrompt Me Schwerdorffer, voyant J.C. à l’aube de sa quatre-vingtième année, debout depuis de longues minutes.

Face à cette situation particulière, le ministère public a demandé la relaxe du mis en cause, en retenant la légitime défense. « L’origine de tout ce dossier, c’est un vol par effraction », estime le procureur, Julien Babé. Pour l’auteur du vol, le magistrat a requis « 6 mois d’emprisonnement ferme ». 

L’auteur du tir relaxé, le cambrioleur coupable

Dernier avocat à prendre la parole, Me Schwerdorffer, a insisté sur les trois sommations, en conclusion de sa plaidoirie. « Il n’est pas policier, rien ne l’oblige, d’un point de vue légal. C’est à apporter à son crédit. Je demande au tribunal de prononcer la relaxe et de mettre un terme à ce triste dossier. »

Le tribunal, après délibération, a choisi de prononcer la relaxe à l’encontre du septuagénaire. Concernant l’auteur du vol, il a été condamné à 12 mois ferme et devra verser 3 200 € de dédommagement à J.C.

Légalisation des armes à feu : le débat interdit

On peut ouvrir le débat sur l’utilité et surtout la légitimité fondamentale des citoyens ordinaires à posséder des armes, pas seulement des forces de l’ordre.

Qu’est-ce qui définit un droit ? Dans le débat public, comment déterminer dans quels cas l’État peut ou ne peut pas circonscrire la liberté des personnes au nom d’un danger perçu ou d’un avantage potentiel ?

Trop souvent, les critères utilisés sont incohérents d’un domaine à l’autre ; leur définition ne fait que refléter les préjugés de la classe dirigeante du moment, au lieu de procéder d’une réflexion plus fondamentale sur la nature des droits.

LE DROIT DE PORTER DES ARMES À FEU

Ce problème est criant sur le sujet des armes à feu. Sans conteste, l’argument le plus répandu des opposants au droit de détenir des armes se rapporte à la létalité d’un tel droit, souvent présenté comme un poids démesuré dans la balance de l’analyse coût-bénéfice. À tort ou à raison, ils affirment que légaliser la détention d’arme mènerait à davantage de morts chaque année. Est-ce vrai ?

La réponse dépend certainement de la société en question et des ses caractéristiques, des individus qui la composent, et ainsi de suite… Quoi qu’il en soit, l’essentiel du débat semble se focaliser sur cet argument, que ce soit aux États-Unis où ce droit est consacré, ou en Europe où il n’est que peu reconnu, comme si la question de la létalité résumait à elle seule la question de ce droit.

Le plus souvent, les partisans du droit de s’armer, Américains ou Européens, tentent de défendre leur position sur le même terrain. Tentative qui est rhétoriquement vaine, car il est dangereux de s’enfermer dans un débat de chiffres avec un adversaire dont c’est l’unique pilier argumentaire, et qui a donc souvent une connaissance plus exhaustive sur ce sujet.

C’est également une erreur de théorie politique. En effet, il convient d’insister sur le fait que la dimension de la létalité n’en est qu’une parmi d’autres, dont certaines sont bien plus importantes.

Il faut ainsi commencer par remarquer que la question de la possession d’arme est une question de définition d’un droit ; il s’agit de donc de savoir si l’individu peut être légitimement contraint. Cela la différencie radicalement d’une question ordinaire de politique publique : par exemple, s’il faudrait plutôt investir un million d’euros d’impôts dans de l’équipement militaire ou l’Education nationale. Et à partir du moment où il s’agit de discuter d’un droit fondamental, les critères macro-sociaux tels que le nombre de morts par an sont de second ordre.

En effet, pense-t-on souvent à lancer un grand débat national sur la liberté d’expression ou de religion ? Après tout, il se pourrait pourtant que le citoyen moyen se trouve plus heureux s’il était libéré par la force publique des restrictions religieuses ou du droit de jaser.

Pourtant, ce mode de raisonnement paternaliste ne nous vient même pas à l’esprit. On sent bien que là n’est pas la question, tant ces activités sont des droits inhérents à chaque individu. Utiliser une analyse coûts-bénéfices n’est ici pas pertinent. Il en est de même des potentielles conséquences sociales de la légalité de la détention d’armes à feu.

DU BON USAGE DE SON PROPRE DROIT

Ainsi, il convient de distinguer un droit bien exercé de ses abus. Violer le droit d’autrui en se servant d’un droit dont on dispose soi-même n’implique jamais que ce dernier soit mal acquis.

Une grande partie des morts sur la route est le fait de personnes ayant passé leur permis comme tout un chacun et conduisaient légalement, mais ont été négligentes. De même, que pour fuir la justice les fugitifs n’ayant pas été préventivement incarcérés usent de leur liberté légitime de se déplacer.

Ces abus, tout comme ceux que peuvent commettre les possesseurs d’armes, n’ont aucune pertinence lorsqu’il s’agit de déterminer l’étendue et la nature des libertés individuelles.

A-t-on déjà pensé à ne délivrer des permis de conduire qu’aux membres d’un club de course automobile ? C’est pourtant le critère utilisé pour les armes à feu. Lorsqu’on sait que les automobiles sont bien plus létales que les armes (il y a un mort pour 7400 voitures aux États-Unis chaque année, contre un mort pour 9800 armes détenues par des particuliers), on voit qu’un tel état des droits reflète nos habitudes sociales, plutôt qu’un réel système de protection de la vie humaine.

ARMES À FEU : LA RESPONSABILITÉ PERSONNELLE EN QUESTION

Les libéraux qui défendent le droit de détenir une arme soulignent souvent qu’aux États-Unis 60 % des morts en question sont des suicides, gonflant ainsi les chiffres. Ce à quoi leurs adversaires rétorqueront que faciliter le suicide est un argument de plus pour interdire les armes à feu.

Ce type de réponse s’entend aussi souvent au sujet de la légalisation des drogues. Pourtant, voilà un raisonnement qui démontre peu d’estime pour la valeur de la responsabilité personnelle.

En effet, bien qu’on puisse instinctivement réprouver voire abhorrer l’acte du suicide, une éthique libérale rigoureuse doit réprouver toute restriction de la liberté d’autrui à des fins paternalistes, autrement dit pour son propre bien. Nul ne doit davantage être maître de ma propre vie que moi-même. Dans ce cas, pourquoi autrui pourrait-il décider à ma place de ma vie ou de ma mort  ?

Rares seraient ceux qui soutiendraient une interdiction du suicide, et pourtant il est bien plus grave de retirer le droit de s’armer à tout un peuple, que de retirer le droit de mettre fin à ses jours aux seules personnes concernées.

ET LE DROIT INDIVIDUEL

Ainsi, c’est la quête pour déterminer quels sont les droits légitimes qui doit revenir au centre de la réflexion. Mais alors, quelles meilleures questions se poser que celle de la létalité ? Deux peuvent nous aiguiller.

La première est de savoir si la liberté de commettre un acte viole en lui-même le droit légitime d’un autre. Or, ce n’est ici clairement pas le cas – à moins que se sentir mal à l’aise à la vue d’une arme puisse être considéré comme la violation d’une quelconque droit.

La deuxième est de savoir si ce droit participe à la défense de la liberté et de nos institutions démocratiques ? Je soutiendrai que la réponse est également oui, à l’instar de la liberté d’association, d’expression ou de déplacement notamment .

On peut alors ouvrir le réel débat sur l’utilité et surtout la légitimité fondamentale des citoyens ordinaires à posséder des armes, et non seulement des forces de l’ordre.

En philosophie politique, il convient d’éviter toute approche conséquentialiste au risque de s’engager sur la voie du paternalisme et des utopies : « on ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs » ou encore que « la fin justifie les moyens ».

Il convient au contraire d’entreprendre une réflexion solide sur la nature des droits individuels. Toutefois, c’est là que peuvent intervenir la science économique et politique, dont l’importance est de nous guider pour concevoir structures supra-individuelles de nature coercitive telles que l’État de manière à renforcer les droits individuels plutôt que de les étouffer.

Ce qui, comme le soulignait Robert Nozick, nécessite impérativement de respecter un principe restrictif important. La barre qui limite ce qui peut être fait doit être placée plus haut pour l’État que pour l’individu.

LE PARLEMENT SUR LE BANC DE TOUCHE

Partager: Le gouvernement français décide seul des exportations d’armes. Et le Parlement n’exerce aucun contrôle sur son choix. Quand des députés essayent, on les en dissuade.Écrit par Michel DespratxJournaliste pour La Chronique d’Amnesty InternationalPourquoi la France vend-elle si facilement des armes à l’Égypte du maréchal Abdel Fattah al-Sissi ou à l’Arabie saoudite, qui s’en servent pour commettre de graves violations des droits humains ? Selon une étude universitaire(1), la raison réside dans l’absence de débat démocratique. Un sondage de 2019(2) vient appuyer ce constat : Sept Français sur dix veulent que le Parlement contrôle davantage les exportations d’armes. On en est loin.En 2000, le député communiste Jean-Claude Sandrier a voulu introduire plus d’éthique, de transparence et de contrôle dans les ventes d’armes à l’étranger(3). Il propose alors que tous les ans, le gouvernement remette au Parlement un rapport sur ces ventes, détaillant pour chaque pays acheteur les raisons politiques et stratégiques du contrat. À droite, plusieurs élus s’inquiètent. Le député RPR de Seine-et-Marne, Charles Cova, redoute que la désignation des pays clients dans ce rapport annuel « décourage d’éventuels acheteurs » et fasse perdre à la France « parts de marché et emplois ». René Galy-Dejean (Paris) défend « une exigence de discrétion, qui rend difficile tout accroissement de la transparence du contrôle des exportations d’armes ». Les élus RPR de l’époque veulent que la décision des ventes d’armes reste aux mains du gouvernement seul. Mais la proposition passe. Depuis, le gouvernement informe chaque année le Parlement sur les exportations d’armes(4). « Mais ce rapport annuel est trop vague, dénonce le député communiste du Puy-de-Dôme, André Chassaigne. Il ne dit pas ce que vend exactement la France, ni à quel pays. On ignore si les armes vendues vont à la police ou à une armée, si Paris a obtenu des garanties sur leur non utilisation contre des civils. Bref, il ne nous permet pas de savoir, et encore moins de contrôler, si des armes françaises servent à commettre, par exemple, des atrocités au Yémen ». 

ARGUMENTS DE DISSUASION MASSIVE 

Autre problème. Quand ce rapport de 100 pages, rempli de chiffres et de graphiques savants, arrive au mois de juin sur le bureau des élus, combien le lisent ? Le député LREM du Finistère Jean-Charles Larsonneur, qui siège à la commission Défense de l’Assemblée nationale avoue, en 2019, ne l’avoir jamais lu (4). Le député LREM des Hauts-de-Seine, Jacques Maire, explique ce manque d’intérêt et de combativité : « Un parlementaire a beaucoup de choses à faire sur des masses de sujets. Il n’a pas le temps de se battre en plus pour conquérir un contrôle sur un domaine qui lui échappe ». Un fonctionnaire du ministère de la Défense l’exprime plus simplement : « Chez nous en France, les députés, ils s’en tapent » (5). Le 6 avril 2018, le jeune député macroniste de Haute-Garonne, Sébastien Nadot, essaye de réveiller ses confrères endormis. Troublé par le chiffre des civils tués dans la guerre au Yémen, il veut « un vrai contrôle démocratique sur les exportations d’armes »6. Il demande au Parlement une commission d’enquête sur les armes françaises utilisées au Yémen. Soixante députés signent la proposition. Aussitôt, le gouvernement s’active pour l’empêcher d’aboutir. Le cabinet du Premier ministre propose à Sébastien Nadot de venir à Matignon discuter avec des hommes et des femmes qui contrôlent les exportations d’armes (6). Une haute fonctionnaire, un général d’armée et plusieurs conseillers d’Édouard Philippe questionnent le député sur sa motivation. 

Chez nous en France, les députés, ils s’en tapent.

— Un fonctionnaire du ministère de la Défense

« Je leur explique : je veux un Parlement qui les contrôle, pour être sûr que nos armes ne tuent pas des civils au Yémen. Ils me renvoient plusieurs types de réponses, plus ou moins audibles. J’entends que les informations que j’ai sur la guerre au Yémen ne me permettent pas de comprendre les décisions prises par le gouvernement. Que l’Arabie saoudite est un allié indispensable dans la lutte contre le terrorisme. Qu’une mission d’information large serait mieux qu’une enquête centrée sur les armes françaises au Yémen. Qu’un contrôle du Parlement n’est pas toujours possible à cause du secret militaire et que celui du gouvernement est déjà de haut niveau et très fiable. Que nous, députés, n’avons pas à mettre notre nez dans les Affaires étrangères qui appartiennent au pouvoir exécutif. J’ai même entendu que si on mettait tout sur la table, on ferait le jeu de La France insoumise… ». 

Au palais Bourbon, des messagers du groupe LREM, dirigé par Richard Ferrand, abordent les élus qui soutiennent la demande de Nadot. La députée du Gard, Annie Chapelier : « On m’a fait bien comprendre que si je maintenais ma signature, je resterais toujours sur la touche. Que jamais on ne prendrait en considération mes remarques ou propositions futures, et que l’on ne me confierait plus aucun rapport, aucune responsabilité, aucune mission… C’était clair ! ». La députée a maintenu sa signature, avant de quitter LREM. D’autres, qui souhaitent rester anonymes, estiment que leur rôle « n’est pas de mettre en difficulté le gouvernement qu’ils soutiennent » ou que « l’Arabie saoudite est un allié important contre le terrorisme ». 

 On m’a bien fait comprendre que si je maintenais ma signature, je resterais toujours sur  la touche.

— Annie Chapelier, députée du Gard

ENTERRER LE SUJET

Les pressions sur les membres de l’Assemblée fonctionnent. Onze élus LREM retirent leur signature. Leur groupe refuse de porter la résolution de Sébastien Nadot au vote du Parlement.

Chez les socialistes, aucun élu ne signe. Auraient-ils aussi reçu des messages leur déconseillant de demander des comptes sur les exportations d’armes ? Le sénateur de l’Isère, André Vallini : « En avril 2019, je questionne le gouvernement sur les armes françaises dans la guerre au Yémen. Le collaborateur d’un ministre m’avertit : si je cherche trop la petite bête sur le sujet, certains se chargeraient de rappeler au public que j’ai participé à un gouvernement [ Valls, ndlr ] qui exportait des armes à l’Arabie saoudite. C’est assez malsain : on vous fait comprendre qu’il ne faut pas trop jouer au malin sur le sujet ». 

Résultat, la volonté parlementaire d’en savoir plus sur les exportations d’armes liées à la guerre au Yémen dort depuis deux ans à l’Assemblée nationale. À la place, Marielle de Sarnez, qui préside la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, annonce, en octobre 2018, la mise en place d’une mission d’information. L’objet n’est plus les armes françaises qui tuent au Yémen, mais le contrôle des exportations d’armes en général. « Une mission d’information, regrette Sébastien Nadot, c’est moins de pouvoirs d’investigation. Elle ne peut pas faire témoigner les décideurs sous serment, ni les obliger à témoigner ni exiger des documents classés secrets ; c’est une façon d’enterrer le sujet ». Le rapporteur de la mission, le député LREM du Val-d’Oise Jacques Maire, confirme que son rapport final – retardé par la crise du coronavirus – ne dira rien sur l’utilisation d’armes françaises au Yémen, mais « répondra à cette question : y a-t-il une valeur à ce que le Parlement contrôle les ventes d’armes de la France ? Vous verrez la réponse. Elle va vous surprendre. Il y aura des propositions fortes pour renforcer le contrôle du Parlement sur les exportations d’armes, et la protection des droits de l’homme ». 

En attendant, le lobby de l’armement continue de demander aux députés de ne pas limiter les ventes d’armes de la France. « Le 23 avril, témoigne André Chassaigne, les trois plus gros représentants des industries françaises de l’armement sont venus nous expliquer en visioconférence qu’il était vital pour notre économie que la crise du coronavirus n’empêche pas les exportations d’armes de la France… ». 

À L’ÉTRANGER, LE PARLEMENT NE FAIT PAS (TOUJOURS) DE LA FIGURATION

Les pays qui vendent des armes à l’Arabie saoudite ont récemment débattu du bien-fondé de ces ventes. Pas la France. Ailleurs, les parlements disposent d’un plus vaste pouvoir de débattre, d’enquêter, ou de contrôler les exportations d’armes. 

En Suède, le gouvernement doit consulter le parlement et obtenir son avis avant de décider d’une vente d’armes à risque. Il n’est pas tenu de suivre ces avis, mais les parlementaires exercent de cette façon un pouvoir de contrôle à priori. 

Aux États-Unis, le Congrès peut bloquer une exportation d’armes sous un délai de 30 ou 15 jours (selon le pays acheteur). Mais l’influence des lobbys militaro-industriels sur les élus fait que ce contrôle parlementaire s’exerce peu. D’autant que le président peut opposer un « intérêt de sécurité nationale » à un blocage. 

En Grande-Bretagne, les parlementaires reçoivent un rapport du gouvernement et lui opposent un contre-rapport, nourri de questions et recommandations auxquelles le gouvernement doit répondre dans les deux mois. Le Parlement ne décide pas, mais les exportations d’armes vers des pays autoritaires est souvent critiquée. 

En Allemagne, le gouvernement doit informer le Bundestag de ses exportations et répondre à toute question sur le sujet posée par les députés. Aux Pays-Bas, le gouvernement doit informer le Parlement de toute exportation d’armement d’un montant supérieur à 2 millions d’euros.

1 — Réguler le commerce des armes par le Parlement et l’opinion publique, Politiques européennes, 2015. 2 — Sondage YouGov réalisé en ligne sur 1004 personnes représentatives de la population française (mars 2019). 3 — De 1999 à 2000, la mission d’information sur le contrôle des exportations d’armement interroge 50 personnalités (industriels de l’armement, chercheurs, responsables de la politique et de l’administration). 4 — Documentaire Mon pays fabrique des armes, sur LCP). 5 — Cité dans : Politiques européennes, 2015. 6 — Comme des membres de la Commission interministérielle pour l’étude des matériels de guerre (CIEEMG), où siègent des représentants des ministères de la Défense, des Affaires étrangères et de l’économie. Ils fournissent au Premier ministre des avis sur chaque vente d’armes de guerre à l’étranger.

Aux Etats-Unis, la légitime défense est une évidence : la preuve !

Aux Etats-Unis, la légitime défense est une évidence : la preuve !

Nos élites ont créée de toutes pièces une violence abominable contre les Français, par une immigration démente, en moins de 40 ans.

Quelques jours après l’escroquerie du gang  Traoré, gang de mafieux qui s’agitait en défense d’un individu condamné 17 fois, le réel est revenu frapper à notre porte : trois Français de tous les jours ont été assassinés dans des conditions atroces par des immigrés, parfois en situation de clandestins.

Les Gauchistes, comme le patronat, comme Macron, comme la quasi-totalité de la Presse veulent la continuation de cette immigration, responsable de l’écrasante majorité des crimes et délits en France.

Et, ils veulent, (criminels ou imbéciles ?) maintenir le niveau de violence légitime de la police au bas niveau qui était celui des années 70.

Les Gauchistes veulent tout importer des Etats-Unis … sauf la violence de la police américaine.

C’est impossible dans le cadre de la France communautarisée qu’ils ont voulu : l’avenir nous le montrera.

En attendant, voici un article de Jack qui montre comment, aux Etats-Unis, les citoyens font face à la barbarie.

Antiislam

Trois intrus entrent chez lui par effraction à une heure du matin, il en tue deux et envoie le troisième à l’hôpital

AWR HAWKINS, journaliste pour Breitbart News et défenseur sans détour du deuxième amendement de la Constitution américaine sur le port d’armes.

Oui mais, c’est en Amérique !

À Wesley Chapel, Floride, vendredi 10 juillet, un propriétaire a abattu deux suspects entrés chez lui par effraction et blessé le troisième.

Cet homme jouait à des jeux vidéo lorsqu’il a entendu un bris de verres vers 1 h. du matin. Il a saisi une de ses armes et tiré sur un intrus masqué et armé dans le couloir d’entrée de sa maison, puis a tiré une deuxième fois lorsqu’un autre intrus, également masqué, est apparu dans le couloir muni d’une arme à feu et le mettant en joue.

Le shérif Chris Nocco, appelé après cette intrusion, a confirmé qu’un des intrus armé avait voulu tirer mais que son arme s’était enrayée.

Le propriétaire de la maison l’a abattu.

Après avoir abattu deux des intrus, un troisième est apparu dans le couloir.

L’arme du propriétaire s’est alors enrayée et il a couru chercher une fusil avec lequel il a tiré sur le troisième suspect qui, blessé, s’est enfui.

Il l’a rattrapé et a fait appeler la police par un voisin alerté par les coups de feu.

Résultat : deux intrus tués, le troisième blessé.

Le journal Tampa Bay Times a signalé que la première arme utilisée par le propriétaire de cette maison était un Glock 19 et la deuxième un fusil semi-automatique Kriss Vector.

Algérie : Un militant du mouvement islamiste Rachad appelle les citoyens à s’armer

Reda Boudraâ, islamiste algérien appartenant à Rachad, organisation islamiste pro-turc, très active en Europe, a fait l’apologie de l’armement des citoyens sur sa page Facebook. Le militant islamiste considère que les citoyens doivent s’armer pour faire face à toute force répressive.

Reda Boudraâ revient sur la question de l’armement des citoyens dans plusieurs publications sur sa page Facebook. Dans ses statuts qu’il a intitulés “Les contours du Hirak 2”, il explique pourquoi le citoyen a le devoir d’avoir des armes. Il affirme que le démantèlement des outils de la force dans la société produit un déséquilibre des forces entre le pouvoir et le peuple.

Le militant ajoute que les peuples ayant des Etats forts ont construit cet équilibre sur la base de quatre droits. Il s’agit, selon lui, du droit au savoir technique, du droit de s’armer, du droit d’avoir la priorité sur ses terres ainsi que du droit de l’individu. L’islamiste pro-turc explique qu’en ayant ces droits, le peuple peut se défendre contre les colons ainsi que contre tout pouvoir répressif.

Dans un autre post, Reda Boudraâ fait l’apologie de l’armement. Il déclare que “l’armement est la fierté des pays forts et une composante de l’identité américaine”. Il ajoute que “c’est un pilier de l’identité islamique”. L’islamiste de Rachad affirme que posséder des armes est “un rêve pour les opprimés et un cauchemar pour les populations domestiquées”. Il appelle les citoyens à se débarrasser “de la phobie des armes et d’exercer leur droit à en avoir”.

Rachad sur les traces du FIS

Ces statuts Facebook du militant islamiste rappellent l’ancien dirigeant du l’ex-Front islamique du salut (FIS) Ali Benhadj, qui avait appelé les Algériens à prendre les armes un certain mois de juin 1991. Reda Boudraâ révèle ainsi les véritables intentions du mouvement islamiste Rachad en Algérie ainsi ses tendances à la violence, comme l’ont fait leurs aînés du FIS.

Pour rappel, le mouvement Rachad a été créé par les résidus du FIS en Europe. Ces réseaux se sont organisés afin de reprendre le contrôle sur la société en Algérie après la déconfiture du FIS. Ils sont présents un peu partout dans le monde et investissent le Hirak. Ses figures emblématiques, comme Larbi Zitout, Mourad Dhina ou encore Amir Dz, tentent de redorer le blason du parti dissous et le dédouaner des crimes commis pendant la décennie noire. Le mouvement est, aussi, très proche des lobbys qatari et turc.

Le malheur c’est qu’il a bien raison… mais ses intentions sont de tuer les mécréants !


« LA FRANCE SE REND COMPLICE
DE CRIMES DE GUERRE »

Les ventes d’armes sont autorisées par le seul pouvoir exécutif. Comment s’assurer que la France respecte ses engagements internationaux ? Aymeric Elluin, responsable de plaidoyer Armes à Amnesty International France, nous livre son expertise.

En quoi consiste le travail de chargé de plaidoyer Armes au sein d’Amnesty International ?

Aymeric Elluin — Il s’agit d’influer sur les décideurs. Mon travail vise à les sensibiliser à la nécessité de respecter, et de faire respecter le droit international, qu’il s’agisse des droits humains ou du droit international humanitaire (DIH), mais aussi de l’améliorer. Nous avons œuvré en ce sens lors de notre campagne pour la négociation et l’adoption, en 2013, du Traité sur le commerce des armes (TCA). Il s’agissait de faire voter ce traité dont l’objectif vise à empêcher les transferts d’armes susceptibles de tomber entre de mauvaises mains et risquant de concourir à des violations du droit international. Mon travail consiste aussi à rédiger des recommandations et à rappeler aux autorités françaises d’agir vis-à-vis de l’Arabie saoudite ou des Émirats arabes unis pour que cessent les transferts d’armes qui alimentent le conflit au Yémen.

Agissez maintenant : Interpellez Emmanuel Macron pour exiger plus de transparence sur les ventes d’armes de la France

Comment se passent les relations avec le gouvernement ? 

Lors des discussions sur le TCA, le dialogue avec l’exécutif s’est révélé particulièrement bon, constructif. La voix des ONG, qui sont à l’origine de l’idée de ce traité, était alors écoutée. Après son adoption, lorsque les ventes d’armes ont explosé sous la présidence de François Hollande, les relations ont un peu changé. 

Il y a clairement une inflexion négative depuis l’élection d’Emmanuel Macron. Sous sa présidence, le plaidoyer et la communication des ONG se sont intensifiés, des hommes politiques comme Sébastien Nadot se sont emparés de la question. Des recours en justice ont été lancés, comme celui mené par l’association Aser pour faire annuler des licences d’exportation. Chez Amnesty, nous avons rendu un avis public sur la légalité des ventes d’armes, Disclose [média d’investigation] a révélé l’implication d’armes françaises dans le conflit au Yémen. Tout cela fait que la situation s’est tendue avec le gouvernement. Chaque fois que l’on tente d’obtenir des réponses sur des questions bien précises, on nous ferme la porte. La France maintient avoir un système rigoureux de contrôle d’exportations des armes. C’est un dialogue de sourds. 

En revanche, il est toujours possible de communiquer des informations aux parlementaires. C’est d’ailleurs un enjeu essentiel : les sensibiliser à la question pour qu’ils comprennent leur légitimité à s’en emparer, à auditionner le gouvernement sur les ventes d’armes, au moins a posteriori. 

Pourquoi la France peut-elle violer impunément le TCA, en continuant de commercer avec l’Arabie saoudite ?

Le pouvoir exécutif promeut les ventes d’armes. Il donne les autorisations d’exportation, il est actionnaire d’un certain nombre d’entreprises d’armement. Il décide de tout. La France continue d’exporter parce qu’elle estime qu’elle est en droit de le faire. Elle s’« autocertifie » puisque personne n’est en mesure de la contredire. 

Par ailleurs, le Yémen paraît loin. On attend qu’il se passe un drame pour réagir, et comme il est compliqué d’aller sur le terrain pour réunir des preuves, la France joue sur cette opacité. L’État met également en avant le fait que l’Arabie saoudite lutte contre le terrorisme, que la France doit assurer l’équilibre de la région, qu’il y a des enjeux commerciaux avec Riyad. 

Le Yémen est malheureusement un cas d’école. Les institutions des Nations unies parlent de violations systématiques et généralisées depuis 2016. La France tire sur la corde, elle joue sur le niveau de risques et sur l’interprétation de ce niveau de risques. Elle le fait parce qu’il n’existe pas, à ce jour, de risques juridiques contrairement au Royaume-Uni, où la Cour d’appel, en 2019, a stoppé la délivrance de nouvelles licences d’exportation d’armes destinées à l’Arabie saoudite, ou en Belgique, où le Conseil d’État a suspendu un certain nombre de licences d’exportation de matériels de guerre, en 2020. En France, il semble difficile de remettre en cause les licences d’exportation de matériels de guerre. En effet, celles-ci sont considérées jusqu’à maintenant comme des « actes de gouvernement », et en conséquence seraient inattaquables devant le juge administratif selon le Conseil d’État.

Le TCA dispose-t-il d’un organe de contrôle et de mesures punitives pour les contrevenants ? 

Non, le TCA n’a pas mis en place d’organe de contrôle ni de sanctions. Le seul contrôle c’est le rapport annuel sur les exportations et importations, que chaque État partie au TCA doit remettre. Il s’effectue par les pairs et par la société civile quand ces rapports sont rendus publics. Heureusement, il existe une pratique établie : la majorité des États les rendent publics. Lors de la réunion annuelle de la Conférence des États parties, il n’y a pas de débat politique, pas d’incriminations de tel ou tel pays qui ne respecte pas les articles du traité. Il existe un secrétariat du TCA, mais il ne dispose d’aucun pouvoir de contrôle sur les déclarations des États pour s’assurer qu’elles sont faites en bonne et due forme, complètes, conforme aux obligations du TCA. Il n’y a pas non plus de moyens de condamner ceux qui violent certains articles du TCA, en particulier les articles 6 et 7 qui traitent des obligations des États en matière de droits humains.

La politique étrangère et de sécurité commune (Pesc) est-elle suivie par les États membres de l’Union européenne ? 

Avec la position commune de l’Union européenne sur les ventes d’armes(1), la grande sœur du TCA, les États devraient tous avoir la même vision sur les exportations. Or, ce n’est pas le cas. Ce n’est que l’addition de politiques nationales. L’Union européenne a raté le coche de l’harmonisation des pratiques des États en matière de ventes d’armes. C’est un des défis de demain que d’aboutir à cette unité de vue politique sur l’exportation d’armes, la sécurité, la politique étrangère. 

Pourquoi la France n’a-t-elle pas utilisé les outils juridiques dont elle dispose pour suspendre les contrats de ventes d’armes vers l’Arabie saoudite alors qu’elle a su le faire vis-à-vis des Turcs par exemple ?

En octobre 2019, la France a annoncé qu’elle suspendait tout nouveau projet d’exportation d’armes à destination de la Turquie en réponse à son offensive en Syrie. Le fait est que les relations commerciales de la France avec l’Arabie saoudite et avec la Turquie ne sont pas comparables en termes de montants financiers. Ils sont beaucoup plus élevés avec l’Arabie saoudite. Il est donc plus facile de se désengager, en matière de relations commerciales, de la Turquie. Il y a aussi des enjeux politiques et géopolitiques. Ce que l’on fait avec la Turquie, d’un point de vue strictement juridique, on devrait pouvoir le faire avec l’Arabie saoudite. 

En quoi la formation de militaires peut-elle concourir et faciliter des crimes internationaux ?

Les pays à qui l’on vend des armes doivent voir leurs armées bénéficier de formations au respect du droit international humanitaire et aux droits de l’homme. Il ne s’agit pas uniquement de modules sur PowerPoint, il faut des mesures sérieuses : des exercices pour mettre les soldats en conditions réelles, plusieurs fois, pendant des mois. Une formation suivie d’une mise à niveau régulière. Par ailleurs, former des gens au respect du droit international alors que dans leur pays, les crimes de guerre ne sont pas introduits dans le droit national ou qu’il n’y a pas de mécanisme pour juger le non-respect du droit international humanitaire, est problématique. Toute prestation de formation doit s’évaluer à l’aune de tels dispositifs. Si le pays n’est pas connu pour respecter le droit international, la formation n’a pas de sens. 

Depuis 2018, la France dispose d’un moyen de contrôle des formations opérationnelles sur son territoire. S’agit-il d’une avancée ?

Oui, car avant cette date, il n’existait pas de moyens de contrôle. Par ailleurs, ces formations aux matériels de guerre à l’étranger n’étaient pas soumises à contrôle non plus avant 2017. Aujourd’hui, une entreprise française qui veut former des militaires étrangers à l’utilisation de matériels de guerre sur son sol doit obtenir une autorisation de fabrication de commerce et d’intermédiation (AFCI). Elle doit faire cette demande auprès du ministère des Armées. C’est désormais une activité strictement encadrée. Le problème, c’est qu’on ne sait pas comment se déroulent ces formations ? En quoi elles consistent réellement ? Ces informations ne sont pas publiques car relevant du secret commercial ou du secret défense. 

De plus en plus d’entreprises d’armement créent des joint-ventures pour s’implanter directement dans les pays clients. Est-ce une façon de contourner le TCA ? 

Le principe de joint-ventures avec l’Arabie saoudite est maintenant courant. En 2016, le prince Mohammed Ben Salmane a exposé sa volonté de créer un socle national en matière de défense pour ne plus dépendre de fournisseurs étrangers. Aujourd’hui, l’Arabie saoudite produit déjà des armes. La création de joint-ventures par des sociétés européennes comme Cockerill est, effectivement, un moyen d’échapper à la pression nationale lors de l’octroi de licences d’exportation de matériels de guerre. L’intérêt est aussi de pérenniser sur le long terme ses relations commerciales avec ce pays. Cependant, on peut craindre que les matériels de guerre produits sur le sol saoudien soient utilisés dans un conflit dans lequel le pays vendeur – qui participe à la production – ne veut pas s’impliquer parce que des violations du droit humanitaire sont commises. L’autre risque concerne leur réexportation vers des pays non respectueux du droit international humanitaire. Dans ce cas, les pays vendeurs n’auraient aucune capacité de contrôle. Une société allemande, par exemple, a créé une joint-venture avec une entreprise sud-africaine d’armement, qui vend des munitions à l’Arabie saoudite. Dans ce cas précis, la joint-venture échappe au système de contrôle allemand. L’éventuel contrôle dépend alors de l’Afrique du Sud qui dispose de ses propres règles. 

La France se rend-t-elle complice de possibles crimes de guerre en poursuivant  les exportations d’armes vers l’Arabie saoudite ?

Oui. Des rapports annuels du groupe d’experts du Conseil de sécurité des Nations unies, des rapports du groupe d’experts éminents du Conseil des droits de l’homme notamment, mettent en cause les violations commises au Yémen par tous les belligérants et, en particulier, par la coalition dirigée par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Le Conseil des droits de l’homme met même en avant la complicité possible de la France et d’autres États dans des crimes de guerre du fait de leur fourniture d’armes aux belligérants. Ce risque est majeur. On a documenté le fait que des armes françaises sont engagées sur le sol yéménite : des chars Leclerc de chez Nexter et leurs munitions, des canons Ceasars et leurs munitions, des mirages 2000-9, des systèmes de désignation laser permettant de guider des bombes laser susceptibles de cibler des civils équipent la chasse saoudienne et émiratie. Autre vrai problème : l’utilisation de navires français vendus, certes il y a longtemps, aux Émirats arabes unis et à l’Arabie saoudite mais dont on continue, au moins pour ce dernier pays, à assurer la maintenance dans le cadre du blocus maritime imposé au Yémen. Ces navires sont utilisés pour mettre en œuvre l’embargo qui a exacerbé la pire catastrophe humanitaire au monde. La France ne peut pas ignorer toutes ces données. Elle ne peut pas se dédouaner, comme le laisse entendre, lors d’un point presse en septembre 2019, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves le Drian en disant « Ce sont les autorités militaires saoudiennes qui ont la responsabilité de leur flotte de guerre ». 

Pourrait-elle se voir condamner pour complicité de crimes de guerre ? 

Avec d’autres ONG, Amnesty International a saisi la Cour pénale internationale (CPI) pour enquêter sur la complicité de dirigeants d’entreprises européennes d’armement et des autorités nationales chargées d’accorder les licences d’exportation, malgré les violations du droit international humanitaire commises au Yémen. Trois entreprises françaises, Dassault, Thalès, MBDA sont notamment visées, au travers des personnes clés qui, au sein des industries, décident et contribuent à finaliser les ventes d’armement. Les hauts fonctionnaires du gouvernement qui contribuent à valider les licences d’exportation sont également mis en cause. Au vu du dossier remis à la CPI, nous pensons qu’il y a les éléments nécessaires pour une enquête. Un champ juridique existe. C’est maintenant au procureur de se prononcer sur l’ouverture de cette enquête et à terme aux juges de décider d’un éventuel procès. 

(1 ) Adoptée le 8 décembre 2008. (2) Ainsi que les rapports de nombreuses ONG comme Amnesty International.

De la même façon que Rothschild imprime autant de fausse monnaie qu’il veut au point de créer la crise actuelle ou trop de milliards artificiels l’encombre, alors que notre pouvoir d’achat baisse… des inconnus vendent légalement pour des milliards, des armes qui tuent des innocents et que toi en danger chez toi tu ne dois pas posséder un simple pistolet pour te défendre… pas pour attaquer, mais pour éviter de se faire tuer !


Le couple de St-Louis qui défendait armes à la main sa maison contre les Antifa, harcelé par la justice

Vous vous souvenez sans doute de ce couple de Saint-Louis qui avait sorti les armes pour protéger sa propriété, lorsque des activistes de Black Lives Matter et Antifa avaient fracassé la barrière d’entrée de leur parc. 

L’affaire n’en est pas restée là. La réaction du couple, des avocats qui, ironie du sort, soutiennent Black Lives Matter et défendent régulièrement des victimes Noires, a déclenché les passions des deux côtés du spectre politique, et les vidéos les montrant défier les protestataires ont attiré des millions de vues.

Mais il ne fait pas bon, en ces temps de Veau d’Or, défier la dictature de l’extrême gauche en général, et Black Lives Matter en particulier, qui réclame la soumission totale : les fondatrices sont des marxistes décomplexées et déclarées.

Aussi, peu après l’affrontement – qui est resté pacifique car la centaine de manifestants a préféré s’éloigner des deux courageux propriétaires, la police de Saint-Louis a lancé un mandat et confisqué les armes de Ken et Karen McCloskey – en totale contradiction avec la Constitution et le Second amendement. 

Où l’on croise encore George Soros

Kim Gardner, la première procureure afro-américaine à être nommée à Saint-Louis a décidé de lancer une « enquête » sur l’incident. 

Elle a clairement pris position pour Black Lives Matter et contre le couple, et dans une déclaration, a condamné la façon dont « les manifestants pacifiques ont été accueillis par des armes à feu et une agression violente ». A gauche, n’oubliez pas, les faits ne doivent jamais se mettre en travers du discours.

  • Aucun coup de feu n’a été tiré pendant la confrontation. 
  • Aucun contact physique ne s’est produit entre les manifestants et les McCloskeys.
  • Il n’y a eu aucune violence, et aucune agression.
  • La présence des manifestants était illégale, ils étaient dans un parc privé, clairement identifié comme tel à l’entrée.
  • Le portail de l’entrée du parc a été fracturé – mais aucune vidéo ne permet de voir si c’est le fait de manifestants, ou s’il était déjà dans cet état.

On comprend mieux la réaction de Kim Gardner, quand on sait qu’elle est l’un des nombreux procureurs « progressistes » élus ces dernières années et dont la campagne a été financée par George Soros. L’une de ses stratégies pour transformer l’Amérique en profondeur consiste à financer les campagnes électorales de procureurs d’extrême gauche, afin qu’ils influencent sur le long terme la marche de la Justice vers le chaos dont Soros a besoin pour imposer ensuite un régime néo-fasciste … comme une solution au chaos. C’est un classique socialiste : créer le problème, et se présenter comme le sauveur qui va le régler – on le voit avec l’infâme concept des « inégalités sociales », qui créent encore plus d’inégalités, et donne aux socialistes la légitimité de les régler.

Le comportement de Gardner a été conforme à ce que l’on peut attendre d’un procureur soutenu par Soros : elle a libéré toutes les personnes violentes arrêtées pendant les semaines d’émeutes qui ont suivi la mort de George Floyd à Minneapolis, et a poursuivi le gouverneur Républicain de l’État pour « atteinte présumée à la vie privée » en 2017.

  • La police a donc confisqué le fusil semi-automatique appartenant à l’avocat Mark McCloskey que l’on voit dans la vidéo, et le pistolet de sa femme.
  • Les policiers de Saint-Louis ont fait une descente, vendredi soir il y a 8 jours, au domicile des McCloskey, armés d’un mandat de perquisition pour l’arme, ainsi que le pistolet de Patricia McCloskey.

Ainsi, le couple, qui subit depuis l’incident des menaces de mort quotidiennes, ne peut plus se protéger ou se défendre.

Ainsi, la procureur sorosienne a – toute seule – annulé de fait le Second amendement de la Constitution, en faisant planer sur toute personne qui oserait s’en revendiquer, la menace des foudres de la justice de l’Etat.

Le sénateur se rebiffe

Mais nous ne sommes heureusement pas totalement tombés dans la dictature de l’extrême gauche, engaillardie par le soutien médiatique, et même s’ils sont mous, peureux et corrompus, ce n’est que du côté Républicain que la loi et l’ordre peuvent espérer survivre. SPONSORED CONTENT

Le sénateur Hawley, un Républicain, est donc monté au créneau, a déclaré que le procureur Gardner visait illégalement la famille McCloskey, et a demandé une enquête sur le respect de leurs droits civiques – un comble lorsqu’on songe que c’est la gauche, traditionnellement, qui défend les droits civiques.

Josh Hawley a demandé jeudi au Procureur Général des Etats-Unis William Barr d’ouvrir une enquête fédérale, accusant le procureur d’abus de pouvoir dans son enquête sur le couple.

Dans sa lettre à Barr, Hawley affirme que Gardner a abusé de son pouvoir en saisissant les armes du couple, et il réclame une enquête sur elle et une possible mise en accusation. Il a qualifié ses actions d’ « abus de pouvoir inacceptable et de menace pour le Second amendement ».

« Il n’y a aucun doute, selon la loi du Missouri, que les McCloskeys avaient le droit de posséder et d’utiliser leurs armes à feu pour se protéger des menaces de violence, et que toute poursuite pénale pour ces actions est légalement mal fondée », a écrit Hawley. 

« La seule motivation possible de l’enquête est donc une tentative politiquement motivée de punir cette famille pour avoir exercé ses droits au titre du Second amendement ».

Donald Trump s’en mêle

Hawley n’est pas le seul Républicain à exprimer ses inquiétudes concernant la légalité de l’enquête de Gardner. L’affaire a attiré l’attention du président Donald Trump, qui en a parlé lors d’une conversation téléphonique avec le gouverneur du Missouri Mike Parson, lui aussi Républicain, mardi.

Pourquoi Mike Parson ? Parce que lorsqu’il était député à l’Assemblée législative, Parson a co-écrit la loi du Missouri sur la dite « doctrine du château », qui justifie l’usage de la force jusqu’à la mort des assaillants pour ceux qui défendent leurs maisons contre les intrus. 

Parson a déclaré que les McCloskeys « avaient tous les droits de protéger leurs biens ».

Il a déclaré aux journalistes mardi qu’il venait de s’entretenir au téléphone avec Trump et le procureur général des États-Unis William Barr

Il a donc téléphoné à la fois au ministre de la Justice William Barr et au président des Etats-Unis, pour leur faire part de ses inquiétudes du fait que le couple, qui est blanc, pourrait être poursuivi au pénal pour avoir sorti ses armes à feu alors qu’il défendait sa maison lors d’une manifestation contre l’injustice raciale.


Les avocats de St Louis “Bonnie and Clyde” font face à des accusations de “collage” dans le sketch “Gone Wrong
Le procureur affirme que les actions de Mark et Patricia McCloskey ont entraîné un risque de violence
VT : Nous ne sommes pas si sûrs de ces gens. Ils vivent dans un quartier très restreint et leurs voisins, selon les rapports, les détestent. Est-ce que c’est mauvais ?

Ils possèdent un manoir construit par le baron de la bière Cash, une maison vraiment merveilleuse. Ils seraient libres, malgré leur stupidité, si Trump ne s’était pas accroché à lui et si Shitstain Trump n’allait pas tomber pour la troisième fois et faire tomber tout le monde autour de lui.

L’armée de Shitstain Trumptard prétend maintenant qu’il s’agit d’un complot de George Soros et que les manifestants étaient réellement armés, en citant, comme vous le verrez ci-dessous, la photo d’un microphone qui est secrètement une arme d’assassinat d’Israël. (Voir ce film de Kevin Costner)

Gardien : Un couple blanc qui a pointé des armes à feu sur des manifestants qui défilaient contre l’injustice raciale devant leur manoir sera poursuivi au pénal, a annoncé lundi le procureur général de la ville.

Mark et Patricia McCloskey, tous deux avocats spécialisés dans les dommages corporels et âgés d’une soixantaine d’années, seront accusés de crime d’utilisation illégale d’une arme et de délit d’agression au quatrième degré.

“Il est illégal de brandir des armes de manière menaçante – c’est illégal dans la ville de St Louis”, a déclaré lundi l’avocat du circuit Kim Gardner à l’Associated Press, arguant que les actions des couples risquaient de créer une situation violente lors d’une manifestation par ailleurs non violente.

“Nous devons protéger le droit de manifester pacifiquement, et toute tentative de le refroidir par l’intimidation ne sera pas tolérée”, a déclaré Mme Gardner dans un communiqué.

Regardez ce faux tweet, qui essaie de nous dire qu’un microphone est un pistolet :

Alors que le procureur qui a annoncé les charges contre les McCloskeys a déclaré qu’elle était “ouverte à recommander” que les McCloskeys participent à un programme de diversion conçu “pour réduire les interventions inutiles auprès des tribunaux”, l’affaire est susceptible d’alimenter un débat partisan continu sur les droits aux armes et la violence raciale. Les partisans des McCloskeys ont déclaré qu’ils défendaient légalement leur maison de 1,15 million de dollars. (Là où j’habite, cette maison coûterait 5 millions de dollars. Peut-être sont-ils sous-évalués, sous-taxés).

Dans une déclaration, l’avocat du couple, Joel Schwartz, a qualifié la décision d’inculpation de “décourageante car je crois sans équivoque qu’aucun crime n’a été commis”.

St Louis, comme de nombreuses villes du pays, a connu des manifestations dans les semaines qui ont suivi la mort de George Floyd à Minneapolis. L’incident en question a eu lieu le 28 juin, alors que plusieurs centaines de personnes marchaient vers la maison du maire démocrate, Lyda Krewson, à quelques pâtés de maisons de la maison des McCloskeys.

Si Philippe Monguillot avait eu une arme à feu sur lui, il ne serait sans doute pas mort… [L’Agora]

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Si Philippe Monguillot, le chauffeur de bus de Bayonne, avait eu une arme à feu sur lui, il ne serait sans doute pas mort lynché par des racailles dont on attend toujours les profils que la presse mainstream se refuse à donner, politiquement correct oblige (se taire, c’est d’ailleurs évidemment laisser entendre qui sont ses meurtriers à la population).
Si cet homme poignardé pour avoir voulu défendre une jeune femme agressée à Bordeaux avait eu une arme à feu sur lui, il n’aurait sans doute pas été poignardé.
Si ces pompiers caillassés et attaqués alors qu’ils secouraient un chat blessé à Montpellier avaient eu une arme à feu avec eux, ils n’auraient pas été attaqués.
Si Axelle, cette jeune aide soignante de 23 ans tuée après avoir été traînée sur 800m par 2 individus dont le profil ethnique semble ne pas convenir au politiquement correct qui cache l’identité des suspects, avait eu une arme à feu, elle n’aurait pas, sans doute, été tuée.
Des « Si » macabres, il y en a actuellement tous les jours en France. Des meurtres, des lynchages, des viols, des agressions. L’urgence sanitaire est décrétée, on vous menace de 135€ d’amende si vous ne mettez pas vos masques. Mais l’État lui, laisse crever nos compatriotes tous les jours dans la rue, par son laxisme, par sa politique pénale dure avec les faibles, faible avec les durs.
La police ne protège plus personne. Elle ne peut de toute façon éviter ces drames, qui par définition, ne sont bien souvent pas prémédités. Ils pourraient être évités pourtant. Il suffirait pour cela que les Français puissent, massivement, pouvoir se former, à la sécurité et au maniement des armes, afin de pouvoir en porter sur eux.
J’entends déjà les ignobles personnages s’étouffer avec leur caviar et venir nous expliquer qu’en France « On ne fait pas justice soi même ». Qu’ils aillent dire ça aux familles des victimes. Qu’ils aillent expliquer ça à ces enfants sans père, à ses mamans sans fils, à ces maris sans femme ni enfant. Qui n’ont que leurs yeux pour pleurer. Ce sont eux, ceux qui refusent que les citoyens puissent se défendre, qui sont responsables de la situation.

Que les individus qui se rendent coupables de ces actes ignobles aillent 5 ou 10 ans en prison ne changera rien à la peine de ces familles. Par contre, que ces individus soient neutralisés physiquement avant d’avoir pu commettre leurs méfaits, voici qui change tout.
Philippe Monguillot, avec une arme à feu, aurait pu tout d’abord mettre en joue les individus qui l’ont menacé. Puis les abattre, si ces derniers tentaient de l’attaquer. Que vaut-il mieux sauver après tout ? La vie d’un honnête chauffeur de bus, ou celle de racailles qui jouent..et à qui il faut rappeler qu’elles peuvent aussi perdre, définitivement ? La vie d’une jeune aide soignante de 23 ans, ou bien celle de ceux qui l’ont trainé sans le moindre regret sur le bitume, jusqu’à la mort ?
Ceux qui estiment aujourd’hui que les Français ne devraient pas avoir le droit de se défendre sont les complices de la racaille. Ils devront être pénalement traités comme tel le jour où la justice rouge de ce pays aura rendu les clefs de notre maison commune.

Les autorités doivent prendre la mesure de la colère, sourde, qui gronde, dans tout le pays. Car ils sont de plus en plus nombreux à refuser que leurs enfants, que leurs parents, que leurs proches, meurent pour un regard, pour un commentaire, pour une remarque, pour rien du tout, victimes du laxisme, victime d’autorités qui ont capitulé face à des hordes d’individus qui ne respectent plus rien ni personne, encore moins l’autorité.
Avant d’être des citoyens respectueux des lois censées nous protéger, nous sommes des pères et mères de famille. Nous sommes des fils et des filles. Notre sécurité est notre droit le plus fondamental droit qui, lorsqu’il est bafoué comme actuellement, remet en question tout « vivre ensemble » et surtout, toute pacte « démocratique et républicain ».
Julien Rochedy ne disait d’ailleurs pas mieux hier, lui qui exprime publiquement ce que beaucoup (de plus en plus nombreux) pensent aujourd’hui tout bas.

« Populu armatu, populu Rispettatu ». Peuple armé, peuple respecté dit la devise corse. Qui dit mieux ?


La procureur gauchiste de New York veut la peau du lobby des armes

Letitia James, une semaine avant son élection au poste de procureur général de New York à l’automne 2018, a déclaré dans un entretien avec Ebony que la NRA, la National Rifle Association était une « organisation terroriste », et qu’elle allait « la faire tomber ».

Avance rapide jusqu’au 4 août 2020. Celle qui doit son élection au financement de sa campagne par l’Open Society de George Soros, dit qu’elle va faire une annonce explosive d’ici deux jours. L’annonce : elle veut faire dissoudre le puissant lobby après une enquête pour corruption et détournement du statut d’association sans but lucratif (501c).

La procureure générale de New York a de fait pris des mesures jeudi 6 août pour dissoudre la National Rifle Association, à la suite d’une enquête de 18 mois où elle dit avoir réuni des preuves que le puissant groupe de défense des droits des armes à feu est « truffé de fraudes et d’abus ».

Letitia James affirme dans son action en justice déposée jeudi qu’elle a trouvé des fautes financières de plusieurs millions de dollars qui a contribué à une perte de plus de 64 millions de dollars sur une période de trois ans.

Corrompue ? Comme la fondation Clinton ?

« L’influence de la NRA a été si puissante que l’organisation est restée incontrôlée pendant des décennies pendant que les cadres supérieurs se mettaient des millions dans leurs poches », a déclaré M. James dans un communiqué.

Le procès allègue que les cadres supérieurs de la NRA ont utilisé des fonds venant de dons à des fins personnelles, ont attribué des contrats à des amis et à des membres de la famille et ont fourni des contrats à d’anciens employés pour s’assurer de leur loyauté. Si les faits sont avérés – et nous ne le saurons qu’à l’issue du procès – c’est à peu de choses près ce qui est reproché à la fondation Clinton, à la différence qu’elle n’a jamais été poursuivie en justice du fait de la lâcheté des Républicains.

Dans sa plainte, James énumère des dizaines d’exemples de malversations financières présumées : 

  • Utilisation de fonds de la NRA pour des vacances, des jets privés et des repas coûteux. 
  • Elle affirme que les dirigeants de l’organisation caritative « ont institué une culture d’auto-détournement, de mauvaise gestion et de surveillance négligente » qui a contribué au « gaspillage et à la perte de millions d’actifs ».
  • Le procès vise à dissoudre la NRA dans son intégralité, et demande à la cour d’ordonner au président Wayne LaPierre et aux autres cadres, actuels et anciens, de rembourser les profits illégaux. 
  • Elle vise également à écarter LaPierre et le conseiller général John Frazer de la direction de l’organisation, et à empêcher les quatre personnes nommées de siéger au conseil d’administration d’une quelconque organisation caritative à New York.

Le salaire, les primes, les autres rémunérations en espèces et en nature et les autres avantages accordés aux défendeurs individuels étaient excessifs et constituent un gaspillage des actifs caritatifs de la NRA, ainsi qu’une activité illégale et non autorisée », peut-on lire dans la plainte.

Les faits reprochés ont été rapportés par des membres du personnel de Phillips, qui ont agi en tant que lanceurs d’alerte en 2018, selon la plainte de James.

Une opération hautement politique en cette année électorale

Chercher à dissoudre la NRA est la sanction la plus agressive que James aurait pu demander contre l’organisation à but non lucratif, sur laquelle James a compétence parce qu’elle est enregistrée à New York. James dispose d’un large éventail d’autorités relatives aux organisations à but non lucratif de l’État, y compris le pouvoir de forcer les organisations à cesser leurs activités ou à se dissoudre.

Les dirigeants Démocrates ont compris que l’enthousiasme électoral n’est pas du côté de « Sleepy Joe », le surnom qui lui va comme un gant que lui a donné le président Trump. Alors ils font feu de tout bois pour doper leur base et l’inciter à voter – d’où les pressions pour le vote par correspondance, qui permet, pensent-ils, de compenser en partie l’apathie des électeurs, dont la motivation est si faible que beaucoup ne se déplaceront pas. 

Et quoi de mieux, pour mettre l’eau à la bouche des électeurs Démocrates, qu’un avant-goût du mal qu’ils feront aux Républicains s’ils remportent la présidentielle et les deux chambres du Sénat !

Si d’un côté les Républicains se servent de cette affaire pour mettre en garde leurs électeurs de ce qui va leur arriver à coup sûr si Joe Biden est élu, en symétrie, les Démocrates voient cela comme une façon de donner l’eau à la bouche aux électeurs qui risquent de vouloir s’abstenir.

  • En réaction, le président Trump a conseillé à la NRA de déplacer leur siège social au Texas, où ils ne seront pas harcelés par l’appareil judiciaire au service de la politique.
  • Peu après les commentaires de M. Trump, le procureur général du Texas, Ken Paxton, et le lieutenant gouverneur Dan Patrick ont lancé des invitations ouvertes à la National Rifle Association à déménager.

Harcèlement judiciaire

Ce que la gauche ne parvient pas à obtenir dans les urnes, elle l’obtient par des voies détournées. La constitution protège le droit des citoyens à posséder une arme ? Qu’à cela ne tienne, nous allons asphyxier le lobby des armes. 

La NRA croule déjà sous les procès destinés à la saigner, et sa situation financière est désastreuse. Un enregistrement secret obtenu par la NPR (1) au début de l’année a révélé que M. LaPierre avait déclaré aux participants d’une réunion du conseil d’administration de la NRA que les batailles juridiques de 2018 et 2019 avaient coûté 100 millions de dollars au groupe. « C’est énorme », a déclaré M. LaPierre.

Le bureau du procureur général de Washington D.C. a également poursuivi la NRA jeudi sur la base d’allégations similaires.

Contre-attaque

La NRA est une force majeure en politique depuis des décennies. 

  • La présidente nationale de la NRA, Carolyn Meadows, a qualifié les allégations de « vendetta politique », destinée à entraver « la voix principale de l’opposition à l’agenda de la gauche » à l’approche des élections de 2020.
  • M. LaPierre a qualifié les poursuites d’ »affront à la démocratie et à la liberté … visant à démanteler et à détruire la NRA », qui, a-t-il insisté, « est bien gouvernée, financièrement solvable et engagée dans la bonne gouvernance ».
  • L’avocat de la NRA, William Brewer, basé à Dallas, a déclaré :

« Nous allons défendre agressivement cette organisation et ses membres. …

Les transactions en question ont été examinées, vérifiées et approuvées – et chaque dollar dépensé par la NRA l’a été dans le cadre de sa mission de défense de la liberté constitutionnelle. Fin de l’histoire ».

« Vous auriez pu régler votre montre sur cet événement, a ajouté Carolyn Meadows. Il était certain que l’enquête allait atteindre son crescendo alors que nous entrons dans le cycle électoral de 2020. 

C’est une tentative transparente de marquer des points politiques et d’attaquer la voix principale de l’opposition à l’agenda de la gauche. Il s’agit d’une prise de pouvoir par un opportuniste politique – un geste désespéré qui s’inscrit dans une vendetta politique de haut niveau. Nos membres ne seront pas intimidés dans leur défense de la liberté politique et constitutionnelle ».

Meadows a ajouté que la NRA « ne reculera pas devant ce combat – nous l’affronterons et nous gagnerons. »

La NRA dépose plainte contre la procureure

Jeudi – le jour même où James a introduit son action en justice pour démanteler le groupe pro-armes à feu, la National Rifle Association a entamé des poursuites judiciaires contre la procureure générale de New York, Letitia James.

Dans sa contre-attaque, la NRA affirme que les poursuites dont ils sont la cible visant à démanteler leur organisation sont une « attaque préméditée » délibérément programmée pour contrecarrer les chances de réélection de Trump.

« Il ne fait aucun doute que les actions de James contre la NRA sont motivées et causées en grande partie par son hostilité à l’égard de la défense politique de la NRA », affirme la poursuite devant la Cour fédérale d’Albany.

James a fait une promesse de campagne d’enquêter sur la légitimité de la NRA en tant qu’organisation à but non lucratif et a porté ce flambeau après son élection parce qu’elle est en désaccord avec sa politique, dit la plainte.

James a « calomnié » le groupe « sans la moindre preuve, ni la moindre conviction sincère, et dit que la NRA violait la loi sur les associations à but non lucratif de New York, ou toute autre loi ».

En supposant que l’issue du procès soit négatif pour la NRA, ce n’est pas le droit de posséder une arme qui sera retiré aux citoyens américains, mais leur représentation à Washington et dans la protection de ces droits, constamment attaqués par les Démocrates. Ainsi, pendant le confinement dû au coronavirus, la NRA a poursuivi en justice le gouverneur de New York qui a fait fermer les armuriers comme n’étant pas des commerces de première nécessité.

“La procureur gauchiste de New York veut la peau du lobby des armes”

  1. Ren dit :Dans un cas de corruption, on cible l’individu qui l’a commise, pas l’organisation dont fait partie cet individu. Quelle absurdité !
  2. Fouks dit :Bah ont ai aux U.S.A.et cette procureur est elue par qui? Donc aucune importance sauf qu’au moins elle enfonce bien un clou de la c….rie demago des gauch…seux hyteriques.C’est parfais plus ca vas.Plus les nazis Democrates panic partout et plus ces biens!A quand le colapse final de ce parti mauribond?En terme de poker ont dirait que les nazis Democrates ont de plus que des mauvaises cartes et bien ces le but du jeu!Isl n’ont rien compris a rien comme d’habitude avec la gau…chia…se.J’adord voires des cretins allez dans le mur en accelerant et surtout en voyant le mur arrivee.C’est j….f,vraiment! Enfin non car malheusement ils sont tres dangereux car leur but c’est de faire une deuxieme revolution Americaine.Ils faudras helas a un moment ou a un autre envoyer la Garde Nationale ou et l’armee.Le scrutin Democratique ils s’en moquent completement.Faut pas rever et ca risque d’etre helas sanglant..Merci Miss Candace Ow…ns de me donner les bons liens sur F….k vers des salauds et opes qui helas suivent une logique bien programme….

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