COLONISATION

Ce n’est pas bien la colonisation ? Alors qu’est-ce que nous foutons avec la Corse notre colonie la plus planquée ? Et la Guadeloupe… et la Martinique ?… nous en avons plus de dix !!! Qu’elles prennent leur indépendance ! Et BON VENT ! C’est quoi cette hypocrisie ? La Guyane ce n’est pas une colonie ? On s’est même ramassé Taubira une guyanaise indépendantiste ministre de la justice ! Virez-là cette tarée et qu’elle reste en Guyane !

Il existe plusieurs forme de colonisation…
Celle barbare des musulmans qui ont décimés 850 millions d’innocents pour leur voler leurs biens et entretenir la misère dans 57 pays sous dictature des imams auto proclamés dans une anarchie totale et suicidaire, une poudrière telle une bombe à retardement… les islamistes partagés en 500 chapelles différentes battent chaque année le record d’attentats et de meurtres entre communautés…
Celle des juifs qui par la ruse et l’usure endettent des pays comme la France à hauteur de six fois son PIB et qui nous mettent un Macron comme marionnette suicidaire qui perpétue la politique de rapace du paupérisme pour éliminer le peuple français dans un grand génocide orchestré par les pharmaciens qui vendent la mort aux rats de Rockefeller, les chamtrails qui nous arrosent de produits toxiques nous cachant les étoiles, Bill Gates qui gère Monsanto pour empoisonner nos champs devenus stériles et producteurs de poisons distribués par les super-marchés et encore Bill Gates qui veut nous vacciner pour parachever notre destruction non seulement en nous empoisonnant mais en nous répertoriant comme du bétail pour organiser l’apocalypse du jour ou va arriver le messie ! Ces gens sont de dangereux psychopathes, car en nous injectant un récepteur sous la peau, nous sommes totalement repérés par la 5G… qui permet par ses rayons énergétiques de nous envoyer une décharge dans le cerveau pour nous rendre légume ou nous éliminer.
Celle des anglais avant d’être téléguidée par Rothschild qui tient la royauté avec un doigt dans le cul… Qui en concurrence constante avec la France cette ennemie de toujours veux collectionner un maximum de colonies. Les protestants ne font pas de sentiment et exigent un maximum de rentabilité en franchisant leurs colonies. Finalement leur don du sens pratique a inventé la franchise avant MacDonald… rien de plus compréhensible car nous retrouvons les anglais investis à l’extermination des indiens sous la directive des juifs qui tirent les ficelles. Les USA ont donc hérité du système économique anglais. De sa froideur et de son efficacité.
Celle des Espagnols qui fut la plus importante avec les portugais plaçant la langue espagnole en deuxième langue la plus parlée au monde sachant que les Brésilien parlent portugais… cette influence est énorme mais elle est retombée comme un soufflet raté, avec la preuve flagrante que les colonies ne rapportent rien car le Portugal et l’Espagne furent les pays les plus pauvres d’Europe ! De même que mis à part la langue ces pays n’ont rien apporté à leurs colonies qui aujourd’hui sont des économies en panne grave de carburant. Je pense que tous ces pays colonisateurs avec de bons ou de mauvais sentiments se sont fourvoyés dans un espoir d’enrichissement qui a été leur perte… ils ont été victimes du dicton qui fait croire que “la pelouse du voisin est plus verte” ce qui crée jalousie et conflit… comme la colonisation actuelle que subit la France.
Celle de nos anciennes colonies qui fait dire à Poutine “La France devient la colonies de ses colonisés”. Ces gens qui nous envahissent avec un culot monstre viennent chez nous pour se faire rembourser ce que nous leur avons volé ! Ces gens qui ne sont rien mais tout simplement manipulés par les ONG de Soros le génocidaire… dont en ce moment la famille de voyous des Traoré est le bon ou mauvais exemple. Des gens nuls mais soutenus par la logistique de la CIA et du Mossad pour bien foutre la merde et saboter le peu de démocratie française. L’être humain est tellement mal dans sa tête qu’il est incapable de vivre intelligemment en paix… à moins qu’il soit perturbé par les religions qui lui promet une vie meilleure au paradis ? Donc on se permet de gâcher la seule vie que nous avons sur terre. C’est à regretter qu’étant spermatozoïde nous ayons autant lutté pour que l’utérus de maman nous donne la vie… pour se faire tuer ou pour supprimer d’autres vies ! Avec l’idée qu’il vaut mieux tirer le premier si tu ne veux pas mourir.
Celle des français qui avec des principes cathos finalement “précieux” respectent la vie de l’autre… et même au-delà, comme les prêtres et les soeurs dévoués qui apportent de l’aide aux autres pour secourir leur âme et leur vie. Ouvrant écoles, hôpitaux et mairies pour soigner et protéger les indigènes… gratuitement. Il n’est pas question de mettre la population en esclavage ni de l’exterminer comme l’ont fait les autres colonisateurs… puisque nous avons aboli l’esclavage. La colonisation marque bien la fin de l’esclavagisme sauf cas exceptionnel ou Joséphine en Martinique paniquée de ne plus avoir d’ouvriers dans ses champs de cane à sucre, demande à Napoléon son amant de lui accorder une exception.

Joséphine a été décapitée par des sauvages qui se croient intelligents

Donc la colonisation française même si ce fut une erreur stratégique… la ruse des juifs est plus puissante… a plus apporté aux colonisés qu’à la France, qui non seulement ne s’est pas enrichie mais qui en plus a fait perdre tous leurs biens aux français qui ont investi dans l’avenir colonial. Pour avoir vécu cinq ans à Madagascar je sais très bien que l’île a connu une formidable évolution du temps des français ou l’université de Tananarive était la plus prestigieuse d’Afrique… alors que maintenant elle est en ruine et que la population est devenue la plus démunie du monde. Les vieux regrettent la France alors que les jeunes semblent haineux ! C’est pathologique…Bref nous n’avons rien à nous reprocher et légalement personne n’a le droit d’accuser les français de quoi que ce soit… surtout pour l’Algérie ou je vous conseille mon livre ALGERIE ARNAQUE… pays de voleurs.

Jean Laborde,
une grande figure historique à Madagascar

Dans les années 1830, Jean Laborde, un self-made-man français d’origine gasconne, est arrivé à gagner la confiance de la reine Ranavalona Ire et s’est vu chargé de la fabrication de fusils et de canons pour l’armée malgache ainsi que de l’industrialisation du pays. Il serait même devenu l’amant de la souveraine. Ses accomplissements font aujourd’hui partie du patrimoine malgache, entre autres le lac artificiel de Mantasoa.

Jean Laborde : un jeune ambitieux et un aventurier

 Jean Laborde est né à Auch le 16 octobre 1805 sous une étoile qui ne le prédestinait pas du tout à devenir une grande figure de l’histoire de Madagascar. Dans ses études, il était loin de se démarquer et son avenir semblait terne. Son père lui avait appris le métier de forgeron, mais l’ambitieux jeune Laborde savait qu’il n’allait pas reprendre l’entreprise familiale puisqu’il n’était pas l’aîné. Il a alors décidé de s’engager dans un régiment de dragons (militaires se déplaçant à cheval) et en sort avec le grade de maréchal des logis à 22 ans.

En juillet 1827, il annonce à son père qu’il décide d’aller chercher sa fortune dans les Indes. C’était pour lui le moyen de changer son destin puisque la France de la Restauration ne lui offrait aucune perspective à la hauteur de son ambition. Arrivé sur place, il vend avec beaucoup de succès son ballot de pacotille (offert en cadeau par son père) et réussit à fonder son propre comptoir commercial. Trois ans s’écoulent et il se montre doué pour les affaires : rusé, confiant et actif. Son plus gros marché est la fabrication de 300 trompettes pour un Maharajah.

En 1831, il décide toutefois de tout lâcher et de tout miser sur une chasse au trésor dans le canal de Mozambique en achetant le Saint Roch à un capitaine savoyard sans ressources et sans commandement. Âgé de 26 ans et assoiffé de fortune, il se retrouve en pleine mer à chercher en vain le trésor pendant sept longs mois avant de s’échouer sur la côte est de Madagascar, sur le cap de l’île Sainte-Marie. Frappé par une tempête, le navire perd ses canots et manque presque de tuer l’équipage, sauvé par un courageux Laborde qui sauta à la mer au bout d’une longue corde pour donner la voie aux autres.  

Jean Laborde : un industriel et un homme influent

 Échoué à l’embouchure de Matitanana (en face de Vohipeno), il perd tout ce qu’il a, y compris le navire qui s’était fracassé sur les rochers. Les autochtones le trouvent avec son équipage et au lieu de les tuer, les emmènent chez un vazaha (un étranger blanc) à 180 km à pied de là. Le vazaha était Napoléon De Lastelle, un riche homme d’affaires français, exploitant de la canne à sucre et faisant du commerce de bovins et d’esclaves avec les îles de Bourbon et de Maurice, avec l’autorisation de la reine Ranavalona Ire. Il faut savoir qu’à cette époque, les Européens n’étaient pas du tout les bienvenus.

Le Français offre un emploi à Jean Laborde dans sa sucrerie et se rend rapidement compte des ressources de ce dernier. Celui-ci se montre en effet travailleur et ingénieux, capable de réparer n’importe quel engin et ayant du talent pour la forge. Il se voit alors chargé d’aller à la rencontre de la reine pour la convaincre de lui confier la fabrication de fusils pour l’armée malgache. La souveraine avait déjà un accord avec un certain Jolycœur, mais celui-ci semble être dans l’incapacité de l’honorer.  

Après une longue attente et un protocole complexe, Jean Laborde arrive à Antananarivo et finit par rencontrer celle que les Français allaient surnommer « le Caligula femelle ». Celle-ci serait tombée sous le charme du jeune homme, de 17 ans son cadet, et lui cède le contrat de fabrication de fusils, et plus tard, bien plus encore. Forge, fonderie, papeterie, faïencerie, verrerie… l’industrialisation du pays est confiée à ce jeune Gascon qui semble avoir finalement trouvé son eldorado. Il devient un puissant industriel et un homme très influent, très proche de la royauté malgache

Jean Laborde : un mari et un amant

 De Lastelle avait trouvé une femme à Jean Laborde en la personne d’Émilie Roux, une métisse. Il peut alors apprendre facilement la langue et s’intégrer à la culture malgache. Son bienfaiteur lui offre en cadeau pour l’occasion l’Encyclopédie Roret en 32 volumes. Il s’en servira plus tard pour apprendre les techniques complexes et modernes en mécanique, en industrie, en chimie, etc. Il passe sa vie loin de sa femme et de son fils (Clément Laborde, né en 1833) et reste aux côtés de la reine. Pourtant, il répudie sa femme pour adultère en 1856, la chargeant de gérer l’exploitation agricole de Lohasaha.  

Dans le livre Jean Laborde, pour l’amour d’une reine, Pierre Sogno, l’auteur, dépeint deux personnages, partenaires d’affaires et amants. Ranavalona Ire est connue pour avoir fait expulser les missionnaires anglais, pour avoir pourchassé et exécuté les Chrétiens malgaches, et repoussé avec succès la marche vers l’invasion des Français et des Anglais. Elle était réputée pour être cruelle, implacable et autoritaire, mais dans les bras de son amant, elle était aimable et sensuelle. Leur séparation semblait improbable, jusqu’à ce que les Anglais dénoncent un complot royal, accusant les Français, dont Jean Laborde, d’y participer. Il doit alors s’exiler à La Réunion en 1857.  

Jean Laborde : un consul et un symbole

 Durant son temps de gloire, Jean Laborde fait construire une cité industrielle en 1837 : Mantasoa, originellement « Soatsimanampiovana », dit « la beauté immuable ». Il imagine et réalise un lac artificiel pour régulariser le cours du fleuve Ikopa. Les barrages servaient entre autres à protéger la plaine de Betsimisaraka et ses rizières des inondations. Cet immense réservoir d’eau de 20 km² a permis de faire prospérer des ateliers de charpenterie, de fonderie, de ferronnerie, de faïencerie, de papeterie, de savonnerie… Il construit également un immense palais en bois sur l’emplacement du palais d’Andrianampionimerina : le rova de Manjakamiadana. Elle sera plus tard recouverte de pierre par James Cameron sous le règne de Ranavalona II.  

Après la mort de Ranavalona Ire en 1861, il revient à Madagascar et devient le représentant de la diplomatie française. Il est nommé le premier Consul de France à Madagascar par Napoléon III. Le roi Radama II, fils de Ranavalona, est un ami des Français et ouvrait de manière pacifique la porte du pays à la France. Ce dernier est toutefois assassiné dans son palais avec son écharpe le 11 mai 1863. Les Anglais reprennent alors l’avantage et Jean Laborde se retire désillusionné. Il tombe malade et en meurt le 27 décembre 1878. Son corps repose dans un tombeau à Mantasoa qu’il s’était fait bâtir lui-même. La reine de l’époque, Ranavalona III, lui avait fait honneur en organisant des obsèques grandioses. Aujourd’hui, tous les Malgaches qui sont allés à l’école connaissent ce personnage ! 


Le temps maudit des colonies

Par Pierre Boisguilbert, journaliste spécialiste des médias et chroniqueur de politique étrangère ♦ Michel Sardou a eu bien raison d’arrêter ses tournées. Il ne pourrait aujourd’hui donner aucun concert sans provoquer des manifestations hostiles. Quand on réécoute Le temps béni des colonies, on se rend compte que nous avons changé de pays. L’épopée coloniale, qui a bercé plusieurs générations, est devenue interdite de fierté par une république qui se met à genoux devant des minorités issues de la colonisation. C’est le grand remplacement mémoriel. Sardou a chanté son amour de l’Afrique dans un autre titre à succès, Afrique adieu. Mais aujourd’hui, semble t-il, on ne peut aimer à la fois les Africains et notre histoire.

Le pire des esclavages : la soumission volontaire

Le pire des esclavages est sans doute la soumission à une pensée totalitaire qui nie à son avantage exclusif la complexité de l’histoire. C’est la mise à mort d’une identité, bien pire finalement que des massacres physiques. La colonisation a certainement été une souffrance pour les colonisés, elle est devenue une malédiction pour la France en raison de sa lecture uniquement victimaire.

Nos ancêtres les Gaulois ont été victimes de la colonisation romaine. Cela aurait fait un million de morts. A l’échelle de la population d’alors, un quasi-génocide pour certains peuples celtes. 500.000 Gaulois ont été réduits en esclavage par Rome. Et pourtant on parle avec fierté encore aujourd’hui de civilisation gallo-romaine. Et pourtant, on ne cherche pas à détruite les statues des Césars ou les colonnes à leur gloire, comme à Orange.

Nous avons connu le temps où tout dans l’histoire n’était pas blanc ou noir. Le manichéisme démocratique était présent, mais pas totalitaire. On peut regretter la colonisation romaine qui a empêché le monde gaulois et sa civilisation originale d’assumer un avenir différent. Mais une chose est sûre, la colonisation romaine a changé pour toujours ce qui allait être, avec la conquête franque sur un fond gallo-romain, le visage de notre terre.

La force de l’histoire

Voilà ce que devraient accepter certains. Il n’y a pas en histoire de ticket de retour. Le retour au pouvoir au Pérou des indigénistes incas ne permettra jamais de rétablir un empire dont la nostalgie est légitime, mais qui ne peut ignorer la colonisation espagnole, quoi qu’on pense de cette dernière. La dénonciation de la colonisation française en Afrique, la destruction des statues, l’humiliation physique et intellectuelle de l’ancien grand chef blanc ne peuvent rien face à un fait historique : la colonisation européenne a changé à jamais ce continent qui est ce qu’il est parce que son histoire a été ce qu’elle a été.

Les populations issues de la colonisation, vivant en France en sont le fruit elles aussi. On peut remplacer une statut de Faidherbe par celle d’Omar Sy et celle de Colbert par un buste de Mbappé, on ne peut remonter le temps. La destruction des symboles du passé n’efface pas l’histoire. La révolution française en apporte la preuve,tout comme la volonté chrétienne de détruire les temples païens ou la mémoire de l’Egypte pharaonique. e n’est pas un hasard si le mouvement iconoclaste a pris au fil du temps une « image » négative. Le complexe du colonisé se nourrit de la repentance française. Il y a toujours de bonnes raisons à vouloir se venger du passé. C’est prendre également le risque de fracturer l’avenir : celui de ceux dont on accable le passé, mais aussi le sien. Car quand il y a des iconoclastes, il y a forcement en choc en retour des iconodules.

RACINES DU MAL

Entre islamisme et pétages de plomb, ces meurtres mis en scène qui ébranlent la société française

A l’heure du déjeuner un fonctionnaire de la préfecture de Police de Paris âgé de 45 ans et qui, selon le Ministre de l’intérieur ne présentait aucun signe de fragilité psychologique, a tué quatre de ses collègues dans une attaque au couteau. Certains médias ont déclaré que l’assaillant s’était converti à l’islam depuis 18 mois. On ne connaît pas pour l’heure les motifs de son acte, mais le déroulé des faits est semblable aux mises en scène du terrorisme islamiste. Si “pétage de plomb” il y a, comme dit l’expression consacrée, la répétition de cette mise en scène interroge sur les causes de cette violence dans la société française. Quelles émotions trouve-t-on derrière un tel basculement ? 

Bertrand Vergely : Dans le drame qui vient de se dérouler il importe de faire la part entre ce qui relève de la violence ordinaire et ce qui relève de la violence hors-norme. 

Quand quelqu’un « pète les plombs » de façon ordinaire la violence qu’il déploie relève du caprice d’un enfant qui se roule parterre parce qu’on lui a refusé quelque chose qu’il désirait. Ce caprice peut donner lieu à des coups de folie comme le fait d’agresser directement et violemment.  celui ou celle qui lui a refusé l’objet de son désir. Il peut donner lieu au fait de s’agresser soi-même. Ce qui peut aller loin. Il n’est pas rare que l’on tue ou que l’on se suicide quand est en proie à un tel coup de folie. Dans le cadre de la violence hors-norme on a affaire à autre chose.

Une chose frappe dans le drame qui vient de se dérouler : la façon dont le meurtre a eu lieu. Cette façon est celle-là même que pratiquent certains terroristes musulmans. Elle est celle-là même  recommandée par  Daech depuis sa défaite. 

Ces dernières années on a vu surgir dans l’actualité de nombreux attentats commis par un homme seul descendant dans la rue et attaquant des passants à l’arme blanche en criant « Allah Akbar ! » « Dieu est grand ! ». Quand Daech a été défait, avant de disparaître dans la clandestinité, ses chefs ont donné comme consigne à leurs sympathisants de commettre des attentats et, au besoin, de ne pas hésiter à commettre des attentats seuls. 

Quand de tels attentats ont lieu ceux qui les commettent ne « pètent pas les plombs ». Ils sont très déterminés, leur logique étant non pas psychologique mais idéologique.

Le scénario qui les conduit là se déroule en général en trois temps. Au commencement, une vie soit normale, soit brillante, soit médiocre. Puis un jour, rupture. À la suite d’une rencontre avec un leader idéologique fascinant, ceux-ci tombent sous le charme. Ils sont médusés, envoûtés, sous emprise. Vient alors la dernière phase : subjugués par le discours idéologique du leader fascinant ils n’entendent plus rien. On a beau leur parler, ils ne sont plus de ce monde. Ils sont partis ailleurs. C’est là que le passage à la violence s’opère. Possédés par l’idéologie, ils deviennent insensibles. Devenant insensibles, ils ont un sentiment d’invincibilité. Invincibles, ils se mettent à tuer en voyant dans leurs crimes la preuve de leur invincibilité. 

Dans le crime qui s’est déroulé hier Jeudi c’est manifestement ce qui s’est passé. Le meurtrier est-il un français converti à l’Islam qui a prêté allégeance à Daech ? Ne l’est-il pas ? On ne le sait pas. En revanche, ce qui est sûr c’est qu’il s’est converti à la symbolique du meurtre terroriste rituel. Il a tué au couteau sans raison apparente. 

Peut-on relier ce phénomène à la déconstruction depuis les années 70 des structures symboliques  traditionnelles  en débouchant sur ce que Durkheim appelle l’anomie ? 

Dans les années 70 le gauchisme a vécu une mutation idéologique. Le communisme étant en train de s’écrouler et le marxisme se révélant passablement sclérosé à cause de son dogmatisme, le désir de changer le monde s’est appuyé sur un nouveau modèle théorique hérité de Nietzsche et d’Heidegger. Reprenant le mythe gnostique de la  création originelle  lumineuse détournée par un dieu pervers et méchant, l’intelligentsia éprise de subversion a pensé le monde comme la victime d’un complot perpétré par l’Un, cet Un étant  monothéiste judéo-chrétien, platonicien, métaphysique, essentialiste et   contre les énergies du multiple, ces énergies  étant féministes, transgenre, écologistes et « no boarder ». Cette déconstruction a favorisé non pas la montée de la violence mais la montée d’une violence sous la forme d’une violence   ritualisée à travers un terrorisme intellectuel prenant d’assaut les medias, l’art et la culture. Prise d’assaut réussie, la violence mentale soupçonneuse, provocatrice et  insoumise par principe devenant la norme. Dans ce climat de subversion banalisée, institutionnalisée et normalisée au nom de la libération du genre humain, l’islamisme a séduit. Il est apparu comme la version réactualisée de la lutte de l’esclave contre son maître, du colonisé contre le colonisateur, de l’immigré contre son patron, du dominé contre le dominant. Des terroristes islamistes faisaient  des victimes lors d’attentats qu’ils commettaient ? Ils n’étaient pas vus comme des meurtriers mais comme des victimes défendant leurs droits bafoués. Aujourd’hui, un homme seul de 45 ans tue soudain au couteau quatre de ses collègues. Au niveau de la mise en scène on a là la suite logique du climat délétère dans lequel nous vivons depuis quelques décennies. Déconstruction, subversion, islamisme puis mise en scène d’un meurtre en série de façon islamiste, cela résume bien la dérive infernale d’une certaine aventure intellectuelle. 

Est-ce le système éducatif qui est en cause et qui explique que les individus n’arrivent plus à vivre pacifiquement leurs frustrations ? 

Si le système éducatif français arrive à produire de l’excellence, s’il se donne un mal fou avec courage, compétence  et dévouement pour que le plus grand nombre d’élèves puisse maîtriser les fondamentaux de l’instruction, il n’en est pas moins confronté à deux problèmes majeurs qu’il ne parvient pas à résoudre. 

Le premier est interne et relève de son sens. Quand un élève sort de Terminale, il sait un certain nombre de choses. Il est incapable de faire le lien entre celles-ci. Le lien qui pourrait unir toutes ces connaissances n’existe pas. La raison en est simple. On ne sait pas quel est le but de l’éducation. On ne le sait plus parce que l’on ne sait plus où l’on va. 

Deuxième problème, celui-ci relève de la société. En France, toute une partie de la société est perdue et les pouvoirs publics ne savent pas comment il va être possible de la remettre à flots. Dans le système éducatif il en va e même. Toute une partie de la population scolaire est perdue et l’on ne sait pas comment il va être possible de la remettre à flots elle aussi. Qu’il s’agisse de la société ou du système éducatif cette population est une proie rêvée pour l’islamisme et, si ce n’est l’islamisme, pour les mises en scène islamistes de la violence et de la mort. 

Des meurtres fous sur fond de mises-en-scène de violence terroriste. On s’interroge sur les causes de leur apparition. Osons cette hypothèse. Qui a souffert fait souffrir, dit-on. Pas de sens à propos de ce que l’on fait et de ce que l’on est ? Un monde perdu qui décroche du monde réel ? Quand le sens a été tué on tue le sens. Quand le monde a été tué on tue le monde. Les crimes qui ont lieu se font toujours sur le fond de crimes qui ont déjà eu lieu. 

Ce phénomène rappelle les tueries qui ont lieu aux États-Unis. Est-il lié à une crise de la masculinité ? 

Les assassins sont souvent des hommes. Crise de la masculinité ? Quand on a affaire à l’islamisme, c’est clair. Une crise est une contradiction que l’on n’arrive pas à résoudre et qui explose de façon douloureuse. Quand l’homme et la femme qui forment un couple fondamental n’arrivent pas à vivre leur complémentarité, quand donc ils se séparent, privée de son autre la masculinité devenant incompatible avec elle-même, celle-ci explose. Le monde a beaucoup de mal à vivre la complémentarité homme-femme. Soit le couple homme femme est le lieu d’une domination de l’homme sur la femme, soit il est celui de leur division.  Dans tous les cas le résultat est le même : le masculin est seul et étant seul il devient fou.   Ce qui frappe dans le drame qui a eu lieu hier Jeudi, c’est cet homme seul, ce masculin livré à lui-même tuant d’autres masculins afin sans doute de tuer le masculin qui, en lui, n’a pas su vivre. 

Congo : les regrettables « regrets » du roi des Belges

06/07/2020 04:39

Le mardi 30 juin 2020, pliant à son tour sous l’air du temps, le roi des Belges a présenté « ses plus profonds regrets pour les blessures infligées lors de la période coloniale belge au Congo ». Des « regrets » qui n’avaient pas lieu d’être. Pour au moins quatre  raisons principales :

1) En 1885 quand fut internationalement reconnu l’État indépendant du Congo (EIC), les esclavagistes zanzibarites dépeuplaient tout l’est du pays. Ayant largement franchi le fleuve Congo, ils étaient présents le long de la Lualaba, de l’Uélé, dans le bassin de la Lomami, un des affluents majeurs du Congo, et ils avaient quasiment atteint la rivière Mongala.
Dans cette immense région, de 1890 à 1896, au péril de leur vie, de courageux belges menèrent la « campagne antiesclavagiste ». Au lieu de lassantes et injustifiables excuses, c’est tout au contraire la mémoire de ces hommes que le roi des Belges devrait célébrer. Parmi eux, les capitaines Francis Dhanis, Oscar Michaux, van Kerckhoven, Pierre Ponthier, Alphonse Jacques, Cyriaque Gillain, Louis Napoléon Chaltin, Nicolas Tobback et bien d’autres. Pour avoir voulu arracher les malheureux noirs aux esclavagistes musulmans venus de Zanzibar et de la péninsule arabe, Arthur Hodister et ses compagnons ainsi que le lieutenant Joseph Lippens et le sergent Henri De Bruyne furent massacrés. Les deux derniers eurent auparavant  les mains et les pieds coupés par les esclavagistes. Leurs statues vont-elles être déboulonnées ? Probablement, tant l’ethno-masochisme des Européens semble être sans limites.

2) Dans le Congo belge les services publics fonctionnaient et des voies de communication avaient été créées à partir du néant, tant pour ce qui était de la navigation fluviale, que des voies ferrées, des aérodromes ou des ports. Quant au réseau routier, il était exceptionnellement dense, des pistes parfaitement entretenues permettant de traverser le pays d’ouest en est et du nord au sud en toutes saisons. Après l’indépendance, ces voies de communication disparurent, littéralement « mangées » par la brousse ou la forêt.

3) La Belgique n’a pas pillé le Congo. Et pourtant, cette colonie fut une de celles dans lesquelles  les profits  furent les plus importants. Mais, à partir de 1908, les impôts payés par les consortiums et les privés furent en totalité investis sur place.  Le Congo belge pouvait donc subvenir à ses besoins, le plan de développement décennal ainsi que les investissements étant financés par les recettes locales tirées de l’impôt des grandes sociétés.

4) Parmi toutes les puissances coloniales, la Belgique fut la seule à avoir défini un plan cohérent de développement de sa colonie en partant d’une constatation qui était que tout devait y être fait à partir du néant. En matière d’éducation, la France et la Grande Bretagne saupoudrèrent leurs colonies d’Afrique sud-saharienne tandis que la Belgique choisit de procéder par étapes et de commencer par bien développer le primaire, puis le secondaire et enfin seulement le supérieur. Mais, pour que ce plan puisse être efficace, il lui fallait encore une certaine durée. Or, il fut interrompu par l’indépendance alors qu’il fallait à la Belgique au moins deux décennies supplémentaires pour le mener à son terme.

Alors, certes, il y eut une période sombre dans l’histoire de la colonisation belge, avec une politique d’exploitation fondée sur le travail forcé et dénoncée en 1899 par Joseph Conrad dans son livre « Au cœur des ténèbres ». Mais ce ne fut qu’une parenthèse de quelques années. A partir de 1908, le Congo rentra en effet dans l’Etat de droit et ses ressources ne servirent plus qu’à sa mise en valeur.
Voilà pourquoi, en plus d’être  regrettables, les « regrets » du roi des Belges sont une insulte à de grandes figures belges et à l’Histoire de son pays.

Décolonisation : en 1962, la RD du Congo et la Corée du Sud avaient les mêmes PIB et nombre d’habitants


Décolonisation : en 1962, la RD du Congo et la Corée du Sud avaient les mêmes PIB et nombre d’habitants

Le pays dont il est question ici est la République Démocratique du Congo (RDC). La RDC  est au cœur de l’actualité pour la crise politique et institutionnelle qu’elle traverse depuis 2016. Ce pays correspond à l’ancien Congo belge (1908-1960), rebaptisé Zaïre de 1971 à 1997 puis RDC en 1997. Surnommé “Congo-Kinshasa” par les locaux du nom de sa capitale, ce pays est le troisième plus grand pays d’Afrique.

La République du Congo  correspond à l’ancien Congo français (1882-1910), surnommé “Congo-Brazzaville” ou simplement “Congo”.

 Le 30 juin 2020 a marqué le 60ème anniversaire de l’indépendance : le bilan des dirigeants depuis juin 1960 est désastreux.

En 1962, la RDC et la Corée du Sud étaient  dans la même cour, sur le plan du développement, avec des Produits intérieurs bruts (PIB) comparables (2 milliards de dollars) et à peu près le même nombre d’habitants.

En 2020 ?

La République démocratique du Congo, le plus grand pays d’Afrique subsaharienne, risque de suivre le chemin sans issue d’Haïti.

Trois lectures  pour illustrer le bilan de la décolonisation…

Du Congo prospère au Zaïre en débâcle

3 mai 2000, témoignage de Jean-Grégoire Kalonda Djessa.

[extrait]

« J’ai donc vécu la vie coloniale et certaines des conséquences de l’indépendance congolaise. J’ai vécu également la prise illégale du pouvoir par un « barbare » qui a annulé progressivement cette indépendance et transformé le pays en une société primitive (…), en domaine privé, en patrimoine clanique. » A cause de tout cela, j’ai décidé de me fixer en Belgique. J’ai donc triomphé quand même de la machine de mort zaïroise, de cet « Etat » qui nous a fait reculer du modernisme colonial au primitivisme de l’après-indépendance ».

Une des illustrations :

Article de Paris Match en clair, qui évoque  le sort des 30 000 enfants abandonnés dans la jungle urbaine de Kinshasa.

En l’accusant de sorcellerie, sa belle-mère s’est débarrassée d’une bouche à nourrir. Depuis, Glody, 10 ans, sans abri, enchaîne les séances de délivrance.

Source

Extrait :

Dans la deuxième plus grande ville d’Afrique, fourmilière anarchique de 12 millions d’habitants, l’histoire de John est une banalité. Sur quelque 30 000 enfants abandonnés, que l’on appelle ici « shégués », ils seraient près de 25 000 à avoir été accusés de sorcellerie. Un peuple de l’ombre, partageant son temps entre petits boulots, bagarres et larcins dérisoires, dormant dans la poussière entre flaques stagnantes et détritus, avec pour seule éducation la rudesse de la rue. Les plus jeunes ont 2 ans. Que s’est-il donc passé pour qu’à « Kin la Belle » l’enfance se retrouve soudain privée d’innocence ?

« Avant les années 1960, ce phénomène était impensable »,soupire Rémy Mafu, qui travaille depuis vingt ans auprès des plus fragiles et coordonne aujourd’hui Reejer, une plateforme de 165 structures humanitaires œuvrant pour les gamins des rues.

RD Congo. 1960-2020 : un cuisant échec économique.

Achevée en 1977, la Tour Sozacom abritait la Société zaïroise de commercialisation des minerais dont ceux de la Gécamines, symbole de la richesse du pays.

Sur le plan économique, le bilan n’est pas reluisant. Les dirigeants qui se sont succédé à la tête de l’État congolais depuis juin 1960 ont échoué à mettre en place les conditions d’un développement dont les prémices étaient pourtant perceptibles à l’indépendance.

Le pays a connu un net recul. Et les conditions de vie se sont considérablement dégradées au cours des dernières années.

La RDC régresse, la Corée du Sud progresse

En 1962, la RDC et la Corée du Sud étaient à touche-touche, dans la même cour, sur le plan du développement, avec des Produits intérieurs bruts (PIB) comparables (2 milliards de dollars) et à peu près le même nombre d’habitants.

La RDC ne soutient plus la comparaison avec le dragon asiatique qui a fait des bonds spectaculaires en quelques décennies.

En 2018, le PIB de la Corée du Sud s’affichait à 1 619 milliards de dollars, alors que celui de la RDC se situait à 47,23 milliards de dollars, selon les données de la Banque mondiale. La Corée du Sud comptait une population de près de 51 millions d’habitants et celle de la RDC était estimée à 84 millions de personnes.

La zaïrianisation, une aberration économique

En 32 ans de présidence, Mobutu Sese Seko avait forgé l’unité et la fierté nationales. Si dès l’enfance, on rabâchait aux Congolais que leur grand pays était potentiellement l’un des plus riches de la planète en termes de ressources naturelles, il n’en reste pas moins que son bilan économique a été désastreux.

La corruption avait pris des proportions inquiétantes sous sa présidence. Après quelques années fastes, l’économie s’était écroulée. Le fond avait été touché dans les années 90.

Syndrome haïtien

La République démocratique du Congo, le plus grand pays d’Afrique subsaharienne, risque de suivre le chemin sans issue d’Haïti, communément considéré comme la première « république noire » après la proclamation de son indépendance en… 1804.

Haïti, anciennement appelé Saint-Domingue, avait dû livrer des combats féroces contre les troupes coloniales. C’est au terme de quelques revers militaires essuyées par la France que l’indépendance fut accordée. Le constat est amer : plus de deux siècles après sa « libération », le pays patauge dans les tréfonds des classements internationaux sur le développement. L’île reste engluée dans la violence et en proie à un déchaînement cyclique des éléments, comme le puissant séisme qui la dévasta en 2010.

La République démocratique du Congo peine à sortir du top 10 des pays les plus pauvres de la planète

La République démocratique du Congo, qui n’a pas le même cheminement qu’Haïti, peine à sortir du top 10 des pays les plus pauvres de la planète, selon les critères de la Banque mondiale. 

Ceux qui voient le verre à moitié plein affirment que l’Histoire se juge sur le temps long et qu’une période de 60 ans dans la vie d’une nation n’est pas grand-chose ; de leur côté, ceux qui voient le verre à moitié vide pointent « un problème de leadership » et l’absence de visionnaires dans les hautes sphères du pouvoir depuis plusieurs décennies.

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