ALGERIE L’ARNAQUE 2

Algérie : Un réseau criminel dirigé par un ancien joueur international démantelé

Les services de la sûreté nationale ont procédé, récemment, à l’arrestation d’une bande criminelle en lien avec des instigateurs à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Cette bande criminelle dirigée par « un ancien joueur international algérien de football est constituée également de détenus et de fugitifs », indique ce dimanche 9 août, l’agence officielle (APS). 

Selon la même source, ce réseau criminel est impliqué dans une affaire d’argent corrompu, impliquant des administrateurs et certains individus relevant de corps sécuritaires. Cette bande criminelle « dirigée par un ancien joueur international de football est constituée également de détenus et de fugitifs », indiquent les services de la sûreté nationale. Les mêmes services ne révèlent cependant, pas l’identité de cet ancien joueur de l’équipe d’Algérie de football.

« Les services de sécurité ont réussi, ces derniers jours, à mettre fin à l’activité d’une bande criminelle en lien avec certains instigateurs à l’intérieur et à l’extérieur du pays ainsi qu’avec l’argent corrompu impliquant certains responsables administrateurs et individus relevant des corps sécuritaires », précisent la même source.

Par ailleurs, un individu recherché par Interpol a été arrêté au cours de la semaine écoulée en Algérie.Âgé d’une trentaine d’années, il a été appréhendé au niveau de la localité de Maghnia, dans la wilaya de Tlemcen, où il résidait. Le présumé criminel est poursuivi pour plusieurs chefs d’inculpation, notent les mêmes sources, citant “la constitution d’un groupe de malfaiteur”, « le vol et l’extorsion de fonds » ainsi que « l’agression sexuelle sous la menace d’armes ». Les sources ne donnent pas de détails sur les crimes retenus contre cet individu.

provoquez, vous les menacez de poursuites et même d’un duel (risible !).

Un Algérien recherché en France pour meurtre a été arrêté en Kabylie

Par Mohand Ouamar15 juillet 2020 22 h 53 min Dans Faits divers 2 Minutes de lécture 

Un Algérien recherché en France pour meurtre a été arrêté dans la wilaya de Tizi Ouzou, en Kabylie. Il s’agit, en fait, de l’un des auteurs présumés du braquage avorté de la Banque de développement local (BDL) de Azazga, indiquent des sources sécuritaires. 

Le 24 juin dernier, une tentative de cambriolage de l’agence (BADR) de Azazga, dans la wilaya de Tizi Ouzou, a été déjouée. La même journée, les services de sécurité ont réussi à neutraliser les malfaiteurs. Suite aux différents interrogatoires et à l’enquête menée, il s’est avéré que l’un des individus appréhendés est recherché depuis 2019 en France. L’objet du mandat d’arrêt lancé contre lui est, affirment les mêmes sources, relatif à un meurtre qu’il aurait perpétré à Avion, région située dans le département du Pas-de-Calais, au nord de la France.

Recherché pour meurtre depuis 2019

Ainsi, les faits de cette affaire remontrent au 23 août 2019. Le mis en cause aurait tué avec une arme à feu un dénommé Youssef Aït Oumghar. Un différend familial serait à l’origine de ce crime. La situation a, d’ailleurs, failli dégénérer au niveau du quartier, rapportait alors la presse locale. Des membres de la famille de la victime sont montés au créneau pour réclamer justice.

Les services de sécurité n’ont pas tardé à élucider cette affaire. Ils ont procédé à l’interpellation de quatre personnes, dont le frère du présumé meurtrier. Ce dernier avait été porté disparu depuis le crime. Il a réussi à regagner l’Algérie avant d’être arrêté, donc, le 24 juin dernier à Azazga, dans la wilaya de Tizi Ouzou.

Pour rappel, ce jour-là, il avait tenté avec ses acolytes de braquer les véhicules de transport de fondsdevant alimenter l’agence BDL de la localité. Cette attaque a été déjouée par les agents de sécurité de la banque en question.

Algérie : Arrestation de deux frères recherchés depuis 21 ans

Par Ahmed Oul7 juillet 2020 17 h 45 minDans Faits divers2 Minutes de lécture 

Les services de police de la commune de Sfisef, dans la wilaya de Sidi Bel Abbes, à l’Ouest de l’Algérie, ont arrêté deux frères recherchés par la justice algérienne depuis 21 ans. Les mis en cause font tous les deux l’objet de 22 mandats d’arrêt, indique ce jeudi 30 avril le journal arabophone El Bilad

Selon la même source, les deux frères, au lourd passé criminel, sont originaires de la ville de Sfisef, à Sidi Bel Abbes. Ils activaient depuis plus de 20 ans dans plusieurs wilayas du pays où ils ont fait des dizaines de victimes. L’aîné fait l’objet de 15 mandats d’arrêt alors que le frère cadet accumule 7 mandats d’arrêt émis par la justice algérienne.

Les deux mis en cause sont connus des services de sécurité pour leur implication dans des affaires d’escroquerie, d’extorsion et de délivrance de chèques sans provision. Ils excellent dans les affaires commerciales frauduleuses et l’escroquerie. Les éléments de la police ont réussi à mettre hors d’état de nuire les deux malfrats 21 ans plus tard à la faveur de signalements citoyens.

En effet, l’interpellation, mardi, des deux individus, a été rendue possible par des alertes de citoyens qui ont avisé les services de la Sûreté de la présence des deux frères recherchés à leur domicile familial, dans la localité de Sfisef. Les deux frères sont placés en détention en attentant leur jugement.

Par ailleurs, les éléments de police de la ville de Constantine, à l’Est de l’Algérie, ont arrêté, dans la matinée de ce jeudi, un jeune ayant commis un crime horrible. Le mis en cause a tué froidement son propre père avant de s’attaquer à son frère qu’il a grièvement blessé. Le meurtrier aurait poignardé à mort son père à l’aide d’un sabre. La deuxième victime, qui n’est autre que le frère, se trouve actuellement dans un état grave au niveau du service de réanimation de l’hôpital Ibn Badi

Menaces et extorsion contre une fille : un jeune homme incarcéré à Aïn Defla

Par Iss A.M29 juin 2020 17 h 15 minDans Faits divers2 Minutes de lécture 

Le procureur de la République du tribunal de Aïn Defla, au Nord de l’Algérie, a ordonné, samedi 25 avril, le placement en garde à vue d’un jeune âgé de 21 ans. Celui-ci est poursuivi pour harcèlement, intimidation et chantage sur les réseaux sociaux. Il aurait menacé son ex-petite amie de diffuser ses photos intimes sur Facebook, afin d’obtenir de l’argent en échange, indique le journal arabophone Ennahar

Selon la même source, le mis en cause aurait profité de sa relation avec la jeune fille pour lui extorquer de l’argent en la menaçant de diffuser ses photos sur les réseaux sociaux. La jeune fille, âgée elle aussi de 21 ans, aurait remis à son maître-chanteur une somme de 100 millions de centimes ainsi que des bijoux.

Suite à une plainte déposée par la victime pour menaces et intimidations, les services de sécurité ont arrêté le jeune homme. Ce dernier aurait avoué avoir partagé les photos prises avec son portable avec l’un de ses amis.

Le procureur de la République du tribunal de Aïn Defla a placé le prévenu en détention préventive en attente de son procès. Il sera poursuivi pour “menace, atteinte et violation de la vie privée d’autrui”.

Il faut dire que la cybercriminalité ne cesse d’augmenter en Algérie, comme c’est le cas partout dans le monde, du fait du développement des technologies de l’information et de la communication. Plus de 1 500 plaintes pour cybercrimes sont enregistrées chaque mois au niveau national.

En plus de différentes formes de criminalité, telles que l’intimidation, la fraude, le détournement de mineur, l’abus de confiance, l’escroquerie, l’espionnage, le vol d’informations et le terrorisme, figure, en tête de liste, l’atteinte aux personnes. Les menaces et insultes sont les cas les plus récurrents sur les réseaux sociaux.

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Algérie : Jusqu’à 10 ans de prison pour les auteurs des discours haineux et discriminatoires

Par Iss A.M22 avril 2020 11 h 09 minDans Société2 Minutes de lécture 

Le parquet général pourrait engager automatiquement des poursuites contre les auteurs de discours haineux ou véhiculant une forme de discrimination. Les contrevenants risquent de lourdes peines d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 10 de prison ferme. C’est ce qu’a indiquéle ministre de la Justice, Belkacem Zeghmati, ce mardi 21 avril, lors d’une réunion restreinte qui s’est tenue à la chambre du Parlement.

Le ministre de la Justice a précisé que les auteurs de discours haineux et discriminatoires, notamment sur les réseaux sociaux, écoperont des peines pouvant aller jusqu’à dix années de prison en sus d’amendes financières. Présentant son projet de loi relatif à la prévention et à la lutte contre la discrimination et le discours de haine devant la Commission juridique de l’APN, Belkacem Zeghmati a mis en avant des arguments relatifs au respect de l’intégrité humaine. Il estime que les discours haineux et discriminatoires sont une entrave aux droits de l’Homme et visent à détruire les valeurs défendues par la sociétés

Belkacem Zeghmati soutient que la promulgation d’une loi relative à la lutte contre la discrimination et le discours de haine n’est en rien une atteinte aux libertés d’expression, l’un des éléments fondamentaux de la démocratie. Le ministre estime qu’à travers cette loi, le citoyen sera protégé, quelle que soit son origine.

Les poursuites peuvent être engagées à l’international

Le ministre de la Justice a déclaré que les autorités locales pourront poursuivre les contrevenants en dehors du territoire national. Il soutient que cette procédure est possible grâce aux accords de coopération judiciaire conclus entres les pays et qui permettent de localiser les auteurs de délits dans le cadre des enquêtes d’inspection.

Le ministre dit ambitionner une Algérie qui tend vers le développement d’une stratégie nationale de prévention et de lutte contre la discrimination. Des mesures adéquates seront mises en place et traduites en programmes de formation qui donneront accès à la documentation nécessaire sur les moyens de sensibilisation ainsi que les mécanismes de vigilance à adopter face aux discours haineux.

9 – Ce territoire (pour créer un Etat Pied-Noir) est en train de se négocier. Nous allons créer des logements, des activités, des emplois, pour toutes les familles qui s’installeront sur notre territoire.

Il se négocie où ? Sur la Lune, sur Mars ou, peut-être, sur l’un de ces « trous noirs » invisibles ?

10 – Vous vous battez, et risquez même votre vie (dites-vous), pour redonner fierté et dignité au peuple pied-noir.

Par pitié, nous vous en conjurons, ne vous battez plus, ne risquez plus votre vie, pour « nous » redonner notre fierté et notre dignité. Ne vous en déplaise nous ne les avons jamais perdus et nous ne comptons pas sur des « illuminés » pour, selon vous, les retrouver ?

11 – L’Etat PN condamne avec la plus extrême sévérité ceux qui se sont servis d’un « combat sacré » pour faire fructifier leurs biens propres et leur renommée personnelle (votre lettre du 15 juillet).

Alors, sur ce point précis, nous sommes totalement d’accord : les Pieds-Noirs condamneront ces gens-là avec la plus extrême sévérité ?

« L’Algérie souhaite faciliter l’entrée des Pieds Noirs »

« L’Algérie souhaite faciliter l’entrée des Pieds Noirs sur son territoire »…Tiens, c’est nouveau et « permettez-moi d’en rire pour ne pas avoir à en pleurer… de colère. »

Ce n’est pas parce qu’on a été nommé premier ministre (il est vrai d’Algérie) que cela vous autorise à dire des âneries.

Ahmed Ouyahia a demandé aux « opérateurs économiques » algériens de s’appuyer sur les « anciens d’Algérie », à savoir les Pieds Noirs, pour promouvoir les exportations « hors hydrocarbures » bien entendu !

Le premier ministre, démontrant ainsi son intelligence et son savoir-faire, a placé les Pieds Noirs en troisième position, derrière « ses » compatriotes installés en France et derrière « ses » amis africains : « Il ne faut pas trop se focaliser sur cette dernière catégorie » a-t-il tenu à préciser, et son porte-parole, Seddik Chihab, a cru bon d’ajouter «Il ne faut surtout pas faire d’amalgame entre ceux qui ont gardé un lien avec le pays et ceux qui ont un problème de mémoire et qui ont des positions hostiles vis-à-vis de l’Algérie. »

Vous ne trouverez aucun Pieds Noirs, les vrais, ceux qui sont partis avec une valise pour ne pas se voir offrir un cercueil, pas un seul qui ne ressente pas une hostilité, un dégout, une colère, contre les assassins du FLN et de l’ALN, et de leurs successeurs, dont vous faites tous partie ! Pas un seul qui a gardé un lien avec « votre » Algérie.

Aucun Pieds Noirs n’a une position hostile vis-à-vis de l’Algérie, Seddik Chihab, les positions hostiles sont uniquement réservées contre les algériens bornés, sans mémoire, et contre les politiciens ignares qui, depuis un demi-siècle, ont fait de l’Algérie « Un pays riche, peuplé de pauvres », et quand je dis « pauvres », je parle de la majorité de la population algérienne et non pas des « élites » et des « notables » qui s’en mettent « plein les poches », grâce à la corruption et « placent » leurs millions à l’abri, hors des frontières de leur pays.

Croyez-vous qu’un seul Pieds Noirs puisse oublier les enlèvements, les disparus, ceux à qui vous avez retiré le sang jusqu’à la dernière goutte, les femmes dirigées vers des bordels, les assassinés, les massacres dont vous vous êtes abreuvés du 19 mars à juillet 1962 !

Vous avez tout détruit. Certains de vos intellectuels de l’époque n’ont pas hésité à déclarer que « L’Algérie était un « paradis », à l’époque où les pieds Noirs s’occupaient d’elle, et d’autres de « vos » intellectuels, aujourd’hui, n’hésite pas à écrire que l’Algérie est devenue une « poubelle ».

Vous trouverez très certainement des « pieds rouges » pour vous aider, en espérant « faire leur beurre » sur vos ignorances et vos incompétences. Les descendants de ceux qui étaient restés « pour vous aider » à réussir votre indépendance, comme ils vous ont aidés, en trahissant la France, à « assassiner » leurs compatriotes et les algériens fidèles.

Quand vous vous adressez à « vos compatriotes », installés en France, Ahmed Ouyahia, je suppose qu’il ne s’agit pas des Harkis, n’est-ce-pas ?

Ces derniers, comme les Pieds Noirs, ne sollicitent des visas vers l’Algérie dans le seul et unique but de revivre quelques heures de leur passé, de revoir des lieux, des sites, ou ils ont vécu heureux, mais, en général, ils ne retourneront jamais une deuxième fois tant le spectacle qui leur est proposé est désastreux et humiliant pour leurs souvenirs !

Essayez de faire tout votre possible, monsieur le premier ministre, ainsi que tous vos collègues du gouvernement actuel et des prochains gouvernements qui dirigeront votre pays, pour « empêcher » toute votre jeunesse de fuir vers l’ancien pays « colonisateur », désertant ainsi « leur » cher pays indépendant où « Ils crèvent la dalle. »

France : le directeur de la police des frontières inquiet de la situation en Algérie

La situation actuelle en Algérie préoccupe très sérieusement Fernand Gontier, directeur central de la police française des frontières.

Devant les membres du « Sénat », il a demandé que « les conditions d’octroi des visas aux Algériens soient « durcies », notamment à cause du très grand nombre d’immigrés, de nationalité algérienne, présents illégalement dans notre pays mais, et surtout, pour tenter de « fermer la porte » aux centaines de milliers de jeunes algériens dont la seule perspective d’avenir, le seul objectif, est de venir en France…et d’y rester, légalement ou non.

« Les Algériens représentent la deuxième communauté la plus importante en situation irrégulière sur notre territoire. Nous effectuons plus de 10.000 interpellations par an car beaucoup d’Algériens arrivent, avec des visas temporaires, mais ne repartent pas. D’autre-part, un grand nombre de ressortissants algériens usent de la fraude et de la falsification des dossiers de visas pour obtenir le précieux document de voyage. Nous devons être très vigilants sur les procédures de délivrance des visas car il est très facile d’obtenir un vrai visa avec de faux documents. En Algérie il y a des fraudes évidentes. Des vérifications s’imposent. »

Dans un récent article, j’ai démontré la corruption qui se pratique sur une grande échelle en Algérie, pour l’obtention de ces « visas de voyage », jusqu’à l’intérieur même de l’Ambassade de France, et par des organismes « légaux », en toute liberté et même par voie d’annonces publicitaires.

En effet, si d’une manière légale il est devenu nécessaire, vu le nombre en très nette progression des demandes de visas, de patienter plusieurs semaines pour obtenir un rendez-vous, moyennant une somme de 10.000 Dinars, en numéraires et au marché noir, il peut être décroché bien plus rapidement et passer ainsi en priorité.

Des agences officielles se sont investies dans ce marché juteux, et même des particuliers bien placés.

Personne ne souhaite révéler la manière d’obtenir un « rendez-vous » plus rapide, mais un ancien responsable d’une agence TSA, ancien prestataire officiel auprès de l’Ambassade de France, explique : « Vous ne pouvez pas prendre de rendez-vous directement, mais nous oui. Si vous voulez savoir comment, demandez à l’Ambassade de France de vous l’expliquer. »

Interrogées, les autorités françaises en Algérie se sont abstenues de toutes réactions, par rapport à ces pratiques illégales.

Cette corruption au grand jour a, peut-être, été l’une des raisons du tout récent emplacement de l’Ambassadeur de France en Algérie ?

Tandis que la France désarme lentement, l’Algérie devient une grande puissance militaire méditerranéenne

La marine de guerre algérienne devient l’une des plus puissantes du bassin Méditerranéen, affirme le site « Menadéfense », spécialisé dans les informations dans le domaine militaire dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord.

Ce mois-ci la marine militaire algérienne reçoit son cinquième sous-marin, de type Kilo-636, de fabrication russe.

Deux bâtiments de guerre algériens ont pris la mer ce 4 avril, à destination de la Russie, pour escorter ce cinquième sous-marin.

Un sixième sous-marin, de même type, est actuellement en construction et devrait être terminé, et livré également à l’Algérie, au cours de cette année 2018.

(On peut s’étonner que, malgré les liens d’amitié, paraît-il si étroits entre la France d’Emmanuel Macron et l’Algérie de Bouteflika, ce pays « ami » commande des sous-marins à la Russie et non pas à la France ?)

Actuellement l’Armée Populaire Algérienne est classée à la 23e place, des armées les plus puissantes du monde, après l’Egypte (classée 10e) et l’Arabie Saoudite (22e), selon le classement établi par le site « Global Firepower – 2018 »

Dans ce classement mondial, les USA occupent la première place devant la Russie, la Chine et l’Inde. La France est au cinquième rang, précédant l’Angleterre et le Japon. A la huitième place se situe la Turquie puis vient l’Allemagne.

Ce classement est sujet à caution car Israël, qui en occupe la 15e place, a certainement un potentiel militaire plus important, le plus important en tous les cas du Moyen-Orient, que la Turquie, l’Arabie saoudite, les Emirats Arabes Unis, l’Iran et l’Egypte, qui est loin, actuellement, d’occuper ce dixième rang qui lui est attribué, et qu’elle méritait il y a quelques années.

On peut comprendre que l’Arabie Saoudite augmente son potentiel militaire, elle a des ennemis dans la région, notamment l’Iran.

On peut comprendre que la Turquie augmente son potentiel militaire, elle peut tenter ainsi d’imposer les menaces de son dictateur, Erdogan, vis-à-vis de l’Europe et, de temps en temps, vers la Russie et, dans un registre moindre face aux Kurdes et d’autres nations du Moyen-Orient.

Mais l’Algérie, contre qui s’arme-t-elle ? Contre le Maroc, éventuellement, qui a déjà du mal à contenir les « Sahraouis », son « Front Polisario » et sa RASD (République arabe sahraouie démocratique), dont l’Algérie est l’alliée, pour le moment (en attendant le partage envisagé du Sahara occidental) ?

Pas contre la Tunisie, qui, l’on s’en souvient, a préféré affronter l’armée française, en 1961 à Bizerte, plutôt que l’armée populaire algérienne, ce qui lui a d’ailleurs coûté une partie du Sud saharien (et son pétrole) qu’elle revendiquait, baptisée « Borne 233 ».

Pas non plus contre la menace existante et présente du terrorisme islamiste (Daech, Aqmi, et les djihadistes qui s’implantent progressivement dans le Nord du pays) car, que je sache, ils n’ont pas de marine de guerre !

Alors, je pose la question : contre qui ?

Peut-être que la réponse se trouve dans son hymne national :

« Ô France ! Le temps des palabres est révolu. Ô France ! Voici le jour où il te faut rendre des comptes. Prépare-toi ! Voici notre réponse : Le verdict, Notre Révolution le rendra. »

Nous le dédions à Karim Benzema qui vient d’affirmer que « La Marseillaise » appelait à faire la guerre.

Que pense-t-il de cet hymne, celui de son pays puisque, bien que né à Lyon il estime que son pays est l’Algérie !

Arme d’invasion ? L’Algérie refuse de reprendre ses ressortissants qui ont migré illégalement en Europe

Le 11 décembre 2017 j’informais nos lecteurs sur le grave problème qui opposait l’Espagne à l’Algérie sur le sujet brûlant des quelques milliers de « migrants » de nationalité algérienne qui fuient leur pays afin d’échapper à un présent et à un avenir qui ne se présentent pas sous les meilleurs auspices.

En 2017 le nombre des « migrants » arrivés clandestinement sur les côtes espagnoles directement d’Algérie, surtout de la région d’Oran, située à moins de 150 kilomètres, a triplé : 21.468 contre 6046 en 2016.

Les quelques centres de rétention étant pleins, les derniers cinq cents migrants avaient été « accueillis » dans la prison d’Archidona, près de Malaga, dans la province d’Andalousie, dans des conditions déplorables, selon les ONG locales.

Ces citoyens algériens sont détenus depuis le 20 novembre et le resteront jusqu’au 18 janvier. Où iront-ils ensuite ?

L’Algérie refuse le retour de ces « migrants », qui sont pourtant en possession de leurs papiers d’identité algériens et dont certains peuvent même payer leur rapatriement.

Le gouvernement algérien interdit même aux familles de certains migrants d’intervenir afin de financer leur retour.

Le ministre de l’intérieur espagnol, Juan Ignacio Zoido, tient un langage bien différent de celui de notre ministre Gérard Collomb :

« Nous ne pouvons accepter que ces personnes restent en liberté sous le prétexte qu’arrivant en bateaux nous pouvons et devons les sauver. »

L’administration pénitentiaire espagnole indiquait que des violences s’exerçaient parmi eux et le résultat ne s’est pas fait attendre, le premier mort vient d’être enregistré, un adulte de 36 ans.

L’Etat islamique et al Qaïda se déploient entre l’Algérie et le Maroc

Mettant à profit les relations détestables entre l’Algérie et le Maroc, les différents groupes terroristes progressent en toute impunité dans les régions sub-sahariennes, et n’ont pour seule préoccupation que de se disputer le leadership entre l’État Islamique, en pleine déconfiture en Syrie et en Irak et qui se replie vers la Libye, et justement ces régions sub-sahariennes qui lui sont offertes, et l’AQMI, réplique d’Al Qaïda, dans le Maghreb islamique.

Ces deux formations laissant à Boko Haram, créé en 2002 au Nigéria et qui, l’on s’en souvient, avait prêté allégeance à l’EI en mars 2015, toute liberté de massacrer dans la région du Tchad et la possibilité de s’étendre vers l’Afrique Centrale.

Pour tenter, sinon d’éradiquer, ce qui est demeure impossible dans les conditions actuelles, mais de freiner l’expansion de ce terrorisme africain, vient d’être mise en place une nouvelle force antiterroriste « G5 Sahel », composée de seulement 5000 militaires, originaires du Burkina Faso, du Mali, de Mauritanie, du Niger et du Tchad.

Cette « nouvelle force », parrainée par la France et qui devrait être complémentaire de l’opération Barkhane et de la mission de l’ONU, vient de bénéficier d’un appui financier des États-Unis de 51 millions d’euros, accordé pour répondre à la mort récente de trois de ses soldats au Sahel.

  • Le Maroc a donné son accord pour former cette nouvelle force et sécuriser les frontières.
  • En revanche, l’Algérie, l’un des principaux pays intéressé puisque ses frontières se partagent avec trois pays de ce « G5 Sahel » (Mauritanie, Mali et Niger), justement zones de prédilection des groupes terroristes, se trouve écartée de cette nouvelle alliance.
  • Elle avait pourtant proposée la création d’une base militaire de 70.000 hommes, située à Tamanrasset.
  • Mais cette proposition n’a pas fait long feu puisque le Maroc avait été exclu de cette initiative militaire autrement plus importante que le « G5 Sahel ».

Les différends, qui n’en finissent pas, entre l’Algérie et le Maroc, sont responsables du blocage de cette initiative (CEMOC – Comité d’état-major opérationnel conjoint) indispensable pour lutter efficacement contre le terrorisme.

Il serait temps que le Maroc et l’Algérie cessent ce jeu politicien et prennent conscience que c’est leur avenir commun qui se joue actuellement en Afrique.

“L’Etat islamique et al Qaïda se déploient entre l’Algérie et le Maroc”
REACTIONS ; Rooohh, ben ça alors, je ne l’aurais pas deviné ! Les métastases se développent impunément, ni Boutef ni le roi du Maroc n’agissent pour contrer tout cela, visiblement.
Et la Tunisie ont l oublie pour faire plaisir aux aux touristes .? Maintenant il y a un satellite geostationaire au dessus ???
Une nouvelle force antiterroriste G 5 Sahel de 5000 militaires », pour lutter contre l’emprise djihadiste dans la zone subsaharienne, Monsieur, me semble vraiment dérisoire, vu la surface gigantesque du territoire à sécuriser. Quelle est l’influence du  » Commandeur des croyants », Mohamed VI, dans cette histoire? J’aimerais aussi comprendre sur quelles bases les Africains de tous ces pays ( qui semblent, commodément oublier qu’ils ont été — pour ne pas dire qu’ils demeurent, dans certains cas— les esclaves des Arabes) se rattachent , les uns à l’état islamique, les autres à Al Qaida.
Ce qui se passe depuis toujours entre le Maroc et l’Algérie va bien au-delà des divisions politique actuelles.
Il ne faut pas oublier que l’Algérie est sunnite (essentiellement malékite) mais que le Maroc est chiite (avec une dynastie royale alaouite).
L’alliance entre les deux états n’existera jamais. Même pour une action commune. C’est comme si on demandait à l’Arabie Saoudite et à l’Iran de faire la paix.

Oui, l’islam a joué un rôle dans la guerre d’Algérie

Même si les historiens ne se bousculent pas pour en parler

Manifestations du 1er novembre 1961 dans les rues d’Alger. SIPA. 00418369_000007

Les historiens, algériens ou non, ne se bousculent pas pour aborder le sujet. La guerre d’Algérie a pourtant bien eu une dimension religieuse.

Il avait fallu que l’Algérie mit fin au monopartisme, avec la nouvelle Constitution de 1989, pour que l’islamisme devienne visible. Très vite agressivement totalitaire, il préféra la plonger dans une effroyable guerre civile qui fit plus de 200 000 morts selon le président de la République lui-même. En Algérie et plus encore ailleurs, beaucoup s’étonnèrent : mais d’où sortaient donc ces centaines de milliers de barbus en gandoura blanche bien décidés à imposer leur nouvel ordre, d’abord aux femmes et aux intellectuels, et ensuite au reste, par la carotte, le bâton et enfin par la kalachnikov ?!

Pas l’islamisme, l’islam

Les premières réponses furent du registre de la paresse de la pensée. C’était la faute, bien sûr, de l’Iran qui voulait exporter sa révolution khomeyniste. C’était la faute des « Afghans » (plus de 3000 jeunes algériens ayant combattu les Soviétiques dans les années 80 venaient d’en revenir…) ; la faute enfin des Frères musulmans qu’on appelait familièrement « les frérots » : en arabisant totalement son système d’éducation, l’Algérie avait dû importer des milliers d’enseignants, pourchassés dans leurs pays par les nasséristes et les baathistes pour leur activisme islamiste (Egyptiens, Irakiens, Syriens, etc.). Comme il est fréquent dans le monde arabo-musulman, la faute c’est toujours celle des autres. Le mal vient toujours d’ailleurs.

Depuis, des chercheurs algériens ont certes rectifié cette idée en évoquant l’origine religieuse de la violence durant la guerre d’Algérie. Mais ils n’en ont jamais fait l’objet d’une étude spécifique. Ni Mohamed Harbi, pourtant le plus contestataire des historiens algériens de cette période, ni les autres grands historiens français spécialistes de cette période, Guy Pervillé et Gilbert Meynier. Personne n’avait osé mettre les pieds dans le plat, tant la question est tabou, et démontrer que déjà la guerre d’Algérie (1954-1962) avait eu une « dimension » religieuse.

A lire aussi: La guerre d’indépendance a rendu impossible la rupture entre la France et l’Algérie

Ce mérite revient à Roger Vétillard, fortement encouragé d’ailleurs par Gilbert Meynier dans cette délicate entreprise. Peut-être parce que cet ancien médecin spécialiste qui a attendu la retraite pour se lancer dans l’étude de la guerre d’Algérie a su profiter de cette liberté de n’être pas historien de profession. Ce qui en retour lui faisait obligation de redoubler de scrupules quant aux sources et à leur traitement. Fort de son savoir médical, il va, tel le sémiologue, aller du symptôme (discours, prises de positions, programmes, etc.) vers la matrice, celle dont il ne faudrait pas montrer le sein, l’islam. Pas l’islamisme, non, simplement l’islam, qui imprègne conscience et inconscient, paroles, gestes et actes. Or  la société algérienne, profondément islamisée depuis 16 siècles est naturellement sculptée par les concepts-clés de la doctrine, et notamment par celui qui règle le rapport à l’autre, le djihad. Il reviendra aux dirigeants nationalistes de l’ALN-FLN, y compris ceux connus pour être des « laïcs », de puiser sans vergogne dans ce fonds sans fond, que ce soit par volonté de manipuler facilement les collectifs ou par opportunisme politique.

L’ennemi est « l’infidèle », la guerre est un « djihad »

Ne dit-on pas « moudjahid », alors que le mot arabe pour « combattant » existe ? « Fidaï » (« fidayine » au pluriel), qui évoque le « sacrifice », pour désigner le terroriste (celui qui en tuant y compris des civils est chargé de provoquer de la terreur) et « chahid » (au pluriel « chouhada ») pour le combattant tué, mais dont la signification littérale est « martyr » (de la religion)…

Des preuves, Roger Vétillard va en convoquer 45. Pas une de moins ! « Précises et vérifiables », comme insiste l’auteur. La déclaration d’indépendance du 1er Novembre 1954 a pour but un Etat souverain, mais « dans le cadre des principes islamiques ». On se jure fidélité sur le Coran. On coupe le nez des déviants pris en flagrant délit. L’homosexuel est puni de la peine de mort, quel que soit son grade (le chef militaire Bachir Chihani en fera l’expérience). L’égorgement n’est pas un acte sauvage pour le combattant, puisque sanctifié par l’islam1. L’ennemi est « l’infidèle », la guerre est un « djihad ». On la mène au cri d’ « Allahou akbar » (Allah est le plus grand). Et ceux qui la font sont des « frères » (« khawa », c’est-à-dire des frères… musulmans). Dans les zones qu’il contrôle, le FLN remplace la juridiction française laïque par la charia.

« L’islam a été le ciment qui nous permit de sceller notre union »

Un des grands dirigeants de la lutte armée, et particulièrement du massacre du 20 août 1955 dans l’est-algérien, Lakhdar Ben Tobbal, avoue dans ses mémoires avoir fait la guerre aux non-musulmans : « Bons ou mauvais, je ne faisais pas de différence ». Un autre dirigeant, Si Abdallah, témoigne : « Nous n’arrivions pas dans une mechta en soldats révolutionnaires mais en combattants de la foi et il est certain que l’islam a été le ciment qui nous permit de sceller notre union… » Même un des dirigeants souvent présenté comme le Saint Just laïque de la révolution et qui sera assassiné par les siens, le Kabyle Abane Ramdane, ne dérogera jamais à l’idéologie dominante qui se veut « arabo-musulmane », et à ce titre signera un texte contre « les berbéristes », destiné à la Fédération de France du FLN. Quant à l’autre chef kabyle, le Colonel Amirouche, très peu savent qu’il adhéra à l’Association des Oulémas (d’où sortiront plus tard les cadres de l’islamisme), qu’il défendit la langue arabe contre le berbère, qu’il s’opposa radicalement aux « berbéristes » (nationalistes qui ne voulaient pas d’une Algérie fondée sur des critères ethniques ou religieux) et qu’il imposa les prières quotidiennes à ses subordonnés dans les maquis.

Aussi, le résultat d’une telle orientation pouvait-il être autre que celui qui s’imposa au moment de l’indépendance et que révéla clairement le président du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), Ben Khedda, trente ans plus tard dans ses mémoires : « En refusant notamment la nationalité algérienne automatique pour un million d’Européens, nous avions prévenu le danger d’une Algérie bicéphale »2 ? Les accords d’Evian du 18 mars 1962 (qui ne furent jamais ratifiés par l’organe suprême du congrès de Tripoli) se refusaient à considérer les non-musulmans comme des Algériens. Diktat imposé par le FLN à la France, en échange de l’autorisation à exploiter le pétrole durant 10 ans. Les non-musulmans ne pouvaient devenir Algériens qu’en en faisant la demande, souvent refusée à des militants de la cause indépendantiste.

L’effacement des non-musulmans

Dans le très officiel Mémorial des Martyrs d’Alger, aucun nom de combattants non-musulmans ne figure. Bien plus, à Ténès on débaptisera la rue Ghenassia en rue de Palestine : cet infirmier juif avait pourtant préféré mourir que fuir l’encerclement de l’armée française, afin de rester près de ses blessés. En 1962, le million de chrétiens et de juifs n’eut d’autre choix que de quitter précipitamment ce qu’ils considéraient comme leur pays. Et pour ceux qui, malgré tout, continuaient à espérer pouvoir rester, on commandita l’assassinat du musicien juif Raymond Leyris, le 22 Juin 1961, puis une année plus tard le massacre de centaines de non-musulmans à Oran, le 5 Juillet 1962, méfait à ce jour non-revendiqué par ses auteurs, et à propos duquel aucun historien algérien n’a encore osé entreprendre une recherche, comme on peut s’en douter.

Des preuves de « la dimension religieuse de la guerre d’Algérie », on pourrait encore en trouver de très nombreuses. Ce qui ne manque pas d’étonner, c’est plutôt le refus des élites algériennes comme européennes d’admettre l’évidence. Et si cela pouvait se comprendre durant la guerre d’indépendance, de leur point de vue (ne pas affaiblir « la révolution »), que dire aujourd’hui, 56 ans plus tard ? Ne serait-ce pas parce que cette stratégie de l’aveuglement rend encore quelques services aux élites dhimmisées en cette époque où les violences de l’islamisme, confinées jusque-là aux pays musulmans, sont en train, depuis plus de deux décennies, de s’exporter, notamment en Europe ?

Le livre de Roger Vétillard, qu’aurait aussi bien pu écrire La Palice, est donc une nouvelle invitation à ôter ses œillères et à nommer les choses telles qu’elles sont et non telles qu’on souhaiterait les voir. La lecture d’un monde en plein remodelage y gagnerait en lucidité.

Je lui ferai néanmoins une objection : pourquoi avoir repris la thèse de Mohammed Harbi qui attribue aux « ruraux » la responsabilité de l’imprégnation de la religiosité dans le combat libérateur ? Thèse doublement contredite par le fait que l’Association des Oulémas, d’où émergèrent de nombreux dirigeants, fut toujours dirigée par des citadins, à commencer par Ben Badis, et surtout par le fait que la société algérienne profonde, paysanne, resta fidèle à l’islam confrérique3, et ce malgré la stigmatisation et les attaques des nationalistes et de l’Association des Oulémas avant l’indépendance, et des islamistes du FIS-GIA dans les années 90, pour tenter de s’imposer comme unique représentant dans le champ du religieux. Sans succès jusqu’à aujourd’hui. Et à tel point que Bouteflika, changeant le fusil d’épaule, fut contraint de s’en faire des alliés

Les français assassinés le 1er novembre remercient Bagnolet qui fête les attentats terroristes du FLN

« Le 1er novembre 1954, le peuple algérien se soulève ». Faux. Il ne s’est pas soulevé ce jour-là, ni les semaines, les mois et les années suivantes, jusqu’à la date choisie par de Gaulle, le 19 mars 1962.

A l’initiative de la Bourse du Travail, Bagnolet « fête » ce soulèvement et commémore ainsi l’insurrection du peuple algérien en compagnie des « Amis de l’Humanité » et des PCF, PG, PRG, PS, CGT, etc.

Ceux qui sont morts ce 1er novembre 1954, assassinés par les terroristes du FLN, remercient Bagnolet et sa municipalité à titre posthume.

  • Le jeune instituteur Guy Monnerot (sa femme grièvement blessée survivra)
  • Le caïd de M’Chounèche, Ben Hadj Saddok
  • Laurent François, 22 ans, à peine libéré du service militaire.
  • Lieutenant Darnault plus deux spahis à Kenchela.
  • Le garde forestier Braun près de Saint-Denis du Sig.
  • Le Brigadier-chef Eugène Cohet.
  • Le soldat Pierre Audat, du 9ème régiment des Chasseurs d’Afrique.
  • Le policier Hamed Harouk de Dra-el-Mizan.

Le 1er novembre 1954 ne fut pas une journée très glorieuse pour les terroristes du FLN : dix morts à son actif et trois bombes qui explosent, sur les vingt posées, sans faire de gros dégâts ni de victimes…quel dommage !

⇒ Si les élus de Bagnolet souhaitent « fêter » des victoires du FLN, le choix est large, bien d’autres dates sont à sa disposition.

Voici quelques exemples, mais j’en ai bien d’autres à leur proposer :

  • EL HALIA, le 20 août 1955, 71 bébés, enfants, femmes, vieillards, violés, dépecés vivants, égorgés, écrasés contre les murs.
  • PALESTRO, le 18 mai 1956, 21 jeunes « appelés » du contingent, tous de la région parisienne, (peut-être même de Bagnolet, ce serait drôle, non ?), massacrés et retrouvés mutilés et les testicules dans la bouche.
  • MELOUZA, le 28 mai 1957, 301 Arabes assassinés parce qu’ils ne voulaient pas du FLN. Et, enfin, le 5 juillet 1962 à Oran, près de 3000 victimes au palmarès de l’ALN et du FLN.

Voilà de vraies dates de victoires à fêter par les ennemis de la France, celles qui faisaient plaisirs aux « porteurs de valises » du réseau Jeanson, à Jean-Paul Sartre, aux communistes, à l’extrême gauche et à tous ces « patriotes » français qui fabriquaient des bombes, fournissaient des armes, finançaient et jubilaient de voir se déverser le sang, surtout quand il était français, tous complices de la mort de milliers de vos enfants, de nos enfants.

Bonne fête du 1er novembre 1954 à Bagnolet !

Ferhat Abbas, trahi par la France parce qu’il croyait à une Algérie associée à la France

Cette semaine l’Algérie rend hommage à celui qui fut l’un de ses grands dirigeants, Ferhat Abbas.

J’ai eu l’occasion de le côtoyer durant quelques années, alors qu’ j’étais jeune pigiste, engagé par Albert Camus, au quotidien « Alger Républicain » et que lui-même « tirait » son hebdomadaire « Egalite », sur les rotatives de ce même quotidien et, plus tard, dans sa propre imprimerie derrière le cinéma « Majestic ».

Quelques fois nous nous sommes régalés en dégustant l’excellent « créponné », attablés sur le trottoir chez « Grosoli », à quelques mètres de son atelier.

J’ai eu le privilège d’assister à quelques échanges entre ces deux intellectuels, lors des fréquents séjours de Camus à Alger. Tous deux, à l’époque, avaient des idées très proches sur le destin de l’Algérie car, tous deux, prônaient une totale égalité mais se séparaient sur le sujet du collège unique qui, pour Albert Camus, accorderait un pouvoir supérieur aux Algériens sur les Européens.

Tout comme Albert Camus, Ferhat Abbas croyait à un avenir de l’Algérie associée avec la France. Il était, à l’époque, profondément francophone.

Il écrivait : « Je me mis à penser que l’Algérie ressemblait à la France … Il n’y a rien dans le saint Coran qui puisse empêcher un Algérien musulman d’être nationalement un Français […] au cœur loyal et conscient de sa solidarité nationale. »

Il était favorable à la politique d’assimilation, et militait activement au Mouvement de la jeunesse algérienne, qui réclamait l’égalité des droits dans le cadre de la souveraineté française.

Et cela s’expliquait par son parcours scolaire puis universitaire.

Il était reconnaissant envers la France, envers ses instituteurs et professeurs, de lui avoir permis, grâce à une bourse, d’obtenir son diplôme de docteur en pharmacie, en 1933. Il installa son officine à Sétif, où il devient rapidement une importante figure politique, conseiller municipal puis conseiller général.

Auparavant, lors du congrès tenu à Alger, en 1930, il avait été élu vice-président de l’UNEF (Union des Étudiants de France).

Il fut l’objet de fortes critiques, des différents groupements indépendantistes, lorsque, en date du 23 avril 1936, il écrivait un article intitulé : « La France, c’est moi », dans lequel il brûlait les idoles nationalistes et clamait son amour de la France et de la colonisation : « Si j’avais découvert la nation algérienne, je serais nationaliste et je n’en rougirais pas comme d’un crime. Mais je ne mourrai pas pour la patrie algérienne parce que cette patrie n’existe pas. J’ai interrogé l’histoire, j’ai interrogé les vivants et les morts, j’ai visité les cimetières, personne ne m’en a parlé… On ne bâtit pas sur du vent. Nous avons donc écarté une fois pour toutes les nuées et les chimères pour lier définitivement notre avenir à celui de l’œuvre française dans ce pays. »

Ferhat Abbas effectue son service militaire de 1921 à 1923.

C’est au cours de la deuxième guerre mondiale et lors des événements du 8 mai 1945 qu’il s’engage résolument contre les indécisions des gouvernements de la France, après avoir reçu une fin de non-recevoir de son rapport adressé au maréchal Pétain, intitulé « L’Algérie de demain », appelant son attention sur le sort des indigènes musulmans et réclamant des réformes.

Après le débarquement allié en Afrique du Nord, Ferhat Abbas se tourne vers l’Amiral Darlan, représentant, avec le général Giraud, la France aux côtés des alliés.

Il se heurte à nouveau sur le choix français de l’immobilisme sur le sort des musulmans comme pour celui des juifs.

Dès lors Ferhat Abbas se détourne de la France et s’investit totalement dans la lutte pour l’indépendance.

Il publie en 1943 le « Manifeste du peuple algérien » où il fait allusion à une nation algérienne.

Le projet étant bloqué par le général Georges Catroux, Ministre des affaires algériennes du  gouvernement de la France-libre, sous les ordres du Général De Gaulle.

Il est assigné à résidence à In Salah.

En 1944, il crée les Amis du manifeste de la liberté, et sera injustement accusé d’avoir fomenté les émeutes de Sétif du 8 mai 1945 (alors que les vrais responsables sont les partisans de Messali Hadj, (lui-même exilé à Madagascar).

Libéré en 1946, il fonde l’Union démocratique du manifeste algérien (UDMA) qui obtient treize sièges à l’assemblée, étant lui-même élu député de Sétif.

Il ne participe pas à la révolution du 1er novembre 1954, mais, après plusieurs rencontres avec Abane Ramdane et Amar Ouamrane, il rejoint en mai 1955 le FLN.

Le 19 septembre 1958, il est nommé président du premier Gouvernement Provisoire de la République Algérienne (GPRA).

Mais en août 1961, considéré comme trop proche de la France, il est remplacé par Benkhedda.

Lors de l’indépendance de l’Algérie, il se rallie à Ben Bella, mais désapprouve le parti unique.

Il succède à Abderrahmane Farès, président de l’exécutif provisoire, et devient le président, élu par 155 voix contre 36 blancs ou nuls, de la première Assemblée nationale constituante (ANC).

Faisant fonction de chef de l’État, il proclame, le 25 septembre 1962, la naissance de la République algérienne démocratique et populaire.

Ferhat Abbas démissionne le 15 septembre 1963, suite de son profond désaccord avec la politique de « soviétisation » conduite en Algérie par Ahmed Ben Bella en dénonçant son «gauchisme destructeur».

Exclu du FLN et emprisonné à Adrar dans le Sahara, il sera libéré en mai 1965 par Boumediene, à la veille du coup d’État du 19 juin.

Dénonçant « le pouvoir personnel et anti-démocratique » » de Boumediene, Abbas est une nouvelle fois assigné à résidence.

A 81 ans, en 1980, il publie ses mémoires dans « Autopsie d’une guerre » puis, en 1984, dans un nouveau livre « L’Indépendance confisquée », il dénonce la corruption du pouvoir qui règne en Algérie.

Ferhat Abbas sera décoré, le 30 octobre 1983, de la médaille de la résistance, par le président Chadli Bendjedid.

Décédé à Alger le 24 décembre 1985, Ferhat Abbas  est enterré au carré des martyrs du cimetière El Alia d’Alger.

Ferhat Abbas fut l’un de ces intellectuels formés par la France qui ne rêvait, comme tant d’autres, que d’une assimilation totale et qui, comme tant d’autres également, fut rejeté, négligé et je peux même ajouter « trahi » par des gouvernements français d’abandon qui préférèrent s’associer à des terroristes, des assassins, pour offrir à l’Algérie indépendante le destin tragique qui est le sien.

Nous sommes le 28 août 1944 et il est 18 h 45

Relégué par De Gaulle en résidence surveillée à Mazagran (près de Mostaganem), le général Giraud se promène en compagnie de sa belle-fille et de son petit-fils dans le jardin de la villa.

Une balle, tirée par un tirailleur posté à cinq mètres derrière lui, l’atteint à la nuque.

Il a 63 ans.

La balle entre sous le maxillaire gauche et ressort sous le médullaire en ne touchant que des parties molles.

Seule une dent a sauté.

Un petit geste de la tête vers sa belle-fille lui a sauvé la vie.

Le tireur sera découvert moins d’une heure après : c’est un soldat Arabe.

Condamné à mort, De Gaulle refuse sa grâce, demandée par le général Giraud en personne.

Il ne parlera pas, avant d’être exécuté sans délai quelques jours plus tard, affirmant seulement «avoir été trompé… ».

L’enquête n’aboutira pas et pourtant il était facile pour les renseignements généraux de retrouver la jeep militaire qui avait conduit sur place le tireur et remonter ainsi vers les organisateurs !

Si l’assassinat de l’amiral Darlan avait été mené de main de maître, ce ne sera pas le cas de celui préparé contre le général Giraud.

Il a été décidé par De Gaulle dès le lendemain de la conférence qui s’est tenue à Casablanca du 14 au 24 janvier 1943, dans le quartier d’ANFA, près de l’aéroport et de l’hippodrome.

Les Américains avaient débarqué sur les côtes nord-africaines deux mois plus tôt. Ils étaient, enfin, entrés en guerre.

Considéré comme inexistant par Roosevelt, De Gaulle avait été totalement tenu à l’écart de l’opération «Torch» et son avis n’avait même pas été sollicité par les « Alliés ».

Informé par Churchill, une fois l’opération engagée, De Gaulle ne peut s’empêcher de s’écrier : «J’espère que l’Armée française les rejettera à la mer » (en parlant des américains et cela prouve sa très grande colère).

Surtout lorsqu’on l’informe que le maréchal Pétain a envoyé le général Giraud rejoindre l’Algérie afin de prendre le commandement de l’armée d’Afrique, qui libèrera la France, et qu’il vient de nommer l’amiral Darlan, Haut-commissaire en Afrique Française.

Pour De Gaulle, derrière son micro, à Londres, l’affaire est cuite, toute son ambition est réduite à néant.

Les Américains ne lui font aucune confiance et Roosevelt traite directement avec Darlan.

Deux jours après le débarquement, suite à l’arrivée du général Giraud, l’amiral Darlan adresse, le 10 novembre, la décision suivante (97/M) :

-“L’armée d’Afrique d’un seul élan s’est rangée derrière le Général Giraud et moi-même aux côtés des Américains et de leurs alliés pour délivrer la France et le Maréchal du joug allemand.

Depuis, la flotte de Toulon s’est sabordée pour ne pas tomber aux mains de l’axe.

Notre devoir se trace de plus en plus nettement : Marcher unis et disciplinés pour, aux côtés des alliés, combattre et vaincre l’axe.”

(Document authentifié par le général Mast, chef de la région militaire française auprès des forces alliés et remise par le capitaine aviateur Georges Ducasse, mort pour la France le 10 août 1943, à son fils Alexis.)

Il devient urgent, pour De Gaulle, de reprendre le contrôle de la situation.

Le 24 décembre 1942, quelques jours après cette déclaration, l’amiral de la flotte Darlan est assassiné.

Un jeune gaulliste de 20 ans, Fernand Bonnier de la Chapelle, l’exécute, obéissant aveuglément aux “conseils, indications et plans” fournis par l’abbé Cordier, lui-même sous les ordres d’Henri d’Astier de la Vigerie.

L’organisation de cette exécution est confiée aux deux frères d’Henri, François, qui donne le feu vert de De Gaulle, et Jean-Bernard (cela sera confirmé par la veuve de celui-ci).

L’entourage de De Gaulle tentera de faire “porter le chapeau” au comte de Paris, auquel étaient liés les Astier de la Vigerie, sous le prétexte d’un rétablissement de la royauté.

Si Roosevelt a décidé de lancer l’Amérique dans cette guerre, qui jusqu’alors ne la concernait pas, c’est qu’il a un autre objectif bien précis : mettre la main sur l’Europe, sur toute l’Europe y compris la France.

Le but de Roosevelt est d’englober dans les États-Unis d’Amérique les États-Unis d’Europe sur le même modèle

Le président des États-Unis ne tenait absolument pas à la présence du « général de Londres » lors de cette conférence.

Le seul représentant de la France devait être le général Giraud, récemment arrivé à Alger et immédiatement installé comme commandant en chef de l’Armée d’Afrique.

Roosevelt n’hésite pas à déclarer à Churchill : «Nous devons nous séparer de De Gaulle, parce qu’il s’est montré déloyal et indigne de la confiance de nos deux gouvernements et parce que ces derniers temps il s’intéresse bien davantage aux intrigues politiques qu’à la poursuite de la guerre»

Le but « officiel » de cette conférence était de «préparer la stratégie des alliés pour un débarquement sur les côtes françaises».

Churchill tient absolument à ce que De Gaulle assiste à cette conférence.

Le problème est que, d’une part, ni Roosevelt, ni Giraud, ne souhaitent le rencontrer et que, d’autre part, De Gaulle refuse d’être placé hiérarchiquement sous les ordres du général Giraud.

Churchill se voit donc devant l’obligation de menacer De Gaulle de le virer d’Angleterre s’il n’accepte pas cette confrontation

Contre sa volonté le « général de Londres » est donc présent et les Alliés finissent par obtenir cette fameuse poignée de mains entre les deux généraux qui se détestent et dont la photo fera le tour du monde.

  1. D. Roosevelt pose immédiatement ses deux conditions principales :

1 – Il faut que les marchés européens s’ouvrent dès leur libération aux produits américains.

2 – Il faut que l’empire colonial français soit décolonisé dans les 30 années à venir.

Le général Giraud quitte immédiatement la réunion en claquant la porte.

De Gaulle reste et accepte…on connaît la suite.

Il a souscrit sans le moindre scrupule à ces conditions qui peuvent lui permettre d’atteindre ses objectifs principaux :

*Acquérir une légitimité qu’il est loin d’avoir,

*Rester le seul interlocuteur français auprès des Alliés et préparer ainsi son destin national : devenir l’unique chef de la France Libre.

Cela a toujours été sa seule ambition et pour l’atteindre il accepte de vendre son âme de patriote et surtout de « vendre » la France.

Roosevelt souhaite savoir si d’autres gouvernements européens sont prêts à adhérer à son immense projet, en dehors de l’Angleterre, et à commencer par la France.

Il a envoyé auprès du général Giraud, commandant en chef civil et militaire, Jean Monnet, son représentant français (il sera plus tard l’un des pères fondateurs de l’Union Européenne) afin qu’il négocie la création du Comité Français de Libération Nationale.

Justement pour contrer les ambitions du « général de Londres » comme il se plaît à le nommer !

Je veux bien mettre au crédit de De Gaulle qu’il n’a pas souscrit, après la victoire, à ce que la France devienne une « colonie » de l’Amérique, mais cela prouve que sa soif du pouvoir personnel, à cet instant-là, était sa seule priorité.

(Davantage de détails dans mon livre « J’accuse De Gaulle » édition 2016.)

Roosevelt ne veut toujours pas de De Gaulle parmi les « Alliés » : « De Gaulle, dit-il, a une mentalité de fasciste. C’est un opportuniste sans scrupule, un ambitieux au dernier degré. Il est décidé à installer une dictature en France. Il n’y a aucun homme en qui j’ai moins confiance. N’a-t-il pas dit à Giraud que la France aurait besoin d’une « révolution sanglante ».

Dès son retour à Washington Roosevelt se confie à sa femme, Eleanor, sur ce qu’il pense de De Gaulle : « Le général est un soldat, patriote certainement, dévoué à son pays, mais en revanche, c’est un politique et un sectaire et il y a chez lui, je crois, tous les attributs d’un dictateur ».

Giraud prend dès lors diverses décisions abrogeant les ordonnances discriminatoires de Vichy et invite De Gaulle à le rejoindre à Alger.

Cette dernière décision prouve sa grande naïveté politique. Elle lui a presque couté la vie !

De Gaulle installe son état-major à Alger, villa des Glycines et, le 5 juin 1943, sur Radio Alger, il peut s’écrier : «Alger est désormais la capitale de la France combattante.»

Il a atteint son objectif : éliminer Giraud et devenir l’unique chef de la « France Libre ». Désormais la voie vers le pouvoir lui est largement ouverte.

Alain Ruscio, le faussaire de l’histoire de la guerre d’Algérie

Qui est Alain Ruscio ? Historien paraît-il, il s’estime spécialiste de la guerre d’Algérie et connaîtrait par cœur l’histoire de l’OAS ? C’est lui qui l’affirme, mais on peut légitimement en douter.

À part de l’avoir lu dans des livres écrits par des communistes et des gauchistes, on peut se demander comment il lui serait possible, né en 1947, d’être ce spécialiste et de l’Algérie et de l’OAS ?

Militant communiste de 1963 à 1991, collaborateur du quotidien L’Humanité et auteur, entre autres livres, de « Nostalgérie – L’interminable histoire de l’OAS », Alain Ruscio fait partie de ces soi-disant historiens, tels Pierre Daum, Benjamin Stora, et quelques autres, dont l’unique objectif est de condamner la France à se repentir pour l’œuvre qu’elle a accomplie grâce à la colonisation.

Accuser la France bien sûr, mais également les Pieds Noirs et l’OAS et glorifier les traîtres qui ont aidé les ennemis, de celle qui est, semble-t-il, leur Patrie, à assassiner des dizaines de milliers de ses enfants sur tous les théâtres d’opérations où ses soldats défendaient sa présence, son drapeau.

Il est l’un des signataires de la lettre adressée récemment au nouveau Président de la République réclamant toute la vérité sur la disparition du traître Maurice Audin, estimant qu’il s’agissait d’un crime d’État !

Il rend hommage à l’ex-maire de Paris, Bertrand Delanoë qui a « bien fait » d’inaugurer une Place Maurice Audin dans le Ve arrondissement de la capitale et une plaque à la mémoire des victimes de l’OAS au Père-Lachaise.

Il décide qu’il n’y avait pas un élève arabe sur 30 dans les écoles, en Algérie, mais pas un mot pour rendre hommage aux 91 instituteurs assassinés dans le bled par le FLN pour avoir choisi de leur enseigner notre langue.

Alain Ruscio se juge habilité à écrire une « Encyclopédie de la colonisation française » dans laquelle il consacre plusieurs chapitres à l’action de l’OAS dont, bien entendu, il a eu connaissance.

15.355 attentats revendiqués — 1622 morts — 5048 blessés, tel est le palmarès, selon ses connaissances, de l’action des tueurs de l’OAS.

  • Il estime que l’OAS avait de profondes racines anciennes dans l’histoire des relations inégalitaires entre les deux communautés durant toute la guerre coloniale !
  • Il soutient que l’OAS, au lieu d’aider les Pieds Noirs, a accéléré un climat de haine qui a abouti au tragique exode de 1962 ! (sans doute que pour lui les attentats, les meurtres, les massacres, de l’ALN et du FLN n’étaient pour rien dans ce climat de haine).
  • Il dénonce l’état d’esprit d’un certain nombre de Pieds Noirs qui refont en permanence les combats d’hier et souhaite une réécriture glorificatrice de l’Algérie française.
  • Il affirme que l’OAS voulait rester en Algérie en utilisant « le flingue, la grenade, le couteau, le plastic, etc. » (Ce n’était sans doute pas les moyens utilisés par le FLN et l’ALN qui, sans doute, employaient « la prière et la colombe de la paix » pour éliminer toute présence des non-musulmans après l’indépendance).
  • Il prétend que la responsabilité de la fin tragique de la guerre d’Algérie incombe à l’OAS et à ses héritiers (et non pas à l’ALN et au FLN évidemment) parce que 10% de colons, considérés comme catholiques, voulaient s’imposer à 90% d’Arabes et de Kabyles musulmans. (Sans doute n’a-t-il jamais su que si les Kabyles/Berbères sont devenus musulmans c’est par la force, le massacre et le sang versé et non par choix).

Alain Ruscio écrit que depuis 1962 il sort à peu près un livre par an glorifiant l’action des Français d’Algérie :

« Tous sont fiers de ce qu’ils ont fait et certains expliquent même dans le détail comment ils ont tué. Ils n’ont aucune décence ni remords. Il faudra sans doute attendre l’extinction naturelle de cette génération.

Les nostalgiques de l’Algérie française disent que de leur temps ça n’allait pas aussi mal. Ils fantasment sur cette Algérie heureuse et font des parallèles historiques totalement dénués de fondements, mais auxquels ils croient dur comme fer.

Ces gens-là vont mourir sans jamais rien avoir compris de leur vie »

Oui, Alain Ruscio, nous allons tous mourir, c’est vrai, c’est même l’une de vos seules vérités, mais nous mourrons la tête haute et fiers d’avoir toujours défendu notre Patrie, notre pays, notre drapeau et pas, comme vous et les vôtres, d’avoir toujours aidés les ennemis de l’armée française sur tous les territoires où elle a été engagée, jusqu’en octobre 1941 sur notre sol puis, ensuite, en Indochine et en Algérie… et demain ?

A quand une rue au traître communiste Henri Maillot qui a livré des armes au FLN pour tuer les Français ?

En Algérie, on accuse les autorités de n’avoir jamais rendu hommage, malgré les demandes répétées de sa famille, à l’aspirant Henri Maillot, ne serait-ce que par son nom donné à une place, une rue, un square, etc.

Militant communiste, Henri Maillot, alors affecté au 57e bataillon de tirailleurs de Miliana, déserte le 4 avril 1956 en fournissant au FLN un plein camion d’armes et de munitions.

Camion de marque Ford qu’il devait conduire de sa caserne de Miliana vers la caserne d’Orléans, à Alger.

Dans ce camion avait pris place également un sous-officier et un chauffeur. Henri Maillot les obligea à descendre avant de prendre la direction de la forêt de Baïnem, près des « Bains Romains » à une quinzaine de kilomètres d’Alger, où il est rejoint par d’autres militants communistes qui le dirige vers le village de Duperré (appelé « la petite Moscou » en raison de l’existence d’une section communiste très présente).

Ces armes et munitions furent distribuées aussitôt vers les maquis de l’ALN et elles servirent à tuer des centaines de jeunes appelés français, vos enfants, nos enfants !

Le 10 juin 1956, sous son nouveau nom de Sidi Abdelkader, Henri Maillot se trouve près du village de Lamartine, situé au sud de l’oued Fodda, région contrôlée par les hommes du Bachagha Boualem.

Au cours d’un ratissage organisé par la 2e compagnie du 504e bataillon du Train, le groupe composé par Henri Maillot, Maurice Laban (un autre traître communiste), Belkacem Hanoun, Djillali Moussaoui et Abdelkader Zalmat, est intercepté. Ils seront tous tués au cours de l’engagement.

Henri Maillot était copain d’enfance avec un autre traître communiste, Fernand Iveton, tous deux du quartier Clos Salembier, à Alger.

Fernand Iveton, qui avait déposé une bombe à l’usine à gaz du Hamma, à Alger, sera le seul français, le seul européen, à être guillotiné par notre justice (le 11 février 1957) parmi les 198 prisonniers politiques exécutés durant la guerre d’Algérie.

Le Parti Communiste Français refusa que son avocat défende Fernand Iveton et sa demande de grâce sera rejetée par le président du Conseil, Guy Mollet, et le Garde des Sceaux de l’époque, François Mitterrand.

Plus reconnu qu’Henri Maillot par les autorités algériennes, Fernand Iveton bénéficiait d’une plaque de rue qui lui rendait hommage, à Oran, elle a été enlevée l’an dernier.

À l’exception de Maurice Audin, Henri Maillot et Fernand Iveton, tous deux morts pour la cause de l’indépendance algérienne, sont victimes posthumes de l’ostracisme des différents gouvernements de l’Algérie depuis l’indépendance.

Qu’ils soient rassurés, ils ne sont pas « oubliés » en France par les communistes et l’extrême gauche, et si Bertrand Delanoë, le maire de Paris (qui a rendu hommage à cet autre traître qu’était Maurice Audin) a sans doute oublié de baptiser une place, une rue, un square, etc. à leurs noms, sans doute qu’Anne Hidalgo, si elle est reconduite, rattrapera cet oubli, que certains jugent inexcusables, aussi bien en Algérie, ce qui peut sembler logique, qu’en France, ce qui est une honte.

En revanche on peut toujours espérer qu’un hommage soit rendu aux « Patriotes » morts pour que l’Algérie reste française, donc « morts pour la France » et pas comme ces traîtres « pour les ennemis de la France », ces assassins de français sur une terre française !

Selon l’Algérie, les Français veulent se repentir de leurs crimes – merci Macron

L’Algérie se pose la question : « Emmanuel Macron est-il vraiment « l’ami de l’Algérie » ?

Notre nouveau président de la République française aurait eu un bref entretien téléphonique avec le président Bouteflika. On veut bien le croire mais, que ce soit lui ou l’un de ceux qui le remplace, il se serait montré particulièrement élogieux pour l’homme d’État, de cœur et d’esprit, capable de présider aux destinées du pays dans une conjoncture difficile, et qui est fort opportunément un « ami de l’Algérie ».

Cela est bien précisé : c’est Emmanuel Macron qui est « l’ami », pas la France !

D’autant plus que les investissements français ont une fâcheuse tendance à diminuer, et que la seule opportunité qui augmente, fort heureusement pour eux, entre l’Algérie et la France, c’est l’obtention des visas : 364.000 en 2015 et plus de 400.000 en 2016.

Combien en 2017 ? Probablement davantage.

La présidence algérienne espère que le président Français renouvellera et officialisera ses propos sur la colonisation bien qu’il ne soit plus question de « crime contre l’humanité »mais de « crime contre l’humain ». Ce recul imposé par les diverses réactions françaises démontre combien ce sujet reste extrêmement sensible et clivant, et que les propos tenus à Alger par le candidat Macron avaient uniquement un intérêt électoral en direction des voix du plus d’un million de binationaux.

La question mémorielle risque donc de disparaître car, contrairement à François Hollande (qui avait un lien particulier avec l’Algérie pour avoir effectué un stage de 8 mois à l’Ambassade de France, à Alger, alors qu’il était étudiant à l’ENA), le nouveau président appartient, lui, à une génération qui n’a pas connu la guerre d’Algérie, et que sa déclaration visait également à contrer celles de François Fillon : « Non, la France n’est pas coupable d’avoir voulu faire partager sa culture aux peuples d’Afrique », et de Marine Le Pen : « La France n’a pas à s’excuser de son passé colonial mais, bien au contraire, saluer les ‘bienfaits’ de la colonisation ».

Un sondage, réclamé par les médias algériens, estime que 52% des Français seraient favorables à une repentance (61% pour les moins de 35 ans – 74% pour la gauche – 31% pour la droite) contre 48% opposés à toutes excuses (les plus de 35 ans).

Que s’est-il passé en mai-juin 1945 dans le Constantinois ?

Le 2 mai 2017, et pour la troisième année consécutive, les ennemis de la France, et j’ajouterai même de l’Algérie, se sont manifestés autour des collectifs « L’Autre 8 mai 1945 » et « Sortir du colonialisme » afin d’obliger l’État Français à reconnaître les massacres commis le 8 mai 1945 à Sétif et sa proche région.

Sous le titre « Que s’est-il passé en mai-juin 1945 dans le Constantinois ? », cette manifestation bénéficiait du soutien de la Mairie de Paris et de la Ligue des droits de l’homme et sous le parrainage des quotidiens Al Watan et Médiapart.

Il est tout de même étonnant que des intervenants aussi prestigieux que Olivier Le Cour Grandmaison, maître de conférence en sciences et philosophie politiques à l’université d’Evry-Val d’Essonne, que Gilles Manceron, historien, qu’Emmanuelle Sibeud, professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris 8, que Louis-Georges Tin, président du CRAN, Catherine Coquery-Vidrovitch, professeur émérite d’histoire de l’Afrique à l’université Diderot Paris 7 et Patrick Farbiaz, animateur de « Sortir du colonialisme » occultent, volontairement, les débuts de ces tragiques évènements alors que, paraît-il, les stigmates de cette tuerie collective demeurent visibles 72 ans après !

Toutes ces voix illustres se font entendre régulièrement et militent pour le « Vivre ensemble » et le rétablissement de relations apaisées qui permettront de lever le voile, dans le but avoué publiquement que l’État français reconnaisse officiellement les crimes commis en son nom, pas uniquement le 8 mai 1945 mais également tout au long de son histoire coloniale.

Bien entendu, et comme par hasard, ce colloque coïncide avec le deuxième tour de l’élection présidentielle et souligne la déclaration récente d’Emmanuel Macron à Alger : « Il y a bien eu crime contre l’humanité durant la période coloniale en Algérie (par l’armée française) ».

Cela est bien précisé car il est évident que le FLN et l’ALN n’ont jamais commis de crimes contre l’humanité (les Harkis), cela va de soi !

Soulignons tout de même que malgré cette vibrante déclaration pré-électorale, le candidat Macron n’a toujours pas signé l’appel « Pour la reconnaissance des crimes coloniaux », lancé par Le Cour Grandmaison, le CRAN et M’Hamed Kaki de l’association Les Oranges !

C’est bien regrettable pour vous !

Revenons brièvement sur le déroulement réel des évènements du 8 mai 1945 :

  • Une manifestation pro-indépendantiste avance vers le centre-ville de Sétif. Elle est soi-disant pacifique.
  • Un jeune algérien, Saâl Bouzid, élève un drapeau algérien au-dessus de la foule.
  • Un coup de feu part et il est tué.
  • Qui a tiré ? On ne le saura jamais, comme toujours en pareil cas (Qui a tiré le 26 mars 1962 rue d’Isly à Alger ?)

Notons seulement qu’il aurait fallu un sniper de tout premier ordre pour abattre au fusil ce jeune algérien à plusieurs dizaines de mètres au milieu de centaines de manifestants !

Justement, cette foule de manifestants (pacifiques) se rue sur le centre-ville et égorge 23 européens innocents, enfants, femmes et vieillards, et fait plus de 80 blessés, à l’arme blanche et armes à feu.

Et comme cela était prémédité, dans les localités autour de Sétif on dénombre en même temps plus de 72 morts.

Cela est toujours passé sous silence, or, s’il n’y avait pas eu ces premiers massacres il n’y aurait pas eu de répression…CQFD !

Il y aurait eu, selon vos historiens et conférenciers, 45.000 morts algériens au cours des jours qui ont suivi dans toute la proche région. C’est un mensonge.

D’autres sources de votre entourage font état d’environ 20.000 morts. C’est également un mensonge, mais vous n’êtes pas à 20.000 morts près !

Des chercheurs algériens du Centre Historique sur l’Algérie, messieurs Mesli et Arroua, ont estimé le nombre de victimes de la répression entre 8 et 10.000, et affirment que tous les autres chiffres ne sont que de la propagande politicienne.

Selon votre conférencier, l’historien Gilles Manceron :

« La France serait de nos jours encore malade de n’avoir pas reconnu cette page sanglante de son histoire et les séquelles de son passé colonial prolongeraient le racisme républicain et seraient à l’origine des soubassements des manifestations racistes et islamophobes d’aujourd’hui, même au cœur de l’État ».

Vous divaguez, monsieur l’historien : si la France est malade c’est de nourrir en son sein quelques citoyens indignes, qui la haïssent.

Vous êtes des ennemis de la France et même de l’Algérie.

Vous êtes des idéologues qui par vos actes et vos paroles attisent les haines et motivent les déferlements des casseurs cagoulés d’extrême gauche qui brûlent nos policiers et brisent tout, dans les rues de nos cités.

Et vous ne le faites que dans le but d’exister car, sans cela, vous seriez invisibles.

La seule question qui se pose est : « Que faites-vous encore en France ? »

Alger, avril 1961 : Le putsch des généraux contre De Gaulle

Le 8 janvier 1961 se déroule le référendum sur l’autodétermination, offerte à l’Algérie par De Gaulle. 75,25% des suffrages exprimés en métropole l’approuvent.

Dans sa très grande majorité les officiers supérieurs de l’armée française sont hostiles à cette politique d’abandon.

Les colonels Argoud, Gardes, Godard et Lacheroy demandent au général Challe de s’y opposer par la force, si nécessaire. Le général Challe hésite. Il n’est pas convaincu de l’opportunité de cette «rébellion patriotique», mais fini par accepter d’y participer, (mais surtout encouragé par le colonel de Boissieu, cousin du gendre de De Gaulle, qui aussitôt en réfère au chef de l’Etat).

Le 19 avril je me trouve à Madrid, chez Pierre Lagaillarde, résidence La Torre, Plaza d’Espana, délégué par M. Georges Bidault auprès du général Salan, dans l’objectif d’officialiser l’OAS.

Le général Salan nous informe qu’il a l’intention de rejoindre dans les jours qui suivent les putschistes à Alger et, de mon côté, je rentre à Paris.

Dans la nuit du 20 au 21 avril, les paras du 1er REP, sous les ordres du commandant Hélie Denoix de Saint-Marc, s’emparent des points stratégiques à Alger, notamment le Gouvernement Général, l’Hôtel de Ville, Radio-Alger et l’aéroport de Maison Blanche et neutralisent les plus hauts responsables civils et militaires sans la moindre effusion de sang.

Le 21 avril à 19 h. le général Challe s’exprime sur Radio-Alger : « Je suis à Alger, avec les généraux Zeller et Jouhaux et en liaison avec le général Salan, (qui se trouvait à Madrid et a  rejoint le « putsch » deux jous plus tard, le 23 avril) pour tenir notre serment, le serment de l’armée française de garder l’Algérie pour que nos morts ne soient pas morts pour rien. Un gouvernement d’abandon s’apprête aujourd’hui à livrer définitivement l’Algérie à l’organisation extérieure de la rébellion. L’armée ne faillira pas à sa mission et les ordres que je donnerai n’auront jamais d’autres buts. »

Quatre régiments de parachutistes sont aux ordres des quatre généraux : les 1er et 2e REP et les 14e et 18e RCP ainsi que le Groupement des commandos de l’air.

Mais ce que les généraux et les officiers ignorent c’est qu’ils sont surveillés et mis sur écoute depuis plusieurs mois par les services du renseignement militaire, le SDECE de Constantin Melnik et la Préfecture de police de Maurice Papon.

Tenu donc informé par le premier ministre, Michel Debré, l’homme de tous les complots, De Gaulle sait qu’il se prépare un complot en Algérie et cela ne l’inquiète pas, bien au contraire. Il suit les évènements heure par heure et a déjà envisagé comment en tirer parti, afin de cimenter un pouvoir qu’il ne possède pas encore totalement, à cause de l’opposition systématique de toute la gauche.

En décembre 1960, il a réclamé les « pleins pouvoirs » qui lui ont été refusés par le Président du Conseil Constitutionnel, Léon Noël, puisque les institutions en France n’étaient pas menacées par les évènements d’Algérie.

Dans la semaine qui précède le 20 avril 1961, la veille du putsch, De Gaulle a en sa possession une liste presque complète des officiers engagés dans cette « mutinerie », aussi bien en Algérie qu’en métropole et nous en aurons très bientôt la preuve.

Dès 6 h. du matin, ce 21 avril, De Gaulle fait appréhender en métropole, à Paris, le général Faure et 6 officiers.

Il a toutes les cartes en mains pour chasser de l’armée les officiers qui, dans leur grande majorité, sont hostiles à sa politique d’abandon de l’Algérie.

Dès lors, c’est à lui de jouer, de déployer sa stratégie, afin d’obtenir les « pleins pouvoirs » de l’article 16, qui lui permettront de réformer la Constitution, notamment sur l’élection du Président de la République au suffrage universel : le but à atteindre.

Lorsqu’il prend la parole, le 23 avril, au journal télévisé de 20 h, revêtu de son uniforme de général, De Gaulle sait déjà que le « complot » a échoué, mais « il faut que la France métropolitaine ait peur ! »

Il n’a jamais été question une seule seconde, à Alger, d’une action militaire des putschistes sur Paris, ou en un autre lieu de la métropole, mais il est indispensable de le faire croire aux Français.

La leçon des « barricades » en janvier 1960, a bien été retenue.

De Gaulle s’adresse aux Français avec son sens inné de la dramatisation et son talent de comédien. C’est un grand numéro d’acteur.

Maître dans l’art de la rhétorique, il affiche son mépris pour un : « pronuncamiento militaire » organisé par un quarteron de généraux en retraite et un groupe d’officiers partisans, ambitieux et fanatiques. L’état est bafoué, la nation bravée, et par qui ? Par des hommes dont c’était le devoir, l’honneur, la raison d’être, de servir et d’obéir. Françaises, Français, aidez-moi ! Devant le malheur qui plane sur la patrie et devant la menace qui pèse sur la république, j’ai décidé de mettre en œuvre l’article 16 de notre constitution. »

Dès qu’il lâche le micro, à 0 h 45, c’est le premier ministre, Michel Debré qui s’en empare. Il complète le scénario catastrophe : « de nombreux renseignements, précis et concordants, nous informent d’une très prochaine action militaire en métropole ». Il dramatise la situation en faisant croire que l’on s’attend à des parachutages, ou des atterissages, de troupes factieuses pour tenter de s’emparer du pouvoir « Il supplie tous les « patriotes » français, de quelque bord qu’ils soient, de se rendre, « à pied ou en voiture » sur les aéroports, place de la Concorde, dès que les sirènes retentiront, afin de s’opposer aux paras, aux « putchistes », qui menacent de sauter sur Paris ».

Les radios et la télévision émettent sans interruption durant 3 jours, diffusant alarmes et fausses nouvelles.

Les partis de gauche, les communistes, les socialistes, les syndicats, les « Droits de l’homme » se mobilisent et appellent à descendre dans les rues. Des dizaines de milliers de personnes, environ un million en métropole, sont volontaires pour soutenir De Gaulle et sauver la Patrie en danger.

Une douzaine de vieux chars « Shermann » se positionnent autour de l’Assemblée Nationale, non armés, uniquement pour de la figuration.

La capitale est pratiquement en état de siège. C’est la guerre !

C’est surtout une « intox » distillée avec un machiavélisme hors du commun par un maître en la matière.

Ce que la France ignorait, ce que toute la gauche ignorait, c’est qu’ils avaient été magistralement manipulés dans l’unique objectif de faire obtenir à De Gaulle les pleins pouvoirs que lui accordait l’article 16, promulgué dans la foulée le 25 avril par l’Assemblée Nationale.

De Gaulle sait pourquoi le putsch a échoué. Le colonel de Boissieu l’a tenu informé directement que le général Challe, refusant d’armer les civils, a quitté «le quarteron de généraux factieux » et qu’à l’exception d’environ deux mille paras, l’armée, les « appelés » surtout, ne s’impliquait pas. (Dans un précédent article, en janvier, j’ai démontré que si les IUT (250.000 hommes armés) n’avaient pas été dissoutes, lors des « barricades », en 1960, ce « putsch » aurait très certainement imposé ses droits en Algérie – En 1970, lorsque paraîtront ses « Mémoires d’espoir », De Gaulle ne dissimule pas qu’il était certain que les mobiles de ce « quarteron » n’étaient pas la prise du pouvoir en métropole.

Mettant en parallèle son action en juin 1940 et celles du « quarteron » en 1962, il constatera : « La rébellion devient héroïque quand elle réussit et trahison quand elle échoue ! ».

26 mars 1962 : le gouvernement français massacre des innocents rue d’Isly à Alger

La preuve directe de l’organisation par le gouvernement français, donc par De Gaulle en personne, du massacre des innocents le 26 mars 1962, rue d’Isly à Alger nous est apportée par CHRISTIAN FOUCHET qui, rappelons-le, était Haut-commissaire en Algérie ce 26 mars 1962, et ministre de l’intérieur du 6 avril 1967 jusqu’au 31 mai 1968 date où il est limogé par De Gaulle.

Voici le témoignage et l’aveu de CHRISTIAN FOUCHET le 28 octobre 1969 :

J’en ai voulu au général de m’avoir limogé au lendemain de mai 1968. C’était une faute politique. De GAULLE m’a reproché de ne pas avoir maintenu l’ordre en mai 68. « Vous n’avez pas osé tirer » m’a-t-il dit. « J’aurais osé, s’il l’avait fallu » – lui ai-je répondu – « Souvenez-vous de l’Algérie et de la rue d’Isly. Là j’ai osé, et je ne le regrette pas, parce qu’il fallait montrer que l’armée n’était pas complice de la population algéroise. »

(Source : Jean Mauriac « L’Après De Gaulle – notes confidentielles 1969/1989 – page 41)

Ce même mois de mai 68, De Gaulle lançait à Pompidou une phrase qui résumait toute sa carrière : « Mais, Pompidou, figurez-vous que j’ai passé ma vie à tirer contre des Français ».

Des moments de l’histoire de France que l’honnêteté réclame de réviser

26 mars 1962 : Les preuves d’un coup d’Etat. De Gaulle voulait absolument rejeter toute la responsabilité du non-respect des Accords d’Évian sur l’action de l’OAS et pour cela il a recouru à la force des armes et fait ouvrir le feu sur une population désarmée qui ne souhaitait que rester française.

  • Le 26 mars 1962, une manifestation pacifique partait du plateau des Glières pour se diriger par la rue d’Isly vers Bab-el-Oued.
  • Empêchée d’y accéder par un barrage militaire à hauteur du Lycée Bugeaud, elle rebroussait chemin.
  • Bien entendu personne n’était armé, cela était absolument impossible compte tenu de l’état de siège dans lequel se trouvait Alger.
  • Le rassemblement atteignait la Grande Poste du boulevard Laferrière, lorsqu’une rafale partit d’un fusil mitrailleur, mis en batterie au dernier étage du 64 de la rue d’Isly.
  • Une deuxième rafale meurtrière déchaîna l’enfer.
  • Des tirs sans sommation ont duré près de douze minutes.

Le bilan officiel sera de 46 morts et 200 blessés, dont 10 blessés chez les tirailleurs, victimes de balles perdues, et un seul tirailleur mort (abattu par un officier alors qu’il tentait d’achever une femme blessée).

Un second rapport militaire officiel fera état de 82 morts et plus de 200 blessés.

À la morgue de l’hôpital de Mustapha, les corps étaient jetés par terre, tous nus, en vrac et ils ne seront pas rendus à leur famille.

La vérité officielle sur ce massacre programmé est aujourd’hui connue, mais pas reconnue par les différents gouvernements français, et il serait étonnant qu’elle le soit un jour.

La preuve de ce crime d’Etat :

« Nous ne sommes pas des soldats français, nous sommes des FLN et nous étions là pour tuer des Français »

Le général Goubard, commandant le 4e Régiment de Tirailleurs, a fini par donner les noms et les états de service de ceux qui ont massacré d’innocents Français ce 26 mars 1962. Ces hommes choisis avec préméditation pour être les tueurs de ce complot.

  • Amrati Mohamed – le tireur au fusil mitrailleur.
  • Khelifa ben Sbkhaoui, Youssef ben Aïssa, Ali ben Amar, Blikheri Messaoud, Khelifa Abderahmane, Ziane ben Amar, Ghezalah Mohamed, combattants du MNA ralliés avec arme.
  • Manis Moktar, Caïd Mohamed, Bendekin, Bellat Laïdi, Moujnibag Mohamed, Habibi Amar, combattants du FLN ralliés avec arme.

Le tireur au fusil mitrailleur, Amrati Mohamed, a avoué à Joseph Hattab-Pacha, conseiller municipal d’Alger et maire du 2e arrondissement de la Casbah, qui en a témoigné : « Nous ne sommes pas des soldats français, nous sommes des FLN et nous étions là pour tuer des Français ».

Une certitude, ce massacre de la rue d’Isly et, par conséquent l’objectif de cette manœuvre, était la fracture totale entre les Français d’Algérie et l’armée métropolitaine, promise dorénavant au service de l’ALN et du FLN.

De Gaulle avait atteint son but.

⇒La preuve de l’organisation par le gouvernement français, donc par De Gaulle en personne, du massacre des Innocents le 26 mars 1962, rue d’Isly à Alger nous est apportée également par Christian Fouchet qui, rappelons-le, était Haut-commissaire en Algérie ce 26 mars 1962, et ministre de l’Intérieur du 6 avril 1967 jusqu’au 31 mai 1968, où il sera limogé par De Gaulle.

Voici le témoignage et l’aveu de Christian Fouchet, le 28 octobre 1969 :

«J’en ai voulu au général de m’avoir limogé au lendemain de mai 1968. C’était une faute politique. De Gaulle m’a reproché de ne pas avoir maintenu l’ordre en mai 68.

« Vous n’avez pas osé tirer » m’a-t-il dit.

– J’aurais osé s’il l’avait fallu – lui ai-je répondu – souvenez-vous de l’Algérie et de la rue d’Isly. Là j’ai osé et je ne le regrette pas parce qu’il fallait montrer que l’armée n’était pas complice de la population algéroise.

Ce même mois de mai 68, de Gaulle lançait à Pompidou une phrase qui résumait toute sa carrière : « Mais, Pompidou, figurez-vous que j’ai passé ma vie à tirer contre des Français ». (Rapporté par Edouard Balladur à Daniel Rondeau, auteur de « Vingt-ans et plus – journal 1991/2012)

Dès le cessez-le-feu proclamé le 19 mars 1962, l’armée française, sur les ordres de De Gaulle et de quelques officiers supérieurs, les généraux Katz, Debrosse et Ailleret, a perdu son honneur car elle n’a pas éprouvé le moindre état d’âme quand il a fallu tirer sur des Français qui défendaient une terre française à Alger et ne s’est pas opposée au massacre, par l’ALN, de près de 3000 Français à Oran.

Honneur aux officiers de notre armée qui ne se sont pas parjurés.

Le général de Pouilly, un fidèle parmi les fidèles à De Gaulle, n’hésitera pas à écrire : « J’ai choisi la discipline mais choisissant la discipline, j’ai également choisi avec mes concitoyens et la Nation française la honte d’un abandon et, pour ceux qui n’ayant pas supporté cette honte et se sont révoltés contre elle, l’Histoire dira peut-être que leur crime est moins grand que le nôtre. »

Le 19 mars 1962 : fin de la guerre d’Algérie, c’est un mensonge éhonté

Le 19 mars 2016, le président de la République, François Hollande, avait décidé, pour la première fois, de commémorer le 19 mars 1962 et les “Accords d’Evian”.

Il s’agissait d’une ultime tentative pour se réconcilier avec les gauchistes socialistes et les communistes.

Osera-t-il récidiver en 2017 ? Ou, peut-être déléguera-t-il « sa création », Emmanuel Macron, afin qu’il puisse compléter sa déclaration faite en Algérie, de « crimes contre l’humanité » mais en la réservant au FLN et à l’ALN !

Le 19 mars 1962 : fin de la guerre d’Algérie, c’est un mensonge éhonté.

Les “Accords d’Evian” obligeaient la France à un “cessez le feu” en Algérie, mais autorisaient le FLN et l’ALN à enlever, assassiner, massacrer à volonté de jeunes soldats, des civils innocents et des harkis, alors que l’armée française avait l’obligation de rester l’arme au pied, sur ordre de de Gaulle.

  • Ce 19 mars 1962, à Eckmul (Oran), 16 personnes, dont 3 femmes, sont enfermées dans un hangar et l’ALN (Armée Nationale Populaire) y met le feu. Elles sont toutes carbonisées.
  • Ce même jour, la gendarmerie d’Oran signale que des dizaines d’européens sont séquestrés jusqu’à ce que mort s’ensuive, pour servir de donneurs de sang pour les combattants de l’ALN. On les retrouve la peau collée aux os et totalement vidés de leur sang.

Après ce 19 mars 1962, et je cite sous le contrôle de M. Eugène-Jean Duval, inspecteur général des armées et les “archives officielles”, se produiront :

  • 91 actions de guerre de l’ALN et du FLN contre la France.
  • Le 20 mars 1962, 18 soldats tués et 3 blessés.
  • 90 soldats français disparus.
  • 239 soldats français fait prisonniers par l’ALN, qui ne sont jamais revenus.
  • 1580 civils européens disparus (dont des dizaines de femmes expédiées vers des bordels militaires de l’ALN).

Entre le 19 mars et le 5 juillet 1962, plus de 5000 enlèvements.

  • 1165 civils assassinés.
  • 1773 disparus.
  • Plus de 60.000 harkis massacrés ainsi que leurs familles.

Interdiction, par le gouvernement français, à la Croix Rouge Internationale de s’y intéresser : télégramme (très secret) signé Louis Joxe et daté du 2 avril 1962 :

“Je serais, pour ma part, hostile à une intervention quelconque de la Croix Rouge internationale dans tout ce qui concerne les arrestations et détentions d’européens”.

  • Après le 19 mars 1962, blocus de Bab-el-Oued. L’armée, l’aviation, les tanks, tirent sur les habitants.
  • 26 mars 1962, sur ordre de de Gaulle, confirmé par Christian Fouchet, Haut-commissaire en Algérie, l’armée française tire sur une population désarmée qui manifestait devant la Grande Poste de la rue d’Isly, à Alger : plus de 46 morts et 200 blessés.

La France a reconnu officiellement des “morts pour la france”, en Algérie, après le 19 mars 1962, c’est bien la preuve que les “Accords d’Evian” n’ont jamais marqués la fin de la guerre.

Nous aimerions savoir comment leurs noms ont été inscrits sur les monuments aux morts ?

Sous les ordres des généraux Ailleret et Katz, l’armée française a terminé cette guerre, gagnée totalement sur le terrain, dans le déshonneur le plus total.

⇒ Le (toujours) président de la République et Messieurs les maires des villes et communes de France, dans lesquelles vivaient ces jeunes soldats et leurs familles, quand vous célèbrerez cette date, ce prochain 19 mars 2017, et que vous garderez une minute de silence, vous les entendrez, tous ceux qui sont morts après le 19 mars 1962, vous hurler leur mépris et leur colère.

Le 19 mars 1962, le chef de l’état français et son gouvernement ont “signé” un crime contre l’humanité.

Un demi-siècle plus tard ne soyez pas leurs complices !Bastien-Thiry, fusillé par la France en 1963 pour l’honneur d’avoir osé

Accusé d’avoir organisé et dirigé l’attentat dit du Petit-Clamart, le 22 août 1962, visant de Gaulle, Jean-Marie Bastien-Thiry, ingénieur militaire et lieutenant-colonel de l’armée de l’air, comparait devant la cour de justice militaire, présidée par le général Roger Gardet.

Il est défendu par les avocats Le Coroller, Dupuy, Isorni et Tixier-Vignancour.

Cette Cour de justice militaire a été déclarée illégale par le conseil d’Etat en date du 19 octobre 1962.

Fidèle gaulliste jusqu’en 1959, date à laquelle de Gaulle annonce l’autodétermination en Algérie, Bastien-Thiry n’accepte pas ce virage politique du chef de l’Etat qui, pour lui, est une ignominie, un déshonneur, un crime contre l’humanité :

« Nous n’avons pas à nous justifier devant votre juridiction d’avoir accompli l’un des devoirs les plus sacrés de l’homme, le devoir de défendre des victimes d’une politique barbare et insensée »

Bastien-Thiry cite comme exemple le colonel Claus von Stauffenberg, qui le 20 juillet 1944 tenta de supprimer Adolf Hitler :

« Les officiers allemands ont dû aussi être douloureusement frappés par le génocide hitlérien des juifs, comme nous le sommes par le génocide gaulliste des Français-musulmans ».

Il justifie son acte en déclarant :

« C’est une vérité que l’homme contre lequel nous avons agi est à tout moment passible de la Haute-Cour, et qu’il suffirait d’un minimum de clairvoyance et de courage de la part des parlementaires pour l’y traduire. Le dossier de ses forfaitures, de ses crimes et de ses trahisons existe, et des milliers d’hommes sont prêts à témoigner de la réalité de ces forfaitures, de ces crimes et de ces trahisons ».

(Toutes ses forfaitures, ses crimes et ses trahisons sont relatés dans mon livre « J’accuse De GaullepastedGraphic.png* »)

Jean-Marie Bastien-Thiry est fusillé au petit matin du 11 mars 1963

Bien que condamnés à mort, ceux qui ont tiré ce jour-là sur la DS de De Gaulle obtiennent sa grâce, mais pas Bastien-Thiry qui, selon De Gaulle, n’a pas pris de risques directs mais mérite d’être exécuté :

« Les Français ont besoin de martyrs [osera-t-il dire], je leur ai donné Bastien-Thiry. Celui-là, ils pourront en faire un martyr, s’ils veulent. Il le mérite. »

Lorsqu’on le réveille, le matin de l’exécution, la première question de Bastien-Thiry est de connaître le sort de ses compagnons, Bougrenet de la Tocnaye et Prévost. Il est soulagé d’apprendre qu’ils ont été graciés.

Jean-Marie Bastien-Thiry est fusillé au petit matin du 11 mars 1963, au fort d’Ivry. Il est inhumé au cimetière de Bourg-la-Reine.


La France a permis aux Algériens de devenir des femmes et des hommes libres

Après Emmanuel Macron c’est au tour de Bernard Kouchner, ex-ministre des Affaires étrangères et président de « Médecins sans frontières » de s’exprimer sur les « crimes » de la France.

L’Anti-France fait feu de tout bois dès que l’occasion se présente.

Lors d’une interview, accordée au journal arabe « Al Quds Al Arabi », Bernard Kouchner affiche son soutien inconditionnel à Emmanuel Macron :

« C’est vrai que la France a commis des crimes atroces en Algérie. La France doit le reconnaître parce qu’il existe des faits indéniables qui prouvent cette réalité. (Nous avons communiqué ici même, ces derniers jours, ces « faits indéniables » de crimes commis par les Algériens).

La France n’a pas le courage de reconnaître les crimes qu’elle a commis durant la période coloniale parce que les gouvernements successifs n’ont pas assez d’audace pour le faire.

Cela aurait certainement aidé à améliorer les relations entre les deux pays et les enfants de la troisième ou quatrième génération de Français d’origine algérienne sentiraient que la France respecte le pays de leurs parents et de leurs ancêtres »

Ne serait-il pas bien plus souhaitable que ces enfants des troisième et quatrième générations d’origine algérienne respectent au premier abord eux-mêmes la France, le pays qui les a accueillis, qui les a instruits, qui leur a permis de devenir des femmes et des hommes libres ?

Libres également, pour certains d’entre eux, de se livrer à des émeutes, des incendies, des attentats contre les forces de l’ordre, des déclarations haineuses et j’en passe, contre justement ce pays qui les a accueillis, alors qu’ils seraient jetés en prison pour de longues années, et même condamnés à mort, dans leurs pays d’origine.

  • Si la France n’avait pas respecté l’Algérie durant ces 130 années de colonisation, il n’y aurait pas eu 10 millions de musulmans en 1962, contre moins de deux millions en 1830.
  • Si la France n’avait pas respecté l’Algérie, depuis 1962, il n’y aurait pas 6 millions de Français d’origine algérienne en ce début du XXIe siècle, et elle n’ouvrirait pas grandes ses portes à des centaines de milliers de nouveaux arrivants qui fuient leur paradis chaque nouvelle année.

En revanche, si l’Algérie avait respecté la France, et surtout les Français d’Algérie, elle n’aurait pas purement et simplement « oublié » de les indemniser, comme elle s’y était engagée, lors de ces fameux « accords bidon d’Évian » !

L’anti-France veut que les Français apprennent à mieux connaître « cette histoire singulière » que ces historiens nous imposent et le fameux « appel » national et international lancé par Olivier Le Cour Grandmaison et, paraît-il, de nombreuses personnalités, a recueilli à ce jour 2000 signatures… quel succès !

Mais les Français des jeunes générations veulent mieux connaître l’histoire de leur pays : ils nous lisent !

Mise au point : ce sont les socialistes qui ont commis un « crime contre l’humanité », qui ont colonisé l’Algérie

A l’intention de ces « soi-disant » historiens de gauche, ces porteurs de mensonges, comme il y avait à l’époque des porteurs de valises, qui distillent la désinformation comme un venin à destination des jeunes générations, notamment de binationaux qui n’ont pas connu la guerre, ni son histoire véritable, et qui la découvre totalement réformée grâce à eux.

La colonisation : « crimes contre l’humanité » s’écrient-ils !

Alors il est urgent d’interdire des partis comme le parti Socialiste, qui a commis ce crime contre l’humanité puisque principal acteur de cette colonisation par ces ancêtres, ardents défenseurs de la « mission civilisatrice des races supérieures », je cite Jules Ferry, Jean Jaurès et Léon Blum puis, plus récemment, Guy Mollet, partisan des Français d’Algérie et surtout François Mitterrand qui non seulement a initié la répression en Algérie et décapité des dizaines de fellaghas ennemis de la France à l’époque, mais également donné les pleins pouvoirs au général Massu pour qu’il gagne la bataille d’Alger, quel que soient les moyens à employer.

La gauche refuse d’admettre que ses glorieux ancêtres ont prétendu apporter la liberté aux autres peuples à la pointe des baïonnettes, quand ils prétendaient civiliser l’Afrique, sous la IIIe république. Le résultat est affligeant et nous sommes hélas obligés de le constater et, à présent, ils entendent imposer ces mêmes valeurs républicaines aux banlieues et aux zones de non-droit avec comme récompense pour les Français, les casseurs, les délinquants, la racaille qu’ils ont eux-mêmes formé.

Quelques chiffres officiels (Archives nationales algérienne et française) que ces « historiens » feraient bien d’enregistrer une bonne fois pour toutes :

1914/1918

  • Population : Musulmans 4.900.000 – Pieds Noirs 570.000 – Métropole 39.000.000
  • Mobilisation : Musulmans 173.000 – Pieds Noirs 155.000 – Métropole 1.800.000
  • Pertes : Musulmans 25.000 – Pieds Noirs 22.000 – Métropole 1.000.000

1939/1940

  • Population : Musulmans 7.860.000 – Pieds Noirs 922.000 – Métropole 42.800.000
  • Mobilisation : Musulmans 123.000 – Pieds Noirs 93.000 – Métropole 4.710.000
  • Pertes : Musulmans 5400 – Pieds Noirs 2600 – Métropole 115.000

1943/1945

  • Population : Musulmans 7.860.000 – Pieds Noirs 922.000 – Métropole 42.800.000
  • Mobilisation : Musulmans 140.000 – Pieds Noirs 120.000 – Métropole 700.000
  • Pertes : Musulmans 8000 – Pieds Noirs 12.000 – Métropole 40.000

1954/1962

  • Population : Musulmans 8.500.000 – Pieds Noirs 950.000 – Métropole 44.000.000
  • Mobilisation : Musulmans 390.000 – Pieds Noirs et Métropole 1.230.000
  • Pertes : Musulmans 2.300 – Pieds Noirs et Métropole 13.400

Civils tués par le FLN

  • Musulmans 166.500 dont 120.000 après 1962
  • Européens 4788 dont 2000 à Oran le 5 juillet 1962

Enlevés par le FLN

  • Musulmans 150.600 – Européens 4000 – Militaires 348.

Après le 2 juillet 1962

  • 1962 – 1039 morts (540 appelés et 209 engagés)
  • 1963 – 122 morts (74 appelés et 18 engagés)
  • 1964 – 46 morts (15 appelés et 17 engagés)

Après le cessez-le-feu du 19 mars 1962 et le 2 juillet 1962

  • 360 soldats tués par le FLN et l’ALN
  • 2788 civils français tués – 3018 enlèvements (dont 1282 retrouvés vivants)

Tués par l’OAS, entre février 1961 et fin juin 1962

  • Musulmans 1562 – Européens 239

Pertes armée française 1954/1962

  • 25.000 morts (tout confondu) et 5000 musulmans (dont 2/3 d’appelés)

Pertes FLN/ALN (selon Djemila Amrane – Archives algériennes)

  • FLN : 204.458 civils tués.
  • Armée Libération Nationale : 132.290 tués.

Que ces chiffres officiels servent de référence une bonne fois pour toutes à messieurs les historiens du mensonge et de l’affabulation.

Ces crimes contre l’humanité commis par les Algériens et le FLN

« Je vous ai compris », non, ne riez pas, Emmanuel Macron nous a parfaitement compris et il avait entièrement raison quand il a affirmé qu’il y avait crimes contre l’humanité.

C’est nous qui avons mal interprété sa pensée profonde.

Oui, il y a bien eu crimes contre l’humanité, mais ce sont les Algériens qui les ont commis.

  • En 1962, en massacrant plus de 80.000 Harkis, enfants, femmes, vieillards et même les chèvres, les moutons et les vaches.
  • En 1962 toujours, en enlevant et assassinant plus de 3000 enfants, femmes, vieillards et adultes, à Oran.
  • En 1957, à Melouza, en éliminant, lors d’une abominable boucherie, 374 algériens, musulmans, enfants, femmes, vieillards, adultes, parce qu’ils refusaient de soutenir le FLN.
  • En 1955 à El Halia, en tuant 140 enfants, femmes, vieillards et adultes. Un vrai carnage, des bébés écrasés contre les murs sous les yeux des parents.

Et j’arrête là cette liste des crimes contre l’humanité commis par les Algériens, car elle serait trop longue.

En Algérie, le récit national officiel passe sous silence de très nombreux faits historiques en ne reconnaissant pas la dimension criminelle de l’État français en Algérie, dixit le professeur Abdelmadjid Merdaci. Il ferait mieux de se lever pour voir plus loin et admettre également la dimension bien plus criminelle de l’État algérien.

Il est vrai qu’il est encore très en retrait vis-à-vis de certains historiens français, aussi coupables que les porteurs de valises de l’époque guerrière, parce qu’ils portent, eux, le mensonge sur les crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis par le FLN et la désinformation sur l’œuvre colonisatrice française.

C’est le cas notamment d’Olivier Le Cour Grandmaison qui souhaiterait obliger Macron à prendre l’engagement d’inscrire, s’il est élu, le colonialisme comme crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Au passage, il annonce, contre toute vérité et réalité, le chiffre de 35.000 à 40.000 victimes lors des évènements de Sétif en mai 1945, alors que le chiffre officialisé par les chercheurs algériens est d’environ 8000, ce qui est déjà beaucoup trop, sans avoir besoin d’en rajouter.

Ces dizaines de milliers de victimes ont été massacrées pour des raisons politiques mais surtout, pour des raisons ethnico-raciales, selon lui.

Il demande à Emmanuel Macron de signer un appel, paraît-il national et même international, demandant la reconnaissance des crimes coloniaux commis par la France, et cela en raison des massacres, déportations massives des civils, tortures généralisées, exécutions sommaires, disparitions forcées, travail forcé imposé aux hommes, femmes et mineurs.

Il veut faire signer cet appel aux candidats des prochaines élections législatives.

Comme je suis poli, aujourd’hui, je ne lui dirai pas où il peut se l’introduire, son appel !

Algériens, vous êtes masochistes ? Pourquoi vous faire maltraiter en France au lieu de rester dans votre paradisiaque Algérie ?

Comme l’on pouvait s’y attendre, médias et responsables politiques algériens volent au secours d’Emmanuel Macron.

  • Ils stipendient la droite française et les médias qui ne paraissent même pas vouloir réfléchir, selon eux, aux dégâts de la colonisation.
  • Ils estiment fort judicieux les propos tenus par leur nouveau candidat, Macron.
  • Ils estiment que, pour les médias et la droite française, dénoncer la barbarie coloniale, qui est un fait avéré toujours selon eux, ne devrait pas s’avouer publiquement. Signalant que la chaîne LCI avait dénoncé «la première erreur de Macron.»
  • Ils estiment que certains, en France, cultivent la haine et que cela se manifeste dans certaines cités périphériques, laissées pour compte, où les policiers vont jusqu’à brutaliser les jeunes de ces quartiers de façon éhontée.
  • Ils estiment que Emmanuel Macron, en véritable socialiste, a mis fin aux atermoiements de ses prédécesseurs, à commencer par François Mitterrand, incapable de la moindre repentance, et même de l’actuel François Hollande qui avait, tout au plus, dénoncé en 2012, devant le parlement algérien, un système colonial «injuste et brutal», regrettant, sans les condamner, «les souffrances que la colonisation a infligées au peuple algérien.»

Toujours selon eux, la France ne veut pas reconnaître les brimades, les spoliations, les enfumages dans les grottes, les exécutions sommaires lors de l’invasion et à chaque insurrection, la destruction des lieux de culte, le code de l’indigénat et, pour finir, la violence de la guerre entre 1954 et 1962.

La France refuse de reconnaître toutes ces évidences au nom de ce qui «aurait» été réalisé en Algérie par la colonisation et que cela est un terrible aveu de la persistance de l’idée d’éternelle de l’Algérie Française.

Surprenante amnésie sur les décennies d’écrasement de tout un peuple qui, forcément, devait aboutir à l’indépendance du pays.

En quelques tweets, la droite et l’extrême droite ont balayé 130 années de colonisation de l’Algérie et des décennies de violation du reste de l’Afrique.

Ma réponse

Messieurs les algériens, puisque vous cumulez tous ces griefs contre cette France criminelle et que, selon vous, l’indépendance a fait de votre pays un paradis de liberté, d’égalité et de fraternité, pourquoi vous obstinez-vous à accourir chez l’ex-colonisateur par centaines de milliers ?

Comment pouvez-vous concevoir de partager le sort de ces colonisateurs qui vous ont tant fait souffrir, et continuent d’ailleurs à vous martyriser dans les cités ?

Nous n’avons aucun besoin, nous, de quitter notre pays pour rejoindre votre paradis.

Alors conservez vos ouailles, nous vous en prions sincèrement, et que ceux qui ne retrouvent pas, chez nous, la fraternité dont ils bénéficiaient chez eux, il n’y a aucune frontière pour les retenir !

A moins qu’il

Alors conservez vos ouailles, nous vous en prions sincèrement, et que ceux qui ne retrouvent pas, chez nous, la fraternité dont ils bénéficiaient chez eux, il n’y a aucune frontière pour les retenir !

A moins qu’ils ne soient masochistes ?

REACTIONS ; Vous pourriez ajouter que cette France honnie accepte d’accueillir dans ses hôpitaux les pires combattants, ceux qui ont du sang de civils, sans défense, sur les mains . J’ai fêté mes 20 ans au bled. Instituteur dans une école à 3 classes bondées. Mais aussi infirmier, écrivain public, animateur culturel, entraîneur de foot …En souvenir attendri, la gentillesse des élèves, tous enfants de fellahs , le respect dù au Qaraï ou au Chikh, leur énorme envie d’apprendre et les résultats obtenus au Certicat d’études. Ca un crime contre l’humanité ? Laissons-là cette propagande d’état aux prédateurs de l’Algérie et notons que les Algériens,eux, votent avec leurs pieds et qu’ils demandent la double nationalité Ce Macron est dangereux parce qu’il n’a pas de conviction Mais qu’il se méfie; on ne joue pas sans risque avec l’histoire et la vérité .
L’Algérie est comme un Tonneau vide, c’est pourquoi elle fait du bruit.
Regarde ces 3 vidéos : 3 algériens disent la vérité sur l’Hypocrisie de leurs compatriotes qui ont fui leur pays riche pour La France et sur l’Etat Actuel de la Ripoublique d’Algérie ( Dictature Militaire Corrompue et Criminelle de type Lybie de Khadafi ou Irak de Saddam ou Syrie de Bachar). Voilà avec qui le Banquier et Crétin de MACRON veut lier la France.
Le président algérien Bouteflika insulte gravement les algériens de « Peuple Médiocre »On a pour beaucoup envie de dire à Macron une seule chose: Merci Monsieur le Prétendant au Pouvoir, d’alimenter ainsi les clivages et la haine. C’est fort intelligent de votre part, et la France n’en sera que plus calme.
Mais qu’importe pour vous, si cela vous ramène toutes les voix des algériens – un bien joli butin pour une élection !
Il prêche pour sa pomme et n’a cure du bien de personne d’autre.
Le pouvoir Algérien, en se débarrassant de sa « cour des miracles  » fait d’une pierre deux coups : éloigner les problèmes et éviter de payer les allocs, les soins etc… Dans l’un des pays les plus riches de la planète ( Merci la France oh Macron ) certains sont obligés de loger dans des maisons en argile.
C’est assez amusant de constater que, si nos ‘’chances pour la France‘’, …… virtuoses du briquet et adeptes du lancement de pavés et autres « joyeusetés », …… caramélisent pêle-mêle véhicules de particuliers, écoles, bibliothèques, voitures de police, camions de pompiers, mobilier urbain, locaux municipaux, …… ILS N’ABÎMENT JAMAIS LES CAISSES D’ALLOCATIONS FAMILIALES ! ! !
Une commission d’éminents sociologues de ce ‘’prestigieux‘’ CNRS, que le monde entier nous envie, pourrait-elle se lancer dans une étude approfondie sur les causes de cette …… discrimination urbaine ?
Bah Macron est bien un homme de gauche il le démontre en essayant de flatter les arabes dans le sens du poil …. Comme en 2012 avec Francois Hollande pour qui une MAJORITE de banlieusards musulmanne a fait son devoir envers lui …. Tout comme depuis les années 60 les maires communistes ont fait de nos petites villes des ghettos aux fins électoralistes !!! Aujourd’hui avec le recul on voit le mal etre un peu partout et la gauche (comme la droite d’ailleurs) continuent leur travail de recrutement au détriment des français de souche qui ne savent plus pour qui voter ! Pour moi la seule en qui je fais confiance sur ce sujet c’est Marine le Pen !!!!! Les autres j’ai compris !
Ce pays était sous le joug de l’empire turc ottoman et c nous qui les avons libérés. D’ailleurs un Algérien avait même reconnu que c la France qui a fondé l’Algérie puisqu’elle n’existait pas en 1830. Ce pays était excédentaire en agrumes, fruits et légumes, blé, vin, orge etc, etc. Et depuis que la France est partie suite à l’abandon de De Gaulle, les Algériens arrivent en France par milliers tous les ans depuis 1962 ! Alors Macron t’aurait mieux fait de te taire et te renseigner sur qui égorgeait femmes et enfants à cette époque !! (les photos sont encore disponibles sur le net) Quel bon à rien ce pantouflard !
Il devient impossible d’avoir de la lucidité. En politique cela est nommé directement devenir fasciste, voir pire si l’on peut faire pire – mais vu toutes les rumeurs imbéciles dont bénéficie Trump, en effet, bientôt à écouter ses ennemis. Hitler ne sera qu’un angelot à côté.
Alors PEGIDA, s’ils existent, ils ont raison.
Chaque pays à le devoir de se protéger – et le faire aujourd’hui n’a rien à voir avec le racisme – où ce n’est pas tout à fait juste de dire que cela n’a rien à voir à faire avec le racisme, car justement devenir lucidement PATRIOTES, aujourd’hui, c’est la volonté de vouloir se protéger des pires racistes qui soient en ce moment.
Alors les donneurs de leçons, il faudrait qu’ils comprennent, qu’à trop continuer leur jeu, ils continuent tout bonnement à être des infâmes collaborateurs.
Bien entendu qu’il faut essayer de démêler les véritables haineux, des vrais immigrés désespérés, mais personne ne rend la tâche facile pour ce faire :
-Ni les brailleurs soit-disant bienfaisants -Ni les politiques qui suivent volontairement un politique dont j’ai l’impression qu’ils savent où elle mène, et qu’ils sont d’accord avec les pires régressions que cela entraine. -Ni les étrangers tranquilles qui ne sont pas belliqueux, parce que leur silence de masse commence à devenir trop pesant.
Il est de leur devoir de manifester contre leurs extrémistes, ce n’est pas aux citoyens des pays de donner des garanties, c’est à eux ! Et faire allégeance à un pays où l’on désire se réfugier, n’est qu’une chose tout à fait normale.
N’est-ce pas sur TVLiberté que l’on pouvait voir que l’Algérie était a ranger parmi les pays les plus racistes anti-noirs ??? Alors, algériens de pacotille, allez donc balayer devant votre porte avant d’accuser la France de maux qui n’ont existé qu’en représailles des exactions perpétrées par des indigènes abjectes.
Couronnement du règne interminable du sieur Bouteflika : Inauguration de la Grande Mosquée d’Alger ! Son peuple bouffe dans les poubelles , et ça inaugure une maison de fous ! ….. et c’est nous les criminels ! Au fou , au fou , au fou , au fou …
La macronite ambiante a déclenché chez moi un prurit qui m’amène à rédiger ce qu’il me grattait depuis longtemps d’écrire:
TÉMOIGNAGE PERSONNEL :
Les pleurnicheries virant au trouble obsessionnel compulsif et pratiquées ad nauseam par des ‘’anciens colonisés‘’, …… dont les trois quarts sont nés après l’indépendance de l’Algérie, …… m’insupportent et me donnent envie de leur claquer le beignet en leur rappelant un ‘’détail de l’Histoire‘’ :
« Nous, Alsaciens-Mosellans, sommes également des ‘’anciens colonisés‘’ pour les plus anciens d’entre nous, et des descendants de colonisés, … COMME EUX, … pour la plupart d’entre nous ! »
Voici une manière inhabituelle de répondre aux psittacidés de la culpabilisation ‘’historicisée‘’ ! … N’est-il pas ?
En 1871, nous avons été vendus à l’Allemagne, … contre une remise sur « la dette Or » par Bismarck exigée, … par la république naissante de l’immonde Adolphe Thiers !
Aussitôt, le Germain imposa sa férule à nos grands-pères et à nos pères qui durent adopter séance tenante la langue de Goethe et abandonner celle de Molière. De 1871 à 1918, ils furent enrôlés dans les armées du Reich wilhelminien, qui, durant le premier conflit mondial, les envoya sur la Vistule combattre les armées russes dans des conditions climatiques extrêmes !
Beaucoup n’en revinrent jamais, et, nos Monuments aux Morts égrenant la longue liste de leurs patronymes ne mentionnent pas « Morts pour la France » mais, « À nos camarades tombés en guerre », … voire tout simplement « À nos morts ».
Je galèje, pensera-t-on ? ……
Alors qu’on lise Maurice Barrès ! …… Oups ! excusez-moi, j’allais oublier que cet écrivain de talent, qui eut droit à des funérailles nationales en décembre 1923, est, depuis, catalogué : « maître à penser de la droite nationaliste de l’entre-deux guerres », …… En d’autres termes, c’est aujourd’hui un auteur à l’index !
Bon, ben, … qu’on lise « Les Oberlé » de René Bazin ! …… Je n’ai encore une fois pas de chance ! … l’auteur fut toute sa vie Monarchiste et Catholique ! …… par conséquent inaudible dans le monde actuel !
Tant pis ! … je continue ! …… C’est sans doute mon côté Holzkopf !
Après un interlude d’une vingtaine d’années, la ‘’colonisation‘’ reprit de plus belle en 1940 et dura plus de quatre longues années ! … Le « Maréchal », qui fit don de sa personne à la France, n’exprima aucun désaveu contre L’ANNEXION AUTORITAIRE ET UNILATÉRALE de nos trois départements de l’Est. Cette recolonisation fut pire que la précédente qui compta pourtant quarante-sept ans !
Bon nombre de nos anciens connurent la torture, les mauvais traitements, la déportation et les exécutions sommaires. Les civils furent confrontés à la faim, aux humiliations, aux sévices les plus variés.
134.000 de nos jeunes furent incorporés de force dans les armées du 3ème Reich. 24.000 d’entre eux furent tués au front et 16.000 moururent en captivité soviétique, et ce, sans tenir compte des portés disparus. 30.000 furent blessés, dont 10.000 restèrent invalides ! …… Beaucoup ne rentrèrent de captivité que bien des années après la capitulation allemande.
Et pourtant !
Qui entend, de nos jours, un Alsacien-Mosellan invectiver un Allemand de sa génération ?
Qui entend, de nos jours, un Alsacien-Mosellan demander réparation à un Allemand de sa génération pour les ‘’crimes‘’ commis par ses pères et grands-pères ?
PERSONNE !
Pourquoi ? … Tout simplement parce que la pleurnicherie n’appartient pas à la culture de nos pères ni à celle des générations qui les ont précédés sur notre sol ! … et que de ce fait ils ne nous en ont pas transmis la pratique chronique !
Nous ne gardons que le meilleur de l’héritage de notre lourd passé : le Concordat, l’échevinage, et bien d’autres ‘’singularités‘’ chèrement acquises dont les vautours parisiens voudraient nous priver !
Qu’ont fait les pleurnichards d’outre Méditerranée de l’héritage que la France leur a laissé en 1962 ? …… Au fil d’un demi-siècle ils l’ont laissé se dégrader et, à ce rythme là, le prochain demi-siècle les rendra à l’état où la France les a trouvés en 1830 !
La faute à qui ?
Fermez le ban !
Entre-temps, ils auront renvoyé l’ex-« colonisateur » à l’âge de la pierre taillée et aux cavernes. Par contre, ils auront conservé (pour eux seuls) la manière de fondre le bronze pour fabriquer des couteaux et autres épées et haches. Au passage,-peut-être- la recette de la poudre noire, et la manière de toujours tendre la main. Il faut vite vite renvoyer tous les Algériens chez eux , en leur donnant une boîte de Pafamalgam 500 pour le voyage.
La France n’a pas colonisé l’Algérie, elle l’a créé après 300 ans d’une colonisation turque atroce que les algériens refusent de reconnaître. C’est la France qui lui a donné ses Frontières actuelles, Son Sahara actuel et Son Pétrole. Les Médias algériens passent leur temps à cracher sur la France mais aussi sur le Maroc dans le but d’en tirer des profits financiers ou économiques. Il faut se poser la simple question suivante : Pourquoi les algériens sont les SEULS en Afrique ou en Asie a demandé une Repentance ? Les Français ont commis la plus grande erreur de leur vie en laissant des algériens hypocrites et plein de ressentiment entrer sur le territoire national. Ce sont de tous les maghrébins, les plus vils et les plus hypocrites. Leur FLN a commis des crimes contre les populations algériennes et européennes entre 1954 et 1962 , ainsi que durant leur Guerre Civile dans les années 90 en attribuant faussement leurs crimes d’Etat sur des civils innocents à de prétendus groupes islamistes. Les Attentats de Paris dans les années 90 sont l’œuvre du Régime algérien. Je vous invite à regarder sur YouTube les vidéos de François GEZE, de Francis COUSIN ou de Bernard LUGAN sur l’Algérie
Qu’ils restent chez eux, de même ces réfugiés, quand je vois des hystériques comme Ruth ou Apoline de Malherbe (la Châtelaine), qui n’ont aucun pouvoir, mais se battent pour qu’entrent aux USA, les réfugiés…USA qu’elles décrivent comme dictature. On se demande si on n’a pas affaire à 2 folles : pourquoi envoyer des réfugiés dans une dictature ?? C’est plus simple de les envoyer au Qatar !
Algérie crée par la France, entité : qu’on vous a offert avec des richesses naturelles magnifiques..Et des dizaines d’années plus tard, vous bouffez dans des poubelles ???!! On n’a pas besoin de votre régression : restez chez vous ou retournez y !
Il y en a une autre qui vaut le détour et qu’il ne faut pas oublier de citer dans le trio de tete des islamo-collabo de banlieue: Audrey Crespo-Mara-Ardisson
Ils viennent ici parce que yabon les aides sociales et la médecine, ça profite de la sécu pour se mettre en maladie pour une cheville tordue et réclamer des indemnités ou une pension d’invalidité . Quelle générosité la France.
Il arrive même parfois (une de plus) que ça débarque de l’avion pour se rendre directement à l’hôpital pour se faire couper une jambe à cause du diabète. Ensuite, ça refuse de rentrer au pays, et ça réclame son dû.
La clique des moncron et autres socialos-traîtres ne sont que les héritiers de ceux qui nous ont expédiés en Indo, et de l’autre côté de la méditerranée tout en appelant les soldats à déserter et en sabotant les munitions. Au fait, de quel bord étaient Daladier (signataire de la déclaration de guerre) Laval, Bousquet, et consorts…
Bravo la messe est dite ! Tout a fait d’accord avec vous , si « ils » ne se trouvent (les arabes) pas bien chez nous ; et bien qu’ils sachent que nous les retenons pas , ils peuvent retourner au bled , nous sommes tout a fait favorable nous pouvons même les aider a retourner chez eux .Bien sur ; sans alloc ; sans CMU ; etc..etc …..etc !!!!!
Ces algériens ne sont pas cohérents. Comment vouloir habiter chez quelqu’un qu’on déteste ? Je ne sais pas s’ils ont bien réfléchi à cette question.
« Ils  » ne viennent pas « habiter » chez quelqu’un que l’on déteste! Aidés par nos dirigeants actuels ( et malheureusement futurs ) , traîtres Islamo-collabos »Ils » viennent se faire nourrir, loger, soigner, blanchir ( mais cela c’est plus coûteux) , voler, violer, tuer…..tout cela avant de nous « foutre le pieds au cul » lorsqu’ »ils » seront plus nombreux que nous ! Patientez, vous allez avoir du bon temps!
Dans ces conditions ce sont des vermines qui se nourrissent du sang des français.
Je demande que les arabo-musulmans qui colonisent une partie d’Israël, tout le Proche-Orient ainsi que l’Afrique du nord depuis plusieurs siècles, non seulement fassent repentance des véritables et authentiques crimes contre l’humanité et crimes de guerre qu’ils y ont perpétrés contre les populations autochtones mais, qu’en signe de bonne volonté et de regrets sincères, ils retournent tous d’où ils sont venus, de la péninsule Arabique.
Tant que les arabo-musulmans n’auront pas tous réimmigré vers leur péninsule désertique qu’ils n’auraient jamais dû quitter s’ils professent une religion véritablement de paix et d’amour, il n’existe aucune raison objective pour eux de se plaindre de la présence civilisatrice et salutaire de la France dans un territoire qui ne leur appartenait pas à l’origine mais dont ils étaient et sont toujours eux-mêmes les colonisateurs ! Toute l’Afrique du nord était chrétienne du 1er au début du 7ème siècle avant que les assassins génocidaires islamiques ensauvagés ne viennent envahir ce territoire et ne viennent le coloniser et le soumettre par l’épée, la violence.
La présence française dans la province ottomane, devenue grâce à la France, l’Algérie, est le résultat d’une action défensive (pacification du bassin méditerranéen occidental contre la piraterie musulmane inhumaine et barbare) et non pas d’une guerre offensive, expansionniste, impérialiste et belliqueuse. Les ancêtres des peuplades maures ensauvagées qui peuplaient ce territoire de l’Afrique du nord, pillaient et incendiaient nos villes côtières, pillaient nos navires marchants et réduisaient nos hommes, femmes et enfants en esclavages, quand ils n’étaient pas carrément et sauvagement assassinés !
S’il y a un pays, une ethnie, une population qui doit impérativement présenter ses excuses, ce sont les musulmans algériens dont les ancêtres ont pillé, brûlé et assassiné nos aïeux chrétiens et leurs possessions par millions pendant plusieurs siècles ! De qui se moque-t-on ?!
Où sont les excuses et où est la repentance d’Alger envers mes aïeux européens chrétiens ?!
Si j’étais l’un des 7 millions d’Algériens résidents en France, je rentrerais chez moi.

Olivier Le Cour Grandmaison demande la reconnaissance de l’esclavage Blanc pratiqué pendant 3 siècles par les Arabes et les Turcs

De nombreuses personnalités françaises interpellent l’Etat français, à la veille de l’élection présidentielle de 2017, pour qu’il reconnaisse les crimes coloniaux commis par la France. (Quotidien El Watan du mercredi 1er février).

Qui sont ces fameuses personnalités françaises ?

  • Louis-Georges Tin, président des associations noires de France (CRAN).
  • L’ex-sénatrice Alima Boumediène.
  • Jacques Boutault, maire EELV du 2e arrondissement de Paris.
  • Le philosophe Alain Brossat.
  • Les sociologues Cours-Salies Pierre et Fassin Eric.
  • Les historiens Olivier Le Cour Grandmaison, M’Bembé Achille, Bantigny Ludivine.
  • Les écrivains Patrick Farbiaz, Daenik Didier, Gilbert Meynier, Riceputi Fabrice, Riot-Sarcy Michelle, Taraud Christelle, Ruscio Alain, et bien d’autres intellectuels, tous de «célèbres» personnalités…

Vous les connaissez ? Moi pas !

Et pourtant, paraît-il, cet appel fait tache d’huile, appuyé par des membres des mouvements associatifs et citoyens.

Les rédacteurs du document, sous la direction d’Olivier Le Cour Grandmaison, leur leader emblématique, fustigent «l’esclavage et les tueries collectives sur les populations indigènes soumises au travail forcé, aux internements administratifs », et j’en passe, imposés aux colonisés. « Déportations, exécutions sommaires et massacres, notamment ceux de Thiaroye (Sénégal en décembre 1944), de Sétif, Guelma et Kherrata (Algérie, le 8 mai 1945), des dizaines de milliers de morts » et en même temps, pourquoi pas dans le même élan, la guerre d’Indochine et l’insurrection malgache (mars 1947).

Entre 1945 et 1962, la guerre coloniale engagée par la France se serait soldée, d’après leurs chiffres, par près d’un million de morts. Sans oublier la guerre occultée menée au Cameroun (de 1955 à 1971) et les répressions sanglantes contre les militants guadeloupéens et kanaks».

N’en jetez plus, la coupe est pleine !

Apparemment, tous ces intellectuels célèbres sont fâchés avec les chiffres et ont une mémoire très sélective.

Tout d’abord, les chiffres

  • Celle qu’ils appellent «la guerre coloniale» a fait, selon les chiffres établis par le leader FLN Krim Belkacem et le général Jacquin, environ 374 500 morts chez nos ennemis (141 000 combattants tués, plus 16.000 civils, mais également 12 000 par purges internes [MNA/FLN] et 50 000 enlevés et exécutés, etc. C’est bien loin du million qu’ils annoncent !
  • Ensuite, en ce qui concerne les dizaines de milliers de morts après le 8 mai 45 dans la région de Sétif, qu’ils consultent les chiffres officiels de 2005 des chercheurs du Centre de recherche historique sur l’Algérie, Messieurs Mesli et Arroua, qui les estiment entre 8 et 10 000, ce qui est déjà beaucoup.
  • Ces intellectuels pourraient avoir une pensée également pour les 15 583 soldats français morts pour la France durant cette même guerre d’Algérie ainsi que pour les 2 788 civils assassinés et les 875 disparus avant le 19 mars 1962, les 1 165 civils exécutés et les 1 773 disparus entre ce 19 mars, cessez-le-feu du côté français, et le 30 avril 62.
  • Puisqu’ils parlent de tueries collectives, ils devraient se souvenir, ces intellectuels, de celles justement de Sétif [8 mai 1945] 102 civils européens tués, du village d’El Alia [1955] 140 civils européens massacrés, du village de Melouza [1957], 374 habitants musulmans, enfants, femmes et hommes massacrés, du 5 juillet 1962 à Oran, plus de 700 morts et des centaines de disparus, tous ces morts sur ordre FLN.
  • Peut-être aussi peuvent-ils se souvenir des plus de 60 000 harkis, exécutés après le cessez-le-feu pour avoir servi la France ?

Quant à la mémoire sélective, qu’ils n’oublient pas, ces intellectuels, l’esclavage Blanc pratiqué durant trois siècles justement par les Arabes et les Turcs dans tous les rivages méditerranéens et sur la mer du même nom.

  • Plus d’un million d’esclaves dont on n’a plus jamais entendu parler et dont les descendants n’existent pas pour revendiquer une quelconque repentance.
  • Puis l’esclavage pratiqué directement par les Noirs, qui revendaient cette «marchandise» aux «négriers blancs».
  • Esclavage organisé avant que le Maghreb et l’Afrique ne soient «colonisés».

Et peut-être pourraient-ils souhaiter qu’il cessa, puisqu’il se pratique toujours de nos jours dans certaines régions sans que cela inquiète outre mesure ces intellectuels !

Olivier Le Cour Grandmaison espère que, grâce à cette «très forte mobilisation», il puisse y avoir un espoir de reconnaissance… il peut toujours espérer, mais je lui conseille fortement et à ces célèbres intellectuels de s’intéresser au devenir de la France, bien compromis actuellement, et sur lequel ils pourraient «espérer» éventuellement agir, plutôt que sur son passé sur lequel, pour la plupart d’entre eux, ils n’ont fait que lire ou entendre parler !

Algérie : Le ministère de l’Intérieur déclare que l’argent offert aux réfugiés subsahariens sert à remplir les caisses des réseaux terroristes

Ils sont des dizaines, voire des centaines à traverser les frontières pour s’infiltrer sur le territoire algérien. Il s’agit des réfugiés subsahariens qui progressent ensuite vers les villes, toutes les villes du pays souvent en familles et/ou en groupes afin d’occuper les artères, rue et ruelles des cités. La plupart d’entre eux n’acceptent pas des dons en nourriture ou en vêtements, mais plutôt l’argent.

Les sommes reçues pourraient leur permettre soit de partir clandestinement vers l’Europe, soit de les remettre à des groupes terroristes qui activent plus particulièrement au Sahel.

L’enquête déclenchée par l’Etat en ce sens a d’ailleurs abouti sur le fait que ces Subsahariens font don de la fortune qu’ils amassent auprès des citoyens algériens, très sensibles à leur situation précaire, aux groupes armés. C’est la première raison qui a poussé le gouvernement à lancer un appel pour que la population évite de donner de l’argent à ces réfugiés. Néanmoins, d’autres moyens pour les aider existent.

L’appel a été lancé par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales sollicitant les citoyens à faire preuve de prudence à l’égard des Subsahariens qui occupent le territoire de façon clandestine. Le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales a attesté que l’argent offert aux réfugiés sert à remplir les caisses des réseaux terroristes, les trafiquants de drogue et d’armes, mais aussi les réseaux de l’immigration clandestine.

Cette situation a été d’ailleurs qualifiée de très dangereuse, voire une menace pour la sécurité du pays et, le citoyen doit prendre conscience de la donne qui, en effet, constitue un risque majeur.

Dans ce même contexte, le même département ne manquera pas de mettre en garde contre la prolifération des réseaux criminels qui exploitent les enfants des réfugiés. S’exprimant à ce sujet, le directeur chargé du dossier de la migration au ministère, Hassan Kacimi, a souligné que «cet argent encourage les bandes criminelles qui exploitent des enfants de moins de 10 ans dans la mendicité pour récolter de grosses sommes d’argent afin de financer leurs activités et le terrorisme au Sahel».

La même source assure à ce propos que «l’Algérie lutte contre les organisations criminelles spécialisées dans la traite des enfants en présentant des preuves à plusieurs occasions en dépit des campagnes lancées par certaines parties visant à ébranler sa crédibilité».

Le cadre du ministère répondra à certaines organisations étrangères, notamment sur le traitement de ces réfugiés que «l’Algérie traite les migrants clandestins dans le cadre du respect des traités internationaux en leur assurant, notamment une couverture sanitaire». Pour Kacimi, l’Algérie, tout en protégeant cette catégorie de migrants, reste cependant, déterminée à lutter contre les réseaux criminels avec tous les moyens possibles.

Ce rôle, à l’évidence, revient à l’ANP. Au courant du mois d’octobre dernier, l’ANP a arrêté dans le cadre de la lutte contre l’immigration clandestine 592 personnes de différentes nationalités. Pour l’année 2017 le MDN fait état dans son bilan annuel de l’arrestation de 4700 migrants également de différentes nationalités.

Condor, la success story algérienne trop

belle pour être vraie?

Roi de l’électroménager en Algérie et deuxième groupe privé du pays, Condor veut percer dans l’Hexagone. Son histoire est celle d’une étonnante réussite conservant sa part d’ombre.

Vous avez pu la voir dans les rayons des magasins E.Leclerc, Welcom’ et Cora, ou sur Amazon. Depuis juin, une nouvelle marque de téléphones portables a fait son apparition en France. Elle s’appelle Condor et, contre toute attente, elle n’est ni chinoise ni française, mais algérienne.

«Nous avions besoin d’entrer sur un marché mature et compétitif pour renforcer la crédibilité de notre marque», explique Fares Al Mousli, ancien consultant d’Ernst & Young devenu directeur du développement de Condor.

L’entreprise vise 500.000 ventes en 2019. Son arrivée en France est la dernière étape d’un spectaculaire essor, l’histoire d’une petite entreprise devenue un groupe présent dans seize pays et réalisant un milliard de dollars [soit 880 millions d’euros] de chiffre d’affaires. Une réussite qui comporte aussi des zones d’ombre.

Saga familiale

Le succès de Condor est avant tout celui d’une famille, les Benhamadi. Tout commence en avril 1954 dans la bourgade de Ras El Oued, à 250 kilomètres au sud-est de la capitale Alger. C’est là que Mohamed Tahar Benhamadi, patriarche et fondateur du groupe, ouvre une épicerie, avant de se lancer dans le transport de marchandises et de matériaux de construction.

Malgré la guerre d’indépendance et l’adoption d’un régime socialiste après 1962, son petit commerce prospère. Dans les années 1980, il crée une unité de fabrication de carrelage puis lance la première briqueterie privée du pays, qui ne démarrera ses activités qu’en 1997, vers la fin de la «décennie noire», période de guerre civile qui a fait entre 60.000 et 150.000 victimes.

Au sortir de cette époque sombre, les autorités libéralisent le commerce extérieur pour relancer l’économie. En parallèle, le peuple algérien voit son pouvoir d’achat augmenter; on cherche alors à équiper son foyer.

Profitant de ce nouveau contexte, l’un des sept fils de Mohamed, Abderrahmane, qui a rejoint l’entreprise après des études à Sétif et en Angleterre, importe des récepteurs satellite qu’il revend. C’est un carton. Il passe alors aux téléviseurs et autres appareils électroménagers. Mais les droits de douane sur les produits finis sont plus importants que sur les pièces détachées. Qu’à cela ne tienne, les Benhamadi achètent un terrain de 2.000 m2 en périphérie de la ville la plus proche, Bordj Bou Arreridj, et y installent une usine où sont assemblés les téléviseurs à partir de pièces importées.

Le début des années 2000 est un tournant. Pour répondre à la demande, la famille investit dans une usine de montage performante, livrée clé en main par des partenaires chinois –dont elle ne souhaite pas révéler l’identité.

Après les téléviseurs, ce sont les climatiseurs, réfrigérateurs, congélateurs, cuisinières, machines à laver, chauffages domestiques… Les unités de fabrication se multiplient, tout comme les activités connexes: usine d’emballage, transport routier pour les livraisons, service après vente. Un écosystème industriel voit le jour à Bordj Bou Arreridj, qui génère embauches et dynamisme économique dans cette région agricole, alors que les produits Benhamadi inondent le marché algérien.

Premier smartphone made in Algeria

La marque Condor naît avec la constitution de la société Condor Electronics, destinée à regrouper toutes les activités. «C’est venu comme ça. Sans doute à cause de la reprise de la chanson “El Condor Pasa”, par Simon and Garfunkel, que j’avais dans la tête à ce moment-là!», raconte Abderrahmane Benhamadi à Jeune Afrique en 2016.

Après l’informatique avec les ordinateurs et les tablettes à partir de 2006, Condor se lance un nouveau défi: les téléphones portables. Conservant sa stratégie habituelle, il commence par importer et commercialiser des produits finis, avant de passer à l’assemblage à partir de pièces détachées, au départ entièrement venues de l’étranger puis en partie fabriquées sur place –les taux d’intégration varient de 25% à 85% en fonction des produits.

En 2013, il présente le C1, le premier smartphone made in Algeria, quelques mois seulement après le lancement du premier smartphone africain par le Congolais Vérone Mankou.

Omniprésent en Algérie, Condor étend ses activités dans le monde arabe, en Tunisie et en Jordanie notamment, puis en Afrique subsaharienne, entre autres au Mali et en Mauritanie. Actif dans l’immobilier, l’hôtellerie et l’agroalimentaire, le groupe investit dans le solaire, les médicaments et l’automobile, à travers un partenariat avec Peugeot devant donner naissance à une usine dans la région d’Oran. Il reprend également la marque d’électroménager italienne Nardi, puis rachète au verrier français Verallia (appartenant à Saint-Gobain) sa filiale locale Alver.

En janvier 2018, Abderrahmane Benhamadi fait partie des 140 patronnes et patrons reçus par Emmanuel Macron à Versailles dans le cadre d’un «sommet de l’attractivité». En juin, son groupe, qui emploie 15.000 personnes, part à la conquête du marché français. Alors que ses exportations devraient représenter 40 à 50 millions de dollars [soit 35 à 44 millions d’euros] en 2018, il vise les 500 millions de dollars [440 millions d’euros] d’ici 2022.

Prix de transfert et appui politique

Serait-ce trop beau pour être vrai? C’est ce qu’affirme le journaliste d’investigation algérien Lyas Hallas, qui s’est procuré les comptes 2016 du groupe –qui n’a pas d’obligation de publication, puisqu’il n’est pas coté.

Il explique que Condor doit une grande partie de ses recettes non pas au produit de ses ventes mais à la pratique des prix de transfert, une technique classique d’optimisation fiscale. Grand importateur, le groupe fait transiter ses achats par un réseau de sociétés domiciliées à l’étranger, dont certaines dans des paradis fiscaux (Hong-Kong et Îles Samoa), ce qui lui permet d’empocher un maximum de bénéfices sans les déclarer en Algérie.

«Condor profite aussi de l’existence d’un double taux de change du dinar, l’officiel et celui de la rue, pour réaliser des plus-values sur les devises lors de ses transactions», ajoute Lyas Hallas.

Le site Mondafrique est parvenu aux mêmes conclusions, révélant l’utilisation d’une société écran au Luxembourg dès 2001 et qualifiant le patron de Condor d’«as de l’optimisation fiscale». Interrogé sur le sujet, le responsable de la communication de Condor, Adel Hadji, n’a pas souhaité s’exprimer.

Pour nombre d’observateurs, Condor doit également sa réussite à ses bonnes relations avec le pouvoir. «En Algérie, on ne peut pas faire d’affaires sans appui politique. Aucun groupe d’envergure n’échappe à cette règle», résume l’enquêteur Lyas Hallas, qui donne l’exemple de facilités d’accès au crédit ou d’exemptions fiscales.

La famille Benhamadi a toujours su utiliser la politique pour défendre ses intérêts. Ancien poids lourd du Front de libération nationale (FLN), le parti du président Abdelaziz Bouteflika, l’aîné de la fratrie, Moussa, a été ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication entre 2010 et 2013. Son frère Smail est lui député du Rassemblement national démocratique (RND), l’allié du FLN. Quant à un autre frère, Hocine, il est le représentant de la région de Bordj Bou Arreridj au Forum des chefs d’entreprises (FCE), la principale organisation patronale du pays, proche du pouvoir.

«La législation algérienne n’a imposé aux entreprises de déclarer leur politique de prix de transfert qu’il y a une année et demie, à la faveur de la loi de finances pour 2017», souligne Lyas Hallas. Cette situation a permis à Condor, créateur de la «Silicon Valley de l’Algérie» et véritable fierté nationale, de maintenir le flou sur sa gouvernance.

Exclusivement détenu et dirigé par les sept fils du fondateur Mohamed Tahar, décédé début novembre 2018, le groupe cultive un modèle familial traditionnel fondé sur la discrétion. Cette pratique écorne l’image de modernité qu’il affiche, mettant en avant la qualité de ses téléphones, sa capacité d’innovation via son design lab récemment installé à Paris et la promesse d’un nouveau modèle phare, qui sera dévoilé lors du Mobile World Congress de Barcelone en février 2019. Reste à savoir si Condor réussira à résoudre cette contradiction apparente.

Il est intéressant de savoir que nos malades algériens peuvent rentrer au bled pour se faire soigner et n’ont pas vocation à être soignés aux frais des français. 

SIDA: 25% des nouveaux cas sont de nationalités étrangères

Dans le cadre de la préparation de la « Journée internationale de lutte contre le SIDA », nous apprenons que cinquante-huit (58) nouveaux cas de SIDA ont été enregistré, lors du premier semestre 2018. Ces nouveau cas séropositifs sont de différents âges et pas qu’algériens, puisque 14 cas enregistrés sont de nationalités étrangères. Ce qui représente environ 25% des cas.

Mme Bourkiche Zekagh Nadia, Chef de service des activités sanitaires et des produits  pharmaceutiques à la Direction de la Santé a indiqué que « 58 nouveaux cas de séropositifs de différents âges, dont 14 cas de nationalités étrangères ont été enregistré lors du premier semestre 2018, contre 82 cas recensés durant la même période de l’année passée ».

Selon la même responsable: «la majorité des malades sont traités au niveau des services des maladies infectieuses: des services dotés de différents produits pharmaceutiques et  encadrés par un personnel médical et paramédical spécialisé».

« durant l’année courante de 2018, plus de 5000 personnes se sont rendues de façon volontaire aux trois centres de référence, ouverts au niveau de la wilaya d’Alger, destinés  à la prise en charge des séropositifs, afin de procéder aux analyses nécessaires pour le dépistage de cette maladie » a-t-elle fait savoir.

Une maladie considérée comme un tabou :

Outre le dépistage tardif de cette maladie, considérée toujours comme étant un tabou au sein de la société, Dr Bourkiche a estimé que de garder secrète cette maladie, notamment chez les homosexuels et les toxicomanes, pose de réels problèmes aux médecins pour la prise en charge de ces patients.

Par ailleurs, la responsable a mis l’accent sur la gratuité des prestations sanitaires, y compris les médicaments antiviraux et les soins, au profit de tous les séropositifs, sans distinction aucune entre citoyen Algérien ou étranger, et ce dans le cadre du programme du plan national stratégique anti-sida (2016-2020).

Assassinat d’un policier à l’arme banche lors d’une arrestation

Nous héritons de leur violence endémique et de l’utilisation culturelle du couteau qui coupe la gorge… même chez eux ils s’entretuent… 

Un policier a été assassiné dans la nuit de mardi à mercredi pendant une mission d’arrestation à l’extérieure du poste de police, dans la wilaya d’Annaba, rapporte la cellule de communication de la direction de la Sûreté de wilaya.

La victime, Mohamed Nacer Ghadab, un policier de 49 ans et  père de quatre enfants, aurait été atteint de graves blessures au niveau de la tête. Le policier décède après une hospitalisation qui a duré environ 72 heures.

En effet, il y a de cela trois jours, le quadragénaire travaillait sur une affaire criminelle. Ce dernier aurait localisé le suspect et voulait procéder à son arrestation dans le quartier « Place d’arme » dans la ville d’Annaba, au nord-est de l’Algérie, à 600 km de la capitale Alger et à 100 km de la frontière tunisienne.

Lors de l’arrestation, un violent accrochage a eu lieu entre le policier et le criminel. Le criminel s’est servi d’une arme blanche pour agresser physiquement la victime. Suite à cela le policier a été emmené en urgence au centre hospitalo-universitaire d’Iben Roched où il a succombé à ses blessures.

L’enterrement a eu lieu aujourd’hui, au cimetière de Boukhedra dans la commune d’El Bouni à Annaba, après la prière de dohr.

Exclusif. Visas Schengen: l’Espagne instaure des restrictions aux députés algériens

L’Espagne emboîte le pas à la France dans son traitement des demandes de visas Schengen par les députés algériens. Le consulat général d’Espagne en Algérie convoquera les parlementaires demandeurs de visas pour signer un engagement sur l’honneur. 

En effet, les parlementaires algériens et leurs proches recommandés par l’administration de l’Assemblée Populaire Nationale (APN), doivent désormais signer un «engagement de retour».

Le royaume ibérique ne veut pas se priver des recettes récoltées des demandes de visas. Il a cependant, choisi une méthode moins radicale que celle de son voisin français. Un «engagement sur l’honneur attestant de la volonté du demandeur de retourner en Algérie avant l’expiration du visa» a t-on appris d’une source proche de l’ambassade d’Espagne.

Les députés et leurs proches ne retournent pas en Algérie

L’Espagne veut s’assurer que les députés et leurs proches retourneront en Algérie. Selon des sources proches de l’ambassade espagnol en Algérie, le pays ibérique exigera dorénavant, la signature personnelle par le demandeur de visa pour l’Espagne, d’un engagement sur l’honneur faisant foie de sa volonté de quitter la zone Schengen avant l’expiration du visa.

L’information révélée exclusivement par Observ’Algérie, faisant état de la décision de l’ambassade de France en Algérie de ne plus accorder le privilège de délivrer systématiquement des visas Schengen aux députés algériens et à leurs proches, aurait fait écho chez leurs homologues espagnoles.

L’Espagne, rappelons le, est devenue l’issu de secours des parlementaires algériens souhaitant se rendre en Europe.

Les représentations diplomatiques des pays de la zone Schengen, ont constaté un nombre important de ressortissants algériens qui ne retournent pas en Algérie une fois le visa expiré, et dont les visas ont été accordés sur recommandations de l’administration de l’APN. Cette situation a poussé l’ambassade de France à suspendre sa convention de mobilité avec le parlement algérien.

France : Marine Le Pen appelle à suspendre l’octroi des visas aux algériens

La présidente du Rassemblement national (extrême droite française), Marine Le Pen s’en est une nouvelle fois prise aux algériens, et appelé les autorités françaises à suspendre l’octroi de visas pour les citoyens de ce pays.

S’exprimant sur le cas du terroriste d’origine algérienne Djamel Beghal, qui suscite la polémique en France ces derniers jours après l’annonce des autorités de ce pays de leur intention de l’expulser vers l’Algérie, la présidente du Rassemblement national a appelé les autorités de son pays à suspendre l’octroi des visas aux algériens, dans le but de faire pression sur l’Algérie afin qu’elle accepte d’accueillir Djamel Beghal.

« On accorde des milliers de visas à l’Algérie chaque année, il y a aussi des transferts d’argent. S’ils ne veulent pas récupérer un de leurs ressortissant djihadistes, on doit stopper toute délivrance de visa ou bloquer les transferts d’argent de la communauté algérienne en France » a déclaré Marine Le Pen, hier samedi, sur le plateau de la chaîne d’informations CNEWS.

Ancien terroriste du Groupe islamiste armé (GIA), Djamel Beghal est emprisonné en France depuis plusieurs années pour avoir planifié des attentats contre l’ambassade des États-Unis à Paris. Ce terroriste est également considéré comme le mentor spirituel des frères Kouachi, auteurs des attaques meurtrières de janvier 2015 contre le siège du journal satirique Charlie Hebdo. Djamel Beghal devrait être libéré demain 16 juillet et dans le cas où l’Algérie refuserait de l’accueillir, il sera assigné à résidence en France.

Après un demi-siècle d’indépendance, l’Algérie n’est plus qu’une poubelle à ciel ouvert (et ce n’est pas nous qui l’affirmons !)

Les Algériens sont en colère contre la télévision française et ses documentaires sur une Algérie qu’ils ne connaissent pas, dans laquelle ils ne vivent pas, et ils ont bien raison !

Le premier magnifique documentaire « Algérie vue du ciel », par Yann Arthus, pouvait, à la rigueur, donner du pays une vision idyllique car « vue du ciel » les détails ne se distinguent pas.

En revanche, le second documentaire, proposé par le magazine « Thalassa », sous le titre « L’Algérie, une mer retrouvée » est sujet à polémiques par les Algériens eux-mêmes.

Selon différents quotidiens algériens, ce documentaire présente une Algérie de carte postale et décrit un véritable eldorado touristique : des plages immaculées (car nettoyées avant chaque prise de vue et filmées, sous certaines conditions, avec l’accord délivré par le gouvernement, sans que cela soit mentionné à l’antenne, ni par les producteurs, ni par les réalisateurs. Il a fallu que certains reporters de l’émission, faisant preuve d’honnêteté, le soulignent.), sites paradisiaques, sports d’été, harmonie de vie partagée, etc. les Algériens, mais surtout les Algériennes, ont eu la réelle impression de découvrir les côtes et les plages d’un pays étranger et non pas les côtes et les plages jonchées d’ordures de toutes sortes que la population à l’habitude de fréquenter.

Ces plages où les femmes algériennes doivent se rassembler par centaines pour pouvoir se baigner en toute liberté en maillot de bain et non pas en « burkini » !

Dans le « Quotidien d’Oran », où s’était déjà exprimé courageusement Kamel Daoud, la journaliste Raïna Raïkoum écrit : « Des milliers de bouteilles vides d’eau minérale emportées par le vent roulent sur l’asphalte. Une terrible saleté sur les plages, des sachets, des détritus. Pas une saleté habituelle, mais une saleté plus ample, plus grave, qui dure. »

« Fallait-il libérer ce pays par le sang pour le noyer dans la saleté ? »

Dans ce même quotidien, le journaliste Ahmed Farrah poursuit la description :

Une certaine frange d’Algériens (les vieux) ont des repères que les jeunes n’ont pas. L’indépendance a fait la fierté de notre peuple mais peut-on parler de fierté en Algérie alors que la régression est partout visible ?

Le temps de la lecture et de la culture, le temps où le maître d’école en blouse grise était le notable et le modèle.

Le temps de l’obligation de sortir les poubelles à la tombée du jour et de les rentrer après le passage des camions « arrosoirs ».

Le temps des denrées bien achalandées dans des boutiques nettes, propres, astiquées.

Le temps de la pudeur, du respect, le temps où on n’importunait pas les femmes dans les bureaux.

Le temps des vertus et de l’honnêteté.

Le temps de la solidarité entre voisins qui se partageaient ce qu’ils avaient.

Que l’on me comprenne, il n’est nullement question de sentiments nostalgiques « pieds-noirisés », ni l’idéalisation d’un passé décomposé 

Oui, que l’on se comprenne bien, c’est quoi alors si ce n’est pas de la nostalgie d’avant l’indépendance ? Puisqu’il termine son article par : « Une fois le « colon » chassé où en sommes-nous un demi-siècle plus tard ? » On récolte ce que l’on a semé !

Nous sommes tout-à-fait d’accord avec son analyse, d’autant plus qu’ils font référence à l’un de mes articles paru le 11 septembre 2014.

Qu’on arrête de vouloir nous présenter une Algérie qui n’a plus rien de commun avec celle que nous avons connu, que nous avons bâti, que nous avons créé…et que nous avons perdu, hélas pour nous et pour eux.

Chrétiens d’Algérie: une histoire tumultueuse

La béatification récente de catholiques en Algérie cache des tensions permanentes

Dix-neuf religieux catholiques, dont les sept moines de Tibhirine, ont été béatifiés en Algérie, le 8 décembre dernier. Ce geste symbolique cache une histoire pour le moins perturbée entre l’Algérie et les chrétiens.

Le 8 décembre 2018 était une date importante dans le débat interreligieux. Pour la première fois de l’histoire, des chrétiens ont été béatifiés en terre musulmane. La basilique Santa Cruz d’Oran a vu s’élever au rang de « bienheureux  » 19 religieux catholiques assassinés durant la « décennie noire » (1991-2002) dont les tristement célèbres moines de Tibhirine.

Un long dimanche de fiançailles 

Le christianisme au Maghreb est pourtant une longue histoire… On sait peu de choses de l’introduction du christianisme à Carthage comme dans les villes côtières. Plusieurs saints s’y disputent l’évangélisation tels que Pierre, Simon le Cananéen ou Marc. Cependant, l’existence de communautés juives à Volubilis, Carthage ou Oea laisse envisager, comme l’écrivait l’historien André Mandouze, la présence de communautés chrétiennes dans ces villes, bien avant les campagnes de conversions organisées par les envoyés de Rome.

Comme toujours, le christianisme s’implante en fonction de la romanisation. La conversion de Constantin fait le reste. Mais il est essentiellement concentré sur les côtes, loin des territoires montagneux ou semi désertiques du sud. A cette époque, dans cette région, naît l’un des plus grands penseurs chrétiens tous siècles confondus, l’un des quatre « pères de l’Eglise » (avec Grégoire, Jérôme et Ambroise), le fils d’un décurion romain et d’une berbère convertie, Augustin d’Hippone (l’actuelle Annaba).

Un universalisme en remplaçant un autre, les invasions arabes et l’islamisation de la région ne laissent pas de place à un christianisme qui s’est peu appuyé sur le monachisme, comme ses cousins coptes, pour maintenir une emprise sur les populations berbères. Hormis quelques communautés au nord de l’actuelle Tunisie, on ne retrouve plus aucune trace d’un christianisme maghrébin de type indigène au XIVe siècle.

C’est la conquête française qui marque le retour du christianisme en terre algérienne (l’Etat-nation n’existant pas, rappelons-le, en 1830). Le diocèse d’Alger est créé en 1838 et le consistoire protestant d’Alger l’année suivante. Ordre est donné au départ de ne pas chercher à convertir des populations que l’on ne veut pas « brusquer ». Quelques conversions vont tout de même avoir lieu, soit de manière insidieuse, soit par attrait, mais elles sont rares, essentiellement concentrées en Kabylie. En réalité, la religion cristallise les communautés. La culture fataliste et mystique des « indigènes » – le mektoub – et leur absence de vision politique à moyen terme, va enfermer ces populations essentiellement rurales dans un triptyque identitaire insoluble: « langue orale, sexe et religion », comme le décrit l’historien Daniel Rivet.

De l’autre côté, on observe chez les populations européennes une rechristianisation de la part d’individus parfois très éloignés de la religion dans leur région d’origine. Hobereaux du sud-ouest, communards de 1870, optants d’Alsace-Moselle en Kabylie puis plus tard Levantins, Catalans, Suisses romands, Napolitains ou Maltais, toutes ces populations sont confrontées, comme tout pionnier, à un quotidien de dur labeur dans un environnement hostile. Le retour vers le Christ est vécu comme un marqueur identitaire fort. On recherche moins, il est vrai, l’aventure spirituelle.

Certains prêtres jouent également un rôle politique de première, comme le cardinal La Vigerie, archévêque d’Alger dont le fameux « toast » (1890) annonce le ralliement des catholiques à la République. L’abbé Lambert est le maire emblématique d’Oran: pro-franquiste, dans une ville essentiellement composée d’Espagnols, puis vichysto-résistant.

Le divorce de la guerre d’Algérie

Arrive la guerre d’Algérie. Elle déchire les chrétiens comme l’ensemble des Français. Avec peut-être plus d’intensité. Les chrétiens progressistes, nommés vulgairement « cathos de gauches », sont les piliers de l’anticolonialisme. Bien sûr, on y retrouve aussi des trotskistes, des communistes et des républicains sincères, mais aucun autre groupe n’y a autant pris part que ce courant philosophique dès le début du mouvement. En 1951, l’écrivain Claude Bourdet se demande d’ailleurs dans France Observateur s’il y a « une Gestapo française » pour critiquer les interrogatoires musclés de la police algéroise. Qu’ils se nomment André Mandouze ou Henri-Irénée Marrou, Michel Rocard ou Georges Montaron, ils s’engagent en faveur des insurgés algériens à travers Esprit, Témoignage chrétien, contre la torture mais aussi plus « physiquement » dans les réseaux Jeanson.

De l’autre côté, une partie de l’Eglise se radicalise. L’anticommunisme et l’esprit de croisade ravivent les « vieux démons » de Vichy, à Alger comme à Paris. Le légendaire « Capitaine Conan » de la France libre, Pierre Château-Jobert, cadre de l’Organisation Armée Secrète (OAS), termine ses jours à Morlaix, sa ville natale, dans le catholicisme traditionaliste. Saint-Nicolas-de-Chardonnay, point névralgique de la Fraternité Pie X, loue en son sein une plaque à la mémoire des « Soldats de l’Algérie Française ». Tout est dit.

Au sein de la hiérarchie algérienne, le débat est d’une rare violence: certains prennent parti pour un maintien de l’Algérie comme département français, d’autres comme l’archevêque d’Alger, Léon-Etienne Duval, prennent fait et cause pour le FLN. Les « ultras », peu avares de surnoms saugrenus (« Bensoussan », « la grande Zohra »), lui affublent celui de « Mohammed Duval ». Certains officiers de l’armée française illustrent, eux, leur foi d’une autre manière : Hubert de Séguin Pazzie et Jacques Paris de Bollardière refusent de torturer. En chrétiens, en militaires et en Français.

Indépendance et « années noires »

Depuis l’indépendance de l’Algérie (1962), les choses ont radicalement changé. Dés le congrès de la Soummam en 1956, les dirigeants du FLN ont été clairs sur l’identité de la « nouvelle Algérie » : elle doit être socialiste et musulmane. « La valise ou le cercueil » emporte aussi « sa » croix. Peu de Chrétiens restent sur place. Aucun juif ou chrétien ne fait partie des divers gouvernements, pas même le dernier maire d’Alger, le libéral Jacques Chevallier, resté en Algérie après l’indépendance. Sa fille, l’historienne Corinne Chevallier vit encore à Alger aujourd’hui.

Nombres de pères blancs, jésuites, bonnes sœurs vivent après l’indépendance dans la « nouvelle Algérie ». Ils font du social, s’occupent des plus pauvres, en ville comme à la campagne. Ils s’intègrent au tissu local. Et, ironie suprême, au moment où le président Houari Boumédiène, en s’appuyant sur des clercs formés en Egypte, opte pour l’arabisation dans les écoles, l’élite envoie ses enfants dans les écoles catholiques tenues par les pères Blancs et les jésuites. L’école des jésuites d’Alger accueille les enfants d’Hydra, comme le petit frère de Boumédiène. Actuellement, le président des anciens élèves de l’école n’est autre que… Saïd Bouteflika.

Les « années noires », de 1991 à 2002, sont douloureuses pour les chrétiens d’Algérie. La majorité des Français et des chrétiens qui y sont encore rentrent en métropole. Ceux qui se résignent à rester sont la cible de ce fascisme vert. Dans la nuit du 26 au 27 mars, le Groupe islamique armée (GIA) – branche militaire du Front islamique du Salut (FIS) – enlève 7 moines cisterciens à Tibhirine dans la région de Médéa. Malgré toutes les tentatives faites par Paris – via son maître-espion Philippe Rondot – et le Vatican, ces hommes qui jusque-là avaient soigné des combattants du GIA comme ils soignaient les populations locales avec lesquels ils vivaient en harmonie, sont exécutés. Cette tragédie a beaucoup marqué les Français et les chrétiens en général. Les moines sont enterrés à Tibhirine selon les vœux des responsables locaux. Le 1er août 1996, c’est au tour de l’évêque d’Oran Pierre Claverie, originaire de Bab-el-Oued, d’être assassiné lors d’un attentat.

Eléments perturbateurs

Aujourd’hui, les catholiques seraient encore 45 000 en Algérie. Essentiellement des fonctionnaires étrangers, plus quelques familles européennes installées de longue date. Depuis les années 2000-2010, les rapports sont crispés entre le christianisme et l’Etat musulman. Les visas pour les prêtres catholiques sont complexes à obtenir. La géopolitique locale et le poids de l’islamisme dans la région en sont la première raison. En février 2007, les wilayas (préfectures), en application d’une directive venue d’Alger, ont invité les catholiques à quitter le pays en raison de menaces d’Al-Qaida au Maghreb. Autre raison, face à un pouvoir hégémonique, toute contestation, qui plus est menée par une religion minoritaire, apparaît pour le gouvernement comme une tentative ouverte de déstabilisation. En janvier 2008, Pierre Wallez, un prêtre, est condamné à un an de prison avec sursis pour avoir célébré une messe de Noël avec des migrants subsahariens. Dans ce contexte, la béatification du 8 décembre est plus qu’un symbole.

Mais le cas des catholiques apparaît comme un épiphénomène, tant les rapports apparaissent compliqués et tendu avec d’autres courants religieux. Car, aujourd’hui, le renouveau du christianisme n’est plus dans le catholicisme vieillissant. Depuis une quinzaine d’années, les églises évangéliques pullulent en Kabylie. Une région qui pose énormément de problèmes à Alger depuis l’indépendance : berbérophone, autonomiste, et plus si affinités. La Kabylie, est une région que la colonisation française a toujours regardée d’un autre œil, en surjouant la dichotomie « arabe-berbère ». Une région qui s’est révoltée à de nombreuses reprises, comme en 2001, lors du « Printemps berbère ». Alors quand la région de Tizi-Ouzou, et à un degré moindre de Bejaia et d’Oran, voit ces conversions à l’évangélisme augmenter, le pouvoir se méfie. Ils seraient aujourd’hui entre 50 et 100 000 fidèles répartis en une dizaines de chapelles. La religion musulmane interdisant l’apostasie -tendance décuplée par l’influence grandissante de la salafiya – ces transferts de religion sont très mal vus par la population. Le gouvernement a radicalisé son discours et multiplié les arrestations. Un directeur et un enseignant accusés d’avoir utilisé une salle de classe pour faire de l’évangélisation ont même été radiés de l’éducation nationale. Mais les mesures ont aussi touché l’Église catholique, dont la présence discrète n’avait jamais posé problème. Une paranoïa anti-chrétiens s’est installée au plus haut niveau de l’Etat.

Le fonctionnement bien particulier de ces évangélistes n’arrange rien. Pratiquant comme les francs-maçons le culte du secret, ces nouveaux croyants ne laissent guère transparaître leur appartenance à telle ou telle église. Les messes se font dans des villas privées à l’abri des regards. Ces églises apparaissent à la fin des années 80, parallèlement aux intégristes islamiques. Des prédicateurs français mais surtout américains commencent à arpenter le pays, comme dans le reste du monde. Sponsorisées par des fonds américains, les églises évangélistes créent une véritable angoisse. Car ces églises aiment communiquer, se montrer. Elles sont clairement prosélytes. Il existe plusieurs chaînes de télévision et radios chrétiennes évangéliques. Comme Al-Hayat, diffusée par satellite et qui émet depuis Chypre. Ou bien encore Radio Kabyle, une station de Trans World Radio (TWR), organisation évangélique basée aux États-Unis qui a pour objectif de « faire connaître le Christ au monde grâce aux médias de masse ». Face à un phénomène qu’il a du mal à gérer, l’Etat réprime. Le 16 mai, Nourdine, un habitant de Tiaret près d’Oran, a été condamné à verser 10 000 dinars à l’Etat. Soit cinq fois le salaire mensuel de base en Algérie. Son méfait ? Avoir été arrêté lors d’un barrage routier, non pas avec 3 kilos de drogue mais avec trois bibles dans sa voiture !

Comme la France, les Etats-Unis, l’Allemagne, l’Empire ottoman l’ont connu en leur temps, les périodes de crise politique, comme économique, sont propices à la suspicion et à l’instrumentalisation. L’apparition de ces évangélistes prosélytes dans une région instable crée donc des tensions. « Madame d’Afrique » trône toujours au dessus de Saint-Eugène sous le regard routinier des Algérois. Mais pour combien de temps ?

Et le FLN instaura une Algérie arabo-musulmane

La guerre d’ “algérianisation” de l’Algérie

On sait qu’en Algérie la justification du choix de la lutte armée par l’impraticabilité de la voie politique est devenue un dogme indiscutable et indiscuté. Jusqu’à aujourd’hui. Or, cette « vérité » reprise sans esprit critique par nombre de spécialistes français de l’histoire algérienne n’est qu’un gros mensonge.

Il suffit pour s’en convaincre de mettre en coordonnées, des années 1920 aux années 1950, la croissance du nombre des associations, politiques, syndicales ou autres, de leurs adhérents, du nombre de meetings, de défilés et des participants à toutes sortes d’élections, du nombre de journaux, y compris nationalistes et communistes, du nombre de revues intellectuelles et artistiques, de livres édités, de galeries, etc. pour voir se dessiner les courbes uniformément ascendantes de la politisation de toutes les populations, mais aussi de leur cohabitation tranquille. Démonstration mathématique que la voie pacifique, loin d’être impraticable, était au contraire en train d’ouvrir des horizons nouveaux à des millions de gens de toutes origines, les intellectuels jouant un rôle catalyseur…

La paix dont on ne voulait pas

Et contrairement à ce que certains ont dit, les intellectuels non-musulmans, libéraux ou communistes, humanistes, pacifistes, de gauche ou apolitiques avaient les meilleures relations avec leurs collègues musulmans, de Mouloud Féraoun à Emmanuel Robles, de Mohamed Dib à Jean Pélégri, de Kateb Yacine à Jean-Pierre Millecam, de Malek Haddad à Jean Sénac, de Mohamed Khadda à Sauveur Galliéro, de Mohamed Issiakem à Louis Bénisti, et j’en passe des dizaines d’autres à commencer par le grand frère incompris Albert Camus qui, pourtant, voyait mieux et plus loin que tous. Cette histoire intellectuelle de l’Algérie des années 30, 40 et 50, personne n’a osé la faire, et pour cause, elle ferait éclater les dogmes islamo-nationalistes, et l’idéologie manichéiste de ces historiens qui se proclament « anticolonialistes ».

On pouvait imaginer alors qu’une telle évolution de la cohabitation et de la politisation de la société algérienne où s’apprenaient peu à peu les rudiments de la démocratie (on ne frappe ni on ne tue son adversaire, mais on l’écoute avant de le contredire, et éventuellement on peut même le ridiculiser par l’ironie ou la caricature), comme en témoignent toutes les rubriques des journaux de cette époque, aurait pu déboucher sur une indépendance soft qui n’aurait porté préjudice à aucune des populations, ni aux liens avec la France, et qui aurait épargné à tous tant de sang et de misères, et surtout pour l’Algérie, tant de régressions ultérieures.

Au lieu de quoi nous avons eu la guerre. En privilégiant la lutte armée, on a marginalisé et délégitimé les élites politiques algériennes, toutes idéologies confondues, puis transmis le pouvoir aux militaires et aux extrémistes de tous bords. Scénario décrit avec précision par le trop lucide Camus. Et l’Algérie paye jusqu’à aujourd’hui la note.

En l’absence d’une société civile détruite par la première guerre des années 50, puis par la gouvernance totalitaire post-indépendance, enfin par la deuxième guerre des islamistes dans les années 90, l’Algérie continue d’être pilotée par une police politique originellement appelée SM (« Sécurité militaire »), omnisciente, omniprésente et omnipotente, mais qui pour donner le change place à la tête de l’Etat des potiches, quand ce ne sont pas des fantômes comme avec l’actuel Bouteflika, ne reculant même pas devant leur assassinat lorsqu’ils ont des velléités d’indépendance, comme ce fut le cas avec Boudiaf.

S’algérianiser, c’est à dire s’arabiser

Dans ce nouveau contexte du déclenchement de la « guerre de libération », le 1er Novembre 1954, que pouvait donc le Parti communiste algérien, où contrairement aux partis islamo-nationalistes, l’on ne devait pas jurer sur le Coran pour adhérer et où l’on pouvait donc être musulman, juif ou chrétien ? Que pouvait donc un parti qui se réclamait des valeurs républicaines modernes, dans un environnement où les neuf dixièmes de la population se voulait « arabo-musulmane », laquelle trente années après l’indépendance accordera la majorité de ses suffrages à un mouvement islamiste dont Daech n’est qu’une pâle copie ?

Le Parti communiste algérien (PCA) ne pouvait que se soumettre ou disparaître. Et c’est ce qu’il fit, il se soumit. Et, depuis plus de deux décennies, on peut même dire qu’il a disparu, après avoir réapparu clandestinement en 1966, sous le nom de Parti de l’avant-garde socialiste (PAGS). La soumission idéologique du PCA avait d’ailleurs commencé quelques années plus tôt, dès la fin de la Deuxième Guerre mondiale, à la suite des évènements de Sétif en mai 1945.

Les islamo-nationalistes avaient organisé une insurrection qui visa essentiellement la population civile non-musulmane (plus de 120  morts) et qui devait mener un « gouvernement provisoire » devant la tribune de la Conférence de San Francisco, alors qu’en ce printemps-là, elle était en train de poser les fondements de la future ONU. En réaction, et sous le drapeau français, les Tirailleurs sénégalais et les Tabors marocains se livrèrent à une répression impitoyable (6 000 à 8 000 tués) comme en témoignent tous les anciens de cette région.

Sur le moment, le PCA (dont le secrétaire de Sétif, Albert Denier, avait eu les poignets tranchés, sans doute parce que facteur et membre de la fanfare municipale), taxa cette insurrection irresponsable de « fasciste ». Mis sur la défensive à cause de ces propos, le PCA fit tout pour faire amende honorable et trouva un bouc émissaire : la proportion trop importante des non-musulmans dans ses rangs. Il allait falloir « s’algérianiser », c’est-à-dire en fait s’arabiser…

Le PCA, un dhimmi comme un autre ?

Le PCA renonçait ainsi de fait à sa vocation internationaliste pour faire sienne lui aussi la stratégie ethnique des nationalistes. Et le déclenchement de la guerre en 1954 accentuera ce renoncement. Mais du coup, il ne pouvait plus se distinguer en tant que seul parti portant le projet d’une Algérie plurielle et ne pouvait plus se prévaloir de représenter le prolétariat non-musulman. Sur l’autel d’une Algérie indépendante et socialiste qu’il appelait de ses vœux, il sacrifia donc son projet et son électorat pied-noir et juif. Les militants communistes non-musulmans, eux, avalèrent la couleuvre avec discipline, on les avait habitués à ça, le Parti avait toujours raison.

On pourrait certes objecter que le PCA exprima ses réserves quant à la politique du terrorisme urbain pratiqué par le FLN contre la population civile chrétienne et juive. Il y a de nombreux écrits qui le prouvent. Mais il est tout aussi vrai que jamais il ne la condamna, et que jamais il n’en fit une condition du maintien de son appui au FLN. La raison en est très simple : le FLN-ALN l’aurait liquidé en quelques semaines. Quand on sait comment le mouvement MNA de Messali Hadj, pourtant chef divinisé du nationalisme algérien depuis les années 30, fut liquidé, on peut imaginer ce qui serait advenu des communistes dont plusieurs membres furent assassinés sans état d’âme par l’ALN dès leur arrivée dans le maquis des Aurès (Laid Lamrani, Georges Raffini, André Martinez, Abdelkader Belkhodja et Roland Siméon).

Cependant et à moins d’être contredit par des historiens qui auraient obtenu des documents le prouvant, on ne peut pas dire non plus, comme je l’ai lu en plusieurs endroits ces derniers temps, que « Maurice Audin était un collaborateur des terroristes », ou que « le PCA avait aussi participé au terrorisme FLN ». Comme preuve, on cite les noms de l’étudiant en médecine Daniel Timsit et de l’ingénieur Giorgio Arbib qui effectivement montèrent un laboratoire de fabrication de bombes et formèrent plusieurs militants du FLN… Sauf que ces deux-là étaient en rupture de ban avec le PCA auquel ils reprochaient ses réserves, sa mollesse et son refus de se fondre entièrement dans le FLN… !

A ma connaissance l’on peut affirmer que le PCA n’incita, ni n’organisa de sa propre initiative aucun acte de terrorisme « aveugle » contre des civils (comme c’était la règle pour le FLN), à l’exemple de son militant Fernand Iveton qui, malgré les risques et les dangers, renvoya la bombe qu’on venait de lui remettre afin de faire retarder l’heure d’explosion après le départ des ouvriers de son usine (la bombe sera désamorcée, lui-même arrêté, mais il n’en sera pas moins guillotiné).

Pour autant, le PCA peut-il se soustraire à l’accusation de complicité avec une organisation de tueurs, célébrés comme des combattants de dieu, (« moudjahidine »), alors qu’au plus fort du terrorisme urbain du FLN, en 1956,  il signa un accord « d’alliance » avec lui ? Cet « accord » arraché à un FLN plus que rétif à l’idée de se laisser infiltrer par les communistes, mais qui espérait en retour obtenir plus facilement la caution et le soutien du « camp socialiste », ne prévoyait aucune participation communiste à l’élaboration de la stratégie du FLN et encore moins, comme on peut l’imaginer, un partage d’autorité. Le PCA venait de se comporter comme tous les dhimmis du monde musulman (catégorie islamique pour désigner la soumission des « gens du livre » auxquels on doit protection, moyennant impôt et acceptation de diverses humiliations dans la vie quotidienne).

Histoires à ne pas dire

Une des clauses de cet « accord » était que les militants communistes qui rejoindraient les maquis devaient s’intégrer dans l’ALN à titre individuel, et en coupant tout lien organique avec leur parti. De ce fait, si l’on peut décharger le PCA de l’accusation de terrorisme, on ne saurait en faire autant de la totalité de ces communistes devenus soldats de l’ALN : à l’armée on obéit aux ordres ou l’on se fait fusiller.

Mésaventure qui dut arriver à Abdelkader Djidel, ce militant communiste arabe qu’avait recruté mon père à la fin des années 40 et qui était resté un de mes héros… Jusqu’au moment où alors que je tournai à Oran l’épisode du massacre du 5 Juillet 1962 (de mon dernier film Algérie, histoires à ne pas dire, interdit en Algérie depuis 2007), je compris en le questionnant, et alors qu’il s’empêtrait dans divers mensonges, qu’il s’était retrouvé ce jour-là, à faire le guet dans le quartier de la Marine, tandis que d’autres étaient en train d’assassiner des Juifs et des pieds-noirs…

Et j’eus beau me dire qu’à l’armée on obéit, ce fut pour moi la fin d’un de mes derniers héros, et la cerise sur le gâteau d’un désenchantement déjà sérieusement entamé…

Quand le chrétien Depardieu perturbe la mémoire algérienne

Deux films démythifient la colonisation et la guerre d’indépendance

On ne désacralise pas la mémoire algérienne ! Deux projets de films perturbent actuellement l’autre rive de la Méditerranée: ils remettent en cause des mythes fondateurs du régime, la bonne colonisation ottomane (opposée à la française) et la guerre d’indépendance.

Depuis quelques jours, les Algériens se découvrent une soudaine passion pour le septième art. Si, en temps normal, le cinéma n’est pas leur sujet préféré, le hasard a voulu que deux films abordent des périodes cruciales de leur roman national : l’un traite la fin de la présence ottomane et le début de la colonisation française, et l’autre la fin de celle-ci avec la guerre d’indépendance.

Depardieu, au dey et à la barbe des principes algériens

Le public algérien a récemment appris le début du tournage du film Ahmed Bey dans lequel Gérard Depardieu incarnera le personnage de Hussein Dey, le dernier dey d’Alger qui quitta le pays lors de la conquête française de 1830. Comme son nom l’indique, Ahmed Bey a pour héros le dernier bey de Constantine sous la régence ottomane, véritable résistant à la colonisation française entre 1830 (le débarquement à Alger) et 1837 (la chute de Constantine), admiré par ses lointains successeurs du milieu du XXe siècle. Or, ce film pas encore tourné suscite déjà de nombreuses critiques.

Une partie de l’opinion publique algérienne conteste d’abord le choix du réalisateur, l’Iranien Jamal Shoorjeh. Car les Algériens, majoritairement sunnites, éprouvent une défiance presque instinctive envers tout ce qui s’apparente au chiisme… Beaucoup se demandent donc pourquoi un film subventionné par l’Algérie est réalisé par un Iranien au détriment des réalisateurs algériens.

Mais ce n’est pas le seul sujet qui fâche. Les critiques les plus véhémentes visent Gérard Depardieu, Français, autrement dit ex-colonisateur, chrétien et de surcroît buveur invétéré de vin. L’acteur doit, de surcroît, répondre à des accusations de viol. Pour nombre d’Algériens, Depardieu en dey d’Alger, c’est niet ! Pour répondre aux critiques, Azzedine Mihoubi, le ministre algérien de la Culture, romancier et poète de son état, a expliqué que ces choix étaient motivés par la volonté de donner une portée internationale au film. Une explication qui ne semble pas convaincre.

Mieux vaut un maître musulman que chrétien

Le plus étonnant dans cette affaire c’est l’attachement qu’expriment certains Algériens à l’égard de l’Empire ottoman. Si la France, puissance étrangère occupante, est systématiquement associée à la colonisation, cela n’est presque jamais le cas des Ottomans, tout aussi étrangers et occupants… Idem pour les conquêtes arabes, consignées dans les manuels scolaires sous le nom positif de foutouhates, signifiant ouvertures/expansions. Les manuels scolaires algériens évitent soigneusement de connoter négativement le conquérant et font l’impasse sur une éventuelle résistance autochtone à ces deux occupations.

Bravant ce consensus, l’éditorialiste Hadda Hazem s’est saisi de cette polémique pour ouvrir un débat historique autour de la présence ottomane en Algérie. Et la journaliste d’évoquer les exactions ottomanes, tout en rappelant que le dey Hussein s’est empressé de prendre la fuite en 1830. Peu concerné par le sort des Algériens, le monarque a pris soin de préserver sa fortune, ses femmes, et ses servantes. « Jusqu’à quand allons-nous continuer à entretenir un mensonge qui perdure depuis des générations, à nous enorgueillir d’une colonisation ottomane, qui ne fut pas moins brutale que la Française ? », s’interroge Hadda Hazem dans le journal arabophone Al-Fajr.

Pour la petite histoire, le dey Hussein n’a pas hésité à accepter l’aide des occupants, prenant la fuite vers Naples à bord du navire français… Jeanne d’Arc ! L’historien Léon Galibert rapporte que le dey avait quitté Alger dans une indifférence totale : « Dans ce moment solennel, les habitants d’Alger ne témoignèrent aucune sympathie pour leur ancien maître ; personne ne vint le saluer sur son passage : à peine vit-on quelques Maures se montrer sur le seuil de leur porte, moins par attachement que par curiosité. »

La bascule d’une idole

Cependant, le roman national algérien a retenu l’image d’Epinal d’un dey défiant les Français lors de la fameuse affaire de l’éventail (1827). Durant cet épisode devenu célèbre, le dey est censé avoir frappé le consul français Pierre Deval à l’aide d’un chasse-mouches pour protester contre le non-paiement des dettes. Même si le dey ne s’en est pas vraiment pris physiquement au consul et que le roi de France Charles X avait ses raisons de prendre la mouche, pour la légende Hussein Dey reste le musulman qui a humilié les Français. Un seul coup de dey a ainsi érigé un personnage dérisoire et ambigu en véritable héros.

Soulignons au passage que certains Algériens proposent une explication toute différente : pour eux le problème est la rentabilité de cette super-production inspirée par l’histoire nationale. La grande réalisatrice Sofia Djama, primée en 2017 à la Mostra de Venise pour son film Les Bienheureux (toujours en attente d’un visa d’exploitation pour l’Algérie), confie « doute[r] fort que le film puisse enregistrer des millions d’entrées avec les cinq salles de cinéma d’Alger ! » A moins que Netflix ne se hasarde à investir dans ce projet, « ce film risque d’engloutir un énorme budget pour un résultat plus qu’hasardeux », prédit l’artiste algérienne. Peut-être, mais comment expliquer dans ce cas l’autre controverse cinématographique qui anime la fin de l’été algérien ?

On n’humanise pas le FLN !

Un biopic émane du réalisateur-producteur, Bachir Derrais, consacré à une figure historique de la guerre d’Algérie, Larbi Ben M’hidi, l’un des fondateurs du FLN, capturé, torturé et assassiné par l’armée française en 1957. Après cinq années de travail, des centaines d’heures de recherches et six mois de tournage, le film est bloqué à la dernière étape : la commission de visionnage du ministère des Moudjahidines (Anciens combattants) refuse de le valider, ce qui compromet fortement la délivrance d’un visa d’exploitation.

Et si le film n’est pas du goût du ministère des Anciens combattants, c’est parce que le réalisateur a mis l’accent plutôt sur l’homme M’hidi que sur le héros mythifié, et sur les conflits à l‘intérieur du FLN plutôt que sur la lutte contre les Français et la colonisation. Si cette approche est perçue comme iconoclaste voire sacrilège par certains gardiens du temple mémoriel, le neveu de Larbi Ben M’hidi a publiquement soutenu le film : « L’angle d’attaque humaniste du récit réussit l’exploit de raconter la guerre de libération sans aucune scène de violence (…) je peux comprendre que certaines vérités historiques racontées, sans parti pris, peuvent mettre à mal certains raccourcis et certaines approximations, devenues avec notre complicité passive, des vérités officielles. »

Joint par téléphone, le réalisateur Bachir Derrais m’a informée qu’il comptait procéder à un recours, et qu’il proposerait de faire juger son travail par un comité d’experts indépendants, historiens et cinéastes. Assurant n’avoir à aucun moment modifié le scénario que la commission de financement avait approuvé il y a sept ans, le réalisateur impute notamment ses difficultés au remplacement des membres de ladite commission. Les griefs retenus contre son film sont nombreux : on lui reproche de s’être éloigné des canons cinématographiques des films de guerre algériens, de ne pas avoir suffisamment insisté sur les scènes de tortures de fellaghas, d’avoir privilégié l’aspect de la lutte politique aux dépens des scènes de combat, voire de « porter atteinte aux symboles de la révolution » en montrant des scènes de dissension entre les leaders historiques du FLN. « Nous parlons d’un épisode très sensible, oublié des manuels scolaires. Au début, quand nous avions commencé à nous documenter, les gens étaient méfiants et n’osaient pas parler, mais lorsque nous leur expliquions que le film était indépendant, et non une commande de l’Etat, les langues se déliaient. […] La guerre d’indépendance n’a pas été menée par des créatures désincarnées, mais par des êtres humains, avec leur force et leurs faiblesses. Le paradoxe est que je n’ai rien présenté qui ne soit déjà publié dans des dizaines de livres, je ne comprends donc pas ce blocage », se défend Derrais.

« Il est temps que notre histoire soit dépoussiérée, notre passé n’est peut-être pas aussi reluisant qu’on veut nous le faire croire »

Fethi Nouri, l’acteur qui interprète le rôle de Didouche Mourad, un des six fondateurs du FLN, m’a confirmé que le tournage s’était déroulé dans d’excellentes conditions, et qu’à aucun moment l’équipe du film n’avait été inquiétée : « On a même eu des visites de courtoisie de quelques officiels durant le tournage… Le comédien est plutôt optimiste pour la suite : «  J’ai bon espoir que les choses rentrent dans l’ordre », tout en admettant que l’œuvre de Derrais traduit bel en bien une nouvelle approche : « Je pense que le film est inédit dans la mesure où il ne s’adresse pas à l’émotion pure du spectateur, mais à sa raison. D’habitude, notre passé est glorifié à travers l’action spectaculaire qui flatte le sentiment nationaliste, c’est complétement différent dans ce film. » C’est aussi le point de vue du réalisateur : « Il est temps que notre histoire soit dépoussiérée, notre passé n’est peut-être pas aussi reluisant qu’on veut nous le faire croire, mais c’est le nôtre et nous devons l’assumer, c’est notre devoir de mémoire, et personne n’a de leçons de patriotisme à me donner ! »

Alors pourquoi cette susceptibilité soudaine des autorités ? Pourquoi ce qui a été toléré voire accepté sinon encouragé il y a quelques années (les sponsors du film avaient lu le scénario…) pose aujourd’hui problème ? La réponse est probablement à chercher dans le contexte politique très particulier dans lequel se trouve aujourd’hui l’Algérie. A quelques mois de l’élection présidentielle de 2019, l’atmosphère de méfiance et le climat de crispation qui règne autour du roman national soulève des enjeux plus profonds qu’il n’y paraît. L’effacement de Bouteflika signifiera la fin biologique du FLN. Bientôt, personne ne pourra plus se réclamer de son rôle dans la guerre d’indépendance. Or, cette époque continue à servir de source principale de légitimité politique en Algérie. Les enjeux de ces débats dépassent donc largement les questions cinématographiques ou strictement historique : le contrôle de la mémoire est un instrument entre les mains des différentes factions qui se disputent le pouvoir.

Dans quelle histoire s’inscrira le prochain dirigeant algérien ? Quel récit légitimera le mouvement qui le portera ?

L’écrivain Kamel Daoud se demandait, dans une chronique publiée dans le Quotidien d’Oran, à qui appartenait le souvenir de Larbi Ben M’hidi  : « Est-ce parce qu’on a fait une guerre qu’on a le droit exclusif d’en parler seul, à vie, tout le temps et à sa manière ? »  A cette interrogation, ajoutons-en une autre : après la mort du dernier des mohicans, faudra-t-il encore et toujours faire de cette guerre l’alpha et l’oméga de la politique algérienne ?

L’Algérie, ce pays gouverné par un « mort »

Le président algérien n’est plus apte à diriger son pays: pour l’écrivain Karim Akouche, l’Algérie est, de fait, une nécrocratie. Lettre ouverte à Abdelaziz Bouteflika.

Allô ! Vous êtes encore là, M. Bouteflika ? Vous m’entendez ? Vous n’êtes pas sourd ? Vous respirez ? Vous êtes vivant ? Vous arrivez à remuer vos doigts ? Vous parlez ? Vous lisez les journaux ? Vous suivez l’actualité ? Vous mangez des dattes ? Vous buvez du lait caillé ? Vos méninges fonctionnent-elles ? Je vois défiler à l’écran toujours les mêmes et vieilles images. Dites-nous la vérité : faites-vous partie du monde d’ici ou êtes-vous depuis longtemps ailleurs ? Vous êtes insaisissable. Vous êtes un président-spectre. Vous avez le don de brouiller les pistes, de désavouer les prédictions des croque-morts. Vous êtes un peu fantôme, un peu épouvantail. Comment dirigez-vous les affaires du pays puisque vous ne rencontrez ni vos ministres ni le peuple ? Avez-vous une feuille de route ? Un programme ? Un plan d’investissement ? Ou un plan de sortie de crise maintenant que les couffins de l’État se vident, que le dinar ne vaut pas un pet de vache, que la planche à billets est mise en route ?

« Faites un geste ! »

Allô ! Dites quelque chose, M. Abdelaziz ! Il est si long votre mutisme qu’il alimente les soupçons. Chacun y va de sa satire. Êtes-vous un revenant ou un moribond qui refuse de partir ? Qui êtes-vous pour le Système ? Une roue de secours ou un radeau à la dérive ? Faites un geste ! Prévenez les garde-chiourmes. Égrenez un chapelet, récitez un verset, ébauchez un rictus, exécutez un bras d’honneur. Allez-y, ne vous gênez pas : insultez une énième fois la populace !

Êtes-vous immortel, M. Bouteflika ? Un président à vie ? Un Duvalier arabe aux yeux verts, un Mugabe en djellaba, un peu comme le patriarche de Márquez, sans âge ni morphologie précise, faisant paître ses vaches dans un palais présidentiel traversé de multiples tempêtes ?

De vieux politiques meurent, d’autres plus jeunes arrivent, mais vous, indéboulonnable, vous êtes toujours là. Fidèle au poste. Depuis 55 ans, vous et votre clan, vous vous moquez des laissés-pour-compte. Vous en sucez la moelle. Vous en buvez le pétrole. Vous n’en êtes-vous pas assez repus ? Lâchez le squelette et laissez-en leur part aux pauvres.

« Votre haine des Kabyles vous survivra »

Vous ne gouvernez pas, vous bricolez des projets. Vous ne goudronnez pas les routes, vous en colmatez les nids-de-poule. Vous ne faites pas rêver les jeunes, vous les poussez au désespoir. Plus d’un milliard d’euros injectés dans la construction de la grande mosquée d’Alger. Rien pour l’Université, rien pour la Santé, rien pour l’Art, rien pour les Loisirs. Mais beaucoup pour la gabegie, l’armée, les orgies et la paresse. Beaucoup pour la barbe, beaucoup pour la matraque, beaucoup pour le rapiéçage et le folklore.

Que restera-t-il de votre règne quand vous ne serez plus de ce monde ? Un nuage de cendre, une clôture de barbelés, un nid de scorpions, des postillons, des pieds encrottés, des mains maculées de sang ? Votre haine des Kabyles vous survivra : « Je suis venu dégonfler votre ballon de baudruche ! » Votre brutalité contre les Mozabites, votre amnistie des terroristes et votre hologramme de petit Machiavel en fauteuil roulant habiteront longtemps les mémoires.

L’Algérie, une nécrocratie

Allô ! Vous êtes encore là, M. Bouteflika ? Toujours entouré de vos ouailles ? De votre frère, de votre horde de laquais et de majordomes ? Tous accrochés au trône, comme des puces à une bourrique en agonie !

Allô ! Que faites-vous de vos jours et nuits, M. Bouteflika ? Vous êtes-vous regardé dans la glace ? Vous n’êtes qu’un bout de chef, un roitelet en fin de règne. De grâce, ne mourez pas au trône ! Les vautours ont soif, les sangliers ont faim, les sauterelles sont en chaleur. Sortez par la porte ou la lucarne ou la cheminée car demain, si vous êtes encore là, vous risquerez de couler dans l’oued fangeux de l’histoire.

Vous avez fait de l’Algérie un amuse-galerie. Une république couscoussière. Une ratatouille explosive. Un mélange de stalinisme et de libéralisme sauvage, le tout cuit dans les lois d’Allah.

Bravo, M. Bouteflika ! Vous avez excellé dans l’absurde. Vous avez battu Kafka et Beckett. Vous avez fait de l’Algérie une nécrocratie, un étrange pays gouverné par un « mort ».

L’Algérie schizophrène de l’écrivain Karim Akouche

L’écrivain kabyle Karim Akouche n’a cessé d’ajouter des pages à son œuvre depuis son arrivée au Québec en 2008. Dans son dernier roman intitulé La religion de ma mère qui vient de paraître en France aux éditions Écriture, Karim Akouche explore plusieurs thèmes qui vont de la dépossession à la perte de repères identitaires chez les peuples conquis. En effet, sans jamais se limiter à cette seule dimension politique, Akouche plaide dans ce livre pour la permanence de l’enracinement culturel dans un monde anomique où l’aliénation devient partout la norme.

Lorsqu’il apprend la mort de sa mère, le personnage principal, Mirak, entreprend un long périple introspectif qui le mènera aux confins de sa propre psychologie. Mirak part de Montréal, où il habite, pour aller enterrer sa mère dans une région bien particulière de l’Algérie. Un seul pied posé sur le tarmac africain, c’est le désenchantement.

L’Algérie entre violence, misère et vengeance

Mirak est l’exilé des exilés. Mirak, c’est celui pour qui l’exode rime moins avec une évasion romantique qu’avec une souffrance intérieure dont personne ne peut vraiment se remettre. Comme Abraham dans la Bible, Mirak erre d’une région à l’autre en laissant tout derrière lui. L’arrachement à son pays, jamais il ne pourra en guérir. Mais nul ne saura vraiment si le personnage central souffre davantage du fait de son éternel exil que de la piètre condition de ses compatriotes qu’il est forcé de constater à nouveau.

Akouche parle, entre autres, d’une Algérie schizophrène qui a fait de l’islam son fonds de commerce idéologique au détriment de la liberté. L’écrivain parle aussi d’une Algérie bipolaire qui oscille entre une certaine joie de vivre et la rigueur mortifère de cette religion d’État. La jeunesse voudrait bien passer à autre chose, mais elle semble trop orgueilleuse. Mirak le ressent bien : si l’Algérie avait eu les qualités de sa défunte maman, peut-être aurait-elle pu incarner autre chose que la violence, la misère et la vengeance.

L’Algérie dépeinte par Karim Akouche, c’est donc un pays profondément divisé qui continue de faire d’innocentes victimes au lieu d’en finir avec la crise politique qui l’afflige depuis son indépendance. L’Algérie dépeinte par Karim Akouche, c’est un régime autoritaire qui continue de faire payer aux habitants de la Kabylie son flagrant manque d’envergure et de légitimité. Un pays qui a décidé de se couvrir dans les verts étendards de l’islam pour mieux se faire croire qu’on lui a confié une mission divine. L’Algérie est une anti-Marianne refusant que la Kabylie prenne en main son propre destin.

Des identités meurtrières aux identités meurtries

Et partout dans ce poignant récit, c’est la terre qui domine. Le terroir est tangible, les écosystèmes sont des tableaux. Les paysages décrits par Akouche apparaissent comme des aquarelles pleines de sensorialité et de sensibilité. Les plantes poussent vigoureusement entre les carreaux des pavés, et les fruits sont aussi juteux que ceux du paradis perdu. Dans un rythme soutenu, la rusticité de la vie y est décrite avec une grande tendresse. D’un bout à l’autre du roman et sans aucun cliché, le narrateur fait l’éloge de ce qu’il y a de plus noble dans la simplicité. Un art de vivre, finalement, que pratiquait sa maman.

Au fond, ce que constate Mirak, c’est que la religion de sa mère est tout simplement la religion des hommes. Un culte bienveillant de cette Humanité nue, dépouillée, abandonnée par un Créateur indifférent. Ce qu’il y a de plus universel dans ce roman, c’est bien ce rapport au deuil : perdre sa mère, c’est réaliser qu’on est seul au monde.

Islam, Algérie, crise de civilisation: mes confidences à Camus

Lettre ouverte au glorieux défunt

Écrivain québécois de langue française d’origine kabyle, Karim Akouche se confie au grand Albert Camus

Je me confie à toi, Camus, à Lourmarin, dans ce minuscule village de Méditerranée, suspendu entre les champs de lavande et le cri incessant des grillons ; ici où le sel de mer et le miel du raisin et des cerises continuent, malgré le cœur froid des hommes, de répandre leur ivresse sur ta tombe et sur cette terre qu’auraient aimée Nietzsche, Dionysos et Ulysse. En apparence, nous ne sommes pas faits de la même laine, mais quand je consulte les pages de ton histoire, j’y trouve d’amples ressemblances entre nos blessures et nos frissons. Le mutisme de ta mère, tes origines sociales, tes déchirements, tes doutes et ta plume plantée dans les plaies des peuples résonnent en moi comme autant de cantiques à écouter quand je suis en proie au doute et au découragement.

L’Amérique est devenue le flic du monde

Je suis né, un peu comme toi, sur l’autre versant de l’histoire, sous un ciel heureux et un soleil plus grand que les flammes de l’enfer, presque vingt ans après ton accident qui a mis fin à ta quête de justice. J’ai goûté à la misère de la Kabylie et mes ancêtres, sous le joug français et d’autres colons, ont vécu demi-vêtus, ne mangeant jamais à leur faim que des glands et des racines. Je suis tombé dans une Algérie paradoxalement libre, arabe au détriment de la berbère, islamique dans les fondations et stalinienne de façade. Elle a chassé les Pieds-Noirs et accueilli à bras déployés le Che et Mandela, les porteurs de valises et les Pieds-Rouges ; laquelle, au bout du compte, a désenchanté le peuple et trahi le serment des maquis. « La Mecque des révolutionnaires » s’est transformée en sanctuaire de corrompus. Les ennemis de demain, écrit dans son journal ton ami Feraoun, seront pires que ceux d’hier. Le dictateur au regard glacial, Boumédiène, est mort quelques semaines après ma naissance et les ayatollahs ont pris le pouvoir en Iran et diffusé, avec leurs concurrents, les Frères musulmans, l’obscurantisme. Les ruses de l’histoire ont déréglé alors la boussole du monde et le destin de l’humanité a basculé dans un chaos de petits récits et de dangereuses aventures. L’Amérique, après avoir libéré l’Europe, est devenue le flic du monde. Ses billets verts, ses armes, sa technologie et sa culture impriment désormais nos gestes, nos habitudes et nos pensées. L’anglais est devenue la langue dominante, l’économique a supplanté le politique, les États sont remplacés par les start-up, le citoyen par un homme-machine.

Les ruines de Tipaza et le Panthéon

Si je me confie à toi, Camus, c’est pour te livrer mes déceptions et mes angoisses. Je suis certain qu’avec ton cœur nord-africain et ta tête latine, tu comprendras le sens de ma quête, même si je ne m’identifie aucunement à l’Arabe qu’a tué Meursault dans l’une de tes œuvres. Tu symbolises, cependant, beaucoup de choses aux yeux des damnés de la terre, tu inspires les proscrits d’hier et de demain, les enfants chassés par les chiens, les pigeons fauchés pour rien, les sans-nation, les nomades du désert et les gitans. Tu incarnes tout : la dépossession des peuples, les malentendus entre les rives d’une même mer, le complexe du colonisé comme celui du colonisateur, la morale et la probité, l’esprit des lois, la chaleur de l’âme qui manque tant aux penseurs du Nord, le quartier de Belcourt et l’amour du football, les ruines de Tipaza et le Panthéon, de Gaulle et le FLN, Jean Moulin et le colonel Amirouche, Mauriac et Amrouche, le combat contre la peine de mort et pour la liberté.

Comment utiliser ton legs, si pénétrant de vérité et de révolte, pour empêcher le monde de se défaire ? Les hurleurs des pupitres dorés, les derviches des rédactions et autres petits marquis poudrés participent à la marche boiteuse du monde. Il y a dans leurs analyses le réflexe de la meute et la paresse du loir. Ils ne se revendiquent du camp du bien que pour y asseoir le temple de leur Raison. Ils n’aiment ouvrir la bouche que sous les feux des projecteurs. Ils ne prennent position qu’après avoir sondé l’auditoire. Ils ne défendent un simulacre de justice qu’en chuchotant. Ils ne veulent pas perturber la mer qui dort car toute vague qu’ils soulèvent risque d’emporter leurs intérêts. Ils évitent de heurter et ils cherchent à plaire car le masque protège mieux que la peau. Ils n’observent pas le monde comme il est, mais ils le regardent avec des lunettes déformantes. Je le dis avec gravité : ils ne pensent pas bien, mais de travers. Ils ont le don de taire le vrai et de propager le mensonge.

Le sociétal a ensorcelé le social

La gauche de Jaurès et de Proudhon agonise sur les quais de la Seine. Les prolétaires sont oubliés dans les usines et les paysans se suicident dans les campagnes. Sartre, dur avec toi, était aveuglé par Staline. Les vaches soviétiques, a-t-il pensé un jour, donneraient plus de lait que les américaines. Quand l’idéologie remplace la raison, l’intellectuel se ferme au doute et plonge dans un océan de boue et de certitudes.

Le monde tourne mal et il y a partout des guerres et des haines. Ici comme ailleurs prospère la violence avec la bénédiction d’une certaine élite. Mais la gauche ferme les yeux et danse sur le cadavre du communisme. Mai 68 a été une étrange révolution, le capitalisme l’a irriguée à l’eau de rose. En libérant les mœurs, il a asservi dans le même temps la femme et l’ouvrier. Il a fait tomber la barrière qui séparait la gauche de la droite et a créé un bazar nommé No limit, no border. La nuit de noces entre le libéral et le libertaire a été célébrée à Paris, à Berlin, à Londres, à Tokyo et partout ailleurs. Le sociétal a ensorcelé le social, le libertisme a tué l’égalité, le prolétaire a disparu de la scène publique, remplacé par des communautaristes de tout acabit. Mitterrand a fabriqué dans son laboratoire SOS Racisme. Des beurs, des Noirs et des Juifs jouaient alors un triste folklore : ils brandissaient de petites mains jaunes, calquées sans doute sur l’étoile de David des camps nazis.

Déçu des grandes causes

Je suis comme toi déchiré entre ma mère et la justice, entre l’exil et le royaume, entre la foi et la méfiance. Je suis comme toi aussi un homme déçu des grandes causes, toujours placé du côté du cœur malgré lui et malgré moi, témoin d’une époque agitée, violente et sans saveur. Avec mes petits moyens, mes longs délires et mes mots mis en musique, je brandis tant mal que bien l’éthique de conviction, je doute des vérités révélées et des axiomes révélant l’unique destin tragique des êtres. Mon ennemi, c’est l’homme froid, la haine qu’il engendre et qu’il sème sur les routes. Je me révolte chaque fois qu’il abandonne les vieux et les malades dans les asiles, les enfants et les femmes sur les quais de l’histoire.

L’homme de notre temps n’a ni apesanteur ni ancrage, il flotte au gré des orages  et il suit la danse des drapeaux et des loups. Où sont donc ses racines ? Où est sa terre ? Où est sa mission ? Comme une plante arrachée au sol, il vivote, il est pâle, il n’a plus de jus, il se fane et se meurt de solitude. Si l’Africain, comme l’a-t-on orgueilleusement déclaré à Dakar, n’est pas entré dans l’histoire, l’humain en sortira la queue basse. L’homme nouveau, le synthétique, le tactile, le désaffilié, le sans-partie-ni-origines, le remplacera. Il effacera les cultures, les arts, les nuances et les accents.

Avant la grande catastrophe…

Le monde est devenu fou, l’avenir n’est pas sûr, aide-nous, Camus, à fuir avant que n’arrive la grande catastrophe. La religion de l’économie, cette prédatrice à la mâchoire acérée, ne lâchera pas l’homme. La fin de la géographie est imminente. Nous sommes déjà coincés entre le capitalisme sauvage et l’islamisme. Demain aura lieu le choc des barbaries. Les nouveaux vandales auront notre place : ils se ligueront contre nous et nous serons éjectés du cours des événements. Nous ne serons plus des citoyens, nous serons remplacés par des croyants-consommateurs. Nous n’aurons ni droits ni services, nous n’aurons que des devoirs. Nous consommerons et nous nous agenouillerons. Les corvées seront nos loisirs. Le jour sera la nuit. La paix sera la guerre.

L’Algérie se fournit chez les chinois
au lieu d’acheter des armes chez nous…

LIBYE. L’armée algérienne opte pour le “Kornet chinois” 

Alors que le cercle de la guerre déclenché par les États-Unis et leurs alliés turcs et émiratis en Libye s’approche à grand pas des portes de l’Algérie, l’armée algérienne commence à calibrer ses commandes militaires. Le ministère chinois de la Défense a annoncé la vente de son système antichar de type HJ-12 à l’Algérie, l’équivalent chinois de Kornet russe. L’exercice “Bourkane” 2019 tenu par l’armée algérienne a été l’occasion pour celle-ci d’exposer ses Kornet EM mais il semble que l’arsenal anti blindé algérien se veut le plus performant possible. 
Selon le blog China Defense, il s’agit du système antichar Red Arrow-12 de troisième génération, également connu sous le nom de HJ-12 et l’Algérie est le premier client arabe de ce système antichar chinois récemment mis à jour.Il convient de noter que l’armée algérienne est l’un des plus grands clients de l’industrie de défense et d’équipements militaires chinois : les mortiers, les avions militaires, les lanceurs de missiles, les drones militaires et de reconnaissance, ainsi que les équipements de défense navale.Des rumeurs ont auparavant circulé selon lesquels l’armée algérienne avait l’intention d’utiliser le système pour soutenir le gouvernement d’union nationale (GNA) de Fayez al-Sarraj contre les forces de Khalifa Haftar. Le 23 juillet, des chefs de la diplomatie algérien et russe à Moscou se sont rencontrés à Moscou. Le ministre russe des A.E. Sergueï Lavrov a confirmé lors de cette visite qu’il n’y avait pas de «feuille de route bilatérale» algéro-russe et que Moscou s’en tenait aux résolutions de la Conférence de Berlin. La proposition algérienne de paix durable s’appuie pourtant sur la nécessité de mettre un terme à l’ingérence étrangère en Libye. Certes, la Conférence de Berlin impose également une telle mesure, mais la quasi-totalité des États signataires des résolutions de cette rencontre internationale ont un bras ou une main dans le pétrin libyen, ce qui empêche l’Algérie mais aussi la Tunisie de pouvoir leur faire confiance. L’achat de ces Kornet chinois qui pourrait signifier une possible demande d’alliance d’Alger auprès de la Chine dans le cadre du règlement de la crise libyenne, intervient alors que les deux parties en présence, toutes deux alliés des Etats-Unis affûtent les armes pour la ville de Syrte. Samedi, le porte-avions Eisenhower et 12 autres de navires de guerre avec à leur bord des F-16 et des F-18 se sont mis à manœuvrer en Méditerranée orientale non loin de l’Algérie. 

HJ-12, le Javelin chinois

HJ-12

Ce missile est un clone, beaucoup moins cher, du lance-missile américain FGM-148 Javelin dont la particularité est qu’il est Fire and Forget avec une trajectoire en cloche. Une fois la cible acquise par le système électro optique, le missile s’envole sans guidage additionnel et attaque le char par sa partie la plus exposée et la moins bien blindée, le toit.Le HJ-12 est équipé d’un chercheur infrarouge, auquel les informations sur la cible sont envoyées à partir d’un viseur d’imagerie thermique de troisième génération non-refroidi, après quoi la cible est capturée et lancée.La masse du projectile est de 17 kg, pour une longueur de 980 mm et un diamètre de 135 mm. L’ATGM a une forme de corps cylindrique avec un carénage de tête transparent. Dans les parties centrale et arrière de la coque se trouvent les ailes repliables et les gouvernes. La tête explosive est en fait constituée d’une charge tandem pour défaire les blindages réactifs. Le missile peut être équipé de têtes à fragmentation, explosives ou thermobariques. La portée de tir maximale peut atteindre 4000 m. Dans l’obscurité et par mauvaise visibilité, la portée de tir est limitée par la capacité du viseur à détecter et à faire l’acquisition de la cible. Par nuit sans lune, la portée de l’optique de nuit ne dépasse pas 2000 m. NORINCO propose également une version avec missile à guidage TV qui peut être contrôlé par un opérateur.A l’instar du Javelin, le HJ-12 est composé d’un lanceur et d’un missile dans un conteneur jetable qui est orienté vers le haut et non parallèle au sol comme les autres ATGM.L’Algérie dispose d’une grande quantité de missiles anti-chars russes Kornet qui ont fait leurs preuves au combat. La différence entre le Kornet et le HJ-12 est de taille, le HJ-12 a, en théorie une meilleure capacité de destruction que le Kornet à cause de son angle d’attaque et le fait qu’il soit fire and forget laisse le temps à son opérateur de se mettre à l’abri ou se déplacer après le tir, alors que l’opérateur du Kornet doit guider son missile jusqu’à l’impact.

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