Traite négrière

La Tora et le coran sont bien pire que le code noir de Colbert.

Le premier code de COLBERT dans son CODE NOIR c’est de virer les juifs
de nos colonies… tellement ces gens ne respectent rien, alors que COLBERT
voulait réglementer pour améliorer le sort des esclaves.
Il est important de préciser que l’esclavagisme a toujours été INTERDIT sur le sol français et que la réglementation concernait uniquement les colonies dont par exemple la récolte de la canne à sucre est une idée des juifs qui avaient compris avant tout le monde le grand intérêt du commerce du sucre. Le juif est le poisson pilote qui trouve toujours des idées géniales mais malheureusement en tant qu’excessif aux gouts bling, bling il viens un moment ou ivre de son succès il péte les plombs et deviens hors limite.
Voir mon livre PREPUCE mon AMOUR et les effets sataniques de la circoncision…
qui rend narcissique et manipulateur. Une question d’ambitions !

La domination juive de la traite négrière africaine

Qui était vraiment derrière la traite négrière? Indication : ce ne sont pas les Européens blancs qui sont blâmés pour l’esclavage aujourd’hui. Et ce ne sont pas les soi-disant «suprémacistes blancs» qui dénoncent la domination juive de la traite négrière :
ce sont les intellectuels noirs.

Matthew Nolan:
“Si une vente aux enchères d’esclaves est tombée sur une fête juive, elle a été reportée en raison du manque d’acheteurs et de vendeurs.


Qui était vraiment derrière la traite négrière ? Astuce : ce ne sont pas les Européens blancs qui sont blâmés pour l’esclavage aujourd’hui. Mais les juifs qui maîtres de l’édition ont mentis par omission pour se faire bien voir !


Qui a amené les esclaves en Amérique

Et ce ne sont pas les soi-disant «suprémacistes blancs» qui dénoncent la domination juive de la traite négrière: ce sont les intellectuels et les intellectuels noirs : Professeur Tony Martin – Les métiers de l’esclave ; Video Player

L’écrivain noir Dontell Jackson s’excuse auprès des Blancs pour les avoir blâmés pour les crimes d’esclavage commis par les Juifs :
Dontell Jackson – We Thought They Were White Dontell Jackson – Nous pensions qu’ils étaient blancs
Website: We Thought They Were White Site Web: Nous pensions qu’ils étaient blancs et les juifs ne sont pas des blancs tout comme les arabes !

Les riches juifs dominaient
la traite des esclaves américaine –
Pourquoi personne ne proteste contre ce fait ?

La colère actuelle dirigée contre tout et n’importe quoi a quelque chose à voir avec l’esclavage ou même la discrimination raciale. Cette colère entraîne  la destruction de mémoriaux et de monuments historiques ainsi que le changement de noms qui existent depuis plus d’un siècle. Une grande partie de cela s’est concentrée sur des hommes blancs nominalement chrétiens, pour la plupart d’origine anglo-saxonne, ce qui est compréhensible car les États-Unis étaient un enfant de la Grande-Bretagne et une majorité des dirigeants du pays pendant près de deux siècles provenaient de familles descendant des îles britanniques. Cependant, il est bien établi, bien qu’il n’ait jamais été enseigné dans les écoles, que les Juifs de Grande-Bretagne et de Hollande étaient impliqués dans la traite négrière africaine qui a prévalu après la découverte européenne des Amériques.
L’esclavage dans la version américaine est, bien sûr, vu en termes de noir et blanc, mais l’esclavage dans un contexte historique plus large est beaucoup plus compliqué que cela. Il y a eu des esclaves depuis l’Antiquité jusqu’au XVIIIe siècle dans de nombreux pays et la plupart sont blancs. Parfois, on les appelait quelque chose de différent [1]. Les serviteurs sous contrat étaient de facto des esclaves, tout comme les serfs de Russie, qui étaient liés à la terre et qui ne furent libérés qu’en 186. Le mot même esclave vient de Slave, car beaucoup d’esclaves au Moyen Âge étaient originaires des régions slaves des Balkans bordant l’Adriatique, où la plupart des pillards de mer attaquaient les villages côtiers et emportaient les habitants [2]. L’Italie est également touchée et les nombreux petits châteaux et forts improvisés le long des côtes italiennes et croates sont destinés à fournir un refuge aux villageois contre les corsaires esclavagistes. Aux États-Unis, des progressistes de tous les types et de toutes les couleurs affluent actuellement vers la bannière révolutionnaire hissée par Black Lives Matter (BLM) et d’autres groupes associés. Sans surprise, étant donné les tendances libérales des Juifs américains ainsi que leurs liens historiques, les groupes juifs ont été activement engagés dans le mouvement en cours pour la justice raciale. Historiquement, les Juifs américains ont joué un rôle majeur dans la fondation et le soutien financier de certaines des plus importantes organisations de défense des droits civiques, dont la National Association for the Advancement of Colored People (NAACP), the Southern Christian Leadership Conference (SCLC) et the Student Nonviolent Coordinating Committee (SNCC). En 1909, Henry Moscowitz était co-fondateur du NAACP. Les photos des conseils d’administration des diverses organisations jusque dans les années 1970 révèlent souvent une majorité de Juifs blancs assis avec des Noirs minoritaires. Kivie Kaplan a, par exemple, été présidente nationale de la NAACP entre 1966 et 1975.Mais cette caractérisation des Juifs en tant que bienfaiteurs du mouvement des droits civiques a également produit quelques curieuses omissions dans le récit historique standardisé et imposé de qui a fait quoi à qui dans le commerce de l’esclavage. Il est bien établi, bien qu’il n’ait jamais été enseigné dans les écoles, que les Juifs de Grande-Bretagne et de Hollande étaient impliqués dans la traite négrière africaine qui a prévalu après la découverte européenne des Amériques. Aux États-Unis, les concentrations de Juifs dans le sud des États-Unis se trouvaient dans des centres de traite des esclaves, notamment à Charleston en Caroline du Sud, à Savannah en Géorgie, à Richmond en Virginie et à la Nouvelle-Orléans en Louisiane. Beaucoup de Juifs eux-mêmes possédaient des esclaves.[3] Le débat sur la participation juive à la fois du côté des affaires de la traite des esclaves et de la possession effective d’esclaves se résume à la «proportionnalité». Comme le dossier historique montre clairement que les Juifs du sud se livraient à la fois à l’importation et à la vente d’esclaves ainsi qu’à l’exploitation de la main-d’œuvre esclave, la question devient de savoir s’ils étaient au cœur du processus ou s’il s’agissait simplement d’un des nombreux groupes identifiables qui étaient impliqués de manière périphérique dans ce était un segment majeur de l’économie du Sud. La question est devenue extrêmement brûlante dans les années 1990 lorsque la plupart des universitaires noirs ont fait valoir que le rôle juif était essentiel tandis que la plupart des professeurs juifs ont répondu qu’il était insignifiant. En mars 1995, l’American Historical Association (AHA) s’est impliquée en publiant sa toute première «résolution politique», rejetant fortement l’argument des juifs de ce qui ne devrait surprendre personne. L’AHA a fait valoir qu’il était faux d’utiliser l’analyse historique pour diffamer un groupe avant de citer une note de deux professeurs juifs qui affirmaient que le rôle de leurs coreligionnaires avait été marginal.Pour ceux qui sont intéressés à en savoir plus sur la discussion, l’article suivant pourrait être utile, bien qu’il soit sur un site juif, ne cite que des sources juives pour démystifier l’idée que les Juifs auraient pu être fortement engagés dans la traite des esclaves, et aussi apporte les sources les plus douteuses qui disent le contraire. Il admet néanmoins que les Juifs étaient impliqués dans la traite des esclaves et possédaient également des esclaves, bien qu’il cherche à minimiser la mesure dans laquelle cela était vrai. Beaucoup plus intéressant est le petit livre d’un éminent professeur d’histoire de Wellesley, Tony Martin“The Jewish Onslaught: Despatches from the Wellesley Battlefront.” («L’assaut juif: dépêches du front de bataille de Wellesley»). Martin décrit en détail comment il a été soumis à une “campagne hystérique” de la part des organisations juives et de ses collègues universitaires pour le discréditer et le licencier après avoir attribué à sa classe sur l’histoire afro-américaine une courte lecture sur le rôle des Juifs dans l’esclavage antebellum. Quoi qu’il en soit, tout le monde devrait être conscient que se plonger dans le passé peut être une entreprise compliquée sans réponses faciles et peu de lignes tracées entre le bien et le mal. Mais dans ce cas, les troubles actuels en amènent un à un type nommé Judah Benjamin.. 

Judah est né aux Antilles dans une famille juive britannique avant de se retrouver à Charleston et finalement à la Nouvelle-Orléans, où il est devenu avocat et a fait fortune. Il a été élu au Sénat américain de la Louisiane. Entre autres investissements, il possédait une plantation de canne à sucre qui comprenait 140 esclaves.En mars 1861, Benjamin est nommé procureur général de la Confédération par le président Jefferson Davis, que Benjamin connaît du Sénat. Davis disait parfois que Benjamin était «le cerveau de la Confédération». Cette même année, Benjamin a également été nommé secrétaire confédéré de la Guerre, un poste dont il a ensuite démissionné pour devenir secrétaire d’État, poste qu’il a occupé pendant le reste du conflit. C’était la deuxième position la plus puissante de la bureaucratie confédérée de Richmond.Lorsque la Confédération est tombée, Benjamin s’est enfui à Londres et finalement à Paris, où il a reconstruit sa fortune en pratiquant à nouveau le droit. Benjamin est décédé à Paris en 1884 à l’âge de 72 ans. Il a été enterré au cimetière du Père Lachaise à Paris avec une simple pierre tombale portant l’inscription «Philippe Benjamin». En 1936, les Filles Unies de la Confédération ont payé pour qu’un monument soit placé sur sa tombe.Ainsi, la question devient, avec BLM et d’autres naufrageurs essayant de détruire les monuments historiques de l’Amérique, d’inclure ceux qui commémorent les pères fondateurs, le commandant de l’Union Ulysses S.Grant, Abraham LincolnChristopher Columbus, le saint catholique Junipero Serra et même l’abolitionniste Hans Christian Heg, pourquoi est-ce que Judah Benjamin a en quelque sorte été manqué? Il était propriétaire d’esclaves et travaillait comme avocat à la Nouvelle-Orléans où il y avait un marché des esclaves prospère ainsi qu’une économie fondée sur les exportations de coton, qui étaient basées sur le travail des esclaves. Il est finalement devenu le numéro deux de la Confédération du Sud, qui est régulièrement dénoncée comme combattant pour maintenir l’esclavage.Eh bien, bien sûr, la réponse est assez simple. Aucun politicien ou journaliste qui souhaite conserver un emploi n’oserait lier publiquement les Juifs et l’esclavage. BLM est également financé de manière extravagante par diverses fondations culpabilisées et d’autres personnes qui sont sans aucun doute sensibles au fait qu’il y a certaines questions qui ne peuvent pas être soulevées, et les gens avec leurs mains tendues et qui savent parfaitement ce qu’ils peuvent et ne peuvent pas faire ou dire pour garder l’argent juif qui coule.Pour ce que ça vaut, il y a quelques monuments dédiés à Judah Benjamin assis juste là, en attendant d’être jetés à terre. En 1948, Charlotte, les deux congrégations juives de Caroline du Nord, Temple Israel et Temple Bethel, ont érigé un marqueur sur South Tyron Street à l’emplacement de la maison démolie du marchand Abraham Weil où Judah Benjamin et Jefferson Davis ont trouvé refuge en avril 1865 alors qu’ils fuyaient l’armée du nord. À leur crédit, les congrégations cherchent maintenant à faire retirer le mémorial.Il convient également de noter la colonne de marbre rose de 5 pieds de haut surmontée d’un cadran solaire situé à Sarasota, en Floride, au point où Benjamin s’est échappé des États-Unis. Le monument est inscrit «Près de cet endroit le 23 juin 1865, Judah P. Benjamin, secrétaire d’État de la Confédération unie, a mis le cap vers une rive étrangère.»Un autre marqueur en pierre est situé au 9 West Main Street à Richmond, en Virginie, identifiant l’emplacement de la résidence de Benjamin pendant la guerre civile. Un autre marqueur en pierre se trouve à Fayetteville, en Caroline du Nord. Il rappelle comment Benjamin «a assisté à la Fayetteville Academy sur ce site». Il y a encore un autre monument en pierre à Bradenton en Floride érigé par la section Judah P. Benjamin des Daughters of the Confederacy et en Caroline du Nord, il y a une plaque du Highway Historical Marker Program qui marque l’emplacement de la maison d’enfance de Benjamin qui n’existe plus.Mais le site historique le plus impressionnant commémorant l’héritage de Benjamin est le Judah P. Benjamin Confederate Memorial à Gamble Plantation dans la ville d’Ellenton, en Floride, au sud de Saint-Pétersbourg. Le site historique est maintenu un parc d’État géré par le Florida Department of Natural Resources et également par le Judah P. Benjamin Chapter No. 1545 des United Daughters of the Confederacy. C’est la seule plantation d’avant-guerre qui ait survécu dans le centre et le sud de la Floride et comprend le manoir et les jardins ainsi qu’un centre pour les visiteurs. Une grande plaque commémorative en bronze commémore Benjamin. Néanmoins, la connexion avec Benjamin est certes ténue car il n’y a cherché refuge que brièvement en 1865 lors de sa fuite en Angleterre.Source : Wealthy Jews Dominated the US Slave Trade – Why Is No One Protesting Them?Par Philip Giraldi(Unz Review) Philip M. Giraldi, Ph.D., est directeur exécutif du Council for the National Interest, une fondation éducative déductible d’impôt  qui cherche une politique étrangère américaine plus axée sur les intérêts au Moyen-Orient. Le site Web est is https://councilforthenationalinterest.org,

[1] White Cargo. Les esclaves blancs

[2] L’esclavage est l’un des plus anciens commerces connu de l’homme. Nous pouvons trouver les premières mentions connues du commerce d’esclaves dans le Code d’Hammourabi à Babylone au XVIIIe siècle av. J.-C. Les peuples de pratiquement toutes les civilisations et cultures majeures ont eu des esclaves entre elles et ont mis en esclavage d’autres peuples. Beaucoup de condamnations ont été portées sur la tragédie du commerce d’esclaves africains, qui a eu lieu entre le XVIe et le XIXe siècle. Toutefois, un autre commerce d’êtres humains, tout aussi méprisable, avait lieu à la même époque en Méditerranée. Il est estimé que 1,25 million d’Européens ont été réduits en esclavage par les prétendus corsaires barbaresques.Au XIIIe et XIVe siècles, les mers étaient dominées par des pirates chrétiens venant principalement de Catalogne et de Sicile, posant une menace constante aux marchands musulmans de Barbarie (le Maghreb). Ce n’est qu’avec l’expansion de l’empire Ottoman au XVsiècle que les corsaires barbaresques (principalement Turcs) ont pris le dessus sur les corsaires européens et  à devenir une menace pour les navires chrétiens.

[3] Le livre «Les Juifs vendent des Noirs» suscite un mouvement de demandes de réparations

D’où vient la fausse affirmation selon laquelle les Juifs contrôlaient la traite des esclaves
Comme beaucoup d’autres, les Juifs ont participé à la traite transatlantique des esclaves, mais ils ne l’ont en aucun cas dominée.

Nous avons ici un juif qui argumente pour se faire passer pour un saint… alors que dans toutes les saloperie il est le meilleur… ce qui pourrait créer des fiertés ?

Parmi ceux qui font valoir ce point de vue figurent Louis Farrakhan, chef de la Nation de l’Islam, et David Duke, l’ancien grand sorcier du Ku Klux Klan.
Une recherche sur YouTube pour “Juifs” et “traite des esclaves” a permis de trouver plus de 50 000 vidéos, la plupart publiées par la Nation de l’Islam, Duke et leurs partisans.
La plupart des universitaires n’acceptent pas leurs conclusions et considèrent les accusations comme essentiellement antisémites.
Les Juifs possédaient-ils vraiment des esclaves ?
Oui. Jacob Rader Marcus, historien et rabbin réformateur, a écrit dans son livre en quatre volumes sur l’histoire des Juifs américains que plus de 75 % des familles juives de Charleston, en Caroline du Sud, de Richmond, en Virginie, et de Savannah, en Géorgie, possédaient des esclaves et que près de 40 % des foyers juifs du pays en possédaient. La population juive de ces villes était cependant assez faible, de sorte que le nombre total d’esclaves qu’elles possédaient ne représentait qu’une petite fraction de la population esclave totale ; Eli Faber, un historien du John Jay College de New York a rapporté qu’en 1790, les Juifs de Charleston possédaient un total de 93 esclaves, et que “peut-être six familles juives” vivaient à Savannah en 1771.

Un certain nombre de juifs fortunés étaient également impliqués dans le commerce des esclaves en Amérique, certains en tant qu’armateurs qui importaient des esclaves et d’autres en tant qu’agents qui les revendaient. Aux États-Unis, Isaac Da Costa de Charleston, David Franks de Philadelphie et Aaron Lopez de Newport, Rhode Island, font partie des premiers juifs américains qui ont joué un rôle important dans l’importation et la vente d’esclaves africains. En outre, certains Juifs ont été impliqués dans le commerce dans diverses colonies européennes des Caraïbes. Alexandre Lindo, un Juif d’origine française qui est devenu un riche marchand en Jamaïque à la fin du XVIIIe siècle, était un important vendeur d’esclaves sur l’île.

Les Juifs ont-ils dominé la traite des esclaves ?

Pas selon les spécialistes qui ont examiné la question de près. Plusieurs études sur le rôle des Juifs dans la traite des esclaves ont été menées dans les années 1990. L’une d’entre elles, réalisée par Faber de John Jay, a comparé les données disponibles sur la propriété et l’activité commerciale des esclaves juifs dans les territoires britanniques au XVIIIe siècle à celles de la population en général. Faber conclut que l’affirmation de la domination juive est fausse et que le rôle des Juifs dans l’esclavage était “extrêmement limité”. Selon Faber, les Juifs britanniques ont toujours été en minorité dans les opérations d’esclavage et n’étaient pas connus pour avoir été parmi les principaux propriétaires de flottes d’esclaves. Faber a constaté que, à quelques exceptions près, les Juifs étaient des personnages mineurs dans le courtage de la vente d’esclaves à leur arrivée en Amérique, et étant donné la propension à habiter en ville de la plupart des Juifs américains, peu d’entre eux ont accumulé de grandes propriétés rurales et des plantations où la main-d’œuvre esclave était la plus concentrée. Selon Faber, les Juifs étaient plus susceptibles que les non-Juifs de posséder des esclaves, mais en moyenne ils en possédaient moins.

D’autres études, réalisées par Harold Brackman et Saul Friedman, sont arrivées à des conclusions similaires. Dans un article paru en 1994 dans la New York Review of Books, David Brion Davis, professeur émérite d’histoire à l’université de Yale et auteur d’une trilogie de livres primés sur l’esclavage, a noté que les Juifs étaient l’un des innombrables groupes religieux et ethniques dans le monde à avoir participé à la traite des esclaves :

Les participants au système esclavagiste atlantique comprenaient des Arabes, des Berbères, des dizaines de groupes ethniques africains, des Italiens, des Portugais, des Espagnols, des Néerlandais, des Juifs, des Allemands, des Suédois, des Français, des Anglais, des Danois, des Américains blancs, des Amérindiens et même des milliers de Noirs du Nouveau Monde qui avaient été émancipés ou descendaient d’esclaves affranchis mais qui devenaient ensuite eux-mêmes des esclavagistes ou des planteurs.
Davis a poursuivi en notant que dans le Sud américain en 1830, il y avait “120 Juifs parmi les 45.000 propriétaires d’esclaves possédant vingt esclaves ou plus et seulement vingt Juifs parmi les 12.000 propriétaires d’esclaves possédant cinquante esclaves ou plus”.

Quelle est l’origine de la revendication de la domination juive ?

La revendication de la domination juive a été pour la première fois portée à l’attention du grand public avec le livre de la Nation de l’Islam de 1991, The Secret Relationship Between Blacks and Jews, Volume One. (Deux autres volumes suivront, traitant de différents aspects des relations entre Noirs et Juifs). Ce livre, lourdement annoté et apparemment érudit, qui ne mentionne aucun auteur individuel et qui a été auto-publié par la Nation de l’Islam, prétend présenter des “preuves irréfutables” que les Juifs possédaient des esclaves “de façon disproportionnée mor

elations). Ce livre, qui ne mentionne aucun auteur individuel et qui a été auto-publié par la Nation de l’Islam, prétend présenter des “preuves irréfutables” que les Juifs possédaient des esclaves “de façon disproportionnée plus que tout autre groupe ethnique ou religieux dans l’histoire du Nouveau Monde”. Le livre s’efforce de fonder ses conclusions sur des sources juives, notamment l’Encyclopaedia Judaica et de nombreux ouvrages de Marcus, bien qu’il ne contienne aucune donnée sur les propriétaires d’esclaves et les commerçants non juifs permettant d’établir si le rôle des Juifs était en fait disproportionné. Elle ignore aussi systématiquement les affirmations des sources juives sur lesquelles elle s’appuie et qui sapent sa thèse. (Marcus, par exemple, affirme que les Juifs “ont toujours été à la périphérie” de la traite des esclaves et que “les ventes de tous les marchands juifs regroupés n’étaient pas égales à celles de la seule entreprise païenne dominante dans le commerce” – une observation que The Secret Relationship ignore).

Néanmoins, la notion de domination juive sur l’esclavage a été adoptée, entre autres, par David Duke, qui en a fait la promotion sur Twitter et sur son site web, et par le professeur Leonard Jeffries du City College de New York, dont le discours de 1991, faisant écho à la revendication de la domination juive, a provoqué une controverse publique qui a conduit à son éviction de la direction du département d’études noires du collège. (Un juge fédéral l’a ensuite réintégré.) Tony Martin, professeur titulaire d’études africaines au Wellesley College, a été critiqué en 1993 pour avoir attribué à ses cours le titre de “La relation secrète entre les Noirs et les Juifs”. Peu de temps après, Martin a publié un livre intitulé The Jewish Onslaught (L’attaque des Juifs) : Despatches from the Wellesley Battlefront. Bien que le livre ait été condamné par le président de Wellesley et de nombreux collègues de Martin, ce dernier est resté membre de la faculté jusqu’à sa retraite en 2007.

Plus récemment, Jackie Walker, un militant britannique et un grand partisan du leader du parti travailliste Jeremy Corbyn, a été critiqué en 2016 pour avoir affirmé dans un post sur Facebook que les Juifs étaient les “principaux financiers” de la traite des esclaves africains. Walker, qui a également fait d’autres commentaires publics offensants pour les Juifs, a été brièvement suspendu du parti à cause de cette affirmation, mais est resté sans excuses et a été réintégré dans le mois qui a suivi. (Elle a ensuite été suspendue à nouveau pour avoir déploré publiquement la place centrale qu’occupaient les Juifs dans les commémorations de l’Holocauste).

La revendication du livre est-elle justifiée ?
Dans l’ensemble, les universitaires ont rejeté le livre. En plus de l’étude de Faber citée ci-dessus, des réfutations ont été publiées par Davis, le professeur de Yale mentionné ci-dessus, et Ralph Austen, professeur émérite d’histoire africaine à l’université de Chicago. Winthrop D. Jordan, professeur d’histoire à l’université de Californie à Berkeley, spécialisé dans l’esclavage, a écrit que le livre utilisait des méthodes savantes de mauvaise qualité et des informations triées sur le volet, ignorant les preuves qui modifiaient ou contredisaient sa conclusion prédéfinie. Henry Louis Gates, directeur du Hutchins Center for African and African American Research à l’Université de Harvard, a qualifié le livre de la Nation de l’Islam d'”un des exemples les plus sophistiqués de littérature haineuse jamais compilés”, et a accusé qu’il “déforme massivement le dossier historique”.

Est-ce antisémite de faire cette affirmation ?
Les universitaires et les dirigeants juifs considèrent généralement que cette affirmation est antisémite. L’Anti-Defamation League, la plus grande organisation de défense juive, inclut sur son site web “l’affirmation erronée selon laquelle les Juifs contrôlaient la traite des esclaves de l’Atlantique” dans sa description des manifestations contemporaines d’antisémitisme.

Comme l’a noté Davis de Yale dans son article de 1994, cette affirmation est similaire à de nombreux autres efforts historiques visant à blâmer les Juifs pour une série de problèmes et d’atrocités.

Les Juifs, en partie à cause de leur succès remarquable dans divers environnements hostiles, ont longtemps été craints comme la puissance derrière des maux autrement inexplicables. Pendant de nombreux siècles, ils ont été la seule minorité non chrétienne dans les nations vouées à la christianisation et donc au salut du monde. Signifiant un Autre antithétique, les Juifs individuels ont été homogénéisés et réifiés en tant que “race” – une race chargée de crucifier le Sauveur, de résister à la diffusion de la parole de Dieu, de manipuler les rois et les marchés mondiaux, de boire le sang des enfants chrétiens et, dans les temps modernes, de répandre les maux du capitalisme et de la révolution communiste.
Selon Davis, une grande partie des preuves historiques sur lesquelles les universitaires se sont appuyés pour documenter l’implication des Juifs dans la traite des esclaves est elle-même antisémite, “biaisée par les efforts délibérés des Espagnols pour blâmer les réfugiés juifs d’avoir favorisé l’expansion commerciale des Pays-Bas aux dépens de l’Espagne”.

“Compte tenu de cette longue histoire de fantasme conspiratoire et de bouc émissaire collectif, une recherche sélective de négriers juifs devient intrinsèquement antisémite, à moins que l’on ne tienne compte du contexte plus large et de la place très marginale des Juifs dans l’histoire du système global”, a-t-il poursuivi.

Mieux que le code noir de Colbert, le code Mauritanien actuel, basé sur le code arabo-musulman.

ANTI-SEMITISM & BIGOTRY

What Is BDS?

MODERN ISRAEL

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The role some Jews played in the Atlantic slave trade, both as traders and as slave owners, has long been acknowledged by historians. But allegations in recent decades that Jews played a disproportionate role in the enslavement of African Americans — and that this fact has been covered up — have made the topic a controversial one.

  • Those who make this case include Louis Farrakhan, leader of the Nation of Islam, and David Duke, the former Ku Klux Klan grand wizard.
  • A search for “Jews” and “slave trade” on YouTube pulls up more than 50,000 videos, most posted by the Nation of Islam, Duke and their supporters.
  • Mainstream scholars for the most part do not accept their conclusions and see the charges as essentially anti-Semitic.

Did Jews really own slaves?

Yes. Jacob Rader Marcus, a historian and Reform rabbi, wrote in his four-volume history of Americans Jews that over 75 percent of Jewish families in Charleston, South Carolina; Richmond, Virginia; and Savannah, Georgia, owned slaves, and nearly 40 percent of Jewish households across the country did. The Jewish population in these cities was quite small, however, so the total number of slaves they owned represented just a small fraction of the total slave population; Eli Faber, a historian at New York City’s John Jay College reported that in 1790, Charleston’s Jews owned a total of 93 slaves, and that “perhaps six Jewish families” lived in Savannah in 1771.

A number of wealthy Jews were also involved in the slave trade in the Americas, some as shipowners who imported slaves and others as agents who resold them. In the United States, Isaac Da Costa of Charleston, David Franks of Philadelphia and Aaron Lopez of Newport, Rhode Island, are among the early American Jews who were prominent in the importation and sale of African slaves. In addition, some Jews were involved in the trade in various European Caribbean colonies. Alexandre Lindo, a French-born Jew who became a wealthy merchant in Jamaica in the late 18th century, was a major seller of slaves on the island.PUBLICITÉ

Did Jews dominate the slave trade?

Not according to scholars that have closely examined the question. Several studies of the Jewish role in the slave trade were conducted in the 1990s. One of them, by John Jay’s Faber, compared available data on Jewish slave ownership and trading activity in British territories in the 18th century to that of the wider population. Faber concludes that the claim of Jewish domination is false and that the Jewish role in slavery was “exceedingly limited.” According to Faber, British Jews were always in the minority of investors in slaving operations  and were not known to have been among the primary owners of slave fleets. Faber found that, with few exceptions, Jews were minor figures in brokering the sale of slaves upon their arrival in the Americas, and given the urban-dwelling propensity of most American Jews, few accumulated large rural properties and plantations where slave labor was most concentrated. According to Faber, Jews were more likely than non-Jews to own slaves, but on average they owned fewer of them.

Other studies, by Harold Brackman and Saul Friedman, reached similar conclusions. In a 1994 article in the New York Review of Books, David Brion Davis, an emeritus professor of history at Yale University and author of an award-winning trilogy of books about slavery, noted that Jews were one of countless religious and ethnic groups around the world to participate in the slave trade:

The participants in the Atlantic slave system included Arabs, Berbers, scores of African ethnic groups, Italians, Portuguese, Spaniards, Dutch, Jews, Germans, Swedes, French, English, Danes, white Americans, Native Americans, and even thousands of New World blacks who had been emancipated or were descended from freed slaves but who then became slaveholding farmers or planters themselves.

Davis went on to note that in the American South in 1830 there were “120 Jews among the 45,000 slaveholders owning twenty or more slaves and only twenty Jews among the 12,000 slaveholders owning fifty or more slaves.”

What’s the origin of the Jewish domination claim?

The claim of Jewish domination first came to wide attention with the Nation of Islam’s 1991 book, The Secret Relationship Between Blacks and Jews, Volume One. (Two other volumes would follow, addressing different aspects of black-Jewish relations.) The heavily footnoted and seemingly scholarly book, which lists no individual author and was self-published by the Nation of Islam, purports to present “irrefutable evidence” that Jews owned slaves “disproportionately more than any other ethnic or religious group in New World history.” The book makes a point of basing its findings on Jewish sources, including Encyclopaedia Judaica and multiple works by Marcus, though it includes no data on non-Jewish slave owners and traders from which to establish whether the Jewish role was in fact disproportionate. It also routinely ignores claims from the Jewish sources it relies on that undermine its thesis. (Marcus, for example, asserts that Jews “were always on the periphery” of the slave trade and that “sales of all Jewish traders lumped together did not equal that of the one Gentile firm dominant in the business” — an observation The Secret Relationship ignores.)

Nonetheless, the notion of Jewish domination of slaving was embraced by, among others, David Duke, who has promoted it on Twitter and on his website, and by the City College of New York professor Leonard Jeffries, whose 1991 speech echoing the claim of Jewish domination provoked a public controversy that led to his ouster as chair of the college’s black studies department. (A federal judge later reinstated him.) Tony Martin, a tenured professor of Africana Studies at Wellesley College drew criticism in 1993 for assigning The Secret Relationship Between Blacks and Jews in his courses. Soon after, Martin published a book entitled The Jewish Onslaught: Despatches from the Wellesley Battlefront. Although the book was condemned by Wellesley’s president and many of Martin’s colleagues, Martin remained on the faculty until his retirement in 2007.

More recently, Jackie Walker, a British activist and major supporter of Labor Party leader Jeremy Corbyn, drew criticism in 2016 for claiming in a Facebook post that Jews were the “chief financiers” of the African slave trade. Walker, who also made other public comments offensive to Jews, was briefly suspended from the party because of her claim, but remained unapologetic and was reinstated within a month. (She was later suspended again for publicly bemoaning Jewish centrality in Holocaust commemorations.)

Is there any merit to the book’s claim?

Mainstream scholars have on the whole rejected it. In addition to the study by Faber cited above, refutations have been published by Davis, the Yale professor mentioned above, and Ralph Austen, an emeritus professor of African history at the University of Chicago. Winthrop D. Jordan, a history professor at the University of California, Berkeley, who specialized in slavery, wrote that the book employed shoddy scholarly methods and cherry-picked information, ignoring evidence that modified or countered its pre-ordained conclusion. Henry Louis Gates, director of the Hutchins Center for African and African American Research at Harvard University  called the Nation of Islam’s book “one of the most sophisticated instances of hate literature yet compiled,” and charged that it “massively misrepresents the historical record.”

Is it anti-Semitic to make this claim?

Mainstream scholars and Jewish leaders generally see this claim as anti-Semitic. The Anti-Defamation League, the largest Jewish defense organization, on its website includes  “the false claim that Jews controlled the Atlantic slave trade” in its description of contemporary manifestations of anti-Semitism.

As Yale’s Davis noted in his 1994 article, the claim is similar to numerous other historical efforts to blame Jews for a host of problems and atrocities.

Jews, partly because of their remarkable success in a variety of hostile environments, have long been feared as the power behind otherwise inexplicable evils. For many centuries they were the only non-Christian minority in nations dedicated to the Christianization and thus the salvation of the world. Signifying an antithetical Other, individual Jews were homogenized and reified as a “race”—a race responsible for crucifying the Savior, for resisting the dissemination of God’s word, for manipulating kings and world markets, for drinking the blood of Christian children, and, in modern times, for spreading the evils of both capitalism and communistic revolution.

According to Davis, much of the historical evidence that scholars have relied on to document Jewish involvement in the slave trade is itself anti-Semitic, “biased by deliberate Spanish efforts to blame Jewish refugees for fostering Dutch commercial expansion at the expense of Spain.”

“Given this long history of conspiratorial fantasy and collective scapegoating, a selective search for Jewish slave traders becomes inherently anti-Semitic unless one keeps in view the larger context and the very marginal place of Jews in the history of the overall system,” he continued.

Code noir

Le code noir subit la forte influence du christianisme, de rendre plus humain les rapports avec le maître pour réglementer et donc légiférer et de donner un âme chrétienne à l’esclave… d’ou l’éloignement de toute autre religion. Il est délicat de juger de la vie d’hommes qui ont un statut de prisonnier alors qu’ils ont le droit de vivre librement comme tout être humain. Mais ce que nous font vivre de nouveau les juifs avec Bill Gates, Soros et Attali est du même ordre bestial ou les français sont considérés comme de la merde. Ce qui est écrit noir sur blanc dans la Tora… qui est pire que le code noir !

Description de cette image, également commentée ci-après

Code noir est le titre qui a été donné sous la Régence à l’Ordonnance royale de Louis XIV ou Édit royal de mars 1685
touchant la police des îles de l’Amérique française

Il existe trois édits différents connus sous l’appellation de Code noir. Le premier daté de 1685 rédigé par le Marquis de Seignelay (16511690), secrétaire d’État à la Marine et fils du ministre Colbert, est une ordonnance promulguée en mars de cette année-là par le roi Louis XIV. Un seul manuscrit de ce texte est actuellement connu, il est conservé aux Archives nationales d’outre-mer, sous le titre « Ordonnance ou édit de mars 1685 sur les esclaves des îles de l’Amérique ». Le second et le troisième édits concernent respectivement les Mascareignes et la Louisiane.À travers ces recueils, se lisent les évolutions de la condition juridique des esclaves dans les colonies du royaume de France avant le décret d’abolition de l’esclavage du 4 février 1794.

L’article premier enjoint de chasser des colonies « les juifs qui y ont établi leur résidence », présentés comme « ennemis déclarés du nom chrétien », ce dans un délai de trois mois sous « peine de confiscation de corps et de biens »10. Les juifs antillais visés par le Code Noir seraient majoritairement « les descendants des familles d’origine portugaise et espagnole qui avaient résidé dans la colonie hollandaise du Pernambouc au Brésil »

Les rédacteurs du code estiment que les Noirs sont des personnes humaines, dotées d’une âme et susceptibles de salut; ils encouragent à baptiser les esclaves, à les instruire et à leur fournir une éducation dans le respect de la religion catholique apostolique et romaine (article 2). Les esclaves ont le droit de se marier (articles 10 et 11) Le code interdit aux esclaves tout exercice public d’autre religion que la religion catholique, apostolique et romaine (article 3) et interdit notamment la pratique de la foi protestante (article 5). Le code interdit aux maîtres de pratiquer ou d’autoriser des relations adultères avec leurs esclaves, et prévoit des amendes importantes de deux mille livres de sucre, en plus de la confiscation de la propriété des enfants et de leurs mères. exhorte les personnes libres qui ont un enfant naturel avec un esclave, et qui ne sont pas déjà mariées, à se marier et à légitimer leurs enfants par mariage

Les dispositions concernant les enfants se répartissent en plusieurs catégories :

  1. Le maitre « qui n’était point marié à une autre personne durant son concubinage avec son esclave, épousera dans les formes observées par l’Église ladite Esclave, qui sera affranchie par ce moyen, & les enfans rendus libres & légitimes » (article 9 du code de 1685)
  2. Un enfant né de parents esclaves devient à son tour esclave, selon l’article 12.
  3. L’article 13 précise que « Si le mari esclave a épousé une femme libre, les enfants tant mâles que filles suivent la condition de leur mère, et que si le père est libre et la mère esclave, les enfants soient esclaves pareillement ».

Le texte oblige le maitre à nourrir et à vêtir ses esclaves (article 22), et il interdit (article 24) aux esclaves de cultiver pour leur propre compte un lopin de terre. Les maîtres sont contraints de nourrir et vêtir leurs esclaves et de leur donner par chaque semaine […] deux pots et demi de farine de manioc (article 22) ainsi que deux habits de toile par an (article 25). Les esclaves ont le droit de continuer à être logés et nourris gratuitement lorsqu’il deviennent vieux ou invalides (article 27). Cet article tente de fournir un minimum de protection à l’esclave, notamment en cas de vieillesse ou de maladie. Il semble que l’abandon pur et simple d’un esclave vieux ou malade restera toutefois la règle, et une seule condamnation a été recensée, d’après Louis Sala-Molins, citant Peytraud

Selon le Code noir, l’esclave est assimilé aux meubles insaisissables (art. 44), tout en le reconnaissant responsable sur le plan criminel (art. 32), alors que de son côté, l’article 48 édicte que, par exception au principe de l’article 44, ils peuvent être atteints en cas de saisie réelle. Si la nature humaine de l’esclave lui confère certains droits , il n’a pas de véritable personnalité civile avant les réformes adoptées sous la Monarchie de Juillet. Cela tient au fait, selon Frédéric Charlin,à ce que la personnalité juridique est, dans l’ancien droit, dissociable de l’humanité.

Le statut de l’esclave du code noir se distingue de celui du serf, principalement du fait qu’un serf ne s’achète pas. Pour Messailloux, c’est le mode de reproduction qui distingue l’esclavage du servage (lequel conditionne leur statut): « les serfs ne s’achètent pas sur le marché, ils se reproduisent par croît démographique »16.Alors qu’un esclave, en droit romain et selon le Digeste, peut se vendre, se donner et se transmettre valablement dans une succession ou à titre de legs, tel n’est pas le cas d’un serf. De même, contrairement au servage, en droit romain l’esclave est un objet de propriété, qui est possédé, usucapé, peut être constitué en usufruit ou faire l’objet d’un gage. Plus généralement, l’esclave dispose d’une capacité juridique beaucoup plus restreinte que celle des serfs du Moyen Âge (article 31). Cela tient au fait que le serf est reconnu comme une personne disposant de droits, et non comme une chose, même si l’esclave reste un être humain. En d’autres termes, et selon P. Samuel dans sa thèse sur l’esclavage, “l’esclave est à la fois une personne dans son sens naturel et une chose dans son sens juridique civil

Le Code noir prévoit que les esclaves ont la possibilité de se plaindre auprès des juges locaux en cas d’excès ou de mauvais traitements (article 26), mais leurs témoignages sont considérés comme peu fiables (article 30), comme celui de tous les mineurs et des domestiques. En pratique, ces dispositions étaient souvent violées par les maîtres, qui outrepassaient leur pouvoir domestique en prétendant exercer un pouvoir répressif total sur leurs esclaves.

Le Code noir permet les châtiments corporels pour les esclaves, y compris des mutilations comme le marquage au fer, ainsi que la peine de mort (articles 33-36, et article 38) : tout fugitif disparu pendant un mois (marronnage) aura les oreilles coupées et sera marqué d’une fleur de lys avant d’avoir le jarret coupé en cas de récidive, et condamné à mort à la deuxième récidive), peines qui existaient aussi en métropole dans les usages répressifs de l’époque. Il s’agit de la justice publique, royale. Le pouvoir disciplinaire domestique est plus limité, plus sévère que pour des domestiques, et moins que pour des soldats. Les maîtres, « lorsqu’ils croiront que leurs esclaves l’auront mérité », pourront seulement les faire enchaîner et battre au fouet (article 42). Ils ne peuvent ni torturer de leur propre chef, ni mettre à mort leurs esclaves (article 43). La peine de mort est prévue pour avoir frappé son maître, sa femme ou ses enfants (article 33), mais aussi pour vol de cheval ou de vache article 35 (le vol domestique était aussi puni de mort en France

S’il lui est interdit au maître de maltraiter, de blesser ou de tuer ses esclaves, il possède néanmoins un pouvoir disciplinaire. article 42 : « Pourront seulement les maîtres, lorsqu’ils croiront que leurs esclaves l’auront mérité, les faire enchaîner et les faire battre de verges ou de cordes », comme des collégiens, des soldats ou des matelots.  L’article 43 s’adresse aux magistrats : « et de punir le meurtre selon l’atrocité des circonstances ; et en cas qu’il y ait lieu de l’absolution, permettons à nos officiers […] ». Ainsi, les peines plus graves, l’amputation d’une oreille ou d’un « jarret » (article 38), le marquage au fer chaud de la fleur de lys et la mort sont prévues en cas de condamnation par une juridiction pénale, et appliquées par un magistrat, non par le maître lui-même. Concrètement, les condamnations des maîtres pour le meurtre ou la torture d’esclave seront très rares.

Du point de vue patrimonial du propriétaire, de sa succession et des saisies judiciaires, les esclaves sont considérés comme des biens meubles (article 44), c’est-à-dire qu’ils sont distincts du domaine foncier où ils vivent, ils peuvent en être détachés, ce qui n’était pas le cas des serfs. Mais ils ne peuvent pas être saisis par un créancier indépendamment du domaine, sauf pour le paiement de celui qui les a vendus (article 47). Ils peuvent être achetés, vendus, donnés, comme des biens meubles. Ils sont propriétés du maître et n’ont pas de nom, ni d’état civil mais un matricule à partir de 1839 (un nom sera donné à chaque ancien esclave affranchi à la suite de l’abolition de 1848) Les époux esclaves et leurs enfants impubères ne peuvent pas être séparés lors d’une saisie ou d’une vente (article 47).

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Le grand-père d’Assa Traoré possédait-il des esclaves ?

Le grand-père d’Assa Traoré possédait-il des esclaves ?
Reportage sur l’esclavage au Mali, chez les Soninkés, l’ethnie à laquelle appartient Assa Traoré, et tout particulièrement à Kayes, dont son grand-père fut gouverneur. Issu de la noblesse locale, il a probablement lui même possédé des esclaves.
Il y a même eu des manifestations en France contre l’esclavage chez les Soninkés, mais aucun média ne les relaient. Pourtant, cet esclavage là est toujours en vigueur.
À noter : la colonisation et les lois de 1903 ont contribué à endiguer le phénomène de l’esclavage au sein des peuples du Sahel… mais la décolonisation l’a revigoré !

JEWS AND THE SLAVE TRADE 

According to an interview given by Orthodox Rabbi Lody van de Kamp to the Jewish Telegraphic Agency newspaper on December 26, 2013:“Money was earned by Jewish communities in South America, partly through slavery, and went to Holland, where Jewish bankers handled it….In one area of what used to be Dutch Guyana, 40 Jewish-owned plantations were home to a total population of at least 5,000 slaves,” he says. “Known as the Jodensavanne, or Jewish Savannah, the area had a Jewish community of several hundred before its destruction in a slave uprising in 1832. Nearly all of them immigrated to Holland, bringing their accumulated wealth with them.”

They came with ships carrying African blacks to be sold as slaves. The traffic in slaves was a royal monopoly, and the Jews were often appointed as agents for the Crown in their sale. They were the largest ship chandlers in the entire Caribbean region, where the shipping business was mainly a Jewish enterprise. The ships were not only owned by Jews, but were manned by Jewish crews and sailed under the command of Jewish captains

Advertisements by Jewish slave traders from newspapers of the 1800sThe West India Company, which monopolized imports of slaves from Africa, sold slaves at public auctions against cash payment. It happened that cash was mostly in the hands of Jews. The buyers who appeared at the auctions were almost always Jews, and because of this lack of competitors they could buy slaves at low prices. On the other hand, there also was no competition in the selling of the slaves to the plantation owners and other buyers, and most of them purchased on credit payable at the next harvest in sugar. Profits up to 300 percent of the purchase value were often realized with high interest rates.

On the Caribbean island of Curacao, Dutch Jews may have accounted for the resale of at least 15,000 slaves landed by Dutch transatlantic traders, according to Seymour Drescher, a Jewish historian at the University of Pittsburgh. Jews were so influential in those colonies that slave auctions scheduled to take place on Jewish holidays often were postponed, according to Marc Lee Raphael, a professor of Judaic studies at the College of William & Mary.

It was not until 1655 that slavery for life became a legally sanctioned institution in the North American colonies however. In that year, Anthony Johnson, a free black Angolian who had been brought to Virginia as an indentured servant and who had worked off his term of indenture years earlier, went to court over the ownership of a black servant named John Casor, who Johnson claimed ownership of saying that Casor had been sold to him as his slave for life. Corroborating testimony in the case was provided by a Jewish merchant named Capt. Samuel Goldsmith, with the court deciding in Johnson’s favor, legally recognizing John Casor as his slave for life, setting the precedent for lifetime slave ownership in the colonies of North America; a peculiar institution that Jewish sea-faring merchants and traders soon found extremely profitable. 

By the time of the American Revolution, over 30 Jewish families could be found in Newport, Rhode Island, alone, bearing family names such as Lopez, Levy, Rivera, Seixas, deToro (Touro), Gomez and Hays. In the New World, the Jews continued to engage in their long established careers as merchants and money lenders, manufacturers and sellers of alcoholic beverages, and were leaders in the forefront of the slave trade, amassing vast fortunes by importing and selling African slaves to the colonial plantations.

Some of the Jews of Newport and Charleston who were engaged in the distillery or slavery trade, or both, were: Isaac Gomez, Hayman Levy, Jacob Malhado, Naphtaly Myers, David Hart, Joseph Jacobs, Moses Ben Franks, Moses Gomez, Isaac Dias, Benjamin Levy, David Jeshuvum, Jacob Pinto, Jacob Turk, Daniel Gomez, James Lucana, Jan de Sweevts, Felix (cha-cha) de Souza (known as the ‘Prince of Slavers’ and second only to Aaron Lopez), Simeon Potter, Isaac Elizer, Jacob Rod, Jacob Rodriguez Rivera, Haym Isaac Carregal, Abraham Touro, Moses Hays, Moses Lopez, Judah Touro, Abraham Mendes and Abraham All. 

The following is a partial list of the slave ships owned by Jews:

‘Abigail’ owned by Aaron Lopez, Moses Levy and Jacob Franks.
‘Crown’ owned by Isaac Levy and Nathan Simpson.
‘Nassau’ owned by Moses Levy.
‘Four Sisters’ owned by Moses Levy.
‘Anne & Eliza’ owned by Justus Bosch and John Abrams.
‘Prudent Betty’ owned by Henry Cruger and Jacob Phoenix.
‘Hester’ owned by Mordecai and David Gomez.
‘Elizabeth’ owned by David and Mordecai Gomez.
‘Antigua’ owned by Nathan Marston and Abram Lyell.
‘Betsy’ owned by Wm. DeWoolf.
‘Pouy’ owned by James DeWoolf.
‘White Horse’ owned by Jan de Sweevts.
‘Expedition’ owned by John and Jacob Rosevelt.
‘Charlotte’ owned by Moses and Sam Levy and Jacob Franks.
‘Caracoa’ owned by Moses and Sam Levy.

Slave-runners, also owned by Jews, were the ‘La Fortuna’, the ‘Hannah’, the ‘Sally’, and the ‘Venue’.

Jacob FranksIn 1710 a Jewish immigrant named Jacob Franks arrived in New York from London and lived as a boarder in the household of Moses and Rachael Levy, later marrying their 16 year old daughter, Abigail in 1712. Acknowledged as a linguist and Judaic scholar, Jacob was the son of Adam Franks of Germany, a friend of King George of Hanover, who loaned that monarch the most valuable jewels in his coronation crown. Jacob Franks was the British king’s sole agent for the Northern Colonies at New York and his son David was the king’s agent for Pennsylvania. An eminent and wealthy merchant, he engaged in the slave trade, privateering, general commerce, and shipping. He was also very involved in the Jewish community and the construction of the Shearith Israel synagogue as well as president of the congregation in 1730. The Franks family was one of the leading families in Colonial New York, not only within the small Jewish community but also within the larger elite secular social circle comprised of prominent Protestant families.


Moses LevyMoses Levy, brother-in-law to Jacob Franks, was born in New York in the early 18th century. A prominent slave-trader and merchant, Moses Levy of New York and Newport, was one of several Ashkenazi Jewish families in Newport at that time. Levy lived in one of Newport’s large colonial mansions at 29 Touro Street, which he willed to Moses Seixas in 1792. Levy was also one of the original benefactors of Touro Synagogue. 

Samson Levy, a Jewish merchant living in Philadelphia, led a boycott in November, 1765, against the importation of goods from England to the colonies by signing a resolution along with six other Philadelphia Jewish merchants in protest against the tax known as the Stamp Act.


Aaron LopezAaron Lopez, was born in 1731 in Lisbon, Portugal, as “Duarte Lopez” to a Jewish family who had ostensibly converted to Catholicism in order to avoid deportation but secretly continued to practicing Judaism. Lopez followed his older brother, Moses, to North America in 1752, where he immediately dropped the Christian name Duarte, took the Hebrew name Aaron, submitted to ritual circumcision, and began openly living as a Jew. Settling in Newport, Rhode Island, where his brother had located a decade earlier. Like his uncle and future father-in-law, Aaron established himself as a whale-oil merchant and a manufacturer of spermaceti candles. In 1761, Aaron, Jacob Rodriguez Rivera, and seven other merchants formed a cartel to control the price and distribution of whale oil. That same year he and Jacob Rodriguez Rivera, purchased a brigantine sailing ship named Grayhound which sailed to Africa in 1763, bringing back a cargo of 134 Africans who were sold as slaves to fellow Jew, Isaac de Costa, in South Carolina. Four captains made thirteen of the voyages to Africa, bringing back some 1,275 black slaves. Between 1761 and 1774, Aaron Lopez underwrote 21 slave ships and by the beginning of the Revolutionary War, he owned or controlled 30 vessels. Lopez soon amassed a vast fortune through shipping, the slave trade, candle making, distilling rum, producing chocolate, textiles, clothing, shoes, hats, bottles and barrels. By the early 1770s, Lopez had become the wealthiest person in Newport and his tax assessment was twice that of any other resident.


Jacob RiveraJacob Rodriguez Rivera (uncle and father-in-law of Aaron Lopez) hailed from a Marrano family from Seville, Spain. He arrived in Newport via Curacao in 1748 where he became a prosperous merchant and slave-trader. Next to Aaron Lopez, Rivera occupied the highest position in the commercial, religious and social life of Newport’s Jewish community. His daughter Sarah, married Aaron Lopez and his son Jacob owned a grand mansion on the Parade that is today located at 8 Washington Square. 

In 1747 Isaac de Costa, a Sephardic Jew born in London, arrived in Charleston, South Carolina, where he established himself as a merchant, shipping-agent, and slave-trader, who built a considerable fortune bringing hundreds of black slaves overseas from Africa. Isaac da Costa had been initiated into Freemasonry and appointed a Masonic Deputy Inspector General by fellow Jew Moses Michael Hayes and went on to establish the Sublime Grand Masonic Lodge of Perfection in Charleston prior to his death in 1783.


In 1756 Moses Lindo, a Sephardic Jew born in London in 1712, arrived in Charleston, South Carolina, where he established himself as a slave-owning planter and merchant in the cochineal and indigo trade with London. Lindo imported 49 slaves from Barbados to his South Carolina plantation in the 1750s. At one point in his career he ran an advertisement in the South Carolina Gazette stating that: “If any person is willing to part with a plantation of 500 acres with 60 or 70 Negroes, I am ready to purchase it for ready money.” In 1762 he was appointed “Surveyor and Inspector-General of Indigo, Drugs, and Dyes.”

Also arriving in Charleston, South Carolina, in 1756, was Moses Lindo’s twenty year old indentured servant, Jonas Phillips, who had been born Jonah Feibush in Frankfurt, Germany. After serving his term of indenture, Phillips moved first to Albany, New York in 1759, and then to New York City, where he became a merchant and dealer in slaves. By 1760 Phillips had joined the New York Lodge of Freemasons, and served as shohet (ritual slaughterer) and bodek (examiner of meat) for Shearith Israel. Settling in Philadelphia just before the American Revolution, Phillips was a staunch advocate of the Non-Importation Agreement, and by the beginning of the Revolutionary War he supported the cause of American Independence and in 1778 he enlisted in the Philadelphia militia. By the year 1782 was the second wealthiest Jew in the city. He and his wife Rebecca Mendes Machado maintained their South Carolina ties through several of their 21 children.


Benjamin Mordecai of Charleston was one of the largest slave traders in South Carolina. Of his participation in the Civil War the Boston Transcript reported that Mordecai “has presented to his belligerent state and city $10,000, to aid the purpose of secession, with the offer besides of a large number of negroes to work in the cause…” In 1857, he advertised in the Charleston Courier, “Prime Field Negros and House Servants” for sale. They included: Coachmen and House Servants Cooks, Seamstresses, Washers and Ironers – Tom, 25 years of age John, 21 Lilburn, 24 Isaac, 22 Elvy, 18 Amelia, 22 Lydia, 40 Louisa, 40 Patsy, 19; Nurse Field Hands and Laborers Caroline,17 Betsy, 17 Catherine, 16 Octavia, 16 Mary, 28 Sarah, 30; w/ child Sarah, 18 Saunders, 22 Sampson, 30 Moses, 33; woodworker Henry, 20 Lawrence, 45 Dave, 25; laborer Henry, 22; tailor Lucy, 19 Margaret, 16 Milly, 17 Salina, 16 Nancy, 20; with 2 children Susan, 30 Caroline, 18 Benjamin, 25 Sam, 16; ploughboy Lindsay, 27 Isaac, 18 Byron, 22 Nat, 30. As a merchant and sailor, Mordecai regularly shipped slaves to New Orleans between 1846 and 1860 and bought at least 102 slaves at Charleston district judicial sales of the 1850s.In 1757 Isaac Monsanto, a Sephardic Jew born in the Netherlands arrives in New Orleans by way of Curacao establishing himself as a merchant and engaging in the business of shipping slaves and cargo from the Caribbean to the Gulf of Mexico. In 1767 Monsanto purchased a plantation known as Trianon outside of New Orleans. By the time the second Spanish governor took control in 1769, expelling the Jews from Louisiana, Isaac Monsanto had become one of New Orleans’ wealthiest merchants. Under Spanish rule, Monsanto was stripped of his holdings and forced to leave the territory, relocating to the town of Mancha near Lake Pontchartrain in British territory, where he was joined by his brothers, Manuel, Jacob and Benjamin; while their sisters relocated to Pensacola, then part of British West Florida. Following Isaac’s death in 1778, Manuel, Jacob and Benjamin Monsanto continued to manage their mercantile firm, dealing not only in dry goods but in real estate, commodities, debt collection and slaves. Records show that Benjamin Monsanto traded thirteen slaves for some three thousand pounds of indigo in 1785. By 1790, Manuel and Jacob had set up shop on Toulouse Street in New Orleans, while Benjamin and his wife Clara moved to a 500 acre plantation worked by eleven slaves on St Catherine’s Creek near Natchez, Mississippi, where he continued operating part of the family business until his death in 1794. The Monsanto chemical corporation was founded by John Francis Queeny, who married Olga Mendez Monsanto, daughter of Emmanuel Mendes de Monsanto, a descendant of this family.
David Levy YuleeDavid Levy Yulee was born David Levy on June 12, 1810, on the island of St. Thomas. His father, a Sephardic Jew named Moses Elias Levy was a cousin and business partner of Phillip Benjamin, the father of future Confederate Secretary of State Judah P. Benjamin, and had made a fortune in lumber while living in the Caribbean. After the family immigrated to the United States, David’s father purchased 50,000 acres of land near present-day Jacksonville, Florida, where he hoped to establish a “New Jerusalem” for Jewish settlers.In 1845, after Florida was admitted as a state, he became the first Jew elected to the United States Senate. Levy officially changed his name to David Levy Yulee (adding his father’s Sephardic surname) in 1846.Using the labors of 69 slaves, Yulee built the a sugar mill which began operating in 1851 to process the sugar cane grown on his 5,100 acre plantation along the Homosassa River. By the time of the Civil War, the Yulee Sugar Mill was employing the labors of more than 100 slaves when in full operation. In 1853 Yulee chartered the Florida railroad for which he began issuing public stock, as the Florida Railroad in 1853. His company began construction in 1855.With state grants obtained through his Florida Internal Improvement Act of 1855, Yulee began securing federal and state land grants to build a network of railroads through the Florida wilderness  On March 1, 1861, the first train arrived from the east in Cedar Key, just weeks before the beginning of the Civil War. Elected to the Senate again in 1855, Yulee served until January 21, 1861, when he withdrew from the Senate after Florida seceded. He joined the Congress of the Confederacy. His development of the railroads was his most important achievement and contribution to the state of Florida, bringing increased economic development to the state.


Judah P. BenjaminJudah P. Benjamin, a Sephardic Jewish immigrant born in 1811 on Saint Croix in the Virgin Islands, he was brought to the United States by his parents in 1813 at the age of two. In 1833 he married Natalie Bauche de St. Martin, the 16-year-old daughter of a prominent and wealthy New Orleans French Creole family. He purchased a sugar cane plantation in Belle Chasse, Louisiana, along with 150 slaves. In 1852, he was elected by the state legislature to the US Senate from Louisiana, becoming the second Jewish senator in U.S. history, after the election of his cousin, David Levy Yulee, in 1845. After Louisiana seceded from the Union in 1861, Benjamin resigned from his seat as a U.S. senator and was appointed as the Attorney General of the Confederate States 11 days later by Jefferson Davis. In September 1861, Benjamin became the acting Confederate Secretary of War and was later appointed as the Confederate Secretary of State in March 1862. In the aftermath following the end of the Civil War, Benjamin and Davis were suspected of plotting the assassination of Abraham Lincoln carried out by John Wilkes Booth. Fearing that he would be brought to justice, Benjamin fled to the United Kingdom where, with the aid of the Jewish Lord Rothschild, he obtained a position as a barrister and in 1872 was appointed Queen’s Counsel, during the time when Britain’s first Jewish Prime Minister, Benjamin Disraeli, was in office.


John Wilkes BoothJohn Wilkes Booth (May 10, 1838 – April 26, 1865) a famous American stage actor was a member of the prominent 19th century Booth theatrical family from Maryland. According to the autobiography of his sister Asia Booth, their father, Junius Brutus Booth, was “born in 1796 to a highly educated clan of Jewish lawyers and silversmiths.” The Booth family were originally Sephardic Jewish wine merchants from Portugal who ran a business exporting wine through the ports of northern England as far back as 1569. John Wilkes Booth’s paternal great-great-great-grandfather was Ricardo Botha, who born in 1675 and settled in England, he changed his name from Botha to Booth. His grandson, John Booth, Jr., (1723-1787), was a silversmith established in London, England. He married Elizabeth Wilkes (1720-1801); John’s sons John and Philip founded a London distillery in 1740 and began selling Booth’s dry gin, eventually becoming the largest gin distillery in the UK; while his son Richard (John Wilkes Booth’s grandfather) was an attorney. Richard’s son, Junius Brutus Booth (1796-1852), was a well-known Shakespearean actor in England and America. 

In his 1865 biography of John Wilkes Booth, George Alfred Townsend writes of Junius Brutus Booth: “The elder Booth in every land was a sojourner, as all his fathers were of Hebrew descent, and by a line of actors, he united in himself that.strong Jewish physiognomy which, in its nobler phases, makes all that is dark and beautiful, and the combined vagrancy of all men of genius and all men of the stage. Fitful, powerful,- passionate, his life was a succession of vices and triumphs.” Following Lincoln’s assassination, Booth fled on horseback to southern Maryland, eventually making his way to a farm in rural northern Virginia 12 days later, where he was tracked down. Booth’s companion gave himself up, but Booth refused and was shot by a Union soldier after the barn in which he was hiding was set ablaze. Eight other conspirators or suspects were tried and convicted, and four were hanged shortly thereafter.


Lehman BrothersIn 1844 Henry Lehman, a 23-year-old son of a Jewish cattle trader from Rimpar, Bavaria, arrived in the United States. Settling in Montgomery, Alabama, he opened a dry-goods store under the name of “H. Lehman”. He was soon joined by his younger brothers Emanuel in 1847, and Mayer Lehman, in 1850, at which time his business became known as “Lehman Brothers.” Although Henry died from yellow fever in 1858, his brothers Emanuel and Mayer Lehman continued operating the family business he had founded and soon grew wealthy as middlemen in the cotton trade, routinely accepting  raw cotton from customers as payment for merchandise which they warehoused and then sold to other brokers or banks in New York and Liverpool, England.Within a few years this business grew to become the most significant part of their operation and by By 1860 their holdings included seven slaves. Emanuel Lehman moved to New York and opened a branch office in Manhattan at 119 Liberty Street, where in 1862, the firm teamed up with a cotton merchant named John Durr to form Lehman, Durr & Co. Following the Civil War,  the company helped finance Alabama’s reconstruction. The firm’s headquarters were eventually moved to New York City, where it helped found the New York Cotton Exchange in 1870; Emanuel sat on the Board of Governors until 1884. The firm also dealt in the emerging market for railroad bonds and entered the financial-advisory business. 


David Moses & Sons, a 19th century Jewish-owned dry-goods storeAmong the founders of Richmond, Virginia’s Jewish community were men such as Israel and Jacob I. Cohen, Samuel Myers, Jacob Modecai, Solomon Jacobs, Joseph Marx, Zalma Rehine and Baruch and Manuel Judah, all slave holders. Following the Revolutionary War, Richmond was a town of some 2000 people, half of whom were slaves. By 1788, 17% of the White population were Jews and all but one of the Jewish householders held at least one slave as a domestic servant, with one Jewish family owning three.According to Jewish historian, Jacob Rader Marcus,by 1820 “over 75 percent of all Jewish families in Charleston, Richmond, and Savannah owned slaves, employed as domestic servants; almost 40 percent of all Jewish households in the United States owned one slave or more” (United States Jewry, 1776-1985, pg. 585).

Writing in the journal of his travels throughout the South in the mid 19th century, author Fredrick Law Olmsted noted: “There is a considerable population of foreign origin, generally of the least valuable class; very dirty German Jews, especially, abound, and their characteristic shops (with their characteristic smells, quite as bad as in Cologne) are thickly set in the narrowest and meanest streets, which seem otherwise to be mainly inhabited by negroes……A swarm of Jews has, within the last ten years, settled in every Southern town, many of them men of no character, opening cheap clothing and trinket shops, ruining or driving out of business many of the old retailers, and engaging in an unlawful trade with the simple Negroes, which is found very profitable.” Similarly, Mark Twain commented: “In the U. S. cotton states, after the war, the Jew came down in force, set up shop on the plantation, supplied all the negroes’ wants on credit, and at the end of the season was the proprietor of the negro’s share of the present crop and part of the next one. Before long the whites detested the Jew.”


Jewish carpetbaggerCivil War Union General William Tecumseh Sherman on arriving in the South was astonished by the number of Jewish carpetbaggers and scalawags that he encountered operating in the Confederate states, saying: “I found so many Jews & speculators here trading in cotton and secessionists had become open in refusing anything but gold that I have found myself bound to stop it.”General Ulysses Grant wrote to the Assistant Adjutant General of the US Army on December 17, 1862, : “I have long since believed that in spite of all the vigilance that can be infused into post commanders, the specie regulations of the Treasury Department have been violated, and that mostly by the Jews and other unprincipled traders. So well satisfied have I been of this that I instructed the commanding officer at Columbus to refuse all permits to Jews to come South, and I have frequently had them expelled from the department. But they come in with their carpet-sacks in spite of all that can be done to prevent it. The Jews seem to be a privileged class that can travel anywhere. They will land at any woodyard on the river and make their way through the country. If not permitted to buy cotton themselves, they will act as agents for someone else, who will be at a military post with a Treasury permit to receive cotton and pay for it in Treasury notes which the Jew will buy at an agreed rate, paying gold.”


Initiation ceremony into the Ku Klux KlanLate in the year of 1865, just a few short months after the battered and exhausted Confederate military had surrendered, bringing the American Civil War to a close, a group of six white Southern war veterans met on Christmas Eve in the law office of Judge Thomas M. Jones of Pulaski, Tennessee. Vowing to rid the South of the predominately Jewish carpetbaggers and scalawags who descended on the former Confederate states like a plague of locusts intent on profiteering by exploiting Southerners, both black and white. Those six veterans were soon joined by hundreds of others the following year as members of a secret vigilante organization named the KuKlux Klan, whose goal was to end Reconstruction and restore White Southern rule and order by regaining political control of the South. By 1869, Nathan Bedford Forest, the appointed leader of the Ku Klux Klan, resigned his leadership and called for the organization to be disbanded, saying that the Klan was “being perverted from its original honorable and patriotic purposes, becoming injurious instead of subservient to the public peace”.


William Joseph SimmonsHalf a century after the original Ku Klux Klan was inaugurated, William Joseph Simmons, a former Methodist clergyman from Harpersville, Alabama, successfully launched a new Knights of the Ku Klux Klan secret society in 1915, promoting it as a patriotic, pro-American, Protestant Christian fraternal organization.

Following his dismissal by the Methodist Episcopal Church for his “ineffective ministry”, William J. Simmons made his living by selling memberships in fraternal societies such as the Knights of Pythias, the Odd Fellows, the Free Masons, etc. In 1915, while recovering from having been struck by an automobile walking door to door selling memberships in fraternal orders, Simmons had read Thomas Dixon’s 1905 best-selling historical romance novel The Clansman which was based on the Civil War and the events that led to the founding of the original Ku KluxKlan. 

Dixon’s novel was such a sensation that D.W. Griffith, an early motion picture producer and director, decided to make a movie based on The Clansman which was eventually renamed The Birth of a Nation, set to debut in Atlanta, Georgia, on the Thanksgiving holiday weekend. Griffith’s movie hit the theaters at a time when many white Southerners were beginning to feel a deep resentment toward the Jewish community in America, which was growing increasingly progressive in their views regarding African Americans who were being manipulated to desegregate American society by wealthy Jewish business owners such as Julius Rosenwald, who in 1908 became the president and CEO of Sears Roebuck Co., and used his millions to build schools for blacks throughout the South. 


Jewish convicted child-rapist and murderer, Leo Frank (left), and his 14 year old victim, Mary Phagan (right).Southern antisemitism reached a fevered pitch in 1915 due to outrage over the commuted death sentence of convicted murderer, Leo Frank, a young Jewish businessman who raped and murdered a 14 year old girl named Mary Phagan, who worked as a child-laborer in the Atlanta pencil factory where Frank was employed as an executive. Frank had tried to frame a black man, James Conley, who worked in the factory as a janitor with the girl’s murder, but the jury which indicted Frank did not buy his story. The public outcry over Leo Frank’s death sentence having been commuted by an outgoing judge (who everyone suspected of having been paid-off by the newly formed Jewis Anti Defamation League which was originally organized to raise funds for Leo Frank’s defense) led to the formation of a vigilante committee composed of a number of gentile businessmen in Atlanta, who called themselves the “Knights of Mary Phagan” and formed a lynch mob which drove to the Millidgeville, Georgia, jail where Leo Frank had been taken, which forcibly dragged Frank out of his cell and hung him in the name of justice. Movie poster advertising D.W. Griffith’s Birth of a NationThese events coincided with the release of D.W. Griffith’s new motion picture, and William Joseph Simmons decided the time was right to found a new fraternal society that he would lead, which he decided to model after the Ku Klux Klan of the late 1860’s, as it was being portrayed in D.W. Griffith’s new film. Simmons hired Atlanta publicity agents, Elizabeth Tyler, and Edward Young Clarke to promote his new Ku Klux Klan fraternal order, allowing them a 1/3 cut of the initiation fees for new members. An advertisement was placed in the Atlanta newspaper calling for prospective members to join, printed alongside the announcement for the premier of D.W. Griffith’s film.

The Birth of a Nation proved to be a box-office sensation, and by timing the founding of his new Ku Klux Klan fraternal society to coincide with the release of Griffith’s film; Simmons capitalized on the opportunity to attract charter members to his new organization, and rode the wave of popularity of the movie, welcoming an audience who were eager to become Ku Klux Klan members just as they had seen portrayed in the theater.

By 1920 membership in Simmon’s Klan grew to number in the thousands, however he was eventually overthrown as leader of the KKK after Jewish-controlled newspapers launched a smear campaign against the Klan in an attempt to crush it following the 1915 lynching of Leo Frank. The fact that many of those who formed the lynch mod which hung Leo Frank were among the charter members of Simmons’ new Klan fraternal order led to Simmons being brought before Congress who eventually exonerated the Klan after determining that it was a patriotic American institution


Klan parade in Washington, D.C., in 1925William Joseph Simmons was eventually ousted as the national leader of the Ku Klx Klan by another Alabama native, Hiram Wesley Evans, who joined the Klan in 1920 and took over as Imperial Wizard of the KKK in 1922 in a coup organized by the Klan’s hired publicity agents, Elizabeth Tyler, and Edward Young Clarke, along with D. C. Stephenson, an Indiana politician and major Klan figure. They deceived Simmons into agreeing to a reorganization of the Klan that removed his practical control; Simmons said that they had claimed that if he remained the Imperial Wizard of the Klan, discord would hamper the organization. Evans gained power and was formally ensconced as Imperial Wizard of the Klan at a November 1922 “Klovokation” in Atlanta, Georgia. Although a legal battle between Evans and Simmons ensued, during which time Simmons was titular “emperor”, Evans retained control. He initially said that he had been unaware of a pending coup until after his selection. However, by the end of their feud, he described Simmons as the “leader of Bolshevik Klansmen betraying the movement” and later expelled the former leader. In 1923, Evans presided over the largest Klan gathering in history, attended by over 200,000, and endorsed several successful candidates in 1924 elections. He moved the Klan’s headquarters from Atlanta to Washington, D.C., and organized a march of 30,000 members, the largest march in the organization’s history, on Pennsylvania Avenue.


The Klan marches in front of Goldwater’s, a Jewish-owned store in Prescott, Arizona, in 1928Under Evans’ leadership, the Klan became active in Indiana and Illinois, rather than focusing on the Southeastern U.S. as it had done in the past. It also grew in Michigan, where 40,000 members (more than half its total) lived in Detroit. It became characterized as an organization prominent in urban areas of the Midwest, where it attracted U.S.-born citizens competing for industrial jobs with recent immigrants. It also attracted members in Nebraska, Colorado, Oregon and Washington. In spite of Evans’ efforts, the Klan was buffeted by damaging publicity in the early 1920s, due in part to internal leadership struggles which hindered Evans’ political efforts. The Great Depression of the 1930’s significantly decreased the Klan’s income, prompting Evans to work for a construction company to supplement his pay. He resign in 1939, after his renouncement of anti-Catholicism proved to be so unpopular with “rank-and-file Klansmen”, that he was effectively forced to step down as the Klan’s national leader. He was succeeded by his chief of staff, James A. Colescott, who ran the organization until 1944 when he was ultimately coerced into disbanding the KuKlux Klan by the Internal Revenue Services who, under pressure from Jewish politicians, had filed a $685,305 lien against the Klan for unpaid taxes, penalties and interest dating back to the 1920’s on initiation fees and dues received from its members. 


During the 1950s and 1960s as Jews sought to further agitate blacks pushing them toward dissent in their efforts to promote multiculturalism and integration, a number of splinter groups around the country sought to revive the Klan as a measure of resistance against the progressive policies that they saw as being damaging to American society. These revivalist Klan groups were quickly infiltrated by Jews with the intend of leading them in directions that would damage their reputation and cause them to be looked upon unfavorably, especially through the biased lens of the Jewish-dominated media. Most notable among these Jewish Klan infiltrators was Daniel Burros, who came to an untimely death that as officially ruled a suicide, once the fact of his Jewish background was discovered.

An African-American apologizes for misattributed perceptions of white racism against blacks perpetrated by Jews 

Dontell JacksonHello and welcome to my website We Thought They Were White. My name is Dontell Jackson, and like many African-Americans, I was brought up in a culture deeply infused with propaganda designed to lay the blame for all of the black race’s ills on the white man. It was not until I began looking into the actual history of blacks, whites, and other races in America, that I came to realize that many if not most of the resentment that African-Americans harbor regarding our long history of abuse and exploitation has been intentionally misdirected by those who are most responsible for it, to shift the blame away from themselves as a people onto the white race who they regard as their enemies. 

The reality is that the white race had little to do with the slave trade that took our ancestors away from Africa and sold them into bondage in the New World. That crime was committed not by White Europeans, but by Jews who were engaged in transatlantic commerce between the Old World and the Americas where they hoped to establish a New Jerusalem from which to rule the world by way of exploiting all races who were not members of their tribe of “chosen people.” In their efforts to accomplish that goal, the white race has been hoodwinked and manipulated as unsuspecting pawns almost as much as the black race has been. 

Blacks have been purposely misled by the Jewish people who, in previous centuries, built their fortunes in the transatlantic slave trade, and who continue to manipulate and exploit us even today. Because most black people make no distinction between Jews and whites, it is easy for the Jews to evade justice and escape the blame for the wrongs that they have inflicted on our people for centuries by convincing blacks that it was the white man who did it. In most cases the vast majority of the white race had nothing to do with slavery or other crimes that have been committed against our people. Whites were and continue to be exploited and manipulated by the Jews, the same as blacks, and their race is even more hated by the Jew, where blacks are simply disregarded by the Jews with indifference, as are other races. We are all simply pawns to the Jews who have no other use for us beyond being a source of profit to them and a weapon that can be used to help destroy whites, who they see as their sworn enemies, by encouraging us to breed with them until there are no longer any whites left.

I would like to invite all of my black brothers and sisters to join me in untangling the lies, deceptions and half-truths that have been foisted upon us as a race, and to explore the true history of what has been done to us as a people by those who were more than happy to encourage us to think these wrongs were committed against us by whites, when in reality those crimes were carried out by Jews.

Please feel free to share the information that I have presented on this site with as many of your friends, relatives, and associates as possible, so that we as a people can gain greater freedom through knowledge of the truth which is the only thing that can set us free from the state of subjugation, manipulation, and exploitation at the hands of those who have and who continue to deceive us. Let us educate ourselves as a people by sharing this knowledge of the truth among all of our race so that we can at last break free of the bondage of the lies and superstition that have enslaved our minds and our spirits.

NOUS PENSIONS QU’ILS ÉTAIENT BLANCS
alors qu’ils SONT JUIFS ?



EXPLOITATION JUIVE DES AFRO-AMÉRICAINS

L’exploitation des Afro-Américains par les Juifs
Très tôt, les Juifs ont découvert que la superstition et la croyance en la magie parmi les classes les moins éduquées des Américains noirs et blancs étaient une source de grand potentiel financier inexploité qu’ils pouvaient exploiter à eux seuls. Pendant des années, les magiciens de scène juifs avaient gagné des fortunes considérables en divertissant le public en Amérique dès les années 1700, lorsque Jacob Philadelphie (né Jacob Meyer), captivait les spectateurs en exécutant des illusions à la légère. Les circuits de vaudeville de la fin du XIXe et du début du XXe siècle ont vu de nombreux artistes juifs jouer des numéros de magie de scène dans toute l’Amérique, tandis que des agents de réservation juifs faisaient souvent carrière en gérant les numéros d’autres artistes comme le magicien de scène afro-américain connu sous le nom de “Black Herman” (né Benjamin Rucker) dont les tournées de spectacles étaient organisées par son agent, un certain M. Young, qui exploitait également une entreprise de fournitures occultes connue sous le nom d’Oracle Products Company, qui vendait divers types d’encens, d’herbes, d’huiles et d’autres produits tels que “Young’s Chinese Wash”, tout en publiant plusieurs livres tels que la biographie de Black Herman écrite par un fantôme et intitulée “Secrets of Magic, Mystery, and Legerdemain”, qui était destinée à être vendue lors des spectacles de Black Herman, ainsi que d’autres titres écrits par M. Young sous le pseudonyme “Lewis De Claremont”, tels que 7 Keys to Power, 7 Steps to Success, The Ancient’s Book of Magic, The Ancient Book of Formulas, et Legends of Incense, Herb, and Oil Magic qui encourageait les lecteurs à acheter les divers encens, herbes, huiles et lessives commercialisés par Young’s Oracle Products Company dans les années 1930.



En 1938, M. Young a connu des temps difficiles et, en paiement d’une dette, il a transféré les droits de publication de tous ses livres à Joseph W. Kay (né Joseph Spitalnick), un musicien de jazz juif américain qui a commencé à publier des livres occultes en tant que fondateur de la Dorene Publishing Company, tout en exploitant une entreprise d’approvisionnement occulte appelée Fulton Religious Supply, et en publiant divers autres livrets cousus à cheval sous les marques Empire Publishing et Raymond Publishing. Pendant près de 30 ans, Joe Kay a continué à imprimer et à vendre les nombreux titres de Lewis De Claremont de Young par l’intermédiaire de Dorene Publishing, une entreprise dont son fils, Ed Kay, a hérité et qui a continué à commercialiser des livres occultes auprès de la communauté afro-américaine des hoo-doo jusqu’à la fin du XXe siècle.

La Lucky Heart Company de Memphis, Tennessee, est l’un des plus anciens fabricants de produits de beauté pour le marché afro-américain. Comme beaucoup d’autres entreprises de ce type, elle a été fondée dans les années qui ont suivi immédiatement la Première Guerre mondiale par des chimistes et des pharmaciens juifs américains, en l’occurrence des membres des familles Joseph Menke et Morris Shapiro. LeRue Marx était le chimiste en chef de la société et, pendant plusieurs années, Marcus Menke, un parent de Joseph Menke qui a ensuite fondé la Clover Horn Company à Baltimore, dans le Maryland, a été employé comme vendeur. La famille Shapiro est toujours propriétaire de la société. Au cours des années 1920 et 1930, Lucky Heart a ajouté une ligne de fournitures pour les travailleurs des racines de hoodoo, notamment des huiles de pansement, de l’encens auto-allumant et des poudres de sachets parfumés.


Selon LeRue Marx, ancien chimiste et directeur d’entrepôt de Lucky Heart, la gamme Lucky Heart d’huiles de pansement, de poudres d’encens auto-allumantes et de sachets parfumés a été fabriquée dans les locaux de Memphis, mais beaucoup des bibelots vendus par Lucky Heart, en particulier les herbes, les racines et les minéraux, ont été reconditionnés à partir d’envois en vrac achetés auprès de la société Famous Products Distribution de Morton Neumann, basée à Chicago. Famous Products était l’entreprise de vente en gros à l’origine de la King Novelty Company de Morton Neumann, orientée vers le hoodoo, et de sa manufacture de cosmétiques, Valmor Beauty Products, qui vendait des parfums, des décolorants et des lisseurs de cheveux pour les Afro-Américains sous les marques Sweet Georgia Brown, Madame Jones et Lucky Brown. Dans les années 1930 et au début des années 1940, les produits Lucky Heart de la famille Shapiro, comme les marques King Novelty et Valmor de Neumann, étaient commercialisés par un système d’agents au sein de la communauté juive américaine de la vente au détail.


LeRue Marx est né en 1913 et a vécu toute sa vie à Memphis. Ses parents, Lee et Julia Marx, étaient juifs, et son père était un cousin des célèbres comédiens de vaudeville et de cinéma des Marx Brothers. Selon LeRue, son père, Lee Marx, était un pharmacien dont la mercerie et la pharmacie servaient principalement des clients afro-américains. En plus des médicaments et des cosmétiques, l’aîné M. Marx stockait également une petite ligne de bibelots, principalement des produits bruts pour des formules de travail de racine telles que Goofer Dust et autres. L’un des produits qui franchissait la fine limite entre les cosmétiques conventionnels, les cosmétiques dits “chanceux” et une curiosité hoodoo chanceuse était le Hoyt’s

L’un des produits qui a franchi la fine limite entre les cosmétiques conventionnels, les cosmétiques dits “chanceux” et une curiosité hoodoo chanceuse était la Cologne de Hoyt. C’était un parfum bon marché qui se vendait dix cents par bouteille. La foi en la Cologne de Hoyt s’est étendue bien au-delà de Memphis. Partout dans le Sud, l’Est et l’Ouest, on apprend que cette humble marque de parfum était largement considérée comme efficace pour “nourrir” les mains mojo, pour apporter de la chance dans les sorts d’amour et, surtout, pour être un frottement de main et un gel douche chanceux efficace pour les joueurs de cartes, les tireurs de merde et ceux qui parient sur la politique.
La Lucky Mon-Gol Company est une entreprise de courte durée qui a vu le jour après la rupture du partenariat entre les familles de Morris Shapiro et Joseph Menke de la Lucky Heart Cosmetics Company, et qui a finalement conduit à la fondation de la Clover Horn Company par Marcus Menke à Baltimore, dans le Maryland.

Les cosmétiques Lucky Brown étaient distribués par Famous Products, propriété de Morton Neumann, un chimiste juif américain de Chicago, dans l’Illinois, dont la société Valmor fabriquait et conditionnait également des bibelots hoodoo et des fournitures spirituelles telles que les pierres tombales de la marque Genuine Mo-Jo Brand sous le nom de King Novelty Company et produisait des cosmétiques sous les noms Sweet Georgia Brown et Madame Jones. Le principal concurrent de Neumann était la Lucky Heart Company, basée à Memphis et appartenant à la famille Shapiro, qui commercialisait un assortiment similaire de cosmétiques afro-américains et de bibelots hoodoo Lucky Heart.
Les deux sociétés vendaient par l’intermédiaire d’un système d’agents qui vivaient dans le Sud, ainsi que par vente directe par correspondance au moyen d’annonces dans le journal Chicago Defender, détenu par des Noirs et distribué à l’échelle nationale. Sous le nom de King Novelty / Famous Products, le chimiste juif américain Morton Neumann était un important fabricant et distributeur de bibelots hoodoo et de produits cosmétiques aux communautés afro-américaines urbaines et rurales par correspondance et par l’intermédiaire d’agents du début des années 1930 jusqu’à la fin des années 1950. Il a maintenu quatre lignes distinctes : de produits – cosmétiques et bibelots.

Neumann est né à Chicago, a passé quelque temps à New York Cirty quand il était jeune et travaillait comme sertisseur de bijoux, et est retourné à Chicago pour fonder sa propre entreprise de cosmétiques et de produits chimiques. Inventeur accompli, il a breveté un merveilleux type d’encens qui, lorsqu’il était brûlé, laissait dans les cendres de faibles traces de nombres porte-bonheur, vendus par King Novelty , sa société de fourniture de hoodoo et de conjures. (L’annonce en haut de la page des pierres tombales est reproduite du catalogue de 1945 de King Novelty Co.) Sous deux autres noms de société, Valmor Products et Madam Jones Co. il fabriquait et vendait des cosmétiques pour le marché afro-américain au détail, par correspondance et par l’intermédiaire d’agents. Il a également créé Famous Products Distribution pour assurer la distribution des lignes Valmor, Madam Jones et King Novelty à d’autres grossistes et aux grands détaillants.
Catalogue de la King Novelty Company tel que publié par Morton Neumann dans les années 1940



D’autres domaines où les Noirs ont souffert de l’exploitation des Juifs sont les industries du spectacle et des médias qui ont été fortement dominées par des acteurs, comédiens, amuseurs, réalisateurs, producteurs et caricaturistes juifs pendant des décennies, depuis le Vaudeville et les tout débuts de l’industrie cinématographique.

L’un des plus célèbres acteurs de ménestrel à visage noir est Al Jolson, né sous le nom d’Asa Yoelson, en Lituanie, de parents juifs en 1886. Jolson a immigré à New York en 1894, et en 1904, il jouait dans les théâtres de Vaudeville en tant que ménestrel maquillé en noir. En 1927, Jolson a été choisi pour jouer dans le premier long métrage de cinéma avec son, The Jazz Singer, basé sur la pièce The Day of Atonement du dramaturge juif Samson Raphaelson, et produit par les studios de cinéma juifs de la Warner Brothers.
Scène de la bande dessinée des frères Warner “Sunday Go to Meetin’ Time” du producteur juif Leon Schlesinger et du réalisateur juif Friz Freleng

Les frères Harry, Albert, Sam et Jack Warner, fils de Benjamin et Pearl Wonsal, des immigrants juifs de Pologne arrivés aux États-Unis à la fin des années 1880, ont grandi en Amérique à une époque de développement technologique et industriel rapide qui offrait des possibilités de nouvelles carrières qui n’existaient pas auparavant. Après avoir travaillé comme projectionniste de films muets à Youngstown, dans l’Ohio, Sam Warner est convaincu du potentiel de ce nouveau média en tant qu’entreprise rentable et, en 1903, lui et son frère Albert Warner achètent un kinétoscope Edison modèle B d’occasion pour 1 000 dollars à un projectionniste “malchanceux” et commencent à organiser des projections du film de Thomas Edison, Le grand vol de train, dans des carnavals itinérants de l’Ohio et de la Pennsylvanie. Ils furent bientôt rejoints par leur frère Harry, qui vendit son magasin de vélos en 1905 et utilisa l’argent pour acheter un bâtiment vacant à New Castle, en Pennsylvanie, qui devint The Cascade, leur premier théâtre.

Au cours de la décennie suivante, les Warner s’impliquent de plus en plus dans l’industrie cinématographique, passant de propriétaires d’une chaîne de cinémas à des cadres dans la distribution de films, puis à des partenaires dans la production de films. En 1918, ils ont ouvert leur premier studio de production cinématographique sur Sunset Boulevard à Hollywood, en Californie, et après avoir produit un certain nombre de films à succès, Warner Brothers Pictures s’est officiellement constituée en société en 1923 avec Albert comme trésorier et Jack et Sam comme responsables de la production. Le studio prospérant, il obtient le soutien de Wall Street et, en 1924, Goldman Sachs lui accorde un prêt important. L’année suivante, Warner Brothers signe un contrat avec la société d’ingénierie du son Western Electric et crée Vitaphone. En 1926, ils commencent à réaliser des films avec de la musique et des effets sonores et, en 1927, ils sortent The Jazz Singer, avec Al Jolson en vedette, qui présente des segments sonores du chant de Jolson, inaugurant ainsi l’ère des “films parlants”.

Grâce au succès de ces premiers films parlants, Warner Brothers a pu acheter un studio plus grand à Burbank, en Californie, et développer son activité en acquérant des chaînes de cinéma et en rachetant des studios concurrents. Tout au long du XXe siècle, Warner Brothers a produit des centaines de films, catapultant des dizaines d’acteurs à la célébrité et bâtissant ainsi un empire de plusieurs milliards de dollars. Warner Brothers a été l’un des premiers studios cinématographiques d’Hollywood à se rendre compte que les films avaient non seulement la capacité de générer de vastes richesses en divertissant le public, mais qu’ils avaient aussi le pouvoir de l’influencer et servaient d’instrument pour promouvoir la propagande politique et le progressisme. Warner Brothers a pu utiliser cette capacité pour façonner l’opinion publique américaine et renforcer le soutien à Franklin D. Roosevelt dans sa campagne pour la présidence ainsi que pour son New Deal, et est devenu un partisan clé de l’intervention américaine en Europe pendant la montée au pouvoir d’Hitler, en produisant un certain nombre de films antinazis vilipendant l’Allemagne avant la Seconde Guerre mondiale. À la même époque, Warner Brothers a produit de nombreux dessins animés racistes représentant des Noirs avec des stéréotypes très offensants.

An African-American apologizes for misattributed perceptions of white racism against blacks perpetrated by Jews 

Dontell JacksonHello and welcome to my website We Thought They Were White. My name is Dontell Jackson, and like many African-Americans, I was brought up in a culture deeply infused with propaganda designed to lay the blame for all of the black race’s ills on the white man. It was not until I began looking into the actual history of blacks, whites, and other races in America, that I came to realize that many if not most of the resentment that African-Americans harbor regarding our long history of abuse and exploitation has been intentionally misdirected by those who are most responsible for it, to shift the blame away from themselves as a people onto the white race who they regard as their enemies. 

The reality is that the white race had little to do with the slave trade that took our ancestors away from Africa and sold them into bondage in the New World. That crime was committed not by White Europeans, but by Jews who were engaged in transatlantic commerce between the Old World and the Americas where they hoped to establish a New Jerusalem from which to rule the world by way of exploiting all races who were not members of their tribe of “chosen people.” In their efforts to accomplish that goal, the white race has been hoodwinked and manipulated as unsuspecting pawns almost as much as the black race has been. 

Blacks have been purposely misled by the Jewish people who, in previous centuries, built their fortunes in the transatlantic slave trade, and who continue to manipulate and exploit us even today. Because most black people make no distinction between Jews and whites, it is easy for the Jews to evade justice and escape the blame for the wrongs that they have inflicted on our people for centuries by convincing blacks that it was the white man who did it. In most cases the vast majority of the white race had nothing to do with slavery or other crimes that have been committed against our people. Whites were and continue to be exploited and manipulated by the Jews, the same as blacks, and their race is even more hated by the Jew, where blacks are simply disregarded by the Jews with indifference, as are other races. We are all simply pawns to the Jews who have no other use for us beyond being a source of profit to them and a weapon that can be used to help destroy whites, who they see as their sworn enemies, by encouraging us to breed with them until there are no longer any whites left.

I would like to invite all of my black brothers and sisters to join me in untangling the lies, deceptions and half-truths that have been foisted upon us as a race, and to explore the true history of what has been done to us as a people by those who were more than happy to encourage us to think these wrongs were committed against us by whites, when in reality those crimes were carried out by Jews.

Please feel free to share the information that I have presented on this site with as many of your friends, relatives, and associates as possible, so that we as a people can gain greater freedom through knowledge of the truth which is the only thing that can set us free from the state of subjugation, manipulation, and exploitation at the hands of those who have and who continue to deceive us. Let us educate ourselves as a people by sharing this knowledge of the truth among all of our race so that we can at last break free of the bondage of the lies and superstition that have enslaved our minds and our spirits.

WHO ARE THE JEWS?

Many people today consider the Jews to be members of the white race, since centuries of exile and intermarriage with Europeans has lightened their complexion to a certain extent, but in reality the Jews are members of the Semitic race that is native to the Arabian sub-continent and they are Afro-Asiatic in origin, like their close cousins the Palestinians, the Lebanese, the Jordanians, the Saudis, the Syrians, and other Arabic tribes. 

A race of merchants and traders, like the ancient Phoenicians who preceded them in their occupation of Canaan and their establishment of trade throughout the Mediterranean, the Jews traveled far and wide in search of wealth and exotic riches. Long before the first white man set foot in sub-Saharan Africa, Jews living in Sena, Yemen, are known to have come to Ethiopia as early as 500 BC in search of gold, intermarrying with African women, and becoming the ancestors of the Lemba tribe, whose descendants continued to practice Judaism and went on to build Great Zimbabwe, a medieval stone fortress whose construction began as early as the 11th century. 

The Ethiopian Bible is one of the few written texts, outside of the Dead Sea Scrolls, which includes the Book of Enoch, an ancient Hebrew text that relates how a group of angels disobeyed the prohibition against intermarrying with mortal women, and how they spawned a race of cannibalistic giants who wrecked havoc on earth devouring both man and beast, which ultimately had to be destroyed in the time of Noah by the flood. The book of Enoch also reveals that the fallen angel who was singled out for punishment for his part in this disaster was named Azazel, who was imprisoned under the earth to remain there until the Day of Judgement when he would finally be destroyed along with death and the grave, a legend which seems to be the origin of the Christian belief in the devil.


Map showing location of Israel and Jerusalem in relation to AfricaJudea, the land from which the Jews take their name, was located in the Levant in what is today the present state of Israel on the Mediterranean coast that lies beyond Jordan, along the western edge of Arabia, bordering on Egypt in northeastern Africa. There the Jews lived for nearly 1000 years until they were eventually expelled and driven into exile by the Romans against whose rule the Jewish people repeatedly rebelled. In consequence of these rebellions, the Roman Empire crushed the Jewish uprisings, destroying their most sacred site, the temple in Jerusalem in 70 AD, and driving the Jews out of Judea, sending them wandering throughout other parts of the Roman Empire.The Roman siege of Jerusalem and the destruction of the temple in 70 ADOnce the Jews had been driven out of Jerusalem, they soon re-established their former trade connections and set themselves up as merchants and traders operating throughout the Roman Empire and abroad, continuing to practice their native religion of Judaism and refusing to assimilate into the societies that they settled in and profited from. They also brought with them the recently formed Jewish cult of Christianity which soon spread outside of the Jewish diaspora and was adopted by many members of the slave class in ancient Roman society who found Christianity’s doctrine of equality and brotherhood as appealing as the Christian admonishment condemning those who sought to increase their worldly riches and power over others. Christianity was brought to Ethiopia by Frumentius, a Lebanese-born Christian who became the first Bishop of Axum, and saw Christianity become the state religion of Ethiopia in the year 330 AD.
Map showing the network of trade routes used by Jewish merchants (in blue), circa 870 AD, as reported in the account of ibn Khordadbeh in the Book of Roads and Kingdoms. Other trade routes of the period shown in purpleWherever the Jews settled they soon garnered the animosity of those who they lived among, owing to their unscrupulous business practices and usury. Writing in the first century, the Roman geographer Strabo said of them: “These Jews have penetrated into every city, and it would be difficult to find a single place in the inhabited world that has not received this race, and where it has not become master.”

The first century Roman historian Tacitus also held a similarly unfavorable opinion of them, saying: “The practices of the Jews are malevolent and despicable, and have entrenched themselves by their very degeneracy. Deviants of the most depraved kind who had no use for the religion of their predecessors, they took to collecting dues and contributions in order to swell the Jewish treasury; and other reasons for their increasing wealth may be found in their unrelenting loyalty and eager nepotism towards fellow Jews. But all the rest of the world they hold in contempt with the hatred reserved for enemies. They will not feed or intermarry with gentiles. Despite being overtly lustful as a race, the Jews shun carnal dealings with women foreign to their tribe. Among their own kind however, nothing is forbidden. They have adopted the practice of circumcision to show that they are different from others. Those seeking to convert to Judaism adopt the same practices, and the very first lesson they are taught is to despise the gods, shed all feelings of patriotism, and consider parents, children and brothers as readily expendable. However, the Jews make certain that their population increases.”Jewish money lendersAccording to the 9th century Persian geographer, Ibn Khordadbeh in his The Book of Roads and Kingdoms, Jewish merchants embarking from the ports of southern France, would carry cargoes of slaves, brocades, and furs to the markets of Constantinople, Alexandria, and Damascus. The more venturesome would then proceed by caravan across the Fertile Crescent and sail from the Persian Gulf as far as India and China, to return with “musk, aloe, wood, camphor, cinnamon, and other products of the eastern countries” for distribution in the lands to the West. 

Long before Christianity was introduced to Europe by the religion’s Jewish founders, Jews from Israel had already established themselves in parts of what was the ancient Roman Empire, as merchants, money-lenders, traders, actors, and entertainers; often traveling from village to village plying their trade and accumulating wealth. With the adoption of Christianity as the official state religion of the Roman Empire in the 4th century AD, the Jews who had migrated to Europe emerged as the principle source of financing, as the Christian Church strictly forbid Christians from charging interest on loans; but the Jews were exempt from this prohibition and were allowed to freely engage in usury, accumulating vast fortunes through the interest they charged on the money they lent.

In many cases even the crowned heads of European royalty found themselves deeply indebted to the Jews due to their borrowing money to finance their frequent wars and the lavish courtly lifestyle. This led to the Jews sometimes acquiring high ranking positions of political power and influence in the courts of European government, but it also led to the Jews being repeatedly banished from nearly every country in Europe by rulers who found themselves too deeply in debt to their Jewish financiers.

Following the expulsion of the Jews from Spain in 1492, and from Portugal in 1497, many Sephardic Jews living in those countries sought to avoid expulsion under the pretext of ostensibly converting to Catholicism and becoming known as “conversos” or “marranos”, while others emigrated to the Dutch Republic. There they called themselves gente del linaje (“People of the (Jewish) lineage”), or homens da nação, (“Men of the (Jewish-Portuguese) Nation”). The Netherlands gained independence from Spain in 1648 as a result of the Eighty Years War, during which time a considerable number of Marrano merchants settled in London and formed there a secret congregation, at the head of which was Antonio Fernandez Carvajal. They conducted a large business with the Levant, East and West Indies, Canary Islands, and Brazil, and above all with the Netherlands, Spain, and Portugal. The Dutch West India Company, a corporation invested in by a number of wealthy Jewish shareholders, sent 200 Jews to colonize Brazil in 1642. By the mid-1640s, approximately fifteen hundred Jewish inhabitants resided in the areas of northeastern Brazil controlled by the Dutch, where they established two congregations and employed the first rabbi in the Americas.

By the late Middle Ages Jews in Europe had set up trade guilds, which functioned as cartels to control and regulate the practice different trades in a particular city. These guilds were similar to unions in that they existed to direct business to those who belonged to them, while directing business away from those who were not members. This allowed the Jews to organize themselves and work together to undermine their competition – gentile business owners. When moving to a new city, Jews would seek out the guild representing their particular profession (whether it was silver or gold smithing, wine and spirits, the garment industry, stationers and printers, or whatever trade that they made their living at), and the other Jews in the guild would decide whether or not they would allow them to join the guild. If they determined that the person seeking to join the guild was a Jew, then they were welcomed as members by their fellow Jews. If they were gentiles however, they were usually blackballed and kept out of the guild unless the Jews had a reason for wanting them to join their guild – i.e. if they had connections that would be useful to the Jews.

By the early 1600s, there had been several attempts to establish a permanent British colony in North America for the purpose of securing material riches from the New World. The first of these, the Roanoke colony, chartered by Sir Walter Raleigh in what is now North Carolina in 1584, failed, as had the Popham colony which was established in New England in what is now Maine in 1607 by the Plymouth Company, while the Jamestown Colony, also established in 1607 by the London Company in Virginia survived. Because of the failure of the Popham colony in New England, which had been abandoned by 1608, the shares of the Plymouth Company held by its stockholders had plummeted in value. This situation did not go unnoticed by a certain group of financial opportunists who called themselves the Company of Merchant Adventurers, which by that time had become heavily infiltrated by Jewish speculators operating a trade cartel which covered much of Europe and extended overseas.

It was to the Company of Merchant Adventurers that the group of religious dissenters known as the Pilgrims went looking for financial backing, indenturing themselves to them as colonial laborers in return for the Merchant Adventurers covering the cost of their chartered passage to the New World, where the Pilgrims hoped to settle on a tract of land that they had obtained a charter for in Virginia from the London Company. Having at their disposal a group of earnest and willing laborers who had indentured themselves as colonists, the Company of Merchant Adventurers saw the opportunity to buy up stock in the failed Plymouth Company of New England at a bargain, and then develop a colony in New England by using the Pilgrims as the colony’s laborers, which meant that the Pilgrims ended up being settled not in their intended destination on the warm and fertile shores of Virginia, but hundreds of miles to the north on the cold and stony shores of Massachusetts. Thus New England was established by means of the unscrupulous conniving and deception of ruthless, manipulative, Jewish financial speculators. 

In 1621 a Jew by the name of Elias Legarde arrived in Jamestown, Virginia, aboard the ship Abigail, having been brought over from France by Anthonie Bonall to assist in the wine-making industry begun by some of the early colonists of Virginia. In 1649 a Sephardic Jew named Solomon Franco arrived in Massachusetts from the Netherlands as an agent for Immanuel Perada, a Jewish merchant based in Holland. Franco had been sent to Boston to deliver supplies ordered by Edward Gibbons, a major general in the Massachusetts militia. When Franco attempted to collect payment from Gibbons for delivering the ordered goods, Gibbons refused saying that he had already paid Franco’s employer, Immanuel Perada, for both the merchandise and the cost of shipping. The Massachusetts General Court ruled on May 6, 1649 that Franco was to be expelled from the colony, granting him “six shillings per week out of the Treasury for ten weeks, for sustenance, till he can get his passage to Holland.” 

Apart from their involvement in the Company of Merchant Adventurers, Jews owned controlling stock in the Dutch West India Company, which sent 200 Jews to colonize Brazil in 1642. By 1646, approximately fifteen hundred Jewish inhabitants resided in the areas of northeastern Brazil controlled by the Dutch, where they established two congregations and employed the first rabbi in the Americas. Among the members of the governing body of the Dutch West India Company were a number of wealthy Sephardic Jewish merchants who had become shareholders in the venture, having contributed more than thirty-six thousand guilders to the colony’s initial capital . By 1658 these included: Abram Isaac Perera, Andres Cristoffel Nunes, Abrara Isaac Bueno, Bento Osorio, Joseph d’Acosta, Louys Rodrigues de Sousa, and Ferdinando Dias de Britto. By April 1658 they were joined by their fellow Jews: Francisco Vaz de Crasto, Francisco lopo Henriques, Balth’r Alvares Naugera, Josepho de los Bios, Ruij Gommes Frontiera, Aron Chamis Vaz, Dionis Jennis, Diego Vaz de Sousa. The foregoing names are indicated as Jewish by a different style of writing than the other names in the lists, the 1656 list having the word “Jooden” or “Joode” opposite the names of Perera, Nunnes, Bueno and Osorio, and a later list in 1671 mentioning some of the other names as those of Jews. For March 1671 the following names occur under the heading of “Hebreen,” or “Hebrews”: Abraham Isaac Perera, Simon Louis Rodrigues de Souza, Aaron Chamiz Vaz, Jacob de Pinto, Jeronimo Nunes da Costa, Jacomo Fernando Ozorio, and Abraham Cohen.

When their colony in Recife, Brazil, fell to the Portuguese, the Jews fled from the Portuguese Inquisition in Brazil and headed for the Dutch West India Company’s colony of New Amsterdam in what is now New York, in 1655. The Dutch governor of New Amsterdam wrote to the board of Directors asking for permission to expel the Jews from the New Amsterdam colony because of their unscrupulous trade practices which were hurting gentile-owned businesses in the colony, and the directors of the Dutch West India Company told Stuyvesant that there was nothing they could do, that the Jews were to be allowed to stay there because the Dutch West India Company was controlled by Jewish stock-holders.

Having been prevented by ordinances issued by Governor Stuyvesant from engaging in the domestic economy, the Jews quickly discovered that the territory inhabited by the Indians would be a fertile field. There were no laws preventing the Jews from trading with the Indians. In 1656 a Sephardic Jew named Jacob Lumbrozo arrived in Maryland and established himself as a plantation-owner, merchant, Indian-trader, and a medical doctor. By 1661 Asser Levy, a Dutch Jew who arrived in New Amsterdam in 1654, established a trading post in Albany, New York, where he engaged in commerce with the Indians and other colonists .

the 1650s, Menasseh Ben Israel, a rabbi and leader of the Jewish community residing in the Netherlands, approached Oliver Cromwell with the proposition that in exchange for covering Cromwell’s debts incurred over the English Civil War, that the Jews should at be readmitted to England. Cromwell agreed, and although he could not compel a council called for the purpose in December 1655 to consent formally to readmission, he made it clear that the ban on Jews would no longer be enforced. In the years 1655-56 the controversy over the readmission of Jews was fought out in a pamphlet war. The issue divided religious radicals and more conservative elements within society. The Puritan William Prynne was vehemently opposed to permitting Jews to return, while the Quaker Margaret Fell was no less passionately in favor of their readmission. In 1657 the Edict of Expulsion was repealed and Jews were readmitted to England. By 1690 about 400 Jews had settled in England. As early as 1658 some of the Jews who had gone to England began migrating to the North American colonies, settling in Newport, Rhode Island; Boston, New York and Philadelphia, as well as Richmond, Virginia and Charleston, South Carolina.

In 1658, fifteen Jewish families arrived in Rhode Island from Holland, bringing with them the first three degrees of Freemasonry. A congregation was organized in Newport that same year under the name “Jeshuat Israel.” In 1684 the General Assembly of Rhode Island, in reply to a petition of the Jews, affirmed the right of the latter to settle in the colony, declaring that “they may expect as good protection here as any stranger being not of our nation residing among us in his Majesty’s Colony ought to have, being obedient to his Majesty’s laws.” 

Freemasonry, a type of secret society founded on the esoteric principles of Kabbalistic Judaism, evolved out of the system of trade-guilds that had existed in Europe for centuries. While there were actual guilds for real stone-cutters and masons, Freemasonry had little to do with actual stone-cutting or mason-work. Instead, the Jews who organized the fraternity known as Freemasonry adopted the symbolism of stone-masons as a subtle hint at their true purpose – rebuilding the Temple in Jerusalem, in other words Zionism. The Jews who organized the Masonic Order were adherents of esoteric doctrine known as of tikkun olam (“rebuilding the world”) who sought to take control over society and recapture Israel where they hope to eventually rebuild their Temple as King Solomon had originally built it, and rule the world as “God’s chosen people” – an aristocracy of Jews ruling over gentile peasant serfs.


A Jewish Masonic officer (in blue) prepares to instruct the blindfolded initiate being led into the lodge into the mysteries of Freemasonry in an initiation ceremony of the early 19th century.


A wealthy Jewish plantation owner of the 19th centuryIn order to further advance their agenda, the Jews would initiate certain wealthy, powerful and influential gentiles who they saw as useful to them, bringing them into their fold and indoctrinating them with their globalist New World Order ideology, whose “Great Work” is the Jewish mandate of tikkun olam – rebuilding the world (according to the Jews’ own design). This is what George Washington and many of the other founding fathers of the United States were initiated and indoctrinated into, as well as many of America’s presidents since then. 

By the time of the American Revolution, over 30 Jewish families could be found in Newport, Rhode Island, alone, among the families such as Lopez, Levy, Rivera, Seixas, de Toro (Touro), Gomez and Hays. In the New World, Jews continued to engage in traditional occupations as merchants and money lenders, manufacturers and sellers of alcoholic beverages, as well as importing and selling African slaves to the colonial plantations, allowing them to amass vast fortunes and become prominent members of society who wielded considerable influence over politicians and legislators. 

Among the early American Jewish merchants to establish an ongoing trade with the Indians was Hayman Levy of New York. Prior to the Revolutionary War, Levy began trading glass beads, textiles, earrings, armbands and other goods imported from Holland, which were exchanged with the Indians for fur pelts which Levy obtained as an agent for Phyn, Ellice & Co. of Schenectady, Montreal and London. Hayman Levy was soon joined by a couple of Jewish associates, Nicholas Lowe and Joseph Simon, and together they set up a distillery in Newport, Rhode Island, producing rum and whiskey which they sold to other colonists and traded with the Indians. Within a short time there were 22 distilleries in Newport, all of them owned by Jews.

Joseph Simon, a Jewish colonist, was one of the most prominent Indian traders and merchants and one of the largest landholders in America during the last quarter of the 18th century. His enterprises extended not only over Pennsylvania, but to Ohio, Illinois and to the Mississippi river. Another colonial era Jew by the name of Levy Andrew Levy, a resident of Lancaster, Pennsylvania, “with two female slaves and one house,”was Joseph Simon’s business partner, and Simon’s sons-in-law, Levi Phillips, along with Solomon M. Cohen, Michael Gratz, and Solomon Etting, were also associated with him at various periods. In partnership with William Henry, Simon supplied the Continental army with rifles, ammunition, drums, blankets, and provisions. The name Levy Andrew Levy appears on the receipt for a number of infected used blankets and handkerchiefs from the smallpox hospital that were given to the Indians by the British in 1763, leading to a deadly outbreak of smallpox that devastated members of the Indian tribe.

A list of twenty-two residents of Lancaster to whom various Indian tribes in Illinois conveyed a tract of land comprising the southern half of the present state of Illinois, includes the following names of Jews: Moses, Jacob, and David Franks, Barnard and Michael Gratz, Moses Franks, Jr., Joseph Simon, and Levy Andrew Levy.

In 1733 a group of 40 Jews arrived aboard the second boat carrying passengers to the English colony of Georgia where they intended to establish a silk manufacturing industry. Among them was a Dr. Nunis who became the colony’s first practicing physician. The following year, a Jew by the name of Philip (Uri) Minis became the first colonist born in Georgia on July 11, 1734. Three years later in 1737, Abraham de Lyon, a Portuguese Jew, arrived in the colony of Georgia with the intention of establishing a wine-making industry.

The majority of the Jews who arrived in Georgia in 1733 were Sephardim, most of them having fled from Portugal to England before departing for the New World. In 1741, during the War of Jenkins’ Ear, the Sephardim, fearing Spanish invasion, fled to Charleston, South Carolina, and New York, leaving only the Sheftall and the Minis families, both Ashkenazim, in Georgia.

The charter of the Carolina Colony, drawn up by John Locke in 1669, granted liberty of conscience to all settlers, expressly mentioning “Jews, heathens, and dissenters.” Simon Valentine along with four other Jews applied for citizenship in the English Colony of South Carolina in 1697. He later became the first Jewish landowner in the colony, entitling him to the right to vote. Other Jews soon followed and by 1703 a protest arose among the other colonists against the “Jew strangers” being allowed to vote in the election for members of the Assembly.

In 1748 some prominent London Jews set on foot a scheme for the acquisition of a tract of 200,000 acres of land in South Carolina. Nothing came of this, however, though on November 27, 1755, Joseph Salvador purchased 100,000 acres of land near Fort Ninety-six for £2,000. Twenty years later Salvador sold 60,000 acres of land for £3,000 to thirteen London Sephardic Jews. This land was known as the “Jews’ Lands.” Another of the Salvadors (Francis Salvador, the nephew of Joseph) purchased extensive tracts of land in the same vicinity in 1773 and became the first Jew elected to public office in North America. He was also the first Jew killed during the Revolutionary War.

By 1800 there were about 2,000 Jews in South Carolina (overwhelmingly Sephardic and settled in Charleston), which was more than in any other U.S. state at that time, and more than any other town, city, or place in North America. Charleston remained the unofficial capital of North American Jewry until about 1830, when the increasing number of Ashkenazi German Jews emigrating to America largely settled in New Orleans, Richmond, Savannah, Baltimore, and the north-east (particularly in Philadelphia and New York City), eventually surpassing the mostly Sephardic Jewish community in Charleston. 


Samson LevyThe American Revolution was fought by White gentile colonists because Jewish merchants in North America resented the fact that the British Crown imposed taxes on them. The Jewish merchants fomented the Revolutionary War as a means of cutting ties with Britain, so they would no longer be forced to pay taxes to the British Crown. The British colonists in North America were duped by Jews into fighting a war against their own homeland in order to secure Jewish financial independence in the New World.

Samson Levy, a Jewish merchant living in Philadelphia, led a boycott in November, 1765, against the importation of goods from England to the colonies by signing a resolution along with six other Philadelphia Jewish merchants in protest against the tax known as the Stamp Act.


Haym SalomonHaym Salomon, a Jewish immigrant born Poland in 1740 to a family of Portuguese Sephardic Jews, settled in New York City in 1775, establishing himself as financial broker for slave-traders and overseas merchants. A slave-owner himself, Salomon was married to Rachael Franks, the daughter of Moses Franks, one of the largest slave dealers in the city at the time. A Freemason and sympathizer to the Revolutionary cause, Haym Salomon bankrolled the American army $20,000 to continue fighting the revolution, allowing them to ultimately defeat the British in the decisive battle of Yorktown. On December 23, 1783, Salomon was among a number of prominent Jews involved in the successful effort to have the Pennsylvania Council of Censors remove the religious test oath requiring each member of the Assembly to affirm his belief in the divine inspiration of the New Testament, saying: “I am a Jew; it is my own nation; I do not despair that we shall obtain every other privilege that we aspire to enjoy along with our fellow-citizens.” The law was subsequently changed, and all civil restrictions against the Jews were removed.


Gershom Mendes SeixasGershom Mendes Seixas, born in 1746, the son of Isaac and Rachael (Mendes) Seixas, became the first American-born Jewish clergyman in the United States, appointed to Congregation Shearith Israel in New York as its hazzan in 1768. During the British occupation of New York, Seixas served as hazzan for Congregation Mikve Israel in Philadelphia. In 1787, when George Washington was inaugurated as the first president of the United States, Seixas was one of the 14 clergy who participated in the inauguration ceremonies. Gershom’s brother, Moses Mendes Seixas, served as president (parnas) of Newport Rhode Island’s Touro Synagogue, was a founding member of the nation’s oldest Jewish Masonic Lodge (King David in Newport) and Grand Master of the Masonic Order of Rhode Island. In 1790, Seixas, wrote to George Washington, expressing his support for Washington’s administration and good wishes for him. In 1795 Moses Seixas organized the Newport Bank of Rhode Island and served as its first cashier until his death in 1809. Another brother, Benjamin Mendes Seixas, was one of the founders of the New York Stock Exchange.


Moses Michael HaysMoses Michael Hays was a prosperous slave-trader, banker, and merchant of colonial New England. Born in New York City in 1739, he was the son of Judah Hays and Rebecca Michaels, Jewish immigrants from the Netherlands. Hays introduced the Order of the Scottish Rite Masonic Order to America. He was the Grand Master of Massachusetts Masonic Lodge with Paul Revere and friend of Patriot Thomas Paine and he helped organized the King David Lodge in 1769. Hays moved from Newport to Boston in 1776 where he opened a shipping office. In June, 1776 (one month before the Declaration of Independence) Hays delivered a now famous letter to Rhode Island General Assembly protesting the requirement that Jews sign loyalty test before the fledgling government. He is credited as being one of the founders of the Massachusetts Fire and Marine Insurance Company which served to underwrite shipbuilding, trade and insurance to newly opened Far Eastern markets. In 1784 as the first depositor, Hays became a founder of the Massachusetts Bank which became part of the still operating Bank of America.


JEWS AND THE SLAVE TRADE 

According to an interview given by Orthodox Rabbi Lody van de Kamp to the Jewish Telegraphic Agency newspaper on December 26, 2013:“Money was earned by Jewish communities in South America, partly through slavery, and went to Holland, where Jewish bankers handled it….In one area of what used to be Dutch Guyana, 40 Jewish-owned plantations were home to a total population of at least 5,000 slaves,” he says. “Known as the Jodensavanne, or Jewish Savannah, the area had a Jewish community of several hundred before its destruction in a slave uprising in 1832. Nearly all of them immigrated to Holland, bringing their accumulated wealth with them.”


They came with ships carrying African blacks to be sold as slaves. The traffic in slaves was a royal monopoly, and the Jews were often appointed as agents for the Crown in their sale. They were the largest ship chandlers in the entire Caribbean region, where the shipping business was mainly a Jewish enterprise. The ships were not only owned by Jews, but were manned by Jewish crews and sailed under the command of Jewish captains

Advertisements by Jewish slave traders from newspapers of the 1800sThe West India Company, which monopolized imports of slaves from Africa, sold slaves at public auctions against cash payment. It happened that cash was mostly in the hands of Jews. The buyers who appeared at the auctions were almost always Jews, and because of this lack of competitors they could buy slaves at low prices. On the other hand, there also was no competition in the selling of the slaves to the plantation owners and other buyers, and most of them purchased on credit payable at the next harvest in sugar. Profits up to 300 percent of the purchase value were often realized with high interest rates.

On the Caribbean island of Curacao, Dutch Jews may have accounted for the resale of at least 15,000 slaves landed by Dutch transatlantic traders, according to Seymour Drescher, a Jewish historian at the University of Pittsburgh. Jews were so influential in those colonies that slave auctions scheduled to take place on Jewish holidays often were postponed, according to Marc Lee Raphael, a professor of Judaic studies at the College of William & Mary.

It was not until 1655 that slavery for life became a legally sanctioned institution in the North American colonies however. In that year, Anthony Johnson, a free black Angolian who had been brought to Virginia as an indentured servant and who had worked off his term of indenture years earlier, went to court over the ownership of a black servant named John Casor, who Johnson claimed ownership of saying that Casor had been sold to him as his slave for life. Corroborating testimony in the case was provided by a Jewish merchant named Capt. Samuel Goldsmith, with the court deciding in Johnson’s favor, legally recognizing John Casor as his slave for life, setting the precedent for lifetime slave ownership in the colonies of North America; a peculiar institution that Jewish sea-faring merchants and traders soon found extremely profitable. 

By the time of the American Revolution, over 30 Jewish families could be found in Newport, Rhode Island, alone, bearing family names such as Lopez, Levy, Rivera, Seixas, deToro (Touro), Gomez and Hays. In the New World, the Jews continued to engage in their long established careers as merchants and money lenders, manufacturers and sellers of alcoholic beverages, and were leaders in the forefront of the slave trade, amassing vast fortunes by importing and selling African slaves to the colonial plantations.

Some of the Jews of Newport and Charleston who were engaged in the distillery or slavery trade, or both, were: Isaac Gomez, Hayman Levy, Jacob Malhado, Naphtaly Myers, David Hart, Joseph Jacobs, Moses Ben Franks, Moses Gomez, Isaac Dias, Benjamin Levy, David Jeshuvum, Jacob Pinto, Jacob Turk, Daniel Gomez, James Lucana, Jan de Sweevts, Felix (cha-cha) de Souza (known as the ‘Prince of Slavers’ and second only to Aaron Lopez), Simeon Potter, Isaac Elizer, Jacob Rod, Jacob Rodriguez Rivera, Haym Isaac Carregal, Abraham Touro, Moses Hays, Moses Lopez, Judah Touro, Abraham Mendes and Abraham All. 

The following is a partial list of the slave ships owned by Jews:

‘Abigail’ owned by Aaron Lopez, Moses Levy and Jacob Franks.
‘Crown’ owned by Isaac Levy and Nathan Simpson.
‘Nassau’ owned by Moses Levy.
‘Four Sisters’ owned by Moses Levy.
‘Anne & Eliza’ owned by Justus Bosch and John Abrams.
‘Prudent Betty’ owned by Henry Cruger and Jacob Phoenix.
‘Hester’ owned by Mordecai and David Gomez.
‘Elizabeth’ owned by David and Mordecai Gomez.
‘Antigua’ owned by Nathan Marston and Abram Lyell.
‘Betsy’ owned by Wm. DeWoolf.
‘Pouy’ owned by James DeWoolf.
‘White Horse’ owned by Jan de Sweevts.
‘Expedition’ owned by John and Jacob Rosevelt.
‘Charlotte’ owned by Moses and Sam Levy and Jacob Franks.
‘Caracoa’ owned by Moses and Sam Levy.

Slave-runners, also owned by Jews, were the ‘La Fortuna’, the ‘Hannah’, the ‘Sally’, and the ‘Venue’.

Jacob FranksIn 1710 a Jewish immigrant named Jacob Franks arrived in New York from London and lived as a boarder in the household of Moses and Rachael Levy, later marrying their 16 year old daughter, Abigail in 1712. Acknowledged as a linguist and Judaic scholar, Jacob was the son of Adam Franks of Germany, a friend of King George of Hanover, who loaned that monarch the most valuable jewels in his coronation crown. Jacob Franks was the British king’s sole agent for the Northern Colonies at New York and his son David was the king’s agent for Pennsylvania. An eminent and wealthy merchant, he engaged in the slave trade, privateering, general commerce, and shipping. He was also very involved in the Jewish community and the construction of the Shearith Israel synagogue as well as president of the congregation in 1730. The Franks family was one of the leading families in Colonial New York, not only within the small Jewish community but also within the larger elite secular social circle comprised of prominent Protestant families.


Moses LevyMoses Levy, brother-in-law to Jacob Franks, was born in New York in the early 18th century. A prominent slave-trader and merchant, Moses Levy of New York and Newport, was one of several Ashkenazi Jewish families in Newport at that time. Levy lived in one of Newport’s large colonial mansions at 29 Touro Street, which he willed to Moses Seixas in 1792. Levy was also one of the original benefactors of Touro Synagogue. 

Samson Levy, a Jewish merchant living in Philadelphia, led a boycott in November, 1765, against the importation of goods from England to the colonies by signing a resolution along with six other Philadelphia Jewish merchants in protest against the tax known as the Stamp Act.


Aaron LopezAaron Lopez, was born in 1731 in Lisbon, Portugal, as “Duarte Lopez” to a Jewish family who had ostensibly converted to Catholicism in order to avoid deportation but secretly continued to practicing Judaism. Lopez followed his older brother, Moses, to North America in 1752, where he immediately dropped the Christian name Duarte, took the Hebrew name Aaron, submitted to ritual circumcision, and began openly living as a Jew. Settling in Newport, Rhode Island, where his brother had located a decade earlier. Like his uncle and future father-in-law, Aaron established himself as a whale-oil merchant and a manufacturer of spermaceti candles. In 1761, Aaron, Jacob Rodriguez Rivera, and seven other merchants formed a cartel to control the price and distribution of whale oil. That same year he and Jacob Rodriguez Rivera, purchased a brigantine sailing ship named Grayhound which sailed to Africa in 1763, bringing back a cargo of 134 Africans who were sold as slaves to fellow Jew, Isaac de Costa, in South Carolina. Four captains made thirteen of the voyages to Africa, bringing back some 1,275 black slaves. Between 1761 and 1774, Aaron Lopez underwrote 21 slave ships and by the beginning of the Revolutionary War, he owned or controlled 30 vessels. Lopez soon amassed a vast fortune through shipping, the slave trade, candle making, distilling rum, producing chocolate, textiles, clothing, shoes, hats, bottles and barrels. By the early 1770s, Lopez had become the wealthiest person in Newport and his tax assessment was twice that of any other resident.


Jacob RiveraJacob Rodriguez Rivera (uncle and father-in-law of Aaron Lopez) hailed from a Marrano family from Seville, Spain. He arrived in Newport via Curacao in 1748 where he became a prosperous merchant and slave-trader. Next to Aaron Lopez, Rivera occupied the highest position in the commercial, religious and social life of Newport’s Jewish community. His daughter Sarah, married Aaron Lopez and his son Jacob owned a grand mansion on the Parade that is today located at 8 Washington Square. 

In 1747 Isaac de Costa, a Sephardic Jew born in London, arrived in Charleston, South Carolina, where he established himself as a merchant, shipping-agent, and slave-trader, who built a considerable fortune bringing hundreds of black slaves overseas from Africa. Isaac da Costa had been initiated into Freemasonry and appointed a Masonic Deputy Inspector General by fellow Jew Moses Michael Hayes and went on to establish the Sublime Grand Masonic Lodge of Perfection in Charleston prior to his death in 1783.


In 1756 Moses Lindo, a Sephardic Jew born in London in 1712, arrived in Charleston, South Carolina, where he established himself as a slave-owning planter and merchant in the cochineal and indigo trade with London. Lindo imported 49 slaves from Barbados to his South Carolina plantation in the 1750s. At one point in his career he ran an advertisement in the South Carolina Gazette stating that: “If any person is willing to part with a plantation of 500 acres with 60 or 70 Negroes, I am ready to purchase it for ready money.” In 1762 he was appointed “Surveyor and Inspector-General of Indigo, Drugs, and Dyes.”

Also arriving in Charleston, South Carolina, in 1756, was Moses Lindo’s twenty year old indentured servant, Jonas Phillips, who had been born Jonah Feibush in Frankfurt, Germany. After serving his term of indenture, Phillips moved first to Albany, New York in 1759, and then to New York City, where he became a merchant and dealer in slaves. By 1760 Phillips had joined the New York Lodge of Freemasons, and served as shohet (ritual slaughterer) and bodek (examiner of meat) for Shearith Israel. Settling in Philadelphia just before the American Revolution, Phillips was a staunch advocate of the Non-Importation Agreement, and by the beginning of the Revolutionary War he supported the cause of American Independence and in 1778 he enlisted in the Philadelphia militia. By the year 1782 was the second wealthiest Jew in the city. He and his wife Rebecca Mendes Machado maintained their South Carolina ties through several of their 21 children.


Benjamin Mordecai of Charleston was one of the largest slave traders in South Carolina. Of his participation in the Civil War the Boston Transcript reported that Mordecai “has presented to his belligerent state and city $10,000, to aid the purpose of secession, with the offer besides of a large number of negroes to work in the cause…” In 1857, he advertised in the Charleston Courier, “Prime Field Negros and House Servants” for sale. They included: Coachmen and House Servants Cooks, Seamstresses, Washers and Ironers – Tom, 25 years of age John, 21 Lilburn, 24 Isaac, 22 Elvy, 18 Amelia, 22 Lydia, 40 Louisa, 40 Patsy, 19; Nurse Field Hands and Laborers Caroline,17 Betsy, 17 Catherine, 16 Octavia, 16 Mary, 28 Sarah, 30; w/ child Sarah, 18 Saunders, 22 Sampson, 30 Moses, 33; woodworker Henry, 20 Lawrence, 45 Dave, 25; laborer Henry, 22; tailor Lucy, 19 Margaret, 16 Milly, 17 Salina, 16 Nancy, 20; with 2 children Susan, 30 Caroline, 18 Benjamin, 25 Sam, 16; ploughboy Lindsay, 27 Isaac, 18 Byron, 22 Nat, 30. As a merchant and sailor, Mordecai regularly shipped slaves to New Orleans between 1846 and 1860 and bought at least 102 slaves at Charleston district judicial sales of the 1850s.In 1757 Isaac Monsanto, a Sephardic Jew born in the Netherlands arrives in New Orleans by way of Curacao establishing himself as a merchant and engaging in the business of shipping slaves and cargo from the Caribbean to the Gulf of Mexico. In 1767 Monsanto purchased a plantation known as Trianon outside of New Orleans. By the time the second Spanish governor took control in 1769, expelling the Jews from Louisiana, Isaac Monsanto had become one of New Orleans’ wealthiest merchants. Under Spanish rule, Monsanto was stripped of his holdings and forced to leave the territory, relocating to the town of Mancha near Lake Pontchartrain in British territory, where he was joined by his brothers, Manuel, Jacob and Benjamin; while their sisters relocated to Pensacola, then part of British West Florida. Following Isaac’s death in 1778, Manuel, Jacob and Benjamin Monsanto continued to manage their mercantile firm, dealing not only in dry goods but in real estate, commodities, debt collection and slaves. Records show that Benjamin Monsanto traded thirteen slaves for some three thousand pounds of indigo in 1785. By 1790, Manuel and Jacob had set up shop on Toulouse Street in New Orleans, while Benjamin and his wife Clara moved to a 500 acre plantation worked by eleven slaves on St Catherine’s Creek near Natchez, Mississippi, where he continued operating part of the family business until his death in 1794. The Monsanto chemical corporation was founded by John Francis Queeny, who married Olga Mendez Monsanto, daughter of Emmanuel Mendes de Monsanto, a descendant of this family.
David Levy YuleeDavid Levy Yulee was born David Levy on June 12, 1810, on the island of St. Thomas. His father, a Sephardic Jew named Moses Elias Levy was a cousin and business partner of Phillip Benjamin, the father of future Confederate Secretary of State Judah P. Benjamin, and had made a fortune in lumber while living in the Caribbean. After the family immigrated to the United States, David’s father purchased 50,000 acres of land near present-day Jacksonville, Florida, where he hoped to establish a “New Jerusalem” for Jewish settlers.In 1845, after Florida was admitted as a state, he became the first Jew elected to the United States Senate. Levy officially changed his name to David Levy Yulee (adding his father’s Sephardic surname) in 1846.Using the labors of 69 slaves, Yulee built the a sugar mill which began operating in 1851 to process the sugar cane grown on his 5,100 acre plantation along the Homosassa River. By the time of the Civil War, the Yulee Sugar Mill was employing the labors of more than 100 slaves when in full operation. In 1853 Yulee chartered the Florida railroad for which he began issuing public stock, as the Florida Railroad in 1853. His company began construction in 1855.With state grants obtained through his Florida Internal Improvement Act of 1855, Yulee began securing federal and state land grants to build a network of railroads through the Florida wilderness  On March 1, 1861, the first train arrived from the east in Cedar Key, just weeks before the beginning of the Civil War. Elected to the Senate again in 1855, Yulee served until January 21, 1861, when he withdrew from the Senate after Florida seceded. He joined the Congress of the Confederacy. His development of the railroads was his most important achievement and contribution to the state of Florida, bringing increased economic development to the state.


Judah P. BenjaminJudah P. Benjamin, a Sephardic Jewish immigrant born in 1811 on Saint Croix in the Virgin Islands, he was brought to the United States by his parents in 1813 at the age of two. In 1833 he married Natalie Bauche de St. Martin, the 16-year-old daughter of a prominent and wealthy New Orleans French Creole family. He purchased a sugar cane plantation in Belle Chasse, Louisiana, along with 150 slaves. In 1852, he was elected by the state legislature to the US Senate from Louisiana, becoming the second Jewish senator in U.S. history, after the election of his cousin, David Levy Yulee, in 1845. After Louisiana seceded from the Union in 1861, Benjamin resigned from his seat as a U.S. senator and was appointed as the Attorney General of the Confederate States 11 days later by Jefferson Davis. In September 1861, Benjamin became the acting Confederate Secretary of War and was later appointed as the Confederate Secretary of State in March 1862. In the aftermath following the end of the Civil War, Benjamin and Davis were suspected of plotting the assassination of Abraham Lincoln carried out by John Wilkes Booth. Fearing that he would be brought to justice, Benjamin fled to the United Kingdom where, with the aid of the Jewish Lord Rothschild, he obtained a position as a barrister and in 1872 was appointed Queen’s Counsel, during the time when Britain’s first Jewish Prime Minister, Benjamin Disraeli, was in office.


John Wilkes BoothJohn Wilkes Booth (May 10, 1838 – April 26, 1865) a famous American stage actor was a member of the prominent 19th century Booth theatrical family from Maryland. According to the autobiography of his sister Asia Booth, their father, Junius Brutus Booth, was “born in 1796 to a highly educated clan of Jewish lawyers and silversmiths.” The Booth family were originally Sephardic Jewish wine merchants from Portugal who ran a business exporting wine through the ports of northern England as far back as 1569. John Wilkes Booth’s paternal great-great-great-grandfather was Ricardo Botha, who born in 1675 and settled in England, he changed his name from Botha to Booth. His grandson, John Booth, Jr., (1723-1787), was a silversmith established in London, England. He married Elizabeth Wilkes (1720-1801); John’s sons John and Philip founded a London distillery in 1740 and began selling Booth’s dry gin, eventually becoming the largest gin distillery in the UK; while his son Richard (John Wilkes Booth’s grandfather) was an attorney. Richard’s son, Junius Brutus Booth (1796-1852), was a well-known Shakespearean actor in England and America. 

In his 1865 biography of John Wilkes Booth, George Alfred Townsend writes of Junius Brutus Booth: “The elder Booth in every land was a sojourner, as all his fathers were of Hebrew descent, and by a line of actors, he united in himself that.strong Jewish physiognomy which, in its nobler phases, makes all that is dark and beautiful, and the combined vagrancy of all men of genius and all men of the stage. Fitful, powerful,- passionate, his life was a succession of vices and triumphs.” Following Lincoln’s assassination, Booth fled on horseback to southern Maryland, eventually making his way to a farm in rural northern Virginia 12 days later, where he was tracked down. Booth’s companion gave himself up, but Booth refused and was shot by a Union soldier after the barn in which he was hiding was set ablaze. Eight other conspirators or suspects were tried and convicted, and four were hanged shortly thereafter.


Lehman BrothersIn 1844 Henry Lehman, a 23-year-old son of a Jewish cattle trader from Rimpar, Bavaria, arrived in the United States. Settling in Montgomery, Alabama, he opened a dry-goods store under the name of “H. Lehman”. He was soon joined by his younger brothers Emanuel in 1847, and Mayer Lehman, in 1850, at which time his business became known as “Lehman Brothers.” Although Henry died from yellow fever in 1858, his brothers Emanuel and Mayer Lehman continued operating the family business he had founded and soon grew wealthy as middlemen in the cotton trade, routinely accepting  raw cotton from customers as payment for merchandise which they warehoused and then sold to other brokers or banks in New York and Liverpool, England.Within a few years this business grew to become the most significant part of their operation and by By 1860 their holdings included seven slaves. Emanuel Lehman moved to New York and opened a branch office in Manhattan at 119 Liberty Street, where in 1862, the firm teamed up with a cotton merchant named John Durr to form Lehman, Durr & Co. Following the Civil War,  the company helped finance Alabama’s reconstruction. The firm’s headquarters were eventually moved to New York City, where it helped found the New York Cotton Exchange in 1870; Emanuel sat on the Board of Governors until 1884. The firm also dealt in the emerging market for railroad bonds and entered the financial-advisory business. 

David Moses & Sons, a 19th century Jewish-owned dry-goods storeAmong the founders of Richmond, Virginia’s Jewish community were men such as Israel and Jacob I. Cohen, Samuel Myers, Jacob Modecai, Solomon Jacobs, Joseph Marx, Zalma Rehine and Baruch and Manuel Judah, all slave holders. Following the Revolutionary War, Richmond was a town of some 2000 people, half of whom were slaves. By 1788, 17% of the White population were Jews and all but one of the Jewish householders held at least one slave as a domestic servant, with one Jewish family owning three.According to Jewish historian, Jacob Rader Marcus,by 1820 “over 75 percent of all Jewish families in Charleston, Richmond, and Savannah owned slaves, employed as domestic servants; almost 40 percent of all Jewish households in the United States owned one slave or more” (United States Jewry, 1776-1985, pg. 585).

Writing in the journal of his travels throughout the South in the mid 19th century, author Fredrick Law Olmsted noted: “There is a considerable population of foreign origin, generally of the least valuable class; very dirty German Jews, especially, abound, and their characteristic shops (with their characteristic smells, quite as bad as in Cologne) are thickly set in the narrowest and meanest streets, which seem otherwise to be mainly inhabited by negroes……A swarm of Jews has, within the last ten years, settled in every Southern town, many of them men of no character, opening cheap clothing and trinket shops, ruining or driving out of business many of the old retailers, and engaging in an unlawful trade with the simple Negroes, which is found very profitable.” Similarly, Mark Twain commented: “In the U. S. cotton states, after the war, the Jew came down in force, set up shop on the plantation, supplied all the negroes’ wants on credit, and at the end of the season was the proprietor of the negro’s share of the present crop and part of the next one. Before long the whites detested the Jew.”


Jewish carpetbaggerCivil War Union General William Tecumseh Sherman on arriving in the South was astonished by the number of Jewish carpetbaggers and scalawags that he encountered operating in the Confederate states, saying: “I found so many Jews & speculators here trading in cotton and secessionists had become open in refusing anything but gold that I have found myself bound to stop it.”General Ulysses Grant wrote to the Assistant Adjutant General of the US Army on December 17, 1862, : “I have long since believed that in spite of all the vigilance that can be infused into post commanders, the specie regulations of the Treasury Department have been violated, and that mostly by the Jews and other unprincipled traders. So well satisfied have I been of this that I instructed the commanding officer at Columbus to refuse all permits to Jews to come South, and I have frequently had them expelled from the department. But they come in with their carpet-sacks in spite of all that can be done to prevent it. The Jews seem to be a privileged class that can travel anywhere. They will land at any woodyard on the river and make their way through the country. If not permitted to buy cotton themselves, they will act as agents for someone else, who will be at a military post with a Treasury permit to receive cotton and pay for it in Treasury notes which the Jew will buy at an agreed rate, paying gold.”


Initiation ceremony into the Ku Klux KlanLate in the year of 1865, just a few short months after the battered and exhausted Confederate military had surrendered, bringing the American Civil War to a close, a group of six white Southern war veterans met on Christmas Eve in the law office of Judge Thomas M. Jones of Pulaski, Tennessee. Vowing to rid the South of the predominately Jewish carpetbaggers and scalawags who descended on the former Confederate states like a plague of locusts intent on profiteering by exploiting Southerners, both black and white. Those six veterans were soon joined by hundreds of others the following year as members of a secret vigilante organization named the KuKlux Klan, whose goal was to end Reconstruction and restore White Southern rule and order by regaining political control of the South. By 1869, Nathan Bedford Forest, the appointed leader of the Ku Klux Klan, resigned his leadership and called for the organization to be disbanded, saying that the Klan was “being perverted from its original honorable and patriotic purposes, becoming injurious instead of subservient to the public peace”.


William Joseph SimmonsHalf a century after the original Ku Klux Klan was inaugurated, William Joseph Simmons, a former Methodist clergyman from Harpersville, Alabama, successfully launched a new Knights of the Ku Klux Klan secret society in 1915, promoting it as a patriotic, pro-American, Protestant Christian fraternal organization.

Following his dismissal by the Methodist Episcopal Church for his “ineffective ministry”, William J. Simmons made his living by selling memberships in fraternal societies such as the Knights of Pythias, the Odd Fellows, the Free Masons, etc. In 1915, while recovering from having been struck by an automobile walking door to door selling memberships in fraternal orders, Simmons had read Thomas Dixon’s 1905 best-selling historical romance novel The Clansman which was based on the Civil War and the events that led to the founding of the original Ku KluxKlan. 

Dixon’s novel was such a sensation that D.W. Griffith, an early motion picture producer and director, decided to make a movie based on The Clansman which was eventually renamed The Birth of a Nation, set to debut in Atlanta, Georgia, on the Thanksgiving holiday weekend. Griffith’s movie hit the theaters at a time when many white Southerners were beginning to feel a deep resentment toward the Jewish community in America, which was growing increasingly progressive in their views regarding African Americans who were being manipulated to desegregate American society by wealthy Jewish business owners such as Julius Rosenwald, who in 1908 became the president and CEO of Sears Roebuck Co., and used his millions to build schools for blacks throughout the South. 


Jewish convicted child-rapist and murderer, Leo Frank (left), and his 14 year old victim, Mary Phagan (right).Southern antisemitism reached a fevered pitch in 1915 due to outrage over the commuted death sentence of convicted murderer, Leo Frank, a young Jewish businessman who raped and murdered a 14 year old girl named Mary Phagan, who worked as a child-laborer in the Atlanta pencil factory where Frank was employed as an executive. Frank had tried to frame a black man, James Conley, who worked in the factory as a janitor with the girl’s murder, but the jury which indicted Frank did not buy his story. The public outcry over Leo Frank’s death sentence having been commuted by an outgoing judge (who everyone suspected of having been paid-off by the newly formed Jewis Anti Defamation League which was originally organized to raise funds for Leo Frank’s defense) led to the formation of a vigilante committee composed of a number of gentile businessmen in Atlanta, who called themselves the “Knights of Mary Phagan” and formed a lynch mob which drove to the Millidgeville, Georgia, jail where Leo Frank had been taken, which forcibly dragged Frank out of his cell and hung him in the name of justice. Movie poster advertising D.W. Griffith’s Birth of a NationThese events coincided with the release of D.W. Griffith’s new motion picture, and William Joseph Simmons decided the time was right to found a new fraternal society that he would lead, which he decided to model after the Ku Klux Klan of the late 1860’s, as it was being portrayed in D.W. Griffith’s new film. Simmons hired Atlanta publicity agents, Elizabeth Tyler, and Edward Young Clarke to promote his new Ku Klux Klan fraternal order, allowing them a 1/3 cut of the initiation fees for new members. An advertisement was placed in the Atlanta newspaper calling for prospective members to join, printed alongside the announcement for the premier of D.W. Griffith’s film.

The Birth of a Nation proved to be a box-office sensation, and by timing the founding of his new Ku Klux Klan fraternal society to coincide with the release of Griffith’s film; Simmons capitalized on the opportunity to attract charter members to his new organization, and rode the wave of popularity of the movie, welcoming an audience who were eager to become Ku Klux Klan members just as they had seen portrayed in the theater.

By 1920 membership in Simmon’s Klan grew to number in the thousands, however he was eventually overthrown as leader of the KKK after Jewish-controlled newspapers launched a smear campaign against the Klan in an attempt to crush it following the 1915 lynching of Leo Frank. The fact that many of those who formed the lynch mod which hung Leo Frank were among the charter members of Simmons’ new Klan fraternal order led to Simmons being brought before Congress who eventually exonerated the Klan after determining that it was a patriotic American institution


Klan parade in Washington, D.C., in 1925William Joseph Simmons was eventually ousted as the national leader of the Ku Klx Klan by another Alabama native, Hiram Wesley Evans, who joined the Klan in 1920 and took over as Imperial Wizard of the KKK in 1922 in a coup organized by the Klan’s hired publicity agents, Elizabeth Tyler, and Edward Young Clarke, along with D. C. Stephenson, an Indiana politician and major Klan figure. They deceived Simmons into agreeing to a reorganization of the Klan that removed his practical control; Simmons said that they had claimed that if he remained the Imperial Wizard of the Klan, discord would hamper the organization. Evans gained power and was formally ensconced as Imperial Wizard of the Klan at a November 1922 “Klovokation” in Atlanta, Georgia. Although a legal battle between Evans and Simmons ensued, during which time Simmons was titular “emperor”, Evans retained control. He initially said that he had been unaware of a pending coup until after his selection. However, by the end of their feud, he described Simmons as the “leader of Bolshevik Klansmen betraying the movement” and later expelled the former leader. In 1923, Evans presided over the largest Klan gathering in history, attended by over 200,000, and endorsed several successful candidates in 1924 elections. He moved the Klan’s headquarters from Atlanta to Washington, D.C., and organized a march of 30,000 members, the largest march in the organization’s history, on Pennsylvania Avenue.


The Klan marches in front of Goldwater’s, a Jewish-owned store in Prescott, Arizona, in 1928Under Evans’ leadership, the Klan became active in Indiana and Illinois, rather than focusing on the Southeastern U.S. as it had done in the past. It also grew in Michigan, where 40,000 members (more than half its total) lived in Detroit. It became characterized as an organization prominent in urban areas of the Midwest, where it attracted U.S.-born citizens competing for industrial jobs with recent immigrants. It also attracted members in Nebraska, Colorado, Oregon and Washington. In spite of Evans’ efforts, the Klan was buffeted by damaging publicity in the early 1920s, due in part to internal leadership struggles which hindered Evans’ political efforts. The Great Depression of the 1930’s significantly decreased the Klan’s income, prompting Evans to work for a construction company to supplement his pay. He resign in 1939, after his renouncement of anti-Catholicism proved to be so unpopular with “rank-and-file Klansmen”, that he was effectively forced to step down as the Klan’s national leader. He was succeeded by his chief of staff, James A. Colescott, who ran the organization until 1944 when he was ultimately coerced into disbanding the KuKlux Klan by the Internal Revenue Services who, under pressure from Jewish politicians, had filed a $685,305 lien against the Klan for unpaid taxes, penalties and interest dating back to the 1920’s on initiation fees and dues received from its members. 


During the 1950s and 1960s as Jews sought to further agitate blacks pushing them toward dissent in their efforts to promote multiculturalism and integration, a number of splinter groups around the country sought to revive the Klan as a measure of resistance against the progressive policies that they saw as being damaging to American society. These revivalist Klan groups were quickly infiltrated by Jews with the intend of leading them in directions that would damage their reputation and cause them to be looked upon unfavorably, especially through the biased lens of the Jewish-dominated media. Most notable among these Jewish Klan infiltrators was Daniel Burros, who came to an untimely death that as officially ruled a suicide, once the fact of his Jewish background was discovered.

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Jews and the civil rights movement

Despite the widespread public belief that the Civil Rights Movement was organized by African-Americans, the reality is that it was almost entirely masterminded by Jews as part of their agenda to undermine the stability of American society by using blacks as a wedge to divide and conquer the white majority establishment. Behind every single black rights organization the Jews have been there from the very beginning pulling the strings, from the National Association for the Advancement of Colored People (NAACP), the Leadership Conference on Civil Rights (LCCR), the Southern Christian Leadership Conference (SCLC) and the Student Nonviolent Coordination Committee (SNCC). 

Jews such as Joel Spingarn, Lillian Wald, Rabbi Emil G. Hirsch, Stephen Wise, and Henry Moskowitz in 1909, together with black leaders such as W.E.B. Dubois, to form the National Association for the Advancement of Colored People (NAACP).One year later other prominent Jewish and black leaders created the Urban League. Jews made substantial financial contributions to many civil rights organizations, including the NAACP, the Urban League, the Congress of Racial Equality, and the Student Non-Violent Coordinating Committee.


Kivie Kaplan, a vice-chairman of the Union of American Hebrew Congregations (now the Union for Reform Judaism), served as the national president of the NAACP from 1966 to 1975. Arnie Aronson worked with A. Philip Randoph and Roy Wilkins to found the LCCR. From 1910 to 1940, over 2,000 primary and secondary schools and twenty black colleges, including Howard, Dillard and Fisk universities, were erected in whole or in part by contributions from Jewish philanthropist Julius Rosenwald. At the height of the so-called “Rosenwald schools,” nearly forty percent of southern blacks were educated at one of these institutions.

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On June 7, 1957, during a debate over the Civil Rights Act of 1957, Rep. Thomas Abernethy of Mississippi entered into the Congressional Record the following passage in which he quoted from the Jewish author, Israel Cohen’s A Radical Program for the 20th Century, saying “this civil rights business is all according to a studied and well-defined plan…..The course of the advocates of this legislation was carefully planned and outlined more than 45 years ago. Israel Cohen, a leading Communist in England, in his “A Radical Program for the 20th Century,” wrote in 1912 the following:

“We must realize that our party’s most powerful weapon is racial tensions. By propounding into the consciousness of the dark races that for centuries they have been oppressed by whites, we can mold them to the program of the Communist Party. In America we will aim for subtle victory. While inflaming the Negro minority against the whites, we will endeavor to instill in the whites a guilt complex for their exploitation of the Negros. We will aid the Negroes to rise in prominence in every walk of life, in the professions and in the world of sports and entertainment. With this prestige, the Negro will be able to intermarry with the whites and begin a process which will deliver America to our cause.”

Within days after Sen. Abernathy read the quoted text before Congress, Herman Edlesberg, a Washington representative of the Jewish Anti-Defamation League wrote to Sen. Abernathy desperately trying to persuade him to arrange for its deletion from the permanent bound Congressional Record, saying that he was not sure that all the harm of the insertion could be undone and called it “a vicious fabrication and hoax, the plain purpose of which is to exploit the intense civil rights situation in order to promote prejudice and hostility against Southern Jews by their Christian friends.” 

Two weeks after Sen. Abernathy read the quotation into the Congressional record, Jewish newspapers deceptively tried to discredit Sen. Abernathy’s citation of the quoted text by hysterically claiming not only that Israel Cohen did not exist, but that Abernathy’s classification of Cohen as “a leading Communist in England” in 1957 was untenable because the Communist Party of Great Britain (which was formed by the merger of several smaller Marxist parties, including the Socialist Labour Party, British Socialist Party, and the the South Wales Socialist Society founded in 1903 and 1911 respectively) had not been organized under that name until 1920.

On February 18, 1958, The Washington Star newspaper published an article entitled “Story of a Phony Quotation – A Futile Effort to Pin It Down – ‘A Radical Program for the 20th Century’ Seems to Exist Only in Somebody’s Imagination” wherein the newspaper claimed to have traced the Israel Cohen quotation back to Eustace Mullins who worked in the Library of Congress as a photographic assistant in the early 1950s and worked with Senator Joseph McCarthy investigating Communist Party funding sources. The newspaper reported that Mullins said that he copied it out of a Zionist publication while doing research work in the Library of Congress for his upcoming book The Secrets of The Federal Reserve, and that he later passed along to Rep. Thomas Abernathy of Mississippi, who read it into the Congressional Record 

Shortly after Mullins book The Secrets of The Federal Reserve was published in 1952, he was discharged by the Library of Congress from his probationary job there as a photographic aid for “his authorship and circulation of violently anti-Semitic articles” according to Jewish Congressman, Abraham J. Multer of New York, who read The Washington Star newspaper article into the Congressional Record in August, 1958, in his own attempt to discredit Sen. Abernathy’s entry of the quoted excerpt into the Congressional Record a year earlier. Sen. Multer insisted that there was no record of a Communist named Israel Cohen ever having lived in England, and that a search of both the Library of Congress and The British Museum Catalogue of Printed Books had failed to turn up a book with the title A Radical Program for the 20th Century authored by Israel Cohen or by anyone else. 
Four years later on November 27, 1961, Israel Cohen’s obituary would be published in London newspapers announcing the death of “Israel Cohen, veteran Zionist, Journalist and author, died here today at the age of 82. A former secretary of the World Zionist Organization, he played an important part in the development of the Zionist movement since the beginning of this century.” Even today, despite the proven existence of Israel Cohen and his authorship of over 25 known published works on Jewish Zionism, Jews still refute the existence of his article A Radical Program for the 20th Century and have gone to great lengths to dismiss it as a fabrication and a hoax.

On January 10, 1963, Congressman Albert S. Herlong, Jr., a member of the U.S. House of Representatives from Florida, delivered a speech outlining what he believed was the Communist agenda in which he entered into the Congressional Record ” 45 Current Communist Goals” as outlined in The Naked Communist, by Cleon Skousen:

1. – U.S. acceptance of coexistence as the only alternative to atomic war. 
2. – U.S. willingness to capitulate in preference to engaging in atomic war. 
3. – Develop the illusion that total disarmament [by] the United States would be a demonstration of moral strength.
4. – Permit free trade between all nations regardless of Communist affiliation and regardless of whether or not items could be used for war. 
5. – Extension of long-term loans to Russia and Soviet satellites. 
6. – Provide American aid to all nations regardless of Communist domination. 
7. – Grant recognition of Red China. Admission of Red China to the U.N. 
8. – Set up East and West Germany as separate states in spite of Khrushchev’s promise in 1955 to settle the German question by free elections under supervision of the U.N.
9. – Prolong the conferences to ban atomic tests because the US has agreed to suspend tests as long as negotiations are in progress. 
10. – Allow all Soviet satellites individual representation in the U.N.
11. – Promote the U.N. as the only hope for mankind. If its charter is rewritten, demand that it be set up as a one-world government with its own independent armed forces. (Some Communist leaders believe the world can be taken over as easily by the U.N. as by Moscow. Sometimes these two centers compete with each other as they are now doing in the Congo.)
12. – Resist any attempt to outlaw the Communist Party.
13. – Do away with all loyalty oaths.
14. – Continue giving Russia access to the U.S. Patent Office.
15. – Capture one or both of the political parties in the United States.
16. – Use technical decisions of the courts to weaken basic American institutions by claiming their activities violate civil rights. 
17. – Get control of the schools. Use them as transmission belts for socialism and current Communist propaganda. Soften the curriculum. Get control of teachers’ associations. Put the party line in textbooks.
18. – Gain control of all student newspapers.
19. – Use student riots to foment public protests against programs or organizations which are under Communist attack.
20. – Infiltrate the press. Get control of book-review assignments, editorial writing, policy making positions.
21. – Gain control of key positions in radio, TV, and motion pictures.
22. – Continue discrediting American culture by degrading all forms of artistic expression. An American Communist cell was told to “eliminate all good sculpture from parks and buildings, substitute shapeless, awkward and meaningless forms.”
23. – Control art critics and directors of art museums. “Our plan is to promote ugliness, repulsive, meaningless art.”
24. – Eliminate all laws governing obscenity by calling them “censorship” and a violation of free speech and free press.
25. – Break down cultural standards of morality by promoting pornography and obscenity in books, magazines, motion pictures, radio, and TV.
26. – Present homosexuality, degeneracy and promiscuity as “normal, natural, healthy.”
27. – Infiltrate the churches and replace revealed religion with “social” religion. Discredit the Bible and emphasize the need for intellectual maturity which does not need a “religious crutch.”
28. – Eliminate prayer or any phase of religious expression in the schools on the ground that it violates the principle of “separation of church and state.”
29. – Discredit the American Constitution by calling it inadequate, old-fashioned, out of step with modern needs, a hindrance to cooperation between nations on a worldwide basis.
30. – Discredit the American Founding Fathers. Present them as selfish aristocrats who had no concern for the “common man.” –
31. – Belittle all forms of American culture and discourage the teaching of American history on the ground that it was only a minor part of the “big picture.” Give more emphasis to Russian history since the Communists took over.
32. – Support any socialist movement to give centralized control over any part of the culture–education, social agencies, welfare programs, mental health clinics, etc. 
22. – Eliminate all laws or procedures which interfere with the operation of the Communist apparatus.
34. – Eliminate the House Committee on Un-American Activities. 
35. – Discredit and eventually dismantle the FBI.
36. – Infiltrate and gain control of more unions.
37. – Infiltrate and gain control of big business. 
38. – Transfer some of the powers of arrest from the police to social agencies. Treat all behavioral problems as psychiatric disorders which no one but psychiatrists can understand.
39. – Dominate the psychiatric profession and use mental health laws as a means of gaining coercive control over those who oppose Communist goals.
40. – Discredit the family as an institution. Encourage promiscuity and easy divorce.
41. – Emphasize the need to raise children away from the negative influence of parents. Attribute prejudices, mental blocks and retarding of children to suppressive influence of parents.
42. – Create the impression that violence and insurrection are legitimate aspects of the American tradition; that students and special-interest groups should rise up and use united force to solve economic, political or social problems.
43. – Overthrow all colonial governments before native populations are ready for self-government.
44. – Internationalize the Panama Canal.
45. – Repeal the Connally reservation so the United States cannot prevent the World Court from seizing jurisdiction over nations and individuals alike.” 


During the Civil Rights Movement, Jewish activists represented a disproportionate number of “whites” involved in the struggle. Jews made up half of the young people who participated in the Mississippi Freedom Summer in 1964. Leaders of the Reform Movement were arrested with Rev. Dr. Martin Luther King, Jr. in St. Augustine, Florida, in 1964 after a challenge to racial segregation in public accommodations. Most famously, Rabbi Abraham Joshua Heschel marched arm-in-arm with Dr. King in his 1965 March on Selma. 
Rabbi Abraham Joshua Heschel guides Dr. Martin Luther King Jr. in the 1965 March on SelmaThe Civil Rights Act of 1964 and the Voting Rights Act of 1965 were drafted in the conference room of Religious Action Center of Reform Judaism, under the aegis of the Leadership Conference on Civil Rights, which for decades was located in the Center. The Jewish community has continued to press for government legislation to undermine traditional American culture and wholesome family values through their support of affirmative action giving preferential treatment to not only blacks but also gays and lesbians. Jewish rabbi David Saperstein, director of the Religious Action Center of Reform Judaism, is currently the only non-African-American member of the NAACP board. 

A partial list of Jews working (or have worked) in our government under the Obama administration

David Axelrod – Special Adviser to the President; Axelrod is the Jew who manufactured Obama as a political force: he is a major business and political insider, especially among the heavily moneyed Chicago Jewish elite like the Pritzkers and many others 

Jared Bernstein – Chief Economist and Economic Policy Adviser to the Vice President 

Rahm Emanuel – White House Chief of Staff; son of a Zionist terrorist; dual-citizen of Israel and America (Emanuel served in Israel’s military during the First Gulf War instead of the U.S. military); used Jewish ethnic networking to land a lucrative job at an investment bank despite having no prior experience in business (he made over 15 million dollars in less than 3 years at the firm); despite supposedly being a “distribute the wealth” Democrat Emanuel was the top House recipient of monetary donations from Wall Street, hedge funds, private equity fund, banks, and the overall financial industry during the 2008 election cycle…even as the financial markets nearly collapsed in 2008 

Federal Reserve – The Jews Bernanke, Kohn, Warsh, and Kroszner are still heading the Board of Governors of the Federal Reserve (the main group which oversees all of the other regional Federal Reserve branches), while the Jew Fred Mishkin recently resigned from the Board yet still remains very influential there; also, Paul Volcker (who is the Chair of Obama’s Economic Recovery Advisory Board [and former Chairman of the Fed]) is said to be partially Jewish according to some sources 

Tim Geithner – Treasury Secretary; all reliable information points to him being ethnically Jewish (at least partially), but if not he definitely married in to The Tribe (m. Carole Sonnenfeld, 1985); he has been President of the New York Fed (which is by far the most powerful and influential branch of the Fed) during the major economic crisis (2007-present) which has utterly decimated the American economy and brought us to the brink of a depression – and now this guy is put in charge of the Treasury? 

Gary Gensler – Chair of the Commodity Futures Trading Commission; hmmm, is it coincidental that, time after time after time, a Jew is put in charge of regulating the economic activity of other Jews in banks and on Wall Street? If it happens here and there, it’s no big deal…but if you examine the data you will have much to be suspicious about considering this has been a repeating pattern since at least the 1960s in America 

Elena Kagan – Solicitor General

Sally Katzen – Major legal adviser to Obama-Biden

Ron Klain – Chief of Staff to the Vice President: yes, the Chief of Staff for both Pres. Obama and VP Biden are Jews…meaning they have control of the overall schedule and access to these leaders on a day to day basis

Eric Lander
 and Harold E. Varmus – Co-Chairs of the President’s Council of Advisers on Science/Technology

Jacob Lew and James Steinberg – Deputy Secretaries of State, second in rank only to Hillary Clinton in foreign policy matters (meaning if something happens to her one of them will take over, giving a Jew yet another major Cabinet slot); both of these people are hardcore Zionist Israel Firsters, so it is difficult to imagine how they will remain objective and neutral when it comes to dealing with foreign policy matters in the Middle East

Ellen Moran – White House Director of Communications

Peter Orszag – Director of the Office of Management and Budget 

Penny Pritzker – Obama’s National Finance Chair during the election cycle; she is a billionaire heiress of the Pritzker family fortune (at least 5-7 separate billionaires in the family); the Pritzkers are major players in the ’squeaky clean’ Chicago political scene 

Robert Reich – Economic adviser to Obama-Biden 

Dennis Ross – Obama’s Ambassador-At-Large in the (Entire) Middle East, Obama’s “top envoy” (so much for diplomatic neutrality in the Arab/Israeli Conflict – MEANING NOTHING CHANGES); he co-authored Obama’s groveling June 2008 speech at the AIPAC conference; also served in the HW Bush and Clinton Administrations under which little progress was made in the Israeli/Palestinian issue

Robert Rubin – Economic adviser to Obama-Biden; well-known as former Treasury Secretary and ultra-greedy Wall Street slime 

Daniel B. Shapiro – Head the Middle East Desk at the National Security Council (yet another ‘neutral diplomatic Jew’ when it comes to foreign policy matters involving the Middle East); also a major Washington lobbyist and fundraiser for the Democratic Party

Mary Schapiro – Chair of the Securities and Exchange Commission; a very entrenched Jewish bureaucrat who has served in every Presidential administration since Reagan; also an executive for Duke Energy and Kraft Foods.

Phil Schiliro – Assistant to the President for Legislative Affairs (likely Jewish: he was Henry Waxman’s long-time Chief of Staff)

Lawrence (Larry) Summers – Director of the White House National Economic Council; a Clinton repeat, greedy Wall Street executive, and World Banker.

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“Wars are the Jews harvest, for with them we wipe out the Christians and get control of their gold. We have already killed 100 million of them, and the end is not yet.” – Rabbi Reichorn, Chief Rabbi of France, in 1859

“The great ideal of Judaism is that the whole world shall be imbued with Jewish teachings, and that in a Universal Brotherhood of Nations a greater Judaism, in fact all the seperate rces and religions shall disappear.”
 – Jewish World, February 9, 1883

“We Jews, we are the destroyers and will remain the destroyers. Nothing you can do will meet our demands and needs. We will forever destroy because we want a world of our own.” – You Gentiles, by Jewish Author Maurice Samuels, p. 155., 1924

“There is only one Power which really counts: The Power of Political Pressure. We Jews are the most powerful people on Earth, because we have this power, and we know how to apply it.”
 – Jewish Daily Bulletin, July 27, 1935

“We will have a world government whether you like it or not. The only question is whether that government will be achieved by conquest or consent.” – Jewish Banker Paul Warburg, testimony before the U.S. Senate, February 17, 1950

“The Christians are always singing about the blood. Let us give them enough of it! Let us cut their throats and drag them over the altar! And let them drown in their own blood! I dream of the day when the last priest is strangled on the guts of the last preacher.”
 – Gus Hall, Jewish Chairman of the American Communist Party

“We Jews regard our race as superior to all humanity, and look forward, not to its ultimate union with other races, but to its triumph over them.” – Goldwin Smith, Jewish Professor of Modern History at Oxford University, October, 1981

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Dans Chaz, enclave autonome des Etats-Unis,
les Blancs doivent chacun donner 10 dollars à un Noir


Dans Chaz, enclave autonome des Etats-Unis, les Blancs doivent chacun donner 10 dollars à un Noir

Est-ce génétique ? 

Le souvenir de leurs maîtres musulmans qui les ont vendus aux Européens il y a quelques siècles les pousse-t-il à inventer une nouvelle Jiziah imposée cette fois non pas aux non musulmans mais aux non Noirs ? Prélude à ce qui risque bien de se généraliser à l’échelle de la planète… Je connais beaucoup d’autruches qui vont connaître leur douleur et ouvrir des yeux grands comme des soucoupes, juste avant de devenir des Résistants de la 17ème heure…

L’histoire a des rebondissements plus qu’étonnants. Le plus grand racisme anti-Noir est, historiquement, le racisme musulman, qui a conduit à une véritable génocide puisque les Noirs razziés et vendus comme eunuques dans les harems (mais pas que) étaient castrés.

Et voilà que musulmans, Noirs, autres racisés découvrent qu’ensemble ils sont plus forts pour imposer leurs lois aux Blancs, les terroriser, les humilier, les exploiter, leur faire payer l’impôt du dhimmi dans un premier temps, avant d’organiser des chasses aux Blancs et de les déposséder de leurs maisons et appartements. 

Ce qui se passe dans cette enclave aux mains des « racisés » et autres gauchos (blancs ?) est ahurissant. Cela fait plus d’une semaine que la « séparation » unilatérale a eu lieu… Et il semble que le pouvoir de l’Etat de Washington, tenu par un démocrate prenne un malin plaisir à faire durer les choses, histoire de faire un bras d’honneur à Trump et de créer de plus en plus de mécontents…

Naturellement, cette enclave autonome n’est pas restée longtemps « autogérée », c’est le rappeur noir Raz Simone qui a pris la direction de l’enclave, en tant que chef de guerre. Naturellement encore, le chef fait la police, EST la police, fait de l’enclave une zone fortifiée défendue par des armes d’assaut. De mauvaises langues prétendent que les tweets homophobes de son compte viennent d’un compte piraté…

La loi de la jungle… 

De nombreux fans de hip-hop connaissaient déjà Raz Simone avant que les manifestations de Black Lives Matter ne prennent le contrôle des villes américaines à partir de fin mars. Le rappeur a profité d’un passage en tournée avec Macklemore, de collaboration avec des rappeurs bien connus comme Pusha T et de rédactions dans un certain nombre de blogs hip hop. Mais la forte implication de Simone dans la création de Capitol Hill Autonomous Zone, ou CHAZ, a donné au rappeur un tout nouveau niveau d’exposition.

CHAZ a émergé après que les manifestants ont pris le contrôle d’un commissariat de police local de Seattle le 8 juin, forçant les officiers à quitter le poste. Le quartier a finalement été entouré d’une zone d’occupation d’environ 4 blocs carrés, qui a été clôturée et protégée par des manifestants. Les membres de CHAZ ont rapidement proclamé une zone exempte de police, tout en publiant une liste de demandes comprenant le contrôle des loyers, le financement des forces de police et la fin de la gentrification.

Presque immédiatement, Raz Simone (dont le vrai nom est Solomon Samuel Simone) a émergé en tant que leader de la zone nouvellement créée. Mais la montée en puissance de Raz n’a pas été facile: presque immédiatement, Simone a été critiquée pour avoir nommé des gardes armés aux portes fortifiées de CHAZ. Peu de temps après, le rappeur a été filmé en train de discipliner violemment un graffeur, tout en déclarant: « Nous sommes la police de cette communauté maintenant. »

D’autres rapports ont affirmé que Raz avait été vu en train de transporter un AK-47 autour de CHAZ avec une petite armée; le rappeur fut bientôt surnommé un «seigneur de guerre» de la zone. Même le président Trump a pris la parole, réprimandant les «anarchistes» qui dirigeaient CHAZ (sans nommer Simone par son nom).

Ajoutant aux complications, Simone a rapidement été fustigé pour avoir envoyé des tweets anti-LGBTQ (le rappeur a douté que son compte avait été piraté avec des messages antidatés).


Les squatters réclament une sorte d’impôt de capitation pour les résidents blancs de la zone : chaque Blanc devrait donner 10 dollars à un noir. Les habitants n’ont pas d’autre choix que de se plier à la terreur de la loi du plus fort dans la zone contrôlée par le gangsta rappeur Raz Simone.

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  • Machinchose qui se souvient , je parle de ceux qui connaissent Paris et les environs des gares du nord et des Bds Magenta et Strasbourg, de ces premières boutiques de coquetterie negro-africaines du coté gauche du Bd de Strasbourg en direction de la Gare du nord ?
    coiffeurs, maquilleurs, transormation de chevelures crépues en pseudo cheveux sous formes de tresses cordelettes, de perruques imitant les cheveux des blancs, et des dizaines d’ autres artifices
    ça a démarré il y a prés de 40 ans………personne n’ y faisait vraiment attention…et puis les boutiques se sont multipliées, envahissant tout le quartier, je devrais écrire « métastasant » et le quartier et d’ autres villes…telle Saint Denis le balancier est a présent en route, et nous devons être reconnaissants a ce réveil du racisme anti blancs, qui a pris du volume et qui n’ a pas su ni pu s’ arrêter
    1. Hellen @Machichose…
      Oh que oui, je m’en souviens, il doit y avoir une bonne quarantaine d’années,, car je me souviens qu’au tout début des années 1980, alors que j’allais voir un jeune enfant d’une amie opéré d’un rein au val de Grâce, une amie qui m’accompagnait, avait fait la réflexion, en me disant : « il ne faudrait pas que ça se généralise et que l’on perde nos boutiques »… !!!
      Eh bah si nous avons perdu nos boutiques et je dirai qu’il y a longtemps que je ne traverse plus du tout ce quartier… il est devenu inintéressant, tout au moins pour moi…J’ai bien peur que nous allions vers une guerre ethnique et comme nous n’avons pas d’armes, pas droit aux armes et que, même si nous voudrions en avoir… Impossible pour nous les blancs…
      Par contre, eux, en ont, et sans aucune difficultés…!!!!
      Le racisme anti blancs a toujours existé, ça ne date pas d’aujourd’hui. Nous n’avons à faire qu’à des Politiques traîtres à la France et aux Français… Essayez d’avoir une arme, si vous y arrivez, vous serez immédiatement dénoncé… et ce sera la case prison… Alors que l’autre espèce, en ont plein…!!!!
      La loi n’est pas la même selon que vous soyez blanc ou coloré…!
      Tout est organisé, par nos Politiques Blancs pour nous faire disparaître… mais ça, combien de personnes en sont conscientes??????!
  • Karl der Hammer Tout cela est abominable.
    Ils ont, semble-t-il, changé le nom de leur cour des miracles: CHAZ est devenu CHOP. Mais ce qui ne change pas, c’est que c’est une zone de non-droit établie avec la complicité des élus Démocrates de Seattle et de l’état.
    Encore plus incroyable sont les sondages qui donnent le corrompu et sénile Biden gagnant en Novembre!
  • Robertr En France il y a fort longtemps, que nous leurs donnons de l’argent pour qu’il nous détruisent.
  • GAVIVA nouvelle mode: CIRER LES POMPES des noirs. Certains le front volontiers avec leur langue,d’autres heureusement prendront une hache pour couper le panard.
    A toute religion ses hérétiques.
  • Marcher sur des Oeufs 
    L’ONU vole au secours des antifas«Les experts des droits de l’homme des Nations Unies expriment leur profonde préoccupation face à une récente déclaration du procureur général américain décrivant Antifa et d’autres activistes antifascistes comme des terroristes nationaux, affirmant que cela porte atteinte aux droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique dans le pays.»
    RODRIGUE Les antifas, pacifiques pour l’ONU ? C’est comma avoir confié les rènes de la LDH à des saoudiens Il faut quitter cette merde car à force de se faire enc…. avec une poignée de verre pillé et de gros sel, ça finit par faire des cicatrices !
  • Marcher sur des Oeufs L’ONU, c’est comme pour l’UE, (pas l’une sans l’autre, des super copines; des têtes du même monstre) à fuir, à virer, à anéantir.L’ONU attrape couillons piège, arme fatale mise aux point par et pour les mondialistes globalistes, curieux : humanistes, universalistes tout çà pour le plus grand malheur de l’humanité.Et ils nous coûtent chers nos bourreaux !
  • Rochefortaise Et pourtant, nombreux sont les Afro-américains qui comprennent qu’ils sont manipulés par les démocrates soutenus par les antifa, Soros, etc … Tout cela pour lutter contre la candidature de Trump.
  • Globule blanc Parlez de racisme anti-blancs , et vous êtes de ce fait susceptible d’être coupable de racime anti-noirs …
  • Marcher sur des Oeufs Je suis noir et je ne soutiens pas les Traoré (non plus) | Stéphane Edouard

Les Vikings nous ont envahis et colonisés au IXe siècle ! Nous exigeons donc que le Danemark, la Norvège, la Suède et l’Islande se repentent

Les Vikings nous ont envahis et colonisés au IXe siècle ! Nous exigeons donc que le Danemark, la Norvège, la Suède et l’Islande se repentent

Ils sont arrivés cruels et sanguinaires sur leurs drakkars. Ils ont pillé, massacré, saccagé et violé. Même qu’ils ont remonté la Seine jusqu’à Paris

Que pouvions-nous faire ? Certes nous étions plus civilisés qu’eux. Mais ces barbares étaient les plus forts. Notre Dieu, Jésus Christ, était doux et pacifique. Tout le contraire du leur, Odin, qui était cruel et sauvage. Jésus n’était pas de taille. Tout comme nos rois timorés et craintifs avant de devenir bientôt fainéants.

A la tête des Vikings il y avait Rollon tout aussi féroce et brutal qu’Odin. C’est pourquoi nous avons baissé la tête. Une partie du royaume de Neustrie leur fut cédé. Comme ils venaient du Nord ils l’appelèrent Normandie. Ils y firent souche et prirent de force les malheureuses femmes autochtones. Ce fut terrible.

Un des descendants de Rollon, Guillaume le Conquérant, s’embarqua avec ses drakkars à la conquête des îles britanniques. Victorieux à Hastings, il massacra les Saxons. Les survivants furent réduits en esclavage. Là aussi ce fut terrible.

Pourtant, la soif de conquête de ces colonisateurs impérialistes était sans limite. Ils retraversèrent la Manche pour se ruer sur le royaume de France : les Vikings devenus Normands et appelés Anglais étaient habités par la rage. Encore plus, toujours plus. Jamais rassasiés.

Une frêle jeune fille se dressa contre eux. Elle ne voulait pas que la France devienne leur colonie. La malheureuse fut faite prisonnière. On la traîna à Rouen, ville normande. Là elle fut jugée avec l’aide d’un traître local, l’évêque Cauchon, et périt sur le bûcher. En pensant à elle, notre cœur se serre.

Les atrocités des descendants des Vikings ne s’arrêtèrent pas là. Ils laissèrent l’empereur Napoléon mourir à Sainte-Hélène. Puis longtemps après, ils humilièrent le capitaine Marchand à Fachoda. Et, plus tard, détruisirent notre flotte à Mers el-Kébir. Comble d’arrogance certains de leurs descendants osent acheter des maisons dans le Périgord qui, espérons-le, ne tardera pas à se révolter contre cette présence étrangère.

Qu’on nous comprenne bien. Nous ne souhaitons pas faire la guerre au Danemark, à la Norvège, à la Suède et à l’Islande. Pour ce qui nous concerne, ils peuvent continuer à se bourrer la gueule à l’Aquavit et à bouffer des harengs ou des steaks de renne. C’est dégueulasse mais quand on est issu de barbares, on mange barbare… Nous attendons simplement d’eux, comme d’autres l’attendent de nous, des excuses. Nous ne voulons pourtant pas d’argent : notre souffrance n’a pas de prix.

  • Stéphane Edouard#Adama #Traoré est mort en juillet 2016 lors de son interpellation par des gendarmes. L’ #enquête diligentée sur les conditions de sa mort fût close une première fois fin 2018, puis rouverte en 2019 sous la pression de sa famille élargie, désormais mue en #comité .1. Le contexte de la disparition :
    🏅 Interrogé une dizaine de jours après la mort d’Adama Traoré, l’un des gendarmes expliquait avoir dû l’interpeller près d’une fois par an et avoir été confronté à une opposition violente dans 100% des cas : rébellion, outrage et tentative de fuite. Le jour de sa mort, il tentait une nième fois de fuir (avec 1300€ de liquide et du cannabis), alors que les gendarmes venaient interpeller son frère.
    🏅 On a commencé à voir que ça puait quand le comité a tenté d’annexer (dans leur jargon : la « convergence » avec) les GJ (20 juillet 2019, acte 36, Maxime Nicolle, Priscillia Ludosky et Jérôme Rodrigues). Le porte parole du comité saluait alors leur réussite inédite : avoir fait déplacer tout le monde dans les quartiers populaires, en banlieue » 2. La famille Traoré, une famille en or !
    🏅 17 frères et soeurs issus de 4 femmes (2 blanches, 2 noires : la parité) et un père. La polygamie made in Mali !
    🏅 Ils se sentent tellement français qu’ils se font inhumer au bled. Adama Traoré a été inhumé dans le cimetière de Kalabankoro, à côté de Bamako. Si tu te fais inhumer au Mali, pourquoi tu ne demandes pas à police Malienne de s’occuper de ton cas ?
    🏅 2005, Clichy sous Bois : Zyed et Bouna Traoré sont électrocutés dans un poste électrique où ils se SERAIENT réfugiés pour échapper à la police
    🏅 Samba Traoré AURAIT asséné un coup de balai sur le propriétaire d’un chien de son immeuble, qui se trouvait aussi être Mehdi l’épicier du quartier (Mehdi qui AURAIT des séquelles à vie). 4 ans de prison dont 2 ans et demi fermes. La victime a raconté qu’à l’hôpital, Assa Traoré SERAIT venue le voir avec un ami et lui a proposé de l’argent pour qu’il retire sa plainte (source : Le Parisien)
    🏅 Demi frère Bagui (24 ans en 2016) SERAIT l’auteur d’une extorsion de fonds sur femme sous curatelle. 2 ans et demi de prison ferme à Fleury. Trafic de drogue depuis la prison, condamné
    🏅 Bagui et Youssouf Traoré SERAIENT (2016, tribunal de Pontoise) poursuivis pour violences et outrages sur 8 policiers municipaux et gendarmes : 6 et 8 mois de prison ferme
    🏅 Adama Traoré : incarcéré dans le val d’Oise, AURAIT violé son co-détenu Steven. 2 ans + tard, le garçon est retrouvé par Yacouba Traoré, séquestré et tabassé. Source Jean-Jacques Bourdin et Nicolas Poincaré, RMC/BFMTV
    🏅 Le même Yacouba Traoré qui AURAIT (source Wikipédia) participé à l’incendie d’un bus à Beaumont-sur-Oise, incendie pour lequel il aurait écopé d’une peine de 3 ans de prison confirmée en appel en avril 2019
    🏅 1 an plus tôt, en avril 2018, Serene Traoré AURAIT écopé de 4 mois de prison ferme et 600€ d’amende pour outrage à l’encontre de la maire de Beaumont-sur-Oise. Peine dans laquelle le comité Traoré voit la preuve d’un acharnement
    🏅 Almandy Kaouté, « pilier du comité », est un peu moins mis en avant. Il AURAIT dit qu’il fallait se débarrasser des 1% qui détiennent les groupes de presse.
  • Hellen Au départ qui a inventé l’esclavage???
    Charles Martel s’est battu pour essayer de délivrer la France de ces esclavagistes Africains, qui venaient en France pour kidnapper les jeunes gens et jeunes filles blanches à une époque où les blancs n’étaient pas préparés à ce genre de kidnapping… Les jeunes filles servaient dans les harems de même que les jeunes hommes qui eux étaient émasculés…
    Charles Martel a effectivement arrêté une invasion arabe, et ça nous l’avons tous appris à l’école, tout au moins les Anciens… pour les jeunes, je ne sais pas si ces faits sont encore abordés, au vu de tout ce qui se passe dans ce pays depuis quelques décennies, qui nous mènent vers quelque chose que l’on voit venir… mais quand allons nous réagir… voilà pour Charles Martel, un site qui fait un court résumé mais l’essentiel est dit… :
  • Marcher sur des Oeufs RACISME ANTI-BLANC, LA HAINE du BLANC ; Ça n’existe pas !Je Réinforme @JeReinforme
    Agression gratuite sur une vieille dame de 92 ans à New York.
    Le suspect, avait déjà été arrêté par la police… 65 FOIS ! Dont plusieurs fois pour des agressions sexuelles.
    Hallucinant.

Nous apprenons que le mystérieux chef de guerre Raz (1) – prononcer raze – 
de Black Lives Matter, possède une Tesla, une BMW, une Jaguar XJ,
et des propriétés qui valent des millions.

Solomon Samuel Simone (alias Raz) est le chef de guerre proclamé de CHAZ, la zone constituée de plusieurs pâtés de maisons de Seattle capturée par les Black Lives Matter, et dont la police s’est retirée sur demande de la maire socialiste. 

Au passage, CHAZ vient d’être rebaptisé CHOP, mais c’est déjà assez compliqué comme ça, je ne veux pas vous ennuyer avec les caprices des activistes. CHAZ voulait dire Capitol Hill Autonomous Zone et CHOP, Capitol Hill Organized Protest.

Raz a beau détester l’Amérique, il possède des voitures de luxe, des millions de dollars en immobilier et c’est un « super hôte » sur Airbnb (3)

Par ailleurs, Simone possède une ligne de mode, RAZ, l’Aurora Smoke Shop, un club social appelé « The Spot », et la Black Umbrella Corporation.

Concernant une personne qui à la tête du mouvement Black Lives Matter de Seattle veut abolir le capitalisme, ça fait désordre…

Des images, qui ont été visionnées près de 500 000 fois sur les médias sociaux, montrent Raz Simone en train de distribuer des armes à des étrangers depuis le coffre de sa Tesla.

Raz Simone a été identifié comme faisant du trafic d’armes dans ce « pays » nouvellement formé capturé au centre de Seattle. C’est même la première zone totalement de non-droit dans un pays occidental : la police a quitté le commissariat, la mairie ne veut pas assumer ses responsabilités, et les habitants ont peur et sont terrorisés.

Enfin, et c’est le plus important, Raz est lié aux islamistes. Il est impliqué dans The manifesto, de l’État de Washington – le premier État indépendant musulman noir. Il est également parrainé et a été accueilli par le gouvernement de Dubaï. Il a également été vu en train de fréquenter la mosquée du Cheikh Zayed.

Raz Simone : « Ce matin, la police de Dubaï nous a arrêtés et nous avons pensé que notre voyage était peut-être terminé… mais j’ai mis la main au collet des officiers, j’ai quitté l’unité d’enquête criminelle et j’ai sauté dans un hélicoptère quelques minutes plu
  1. RAZ : https://www.dreuz.info/2020/06/13/cela-devait-arriver-un-chef-de-guerre-arme-fait-la-loi-sur-chaz-la-zone-de-seattle-occupee-par-black-lives-matter/
  2. CHAZ : https://www.dreuz.info/2020/06/12/au-secours-ils-sont-fous-bienvenue-a-chaz-le-quartier-de-seattle-sous-controle-des-racistes-black-lives-matter-et-les-terroristes-antifa/
  3. https://www.airbnb.com/users/show/9744281

Est-il vrai que Charles Martel a arrêté une invasion arabe ?

Charles Martel, chef militaire d’une puissante famille franque, a vaincu les Arabes le 25 octobre 732, entre Poitiers et Tours. Depuis 726, la dynastie arabe de califes des Omeyyades contrôlait un territoire s’étendant de la péninsule ibérique jusqu’à la région de Narbonne. À partir de ces territoires, ils lançaient des offensives dans le sud du royaume franc jusqu’à Lyon et Avignon. Le 9 juin 721, le général Abd al-Rahman, vainc Toulouse, pille Bordeaux en 732, provoquant la fuite du duc Eudes d’Aquitaine. Appelé à la rescousse, Charles Martel et ses Francs s’allient aux Aquitains. Battu, Abd al-Rahman meurt lors de la bataille.

Il préparera le règne de Pépin le Bref et de Charlemagne

Celle-ci ne fut pourtant pas décisive, car les Arabes ne seront expulsés de l’autre côté des Pyrénées qu’en 759. Le principal bénéficiaire en sera Charles Martel, qui en profitera pour asseoir la dynastie des Carolingiens face à celle des Mérovingiens. Désormais roi des Francs, il préparera le règne de son fils Pépin le Bref et de son petit-fils Charlemagne.Par l’équipe Ça m’intéresse

Traite négrière : les détournements de l’histoire

Le plus grand spécialiste francophone de l’esclavage, Olivier Pétré-Grenouilleau, remet en cause certains poncifs, ceux qui ont pris une incroyable ampleur aujourd’hui.

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Dangereuses et répétées, les élucubrations d’un Dieudonné relatives aux rapports entre traite des Noirs et Shoah, suscitent un émoi justifié.

Peut-être ne s’est-on pas suffisamment penché sur les raisons facilitant un tel détournement de l’histoire négrière. Pourquoi est-il apparemment si facile de dire n’importe quoi à propos de cet épisode si tragique de l’histoire de l’humanité ?

La raison fondamentale réside dans le fait qu’il ne constitue toujours pas un véritable objet d’histoire. Âprement discutées à partir de la fin du XVIIIe siècle, à l’époque où abolitionnistes et négriers s’affrontaient, les traites négrières devinrent un enjeu politique avant même d’être érigées en objet historiqueDe cette époque demeure une tendance à ne les appréhender qu’à partir d’une approche morale.

Le racisme, la colonisation, le tiers-mondisme, le fait que nombre de pays d’Afrique noire dérivent aujourd’hui aux marges lointaines du monde riche n’ont fait que renforcer l’approche moralisante. Au poncif raciste blanc – l’Occident civilisé face aux sauvages noirs – a succédé l’image tout aussi déformée de bourreaux uniquement blancs face à des Noirs uniquement victimes.

Mais l’inversion ainsi opérée n’a nullement remis en cause la manière, essentiellement morale, d’appréhender les traites négrières. Dans l’affaire, les errements d’une certaine gauche tiers-mondiste ont été aussi préjudiciables que ceux de mouvements antérieurs, que certains qualifieraient aujourd’hui de “réactionnaires”.

Analyser les traites du passé à travers le prisme d’une vision à la fois contemporaine et moralisante des rapports Nord-Sud est en effet tout aussi dangereux. (…)

Le danger d’une telle démarche est de comparer pour juger, et non pour comprendre, tâche du scientifique. Il est d’ouvrir la porte à une sorte de compétition dont l’objectif serait de déterminer quel trafic est le plus abominable, quelles souffrances sont les plus importantes, et, finalement, quels “responsables” sont à placer sur le banc des accusés.

Avec l’affaire Dieudonné, nous sommes précisément dans la tentative d’établir une putative échelle de Richter des souffrances et des responsabilités, avec une sorte de “challenge” entre la tragédie négrière et celle de la Shoah.

Le reste – l’écoute dont Dieudonné a malheureusement bénéficié – est affaire de conjoncture : le communautarisme, le mal-être dont souffrent parfois les membres de certaines minorités fournissant un terreau idéal au processus de victimisation décrit par Tzvetan Todorov.

Que faudrait-il faire pour éviter que des mensonges aussi grossiers que ceux de Dieudonné (car les juifs ne sont nullement “responsables” des traites négrières) puissent trouver un écho ? En premier lieu, il faudrait comprendre que ces traites ne renvoient pas seulement à une question de morale.

Comprendre qu’il s’agit d’une histoire complexe, loin de tout manichéisme, constituerait également un grand progrès. On pense souvent, et on le dit parfois très haut, jusqu’à l’Unesco, que les recherches seraient en la matière freinées par une sorte de “conspiration du silence”. C’est une vue de l’esprit. Il est vrai qu’il reste beaucoup à découvrir dans ce domaine. Mais des milliers d’ouvrages et d’articles lui ont été consacrés. D’un point de vue quantitatif, les traites négrières constituent désormais l’un des domaines les plus dynamiques de la recherche historique internationale.

Ce qui permet de battre en brèche de nombreux clichés. Il en va ainsi de l’idée selon laquelle ces traites seraient entièrement solubles dans le fameux “trafic triangulaire” Afrique-Europe-Amériques. On sait maintenant que le premier port atlantique, en importance, fut Rio de Janeiro, et non Liverpool. Si les Portugais, les Anglais et les Français dominèrent la traite atlantique au XVIIIe siècle, ce fut le tour des Brésiliens au siècle suivant. Or, du Brésil à l’Afrique, et retour, il n’est aucun triangle.

Au total, 11 millions d’Africains furent déportés vers les Amériques entre 1450 et 1867. Les traites orientales, elles, conduisirent à la déportation d’environ 17 millions de personnes (avec une marge d’erreur de plus ou moins 25 %) entre les années 650 et 1920. A quoi il faut ajouter les traites internes, destinées à alimenter en captifs les sociétés esclavagistes de l’Afrique noire précoloniale. On pense que 14 millions de personnes furent ainsi également déportées, toujours de 650 à 1920. Le fameux “trafic triangulaire” ne renvoie donc qu’à une partie de l’une des trois traites négrières de l’histoire.

Complexité et nuances sont aussi de mise du côté des acteurs de ces traites, largement organisées sur le mode de l’échange, marchand ou tributaire. Au mythe d’esclaves razziés par les Européens doit se substituer l’idée d’un commerce entre négriers occidentaux, orientaux et noirs, chacun cherchant à trafiquer au mieux de ses intérêts. D’où l’inanité d’un autre poncif, celui de la “pacotille” relatif aux marchandises de traite.

Ce terme est aujourd’hui synonyme de chose de faible valeur. Dans le passé, du côté occidental, il définissait un ensemble de produits, sans préjuger de leur valeur. Parmi ceux-ci, nombreux étaient relativement chers, comme les textiles. D’autres, apparemment insignifiants, comme les cauris, pouvaient jouer un rôle essentiel. Ces coquilles de gastéropodes furent massivement introduites en Afrique noire précoloniale où elles remplissaient un rôle d’équivalent monétaire.

C’est aussi en fonction de leur valeur d’usage en Afrique noire que les marchandises de traite doivent être estimées. Dans l’affaire, les courtiers noirs n’étaient nullement des êtres naïfs acceptant de déporter des hommes contre des babioles, comme des racistes blancs du XIXe siècle ont pu souhaiter le faire croire. Jamais n’importe quelle marchandise ne pourra évidemment valoir la vie d’un seul homme. Mais se réduire à une perception morale des traites négrières, c’est se condamner à ne rien comprendre des logiques ayant permis leur essor.

Les considérer comme ce qu’elles sont désormais, un sujet d’histoire complexe encore obscurci par nombre de clichés, et que l’on ne peut appréhender qu’avec de solides connaissances, voilà ce qui importe. En prendre conscience permettrait d’entendre moins d’erreurs à leur propos, et d’être plus prudent face aux discours extrémistes de tous bords. Il est aussi important de saisir que les Occidentaux, Orientaux ou Africains d’aujourd’hui ne sont nullement responsables des crimes commis par quelques-uns de leurs ancêtres, et qu’il ne sert à rien de monter certaines communautés les unes contre les autres.

Comme l’écrivait Edouard Glissant, à propos de l’esclavage, le travail de mémoire ne doit pas conduire au ressassement du passé. C’est à une mémoire-dépassement de ce passé qu’il faut œuvrer. 

COMMENTAIRES

  • Précision : les “Orientaux” qui ont pratiqué l’esclavage entre 650 et 1920, sont les Arabo-musulmans. Tout le monde a fait sa part, car avant les Lumières l’esclavage était considéré comme normal. Suite aux Lumières, ce sont les Occidentaux qui ont pris conscience de sa cruauté, et qui se sont battus pour son abolition. Mais ceci on ne le dit jamais.Écrit par : Sophie 
  • “Ces coquilles de gastéropodes furent massivement introduites” Non, elles se ramassent sur les plages atlantiques…
    Et donc certaines plages ont été interdites au peuple, parce que réservées à la cueillette de ces coquillages considérés comme des monnaies (Angola).
    Cela dit, votre billet m’inspire la remarque suivante : cela fait des décennies que l’on essaie de remonter la pente des mensonges tiers-mondistes sur l’esclavage; votre billet je l’ai déjà lu mille fois, mais rien n’y fait : la puissance de fake news des médias dominants est vraiment énorme. La vérité n’a aucune chance avec 24 heures et la RTS…Écrit par : Géo 
  • Et voici ce que dit le chercheur sénégalais Tijane N’dyaye au sujet de la traite arabo-musulmane, qui est étonnamment taboue. A transmettre à ceux qui ne voudraient pas y croire. 
    https://www.facebook.com/franceinfovideo/videos/esclavage-en-afrique-la-part-du-monde-arabe/1898806446829511/Écrit par : Sophie 

Voici la véritable histoire de l’esclavagiste Béhanzin
dont le chef de la LDNA a repris fièrement le nom


Voici la véritable histoire de l’esclavagiste Béhanzin dont le chef de la LDNA a repris fièrement le nom

En France, nos médias ont donné  une large place à un énergumène, chef de « la Ligue de Défense Noire Africaine » (LDNA).

Cet individu, de son vrai nom Sylvain Atoua, a choisi de se donner le nom de Engoutchi Béhanzin.

Mais qui était ce Béhanzin, idole de Monsieur Sylvain Atoua ?

Les bien-pensants nous expliquent que c’était un résistant au colonialisme français, certes oui.

Mais pas que !

Alors voici la véritable histoire, pas politiquement correcte,  de Monsieur  Béhanzin.

Monsieur Béhanzin était  roi du Dahomey de 1890 à 1894, date de sa reddition, déchu de son trône dès 1892, il décèdera  en exil à Alger le 10 décembre 1906.

1) Béhanzin, roi du Dahomey, était un furieux esclavagiste :

Béhanzin était d’abord  un  chef  esclavagiste de première importance.

Il razziait furieusement les tribus voisines pour se fournir en esclaves.

Le grand-père de Béhanzin,  Ghézo,  déclarait déjà  en 1840:

« La traite a constitué le principe directeur de mon peuple.

C’est la source de sa gloire et de sa richesse.

Ses chants célèbrent nos victoires et la mère endort son enfant avec des accents de triomphe en parlant de l’ennemi réduit en esclavage. »

Et,  d’ailleurs, si les Français ont vaincu Béhanzin, c’est parce qu’ils ont trouvé des alliés dans les peuples asservis par Béhanzin.

Alors voir le leader de la LDNA venir dénoncer, chez nous l’esclavage  au nom de Béhanzin, alors que c’est la France qui y  a mis fin au Dahomey, en éliminant Béhanzin : quelle imposture !

Mais il y autre chose de plus abominable encore …

2) Béhanzin, roi du Dahomey, pratiquait les sacrifices humains à grande échelle :

Il semble d’ailleurs que, contrairement à l’esclavage, c’était une pratique récente des rois du Dahomey.

En avril 1879, devant la délégation française, Béhanzin, encore simple prince, met à mort, en sacrifice,  200 Africains.

Béhanzin, le jour de son couronnement, en janvier 1890,  met à mort, à nouveau  des centaines de Noirs.

Citation d’un témoin français :

« Doucement, majestueusement, il égorgea avec un large coutelas, au manche richement orné, les douze premiers captifs.

Après lui, les grands, les grands dignitaires opèrent de la même façon, avec des couteaux à lame d’argent, à lame de cuivre ou à lame d’acier; selon leur rang [•••]

Les exécuteurs firent  ensuite leur oeuvre et abattirent mille autres têtes “

Autre témoignagne  de 1890 :

« Pendant ces deux demières nuits, il est tombé plus de cinq cents têtes.

On les sortait du palais à pleins paniers, accompagnées de grandes calebasses dans lesquelles on avait recueilli le sang pour en arroser la tombe du roi défunt.

Les corps étaient traînés par les pieds et jetés dans les fossés de la ville où les vautours, les corbeaux et les loups s’en disputent  les lambeaux  qu’ils dispersent un peu partout. » 

Quand les Français  prennent le  palais de Béhanzin  en 1892,  il est décoré de crânes humains … tout en comptant une excellente cave à vin …

Le conflit entre la France et Béhanzin prend fin en 1894.

A cette occasion un traité est signé le 29 janvier dont l’article 6  stipule la fin de l’esclavage et des sacrifices humains.

Voilà les « horreurs » uniformes  de la colonisation !

Le chef de la LDNA nie bien sûr, avec  impudence,  tous ces faits historiques.

C’est facile de nier, tout le monde peut nier, comme les Turcs avec le génocide arménien (j’y reviendrai prochainement).

Comme tous  ces menteurs de tout poil  qui veulent dissimuler les crimes de Béhanzin  et, en premier lieu, avec toujours  les mêmes  menteurs de  France-Info dans un article quasi-louangeur : ci dessous !

Béhanzin est, paraît-il, aussi  un héros au Bénin : il y a sa statue.

Il est temps de constater que l’Histoire  de ces gens-là et la nôtre sont totalement incompatibles.

Ils ont leur statue de Béhanzin au Bénin, nous avons la statue de Colbert.

Nous ne demandons pas que les Béninois retirent leur statue de Béhanzin.

Les Africains, comme ceux de la LDNA, ont leurs monstres et leurs héros.

Nous avons, nous aussi,  nos monstres et nos héros.

Ce ne sont pas du tout les mêmes.

Constatons ce fait, proclamons l’incompatibilité de nos civilisations
avec une seule conséquence envisageable :
une remigration massive.

Béhanzin, le dernier roi d’Alger

Il ne faut pas se fier à sa photogénie, c’était un redoutable guerrier plus qu’un mondain. Le choix du président du Bénin de se recueillir sur la tombe de Béhanzin Kondo et de visiter son ancienne résidence n’est pas un choix anodin. Comment un roi du Dahomey (actuel Bénin) en est-il venu à mourir en Algérie ? L’histoire de Béhanzin Kondo rejoint la grande Histoire du XIXe siècle.

Nous sommes le 6 janvier 1890. Le prince Kondo succède à son père Da-Da Glélé Kini-Kini à l’âge de 45 ans. Il devient le 11e roi du Dahomey. A l’époque, les puissances européennes se partageaient ce qui restait de l’Afrique. Grâce à son huile de palme et sa situation géographique, le Dahomey attise les convoitises de la France, du Portugal et de l’Allemagne. Le jeune roi entend préserver l’indépendance de son pays et fait monter les enchères entre les trois puissances, en essayant de les dresser les unes contre les autres. Diplomatiquement, la France se débarrasse du Portugal et de l’Allemagne et négocie avec Béhanzin Kondo des accords commerciaux et militaires.

Ce qui devait arriver arriva, aucune des deux parties n’était contente du statu quo. La guerre éclate et va durer deux ans, de 1892 à 1894. Béhanzin Kondo est défait par le général Alfred-Amédée Dodds, métis franco-sénégalais.

La Martinique-Alger, le dernier voyage 
Après sa reddition en janvier 1894, il est exilé en Martinique, en compagnie de ses enfants, quatre de ses femmes ainsi qu’un protocole réduit à un interprète et son épouse. D’abord coqueluche des journaux qui encensaient son exotisme, il retombe très vite dans l’oubli. Face à ses demandes répétées de revenir en Afrique pour finir sa vie, les autorités françaises acceptent… un peu. Il foulera bien le sol africain mais au nord du Sahara, à son extrême nord.

C’est à Alger qu’il débarque par un jour d’avril 1906 et non dans son Dahomey natale. Fatigué, usé par ce voyage, et désespérant de revoir la terre de ses ancêtres, où il est toujours indésirable par les autorités françaises, il quitte rarement sa résidence de Blida. Il y meurt sept mois plus tard, le 10 décembre 1906, et est enterré au cimetière Saint-Eugène. Son fils Ouanilo, devenu avocat, rapatriera son corps en 1928.

Après l’indépendance du Bénin, il deviendra une figure nationale et aura droit à une grande statue. C’est vers cet homme atypique que le président de la République du Bénin, Thomas Boni Yayi, à qui l’on prête des intentions de se représenter, est venu demander la baraka.

Dominique Swarz et BNF
New York Public Library 
Bibliothèque du Congrès
Petit, Maxime/Les colonies françaises ; petite encyclopédie coloniale – New York Public Library
New York Public Library 
New York Public Library (1895)
[estampe] / P. Kauffmann. Pellerin et Cie, imp.-édit. [Epinal, 1892]


Quand les missionnaires catholiques rachetaient
des esclaves pour les libérer de leurs maîtres africains 

Quand les missionnaires catholiques rachetaient des esclaves pour les libérer de leurs maîtres africains

L’esclavage en Afrique : Esclaves rachetés à leurs maîtres africains par des missionnaires catholiques blancs

Les mêmes missionnaires katos négociaient les esclaves blancs à Alger…
Dans les églises il y avait des troncs réservés aux rachats des esclaves blancs
dont le célèbre Cerventés qui a inventé Don Quichotte.

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Princesse éthiopienne et ses esclaves

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Reine malgache et ses esclaves

Les reines malgaches étaient d’une cruauté totale, ce qui m’a choqué car je croyais naïvement que la femme c’est le maternalisme et la douceur. L’esclavagisme continu à Madagascar comme je l’ai connu moi en France à 13 ans à la rue, ou des patrons vous offrent une pièce pour dormir et à manger. Mais vous n’êtes pas payé et vous n’avez pas d’horaire de travail. Vous faites des semaines de 85 heures jusqu’à épuisement. Alors bande d’enculés d’africains qui viennent en France me foutre la merde sachez que MOI j’ai été esclave pour participer au travail collectif de la France alors que vous n’êtes même pas légitime chez vous… ce chez vous que vous avez déserté lâchement… et le chez nous ou vous n’avez aucune légitimité.

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A Saint-Louis, au Sénégal, Samory Touré, fondateur de l’empire Wassoulou,
résistant à la pénétration coloniale d’Afrique occidentale, posant avec ses esclaves

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Ethiopie, filles du Ras Sebeath, Gouverneur de l´Agamié posant avec leurs esclaves

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Anjouan : esclaves mahorais libérés par la France

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Femmes esclaves au sein de la tribu des Balumbus ,une population du Gabon et de la République du Congo….

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Esclaves d’un caïd marocain à Marrakech

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Esclaves au Maroc

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L’ancien marché aux esclaves de Tunis

  1. A.F  Il est grand temps de remettre les pendules à l’heure !
  2. René Clémenti   À l’époque de la traite, les Blancs n’avaient pas encore pénétré le territoire africain. Ils n’allaient que sur les côtes. Les esclaves leur étaient amenés depuis l’intérieur et vendus par leurs congénères qui les avaient capturés.
    Conclusion: si nos frères noirs des Antilles, des États-Unis et d’ailleurs en dehors de l’Afrique sont bel et bien des descendants d’esclaves, ceux qui sont nés en Afrique ou de parents nés en Afrique au XXe siècle n’ont aucune chance d’en être. Il est beaucoup plus probable qu’ils comptent parmi leurs ancêtres des vendeurs d’esclaves. Et aujourd’hui ils tentent de nous la faire “à l’envers”…
    • remouit   Le cdt de marine JAIME, auteur de l’ouvrage “De Koulikoro à Tombouctou” indique avoir libéré en 1890 des esclaves noirs du Niger dont certains portaient des bracelets de bronze avec des inscriptions romaine’s
  3. Madelaine   Voici mon témoignage.
    J’ai des amis antillais et africains.
    Qui ne se connaissent pas et ne veulent surtout pas se rencontrer.
    Individuellement, ils sont tolérants mais ils ont des clichés carrément racistes.
    Par exemple : les africains (subsahariens) disent “l’autre fois on m’a pris pour un antillais ! non mais tu te rends compte, moi un antillais et puis quoi encore!”
    Les antillais de leur côté (sans connaître mes amis africains ni ce qu’ils disent des antillais) critiquent vertement les Africains “ah ces africains, ils sont sales”.
    !!!Pourtant leurs peaux sont de la même couleur. Imaginez que moi qui suis blanche je tienne les mêmes propos? Mais ça serait un tollé!
    Conclusion : le vivre ensemble ne fonctionne pas. C’est une question de culture et d’éducation commune, pas de couleur.
    Et les antillais le prouvent quand ils croisent des africains….
  4. philippe paternot  les associations de défenses des noirs ne disent rien sur les esclaves noirs en mauritanie de nos jours : fin des années 1970 au maroc, mon voisin, inspecteur de l’éducation primaire avait une petite fille d’une dizaine d’années qui levée aux aurores et couchée certainement après tout le monde n’allait pas à l’école, elle avait trop à faire à la maison, lessive de cinq personnes, repas, ménage etc. il l’avait recueillie par pitié pour cette petite fille que ses parents ne pouvait nourrir
  5. Meltoisan   Sur le sujet, deux livres intéressants parmi beaucoup d’autres : ——————–« Le Génocide voilé » – Enquête historique – par Tidiane N’Diaye – Chez Folio
    Le tabou de l’esclavagisme arabo musulman Alllo, Sibeth Ndiaye ? Allo, mais allo quoi ! ——————–Les négrier en terre d’islam VIIe – XVIe siècles – par Jacques Heers – Chez Tempus
    • DavidD13   Une autre suggestion de livre: Esclaves chrétiens, maîtres musulmans de Robert Davis sur l’esclavage des blancs
  6. Aplanos   A la fin des années 70, un jeune analyste marocain qui travaillait dans mon équipe d’informaticiens me parlait des noirs et me disait qu’il y avait au Maroc un mot les concernant : SNAN (phonétiquement), qui signifie l’odeur du noir …
  7. Yves   Il a été écrit ” A qui veut régénérer une société en décadence, on prescrit avec raison de la ramener à ses origines! ” Pape Léon XIII. Les origines de notre France sont Chrétiennes, dans une nation unie dans une seule culture!
  8. Eschyle 49   Rappelons que le Coran est un outil politique de destruction du christianisme, de surcroît un faux et usage de faux.

Le Coran révélé par la Théorie des Codes –
Studia Arabica XXII

Ordinateurs, Internet, câble, numérique… Depuis la seconde moitié du XXe siècle, tous les prodiges informatiques reposent sur la Théorie des Codes. Cette théorie s’applique aussi aux textes écrits. Elle identifie un auteur avec une certitude qui peut dépasser 999 999 chances sur un million : chaque auteur présente des caractéristiques stylistiques dont il n’a pas conscience, mais que les mathématiques peuvent identifier. Ces caractéristiques, repérées dans un texte, sont-elles présentes dans un autre texte ? Cela permet de savoir si les diverses parties d’un même livre ont été écrites par un seul auteur ou par plusieurs.

Appliquée au Coran, cette théorie révèle clairement plusieurs auteurs, décèle des dates de rédaction différentes et identifie des structures restées jusqu’ici cachées. Une perspective scientifique et insoupçonnée s’offre à nous, une lumière nouvelle éclaire le premier islam, sa nature, son histoire, et présente comme jamais encore vu l’islam d’aujourd’hui. 

Cette étude confirme cinq assertions :

  • le Coran est dû à 30 auteurs différents au moins, probablement 50, au plus 100
  • le Coran a été écrit en plus de 200 ans
  • la périodisation Médine – La Mecque n’a aucune signification
  • Mahomet a été intronisé fondateur de l’islam longtemps après sa mort, au moins 60 ans, possiblement 200
  • Le premier islam dérive d’une secte présente à cette époque au Proche-Orient : les nazaréens

La sixième assertion est nouvelle :

la fondation du premier islam n’était pas le monothéisme,
mais l’antichristianisme.

Invasions des Alpes par les musulmans

Au Moyen-Age, les musulmans sont désignés par le terme de Sarrazins. Durant trois siècles, les incursions islamiques dans les régions alpines Savoie, Suisse, Italie, provoquent la dévastation : les massacres, le pillage, le rançonnage, la mise en esclavage, le contrôle des voies de circulation. Avec une prédilection de ces prédateurs féroces pour les églises, les monastères, les acquis économiques des villages, des places fortes, les trésors communautaires des lieux de culte.

Cette sombre période est peu décrite dans les médias, et pratiquement passée sous silence. Pourtant les travaux des historiens nous dévoilent à quel point, si peu de temps après la mort du prophète, les assaillants islamiques se sont lancés sans répit à l’assaut des foyers de civilisation de l’Occident chrétien, devenu le dar al harb, domaine de la guerre.

En 711, les disciples de Mahomet, mort en 632, entrent en Espagne wisigothique et au nombre de plusieurs milliers, les Arabes conquièrent la péninsule où ils s’établissent pour longtemps. Et de là, traversant les Pyrénées, ils envahissent le Languedoc Roussillon appelé Septimanie. Ils dévastent les villes du sud, ravagent Bordeaux et Perpignan,  et emmènent en Espagne islamisée et au Maghreb un nombre considérable de femmes, d’enfants et de jeunes hommes en esclavage.

Narbonne vaincue en 720, tous ses habitants sont passés au fil de l’épée, y compris les réfugiés goths ayant fui l’Espagne en raison des exactions de l’occupant. Cette ville devient la place forte des musulmans à partir de laquelle ils vont lancer de nombreuses expéditions vers le nord, correspondant au Royaume de Burgondie. Incendiées et dépeuplées, ces régions sont ravagées autour de 730 : Mâcon, Châlon, Beaune, Autun… les Arabes s’en prennent également à l’actuelle Franche Comté et au Dauphiné.

Charles Martel, duc des Francs et maire du Palais, dirige alors la Francie, et apprenant que Abderrhaman ibn Abdallah al Ghafiqi, wali d’Al Andalous, dirige ses troupes vers Tours, la « ville sainte » de la Gaule, il organise l’armée franque pour contrer cette avancée qui vise à s’emparer de l’abbaye St Martin et de ses trésors de haute valeur culturelle, mais aussi à pénétrer plus avant en territoires francs. Les Arabes ravagent le Périgord, la Saintonge, le Poitou. Ils massacrent un nombre considérable de chrétiens, pillent et brûlent l’église de St Hilaire de Poitiers. Entre Tours et Poitiers, en 732, l’affrontement mémorable avec l’armée omeyyade a lieu, connu sous le nom de « bataille de Poitiers » (ou chez les Arabes « maarakat balat ash shuhada = bataille du pavé des martyrs »). Abderrahman, chef de guerre musulman est tué sur place.

Charles Martel (ou Karl Martell) acquiert ainsi une stature fondatrice dans le Moyen Age européen en stoppant l’avancée musulmane au cœur de la Francie. Mais il ne parvient pas à délivrer Narbonne ni à neutraliser la nuisance qui s’étend vers les Alpes à partir de cette place forte de l’islam.

Lorsque, en 792 le calife de Cordoue, Hescham, envisage de reprendre l’ensemble des territoires languedociens, c’est le petit fils de Charles, Charlemagne, qui met en œuvre la riposte avec succès pour imposer des limites à ces invasions récurrentes. Sans parvenir totalement à empêcher les hordes de pillards musulmans d’écumer durablement les villes et villages méditerranéens, faisant des dégâts considérables en vies humaines et en destructions d’édifices, églises et châteaux. (Les villages perchés et fortifiés en sont encore les traces historiques)

A partir des années 900, les Sarrazins remontent des côtes de Provence pour se diriger vers le nord par la vallée du Rhône en direction des régions alpines. Après avoir pris les villes de Toulon, Fréjus, et Grenoble, les Arabes parviennent en Savoie et dans le Piémont, ils sèment la désolation et la mort sur leur passage. En 939, la Maurienne est envahie, les Sarrazins parviennent au Grand St Bernard en Valais. Ils y installent un poste de contrôle qui va leur permettre de rançonner tous les voyageurs qui empruntent le col alpin pour aller à Rome. Les Sarrazins présents dans la région de montagne pillent Avenches et Neuchâtel, ils ravagent le monastère hospice de Bourg-St-Pierre et s’attaquent au siège épiscopal de Coire, puis à l’abbaye de St Maurice d’Agaune où ils pillent les pèlerins et s’emparent des antiques trésors liturgiques de la communauté.

Les Arabes commettent partout des massacres tout en s’emparant des biens des communautés chrétiennes. En 929, près de Suse, ils ravagent et incendient l’abbaye de la Novalaise, et décapitent 500 moines. (Au monastère de St Vincent de Vulturne, 900 moines ont été décapités par les sabres islamiques en une seule nuit, leur église livrée aux flammes) Les musulmans pillent également la prestigieuse abbaye de St Gall. On retrouve des traces de ces tragédies dans les chroniques anciennes, comme celle de Jean Rochex, moine cistercien, qui décrit les Sarrazins comme « hérétiques, cruels, barbares, idolâtres, qui, venant d’Arabie, dévastent des régions entières et font d’innombrables martyrs chez les chrétiens ».

Depuis le col alpin du Grand St Bernard, les Sarrazins contrôlent les allées et venues  des voyageurs et des pèlerins. Ils imposent des taxes et des rançons et se constituent un fructueux trésor de guerre.

L’abbé de Cluny, dénommé Mayeul, fait route en 972 en direction de Rome. C’est un personnage important, l’abbaye de Cluny étant le monastère le plus puissant et le plus rayonnant de l’époque. Les Sarrazins postés au col le font prisonnier, le prennent en otage et exigent pour le libérer une rançon de mille livres d’argent, une somme considérable. Un moine est envoyé à Cluny pour récolter le prix à payer : les clunysiens doivent alors fondre des calices d’or ancestraux, des œuvres d’art et des objets du culte de valeur pour rassembler les mille livres. Les chroniques décrivent le prisonnier Mayeul enchaîné, affamé et laissé sans soins en attendant le versement de sa rançon.

Devant ces nombreuses razzias alpines, le roi d’Italie Louis II le jeune et l’empereur germanique Otton III discutent des solutions à trouver. Mayeul de retour dans son abbaye, et apprécié pour ses qualités personnelles, sera sollicité pour devenir pape, ce qu’il refusera. C’est par la suite le pape Urbain II, lui aussi moine de Cluny comme Mayeul, qui lancera la première croisade afin de reprendre les terres chrétiennes spoliées, assurer la sécurité  et retrouver la mainmise sur les lieux saints.

En 973, le comte de Provence Guillaume 1er organise une guerre défensive de libération contre les envahisseurs sarrazins, il le fait « au nom de Mayeul ». Vers 975, l’étau musulman se desserre dans le Sud et les incursions prédatrices reculent. Toutefois, des hordes de pillards se replient vers la piraterie méditerranéenne des barbaresques, maghrébins qui se mettront par la suite au service de la Sublime Porte, après la prise de Constantinople en 1453. Leur occupation principale sera de rançonner les voyageurs et de fournir des esclaves au sultan, ainsi que des prises de guerre substantielles. Plus tard, face à ces exactions perpétrées depuis Alger et Tunis, et les accords toujours transgressés, les Français interviendront par la prise militaire d’Alger en 1830 où plusieurs dizaines de milliers de chrétiens prisonniers des bagnes islamiques seront libérés.

Mansour Ibn Sarjoun, alias Jean Damascène,
1er critique de l’Islam (7ème et 8ème siècles)

Mansour Ibn Sarjoun, (Victor fils de Serge)
appelé par la suite Jean Damascène, est né en 676 à Damas
dans une famille chrétienne syriaque.

Son grand-père était un célèbre administrateur fiscal mandaté par l’Empereur de Byzance Héraclius. Lorsque les armées arabo-musulmanes s’emparèrent de la région en 635, l’occupant exigea que ce haut fonctionnaire continue d’assumer ses tâches, mais au service du nouveau pouvoir islamique. Nombre de chrétiens furent enrôlés de la même façon, soit dans l’administration, soit dans les traductions d’ouvrages à partir du grec.

Le père de Jean Damascène fut également au service des califes pour l’ensemble de la Grande Syrie, dans la collecte obligatoire des taxes et de la djizia. Jean Damascène devint Yuhanna al Demashki, il reçut une éducation très complète sur une base biculturelle, mais où le grec était l’élément essentiel. Il vécut le passage de la culture hellénistique à la culture arabe en Orient. Son précepteur, Cosmas, était un religieux byzantin de Sicile que son père avait racheté à grand prix d’une mise en captivité par les Arabes lors d’une razzia. Formé à diverses disciplines, Jean Damascène devint érudit en arithmétique, astronomie, géométrie, ainsi qu’en musique et théologie. 

Ayant les mêmes compétences que son grand-père et son père, Jean reçut la charge de receveur fiscal pour toute la région de Damas, à une époque où se mettait en place le système de la dhimmitude. Les chrétiens étaient divisés entre Eglises aux options opposées, ce qui faisait le jeu de la progression islamique dans tout le Proche Orient occupé. Les taxes très lourdes incitèrent des familles chrétiennes à se convertir à l’islam. Peu à peu les chrétiens furent chassés de l’administration contrôlée par le pouvoir musulman.

Jean abandonna ses charges et devint moine à la laure de Saint Saba à Jérusalem. C’est là également qu’il fut ordonné prêtre en 735. 

L’intérêt de son témoignage, c’est qu’il est le premier à réagir depuis l’intérieur de la société islamique et des mutations en cours. Il écrit plusieurs traités, toujours en grec. Son analyse de l’islam est contenue dans une vingtaine de pages ciblées avec courage. 

Jean offre ainsi la toute première description chrétienne de l’islam et la réfutation de cette doctrine qu’il qualifie d’hérésie. Ce terme n’est pas à interpréter comme déviation à partir de la position chrétienne, mais comme une mouvance sectaire erratique. Il conteste radicalement la validité de la « révélation » de Mahomet. 

Citons quelques passages-clé de son pamphlet :

« Il y a chez les Ismaélites (=Arabes) une superstition trompeuse toujours agissante, et qui sert de précurseur à l’Antéchrist ! ».

« Un faux prophète survint au milieu d’eux, il s’appelait Mohamed. Il créera lui-même sa propre hérésie ».

« Il fit croire au peuple qu’il était un craignant-Dieu et fit propager la rumeur qu’une Sainte Ecriture lui avait été apportée du ciel. Et il mit par écrit des sentences qu’on ne peut que railler ».

« Il affirme que les Juifs voulaient crucifier Jésus et après l’avoir arrêté, ils crucifièrent son ombre, mais Christ lui-même n’a pas été crucifié et n’est pas mort ».

« Il introduisit dans cet Ecrit beaucoup d’autres absurdités dont on ne peut que se moquer, mais il insiste que cela lui a été apporté du ciel par Dieu ! »

« En outre, ils nous appellent « associateurs », car, affirment-ils, nous introduisons un associé aux côtés de Dieu en disant que le Christ est le Fils de Dieu ».

« Vous nous appelez « associateurs » ? Nous, nous vous appelons « mutilateurs » de Dieu ».

« Ils nous accusent injustement d’être idolâtres parce que nous vénérons la croix et qu’eux la méprisent. A cela nous répondons : comment se fait-il que vous vous frottiez à une pierre à laquelle vous exprimez votre vénération en l’embrassant ? »

Jean Damascène rédige également quelques réflexions permettant aux chrétiens de répondre aux objections courantes des musulmans. A la différence de la tendance actuelle propice au relativisme et à la confusion, il ne se prête pas à un « dialogue » avec l’islam, qu’il connaît de l’intérieur. Son but n’est pas que le chrétien s’ouvre à une autre religion, qu’il estime pernicieuse. Il expose à partir de ses convictions ce qu’il estime être des vérités premières, il ne réfute pas l’islam parce qu’il serait à ses yeux inférieur mais parce que ses fondements lui apparaissent irrecevables et faux.

Jean traite la question déterminante de la liberté humaine face à Dieu. Pour l’islam, le libre-arbitre n’existe pas, tout est prédestiné par Allah, le bien comme le mal. Jean met en lumière la contradiction entre cette vision et la justice de Dieu. Si l’homme n’est pas responsable, il ne peut être coupable. Pas de faute, pas de rédemption, pas de miséricorde divine, pas de projet humain. Jean insiste sur la différence entre l’engendrement naturel et l’engendrement spirituel, réalité inconnue des musulmans.

En dehors de ces propos réactifs et apologétiques adaptés à une situation bien précise, Jean Damascène rédige un traité important intitulé « Une présentation exacte de la foi orthodoxe ». A son époque, l’Eglise chrétienne est indivise, même si des interprétations théologiques suscitent de sérieux conflits internes. C’est ce qui fait que Jean Damascène a été reconnu comme saint dans l’Eglise orthodoxe et dans l’Eglise catholique. Sa mémoire est fêtée dans les deux communautés.

Le témoignage tonique de Jean Damascène, issu d’une génération confrontée à la première mise en place du pouvoir islamique en Orient, peut nous apporter certaines lumières pour réfléchir à la situation des idées et des forces en présence en Occident au début du 21èmesiècle.

 

Le message du Pape Benoît XVI sur la violence de l’islam

Après d’innombrables massacres successifs de chrétiens, le pape Benoît XVI n’est jamais resté muet. Ses prises de position censurées par les médias rendaient régulièrement hommage aux victimes assassinées en raison de leur appartenance chrétienne, et le pape répétait à chaque fois la même conviction pleine de bon sens : « on ne peut pas utiliser la violence au nom de Dieu ! » En y ajoutant cet appel concret : « Les religions devraient inciter à un usage correct de la RAISON et promouvoir des valeurs éthiques ».

Une évidence, car un dieu qui pousse à tuer en son nom ne peut être qu’une idole païenne hostile à toute coexistence humaine et à toute civilisation.

Benoît XVI a surtout eu le courage de montrer combien le refus islamique d’associer la raison à sa prétention hégémonique fait toujours peser une grave menace sur nos libertés et notre sécurité.

Cela d’autant plus que les garde-fous issus de la civilisation judéo-chrétienne s’effondrent les uns après les autres, sapés par une culture laïciste qui cible le christianisme mais ferme complaisamment les yeux sur une islamisation invasive.

La prise de position la plus significative de Benoît XVI a été celle brillamment exposée à l’Université de Ratisbonne, en 2006. Evidemment, les médias occidentaux ont aussitôt voulu y voir « une bourde », pour esquiver le sujet, alors que le pape savait pertinemment de quoi il parlait. Dans son discours éclairant à la célèbre Université où lui-même avait enseigné, il citait un passage du 16ème siècle relatant l’entretien entre l’empereur orthodoxe Manuel II Paléologue et un musulman cultivé :

« L’empereur connaissait les dispositions développées et fixées dans le coran à propos de la guerre sainte. Il dit avec rudesse à son interlocuteur musulman : montre-moi donc ce que Mahomet a apporté de nouveau, et tu y trouveras seulement des choses mauvaises et inhumaines, comme sa mission de diffuser par l’épée la foi qu’il prêchait ».

Cette citation, extraite d’un discours même pas encore traduit, suscita aussitôt un embrasement inimaginable dans le monde islamique. La rue musulmane explosa de rage, on brûla l’effigie de Benoît XVI, une religieuse dévouée aux autochtones depuis trente ans fut assassinée en Somalie, on incendia plusieurs églises dans les Territoires palestiniens, en Iraq, au Pakistan et en Inde.

Or Benoît XVI offrait dans son exposé historico-théologique une clé de lecture critique générale, qui s’applique à toutes les religions (christianisme compris). C’est une évidence : violenter au nom de Dieu est inacceptable, car Dieu a un lien avec la raison humaine et il désire la paix. Sans cette affirmation de bon sens, il est impossible de poser les bases d’un dialogue entre civilisations qui se fonde sur des relations ouvertes à l’altérité !

En citant le Paléologue, Benoît XVI voulait rappeler de manière simple un constat historique indéniable : Mahomet a prêché sa foi par l’épée, il a davantage été chef de guerre que chef religieux. La préoccupation majeure du pape était la situation spirituelle du monde contemporain, en fonction de laquelle doit être dénoncée la vision théocratique de l’islam, concept absolutiste qui autorise à violenter au nom du divin. Cette perversion haïssable n’a pas seulement été présente depuis les débuts de l’islam; elle a aussi existé – ponctuellement – dans le christianisme à certaines époques bien précises. Benoît XVI l’a reconnu ouvertement.

Mais il ne faudrait pas confondre ce qui est conjoncturel avec ce qui est structurel, comme le font habituellement sur les plateaux de télévision les vulgarisateurs médiatiques, selon le raccourci habituel « religion = violence ». Du même genre que « monothéisme égale conflit »…

Or la profonde différence, entre islam et christianisme c’est que les textes fondateurs musulmans ne disent absolument pas la même chose que les écrits judéo-chrétiens. En islam, le rapport religion-violence est particulièrement imbriqué, il est même consubstantiel au projet de conquête universelle aboutissant au règne de la charia. Il suffit de lire le coran et les hadiths – qu’il est interdit de relativiser ou contextualiser – mais aussi les biographes musulmans de Mahomet (Mouslim, Boukhari, etc) pour s’en faire une idée factuelle assez précise.

Face à ce dilemme, Benoît XVI affirmait avec force que si l’on est convaincu que Dieu est entré en relation avec l’être humain doué de raison, la religion ne doit jamais servir de caution et d’alibi à la violence. En effet, une foi en Dieu authentique ne peut se propager par la violence car elle est le fruit de l’âme, raisonnable, capable de réflexion et de dialogue. Le Paléologue, élevé dans la philosophie grecque, disait le pape, proclame le lien vital entre la raison et la foi, dans le but de réfuter la démarche islamique et ses prolongements belliqueux aux effets redoutables.

C’est bien ce que confirme El Tayeb Houdaïfa, chroniqueur de La vie Eco, lorsqu’il écrit que la période islamique du 7ème siècle fut « trop préoccupée par les conquêtes d’expansion militaire et pas assez par l’usage de la raison ». Il y eut aussi au fil du temps les assassinats successifs pour la succession dynastique de Mahomet (Omar, Othman, Ali). Ce qui a donné lieu à la rivalité séculaire entre sunnites et chiites, qui s’affirme aujourd’hui dans l’axe Iran-Liban. El Tayeb Houdaïfa en tire la conclusion : « l’après-prophète s’illustra plus par l’empire de la déraison que par le gouvernement de la raison »

Pourtant, une chance nouvelle de réforme de l’islam était apparue, lorsqu’aux 8ème et 9ème s. les Arabes firent traduire dans leur langue les œuvres des philosophes grecs qu’ils venaient de découvrir par leurs conquêtes. Comme ils ne connaissaient pas le grec, ce sont les juifs lettrés et les savants chrétiens – nestoriens en particulier – qui réalisèrent pour eux ces traductions grâce au syriaque. De ce fait, la popularisation des œuvres grecques en milieu arabo-musulman suscita rapidement la première école théologique islamique importante, celle des mutazilites – avec Wasil ibn Ata, fondateur du kalam, la théologie spéculative. Intellectuellement attractive, cette théologie mutazilite fut établie comme doctrine officielle par le calife Al Mamun (814-833), mais une opposition farouche fit rapidement péricliter cette démarche philosophique. Pour contrer cette relative pacification de la religion mahométane, Al Achari  développa une ligne dure attribuant tout à Allah et rendant la raison de l’homme inopérante. Puisque l’individu est prédestiné dans ses moindres faits et gestes, c’est le mektoub qui régit tout selon le bon plaisir d’Allah, en bien comme en mal, croyance doctrinale officielle encorede nos jours.

Au 11ème et 12ème s. Al Farabi et Al Kindi furent des penseurs musulmans  développant l’idée d’une liberté éclairée par la raison, mais Ghazali leur adversaire réagit par un ouvrage intitulé « Destruction des philosophes ».

Même Averroes, un siècle plus tard, se trouvait disqualifié au nom même de ce reflux vers un islam dur des origines. Dès lors, l’étau se refermait jusqu’à nos jours avec le redressement doctrinal opéré par Ghazali, bloquant toute investigation philosophique en islam. C’est ce que l’on appelle la « fermeture des portes de l’ijtihad ».

Dans la même période, (au 11ème siècle), un autre théologien musulman célèbre refusait lui aussi fermement toute ouverture vers la raison, il rejetait toute influence philosophique grecque. C’est Ibn Hazm, que Benoît XVI, en connaisseur de son sujet, a présenté explicitement dans son discours de Ratisbonne : car pour ce juriste strict, Allah est pure transcendance sans aucun lien avec la raison humaine ni avec la vérité. L’idée était bel et bien de revenir à l’islam pur et dur du temps du prophète, considéré comme âge d’or de l’islam ; c’est le salafisme, large courant musulman qui a depuis 30 ans regagné du terrain partout, des montagnes afghanes aux banlieues françaises.

Dans la même logique, Ibn Hazm préconisait la lecture littérale du coran, c’est l’école zahirite, (le zahir = sens apparent). Tout lecteur du coran qui doute, ne serait-ce que d’une seule lettre, est kafir, incroyant, infidèle, impie. Le kufr, c’est l’impiété, punie de persécution en ce monde et de l’enfer dans l’autre.

Le coran est une récitation, il ne recèle donc aucun sens caché, comme le prétendent les soufis, considérés par l’islam officiel comme une secte ésotérique et hérétique à éliminer.

Il est assez paradoxal de remarquer que lorsque Ibn Hazm donnait cette impulsion autoritaire de repli à l’islam – c’était l’époque où à l’inverse se développaient en Europe chrétienne les premières grandes universités occidentales qui rayonnaient. Elles constituaient un lieu d’érudition et d’ouverture où l’on pouvait discuter et mener des disputationes contradictoires, où l’on s’exerçait à confronter des arguments et avancer des hypothèses de compréhension des connaissances. Ce contexte de recherche et d’érudition européennes a posé les bases intellectuelles de la civilisation occidentale.

Mais de par sa posture, ce Ibn Hazm, cité par le pape, est devenu en même temps l’un des théoriciens stratégiques du djihad, en tant que guerre d’expansion de l’islam, et cela, dans la fidélité aux opérations guerrières des origines, c’est à dire la conquête obligatoire des territoires infidèles s’accompagnant du traitement impitoyable des non musulmans, les dhimmi, comme le préconise le coran sans ménagement.

Autre aspect particulier d’Ibn Hazm, son antisémitisme virulent. Le légiste musulman était engagé à fond dans la polémique antijuive et antichrétienne. Il martelait dans son traité Al Fisal l’intolérance absolue envers la catégorie coraniquement dénommée les « gens du Livre », Ahl al Kittab, avec de multiples imprécations contre la Torah désignée comme fiction mensongère. Il maudissait même tout musulman qui vivrait en bonne intelligence avec des juifs ou avec des chrétiens, vigoureusement dénoncés par le coran comme falsificateurs de la révélation divine.

Ce n’est donc pas par hasard que Benoît XVI prenait le soin de relever en détails la position d’Ibn Hazm dans son analyse, vu tout ce qui en découle sur le terrain géopolitique et interreligieux. Pour le pape, le Dieu de la Bible, contrairement au dieu du coran, est un Dieu de l’alliance, un Dieu ami des hommes. Si dans son discours, Benoît XVI faisait remarquer que la théologie judéo-chrétienne bénéficie de l’outil grec de la pensée, c’est pour souligner expressément que la raison entre en ligne de compte dans l’expression de la foi, telle qu’issue de la bible hébraïque. Pour Benoît XVI, il convient de ne pas dés-helléniser la réflexion chrétienne, comme il convient de ne pas déjudaïser la foi en amputant sa spiritualité de l’Ancien Testament.

On voit bien quels sont les enjeux pour lesquels Benoît XVI a dénoncé toute foi qui exclurait la raison, sans oublier de montrer simultanément les limites d’une raison qui exclurait la foi.

La réflexion de Benoît XVI s’est poursuivie sur le même terrain dans le discours des Bernardins à Paris, en 2008, suite logique du discours de Ratisbonne de 2006. Voici ce que déclarait Benoît XVI exactement un an avant sa visite en France : « Fait aussi partie de l’héritage européen une tradition de pensée pour laquelle un lien substantiel entre foi, vérité et raison est essentiel.

Il s’agit de se demander si la raison est oui ou non au principe de toutes choses et à leur fondement. Il s’agit de se demander si le hasard et la nécessité sont à l’origine de la réalité, si donc la raison est un produit secondaire fortuit de l’irrationnel, et si dans l’océan de l’irrationalité en fin de compte elle n’a aucun sens ou si au contraire ce qui constitue la conviction de fond de la foi chrétienne demeure vrai ».

Et le pape ajoute : « Permettez-moi de citer Jürgen Habermas :

« Par l’autoconscience normative du temps moderne, le christianisme n’a pas été seulement un catalyseur. L’universalisme égalitaire, dont sont nées les idées de liberté et de solidarité, est un héritage immédiat de la justice juive et de l’éthique chrétienne de l’amour.

Inchangé dans sa substance, cet héritage a toujours été  de nouveau approprié de façon critique et de nouveau interprété. Jusqu’à aujourd’hui il n’existe pas d’alternative à cela ».

Pour Benoît XVI, les origines de la théologie occidentale et les racines de la culture européenne sont exactement les mêmes : judéo-chrétiennes.

Le fil rouge de cette réflexion est biblique, aussi le pape insiste-t-il au passage sur la filiation chrétienne vis-à-vis de la tradition juive. Les moines ont hérité des rabbins et des connaisseurs de la Bible la valeur du travail manuel. Sans cette culture du travailcombinée avec la culture de l’esprit et du cœur, l’Europe n’existerait pas, et elle irait vers sa destruction si elle s’écartait de cet humanisme-là.

Et surtout, sans jamais prononcer une seule fois le mot islam, pour éviter les polémiques et les débordements, Benoît XVI a renforcé –  dans la marge de son texte – la mise en garde de Ratisbonne :

Dans la sunna, il existe un hadith qui avertit : « pas de monachisme en islam ! ». Or, aux Bernardins, le pape a insisté pour mettre en valeur l’immense apport historique des moines à la civilisation occidentale au cours des siècles. Ils ont défriché les esprits autant que les espaces. On connaît le rôle décisif des Bénédictins et des Cisterciens entre autres.

Mahomet avait proscrit la musique et la poésie qu’il détestait, comme faisant obstacle à la parole d’Allah. Or, le pape a mis en lumière la créativité artistique du chant, de la musique, en lien avec la Parole de Dieu. Il a aussi montré toute la richesse de la démarche scientifique qui y a puisé son élan créateur de connaissances.

Par la même occasion, le pape a rappelé que le christianisme – comme le judaïsme dont il est issu – n’est pas une religion du Livre, mais une religion de la Parole vivante. Parole humaine inspirée par Dieu et que l’on peut donc analyser, discuter, interpréter, sans commettre de sacrilège. A l’inverse du texte coranique pure expression d’Allah.

Ce qui exclut tout fondamentalisme littéraliste dans les lectures de la Bible, et ses dérives dangereuses. Belle illustration de la phrase de Paul : « la lettre peut tuer, seul l’Esprit vivifie ! »

Enfin, on peut dire que Benoît XVI s’est prononcé sur les échanges interreligieux, la condition indispensable est qu’il n’y ait ni relativisme ni confusion des genres ! Sa présentation récusait les clichés politiquement correct parlant du judaïsme, du christianisme et de l’islam indistinctement, comme  des religions abrahamiques, des religions du livre, ou l’amalgame indifférencié entre les 3 religions monothéistes

On mesure combien l’idéologie relativiste et laïque du « toutes les religions se valent » ne tient pas, face à une réflexion de cette profondeur, où la prise en compte clairvoyante du passé nous permet de mieux nous situer pour un futur moins sombre.

C’est ce défi qu’a magistralement, magnifiquement, relevé le pape à Ratisbonne puis à Paris, en guise d’avertissement à notre époque. Il a été ainsi une des rares personnalités internationales capables de désigner précisément d’où proviennent les menaces réelles tout en montrant les voies d’avenir à nos sociétés en crise de valeurs. Incontestablement, le pape Benoît XVI restera le pape de la lucidité et du courage de la fin du 20ème et du début du 21ème siècle.

En prenant conscience de l’extrême nocivité de l’islam nous comprenons à quel point la capture d’esclaves est importante pour cette secte basée sur le racisme musulman/non-musulman… tout en se servant des préceptes guerriers pour razzier, violer et tuer au nom de Allah ! Une escroquerie monumentale qui totalise la mort de 850 millions d’innocents ! Comme pour les juifs le modèle économique est basé sur maître/esclave. Et ce n’est jamais le peuple qui choisit sa religion mais le dictateur qui l’impose en fonction du niveau intellectuel du peuple… et s’il s’agit d’unifier en modernisant ou simplement de provoquer des guerres.

Arte : « la traite négrière a débuté au VIIe siècle ». Qu’est ce qui est né, aussi, au VIIe siècle ?

Très intéressante série documentaire sur « L’Histoire de l’esclavage », diffusée sur « ARTE », et il est bien dommage que tous ceux qui prétendent accuser les négriers « Blancs », et réclament leur repentance, ne l’aient probablement pas visionné.

Ils auraient appris, mais je suppose qu’ils le savent mais préfèrent l’occulter, que « l’esclavage noir » est bien loin d’être une création des « Blancs ».

Avant même que le premier blanc ait mis un pied en Afrique, l’esclavage se pratiquait déjà sur une très grande échelle, bien avant même le Moyen-Age.

Cette série documentaire retrace, pour la première fois, la tragédie de la « traite négrière » et, comme par hasard, c’est au VII° siècle, avec l’émergence d’un Empire arabe, que la véritable traite négrière a débuté.

C’est au rythme des conquêtes de cet Empire arabe que se met en place un immense réseau de traite d’esclaves qui, du Mali, dans un premier temps, puis vers l’intérieur du continent, convergent vers Bagdad de longues caravanes pour déverser sur d’immenses marchés, les esclaves noirs, remis par les chefs des tribus ou enlevés directement de force.

Ces longues caravanes partent de Tombouctou et se dirigent, via Le Caire, en Egypte, pour atteindre leur destination finale.

Mais, lors de chaque étape, les esclaves se vendent, tout au moins ceux qui arrivent à destination, car la mortalité, compte-tenu de la durée (des mois) et des conditions déplorables, pour ne pas dire effroyables, de ces très longs trajets, éliminaient 50% de cette « marchandise humaine ».

Cette première traite d’esclaves « noirs » s’est donc prolongée du 7° jusqu’au 14° siècle et uniquement grâce à l’organisation et au profit exclusif des Arabes.

C’est à cette époque que les navigateurs portugais se dirigent à leur tour vers l’Afrique Equatoriale.

En principe ils convoitaient l’Or, mais se rendent compte que le trafic d’esclaves est, dans un premier temps, bien plus facile et plus rentable.

Ils descendant plus bas, jusqu’au Congo, et installe sur l’Ile de Sao Tomé, au large du Gabon, une véritable usine d’esclaves, destinés à la production dans les plantations sucrières.

Ils fondent ainsi les premières sociétés esclavagistes mais, c’est après la découverte du Brésil, en 1516, que s’ouvre, pour eux, les nouvelles routes de l’esclavage, vers les Amériques.

La plus grande déportation de l’histoire de l’humanité, près de trois millions de « nègres » sont ainsi transplantés d’un continent vers un autre.

Imitant le modèle portugais, très rentable, l’Angleterre, l’Espagne, la Hollande et la France, qui se disputaient « Les Caraïbes », pour y exploiter la canne à sucre, vont provoquer la multiplication des convois d’esclaves, à grand renfort d’investissements et la complicité des banquiers.

Entre 1600 et 1790, près de 7 millions d’Africains traversent l’Océan Atlantique, alors que se poursuit toujours, en parallèle, la traite d’esclaves vers les pays du Moyen-Orient.

Un nouveau marché ne tarde pas à s’ouvrir au capitalisme mondial, celui des Etats-Unis d’Amérique et cela pour satisfaire à son besoin de matières premières, en pleine révolution industrielle.

Et l’Europe se lance alors dans de nouvelles conquêtes coloniales afin de mieux organiser et s’approprier ce marché.

Et c’est justement à l’époque où la traite légale est interdite que la déportation d’esclaves africains se multiplie. Ces conquêtes dirigent environ 2,5 millions d’esclaves « noirs » vers l’Amérique du Nord.

Cela fait des années que je l’écris, que je l’explique, et cela est confirmé, si c’était nécessaire : les premiers responsables de la traite négrière ont été les « noirs » eux-mêmes et les Arabo-musulmans. Ce sont eux qui organisaient cette traite d’êtres humains (qui d’ailleurs n’étaient pas considérer comme totalement des « êtres humains » par les musulmans) et proposaient cette « marchandise » aux acheteurs, dans un premier temps, situés uniquement au Moyen-Orient puis, dans un second temps, au Brésil, par les Portugais et, enfin, aux Caraïbes et Amérique du Nord, par les autres pays européens.

Il est, pour moi, incompréhensible, que tous les descendants, réels ou présumés, de l’esclavagisme, s’en prennent directement et exclusivement aux « acheteurs blancs » et non pas à ceux qui leur proposaient le produit à vendre. Ne sont-ce pas eux les premiers et principaux responsables de cette traite abominable négrière ?

Et, surtout, qu’on ne les entende pas se « révolter » contre la vente actuelle d’esclaves « noirs », aux enchères et à des prix variant de 300 à 1000 dollars, comme le prouve des « vidéos » diffusées dans ce reportage, et comme cela est affirmé par de nombreuses organisations internationales. Quelle hypocrisie !

Pour conclure, il me paraîtrait très souhaitable, qu’après une série documentaire aussi détaillée et intéressante, ARTE nous propose une série identique, consacrée cette fois à « l’esclavage blanc », organisé depuis le Maghreb et la Turquie par les « Ottomans » et les Arabes, et cela depuis le XV° siècle jusqu’en 1830, date de la conquête destinée à mettre un terme définitivement à cette « traite méditerranéenne » et non plus « Atlantique ». La traite négrière continue, mais aujourd’hui ce sont les jeunes africains qui payent pour aller travailler quelques années en Libye et ensuite être transporté jusqu’en Europe… quant aux journalistes, ils se sont bien gardé de lire la constitution de certains pays comme la Mauritanie ou d’aller voir comment les esclaves Philippines sont utilisées comme esclaves sexuelles ou les travailleurs indiens dans les monarchies du golfe.

Ordre des Trinitaires

L’ordre de la Très Sainte Trinité et des captifs, dit ordre des Trinitaires ou Mathurins, est un ordre religieux catholique fondé vers 1194 à Cerfroid par les Français saint Jean de Matha et saint Félix de Valois, à l’origine pour racheter les chrétiens captifs des Maures. C’est la plus ancienne institution officielle de l’Église catholique consacrée au service de la rédemption sans armes à la main. Aujourd’hui ils aident les prisonniers et les captifs de toutes sortes. Le nom latin de l’ordre est « Ordo Sanctissimae Trinitatis et captivorum » et son sigle est « O.SS.T. ». Son charisme et son apostolat sont représentés sur une mosaïque datant de 1210 montrant le Christ libérant deux captifs, un noir et un blanc. C’est la vision qu’a eue le fondateur lors de sa première messe célébrée à Paris le 28 janvier 1193. Offerte par Innocent III à saint Jean de Matha, la mosaïque se trouve encore aujourd’hui à Rome sur le fronton de l’hospice de Saint-Thomas-in-Formis.

Ordre des Trinitaires ou Mathurins

Ordre religieux rédempteur, de son nom officiel « L’ordre de la Très Sainte Trinité pour la Rédemption des Captifs » ou « Ordre de la Très Sainte Trinité » a été fondé par un Provençal, Jean de Matha, né en 1160 à Barcelonnette.

En tant qu’ordre rédempteur, l’Ordre des Trinitaires a pour vocation essentielle le rachat des captifs chrétiens tombés aux mains des musulmans suite à des razzias ou pris en mer.

Un second ordre rédempteur sera fondé en 1218 et portera le nom de « Ordre de Notre Dame de la Merci », plus connu sous l’appellation de « Ordre des Mercédaires ».

De 1212, date de la disparition de Jean de Matha, à 1785, année de la dernière rédemption générale de l’ordre, 40 000 captifs ont été rachetés au cours d’environ 400 rédemptions. Cela montre l’importance de l’insécurité qui régna sur les côtes de Méditerranées ou en mer jusque vers les années 1850.

En novembre 1194, alors qu’il célébrait la messe, l’Ange du Seigneur lui serait apparu avec, à ses pieds, deux esclaves chargés de chaînes, l’un maure et l’autre chrétien. Il décida donc d’aller à Rome, accompagné de l’ermite Félix de Valois, pour rapporter au pape Innocent III la vision qu’il avait eue.

Le Souverain Pontife, ayant vécu la même expérience en célébrant une messe, approuva la fondation de l’ordre de la Très Sainte Trinité pour la Rédemption des Captifs.

De retour à Paris, Jean de Matha et Félix de Valois rédigèrent les règles et une constitution de l’ordre, qui furent approuvées par le pape le 17 décembre 1198.

Véritable précurseur de l’Action humanitaire moderne, Jean de Matha fut canonisé en 1666 et devint Saint Jean Matha.

Cette œuvre commença alors son travail de rédemption de captifs chrétiens en Barbarie et, loin de s’arrêter avec la mort de ses deux fondateurs, son action prit une ampleur considérable, se qui fit de l’Ordre de la Très Sainte Trinité le principal acteur de rachats de captifs et de soutient à ceux qui ne purent être rachetés.

Dans un mémoire du XVIIe siècle, intitulé Mémoire instructif pour les commissaires rédempteurs pour répondre à messieurs les recteurs, nous lisons que les rédempteurs outre la liberté qu’ils procurent aux pauvres chrétiens exercent encore les fonctions de missionnaires, administrent les sacrements, exhortent, consolent, fortifient dans la foy et l’espérance ceux qu’ils ne pourront pas racheter, leur font des aumosnes quand la misère les fait chanceler dans la religion. Les renégats même ont recours à eux pour ménager leur retour à l’Eglise.

De plus, pour éviter l’apostasie de ceux qui ne pouvant plus supporter l’état de captivité envisageaient de renier afin de connaître un sort meilleur, les religieux trinitaires (que l’on nomme parfois aussi les Mathurins, en référence au saint auquel se dédiait leur église de Paris) se rendaient en Afrique du Nord : leur véritable combat était celui contre le reniement de la foi, dont le rachat était le premier remède.

L’ordre a toujours été soutenu par le pouvoir royal qui lui confiait des rachats massifs de captifs, les Rédemptions générales.

Marseille fut le siège d’une des premières et principales maisons de l’ordre des Trinitaires, les ordres rédempteurs ayant tout intérêt à s’installer dans un grand port chrétien de la Méditerranée en relations commerciales étroites avec les royaumes barbaresques.

La Très Sainte Trinité y arriva en 1202 : Jean de Matha y reçut en effet des biens et des dons importants pour sa fondation. En octobre 1203, l’évêque de Marseille donna son autorisation pour l’établissement de la maison et d’une église avec cimetière. Parmi les biens des Trinitaires marseillais, il y avait l’hôpital Saint-Martin, simple maison pourvue de lits qui servit à héberger les pauvres et les captifs rachetés.

Nous voyons ici que les français loins d’être des esclavagistes aidaient à libérer les prisonniers en payant des rançons aux arabes qui sont les plus grands criminels de tous les temps, qui ne travaillent pas mais volent, pillent, violent et sélectionnent les plus résistants pour en faire des esclaves. Les noirs se trompent de cible en agressant les français, car leur prédateur c’est l’islam. A ce sujet c’est aussi la raison pour laquelle la famille Traoré est musulmane et pratique l’esclavagisme ; les roitelets Maliens ont négociés de devenir musulman pour traiter d’égal à égal avec leurs prédateurs… c’est ainsi qu’ils établirent un marché ou les roitelets fournissaient des centaines d’esclaves à chaque passage des arabes, sans être razziés. Sinon les cases étaient brulées pour chasser leurs habitants en les traitant comme du gibier… comme des lapins que l’on sort du terrier.
Les français qui ont été de grands explorateurs pour cartographier l’Afrique n’ont jamais pillés oui incendié des villages. Bien au contraire ils créaient leur propre village en accord et en collaboration avec les différents roitelets qui en tiraient de nombreux avantages… les explorateurs faisant bénéficier de leur savoir et de leur maitrise artisanale… comme de faire cuire la terre pour en faire des briques… Jean Laborde à Madagascar a appris aux malgaches à construire des maisons en briques, à forger le fer pour fabriquer des outils… l’apport colonial français est énorme pour des contrées restées à l’ère de la pierre. Mais les français, même si l’aventure était dangereuse et atypique, ne pratiquaient pas l’esclavagisme. D’ailleurs la forme de colonisation à la française, en collaboration avec les indigènes à interdit l’esclavagisme.
Même en France il était interdit de posséder des esclaves noirs, mais les armateurs ne pouvaient s’empêcher d’en garder quelques uns pour leur confort personnel. Mais il s’agit d’un épiphénomène qui n’a laissé aucune trace. Ce n’est que depuis trente ans que nous subissons une véritable invasion de noirs… et pas des antillais éduqués à la française, mais des africains qui n’ont jamais connu l’eau et l’électricité mais sponsorisés par le criminel Soros ! Des gens complètement inadaptés à notre culture, ce qui représente une nouvelle forme de traite négrière à l’insu du plein gré des victimes.
Si nous n’avons pas de traces de l’énorme traite arabe c’est que leurs prisonniers passaient à Zanzibar pour être émasculés… ainsi pas de descendants comme aux USA ou Harlem pose un problème majeur. Nous en avons l’éclatante démonstration avec la récupération du mouvement noir pour déstabiliser Trump dans son propre pays ! C’est une erreur totale de recevoir en France des communautés qui ne peuvent pas se blairer. Comme dit Dieudonné, pour vivre en paix le noir doit retourner en Afrique. C’est un réaliste !

Une autre confrérie française lutte
contre l’esclavagisme en libérant les esclaves prisonniers des musulmans.

L’Ordre de Notre Dame de la Merci ou quand la Vierge Marie
ordonna de libérer les captifs chrétiens au Maroc 

L’Ordre de Notre-Dame de la Merci, communément appelé l’Ordre des mercédaires, existe encore de nos jours. Si les actions
et le caractère militaire de cet ordre ne sont plus, il fut créé autrefois pour libérer les captifs chrétiens en terre musulmane.

L’origine de l’instauration de l’Ordre de Notre-Dame de la Merci remonte au XIIIe siècle, lorsque Notre-Dame est apparue au saint Pierre Nolasque. C’est au beau milieu de la nuit du 1er août 1218, dans une église de Barcelone, que la Vierge Marie, accompagnée d’anges et de saints, se serait adressée au saint Pierre Nolasque et lui aurait dit :

«Mon fils, je suis la Mère du Fils de Dieu qui, pour le salut et la liberté du genre humain, répandit tout son sang en souffrant la mort cruelle de la Croix ; je viens ici chercher des hommes qui veulent, à l’exemple de mon Fils, donner leur vie pour le salut et la liberté de leurs frères captifs.»

Elle aurait alors fait savoir qu’elle désirait qu’un ordre soit fondé en son honneur pour «racheter les esclaves chrétiens de la puissance de la tyrannie des Turcs, se donnant même en gage, s’il est nécessaire, pour ceux qu’ils ne pourront racheter autrement». Avant de disparaître, la vierge Marie aurait affirmé qu’elle assisterait Pierre Nolasque «dans toute cette affaire».

Approuvé et soutenu par le roi Ier d’Aragon, l’ordre de Notre-Dame de la «merced», qui signifie «grâce» en espagnol et fait allusion à «merces», qui signifie «rançon» en latin, entama ses expéditions quelque temps après. Le premier à s’exécuter sera Pierre Nolasque qui, accompagné d’un autre religieux, parvint à libérer 400 chrétiens réduits en esclaves dans le royaume d’Al Andalous, à Grenade et Valence (711-1492).

Racheter les captifs au Maroc

Se rendant au-delà des territoires ibériques, les rédempteurs, tels que sont appelés les membres de cet ordre, se rendent jusqu’aux contrées les plus lointaines. Le Maroc retenait plusieurs captifs est était tout naturellement l’un des terrains de chasse de l’ordre.

Subordonné aux rois d’Espagne, l’ordre avait un caractère militaire – avant de le perdre au cours du XIVe siècle –, d’où son appellation et le recours aux armes autorisé pour les membres, qui pouvaient ne pas être des religieux. Très vite, des volontaires arrivèrent de France, d’Allemagne et d’Angleterre, avant que d’autres ordres, ayant les mêmes objectifs, voient le jour dans ces pays et bien d’autres.

Photo d'illustration. / Ph.DR

L’ordre, à travers ses mercédaires, «mettait tous ses biens à la disposition des captifs et si, après avoir épuisé toutes les ressources, il y avait un chrétien en danger de renier (sa foi), les moines devaient prendre la place de ce captif», explique Bernard Vincent dans «L’action des ordres rédempteurs» . Bien après la chute d’Al Andalous, les missions de l’ordre ne feront que croître. En ligne de mire de ce dernier se trouvaient principalement les corsaires de Salé qui avaient, durant leur court règne, kidnappé des milliers d’Européens.

Le cas de Germain Mouette

Bien qu’on évoque la libération de 500 000 captifs libérés au total, l’un d’eux attira toute l’attention. Il s’agit de l’écrivain français Germain Mouette, qui se fera principalement connaître grâce à son autobiographie «Relation de la captivité du Sr. Mouette dans les royaumes de Fez et du Maroc».

Capturé par les corsaires de Salé et devenu esclave, le Français relate dans son ouvrage ses onze années de captivité lors desquelles il sera mandaté par le sultan Moulay Ismail pour la construction de vastes projets dans le royaume. Après plus d’une décennie au Maroc où il apprendra l’arabe et l’espagnol, Germain Mouette sera finalement racheté par l’ordre de Notre-Dame de la Merci.

Cet ordre ne fut pas le seul, ni le premier. En France, bien avant l’apparition de la Vierge Marie, l’Ordre des Trinitaires avait également vu le jour en 1194. Il fut approuvé par le Pape Innocent III et «organisa en 1199 sa première rédemption au Maroc», note Bernard Vincent.

Trinitaires comme mercédaires, qui s’étaient d’ailleurs chargés de l’évangélisation du Nouveau Monde à la solde de Christophe Colomb, furent des éléments clés pour les pouvoirs établis, relève de son côté l’essayiste Leïla Ould Cadi Montebourg dans «Alger, une cité turque au temps de l’esclavage». En effet, ils furent «les instruments du pouvoir papal et royal dans leur lutte contre l’islam», note-t-elle.

De nos jours, l’ordre de Notre-Dame de la Merci existe toujours et compte pas moins de 700 religieux à travers le monde. Tout comme l’Ordre des trinitaires, ces moines viennent en aide en «éduquant» et en «soignant», grâce aux multiples centres de soins à travers le monde, mais aussi en «accompagnant» les orphelins ou prisonniers, et en pratiquant l’évangile.

Saint Vincent de Paul contre les pirates esclavagistes maghrebins

L’aventure humaine et spirituelle de St Vincent de Paul au 17ème siècle mérite réflexion. Comment un saint homme, connu pour sa compassion et son esprit pacifique, en est-il venu à souhaiter et préparer une intervention armée en Méditerranée pour secourir les dizaines de milliers de chrétiens déportés comme esclaves ou maltraités dans les geôles islamiques du Maghreb ?

Auparavant, après la prise de Constantinople en 1453, durant laquelle les Ottomans allèrent jusqu’à violer les religieuses sur les autels des basiliques chrétiennes pour savourer leur victoire, la géopolitique de l’Europe s’est transformée. Les Ottomans étendent peu à peu leur zone d’influence, ils conquièrent l’Egypte des mamelouks, la Mecque et l’Arabie, Bagdad et la Mésopotamie, ils occupent les Balkans où ils brutalisent les populations.

C’est alors que les pirates barbaresques établis au Maghreb apportent une puissante contribution au Sultan de la Sublime Porte qui déploie sa domination sur toute l’Afrique du Nord, à l’exception du Maroc. Leur intense activité de razzia et de rançonnement va faire vivre les populations maghrébines et enrichir Istanbul de manière fulgurante. Comme les Barbaresques vouent une haine féroce envers les chrétiens, ils attaquent systématiquement les villes côtières en Méditerranée, pour les piller et massacrer les habitants. Ils brûlent les églises, capturent les jeunes femmes et les jeunes garçons qu’ils expédient à Istambul pour les harems et les loisirs sexuels des dignitaires musulmans.

Année après année, la méditerranée est le théâtre de tragédies : les Barbaresques interceptent les navires européens chargés de marchandises et de richesses. Ils récupèrent le butin et font prisonniers les passagers, hommes, femmes et enfants destinés à être vendus comme esclaves. Des personnalités de la noblesse française, italienne, espagnole sont prises en otages et libérées contre forte rançon. C’est ainsi que leurs forfaits vont contribuer à consolider l’Empire turc et à développer leurs implantations au Maghreb.

Alger et Tunis deviennent les places fortes et les bases arrières de la piraterie musulmane. Les Turcs et les pirates maghrébins organisent ensemble les trafics humains et les prises de butin, rendant de plus en plus difficile la situation des états chrétiens dans les échanges commerciaux.

Le pape Pie V cherche à mettre en place une stratégie qui puisse desserrer l’étau des Turcs sur l’Europe et la méditerranée. Cela aboutit à la bataille de Lépante en 1571, qui – contre toute attente – met en échec une des tentatives turques de conquérir l’Europe chrétienne et de faire flotter la bannière islamique dans toutes ses capitales.

Mais le brigandage massif se poursuit grâce aux réseaux des pirates barbaresques qui interceptent tout ce qui effectue la traversée : matériaux, épices, objets précieux, êtres humains. Les états chrétiens comme la France, l’Angleterre, l’Espagne, ne réagissent pas, ils acceptent de payer des tributs considérables, des rançons énormes, tandis que d’autres comme les Républiques italiennes, les Etats pontificaux, Malte, l’Autriche et la Russie refusent catégoriquement de négocier avec les pirates de Barbarie.

Les captifs de toutes origines s’entassent néanmoins au cours du 16ème siècle dans les bagnes de Tunis et d’Alger. Les esclavagistes musulmans se constituent un cheptel chrétien dont ils s’enrichissent. Vincent de Paul lui-même fait l’expérience de ce traitement réservé aux butins de razzias, puisqu’il est fait prisonnier avec beaucoup d’autres passagers lors d’un voyage en 1605.

Vincent Depaul est né en 1576 près de Dax. Brillant dans les études, il s’oriente vers l’Ordre des Cordeliers (Franciscains) et il est ordonné prêtre en septembre 1600. Lors d’un voyage vers Marseille, il prend le chemin du retour pour Narbonne en prenant le bateau. Mais les pirates sachant que le navire est chargé de marchandises l’arraisonnent sabre à la main. Ils l’escortent jusqu’à Tunis, où l’entrée du port est noire de monde criant « Allah ou Akbar » et exultant d’avance à la vue du navire marchand capturé.

Après l’accostage, les notables sont mis à part pour être restitués contre fortes rançons, et les autres passagers triés et acheminés vers le lieu de vente des esclaves. Alger compte alors environ trente mille esclaves chrétiens, Tunis autour de six mille. Vincent est vendu à un vieux fondeur alchimiste chez lequel il doit tenir douze fourneaux.

Ayant constaté l’intelligence et la culture du prêtre, son maître cherche par tous les moyens à le convertir à l’islam, sans succès. Puis il le revend à un propriétaire terrien. Vincent est conscient de la condition insupportable des milliers d’esclaves chrétiens en terre d’islam. Il apprend que la Sublime Porte ne respecte pas le traité signé en 1604 avec la France pour libérer les esclaves. Il se demande comment alléger les souffrances des prisonniers.

Mais les circonstances favorables de ses allées et venues dans la propriété où il travaille lui permettent un jour de s’enfuir, après deux ans de captivité et de travail forcé. Accompagné d’un autre candidat au retour, c’est dans une barque qu’ils traversent périlleusement la mer pour aboutir finalement à Aigues-Mortes.

De là, Vincent de Paul se rend à Rome où il partage son souci du sort des esclaves avec l’ambassadeur de France. De retour à Paris, il fait la rencontre du cardinal de Bérulle, et met au point – grâce à des mécènes – son projet de fonder une société au service des pauvres, la société des dames de Charité.  Nommé aumônier des galères du roi, il va au-devant des condamnés pour les assister. Egalement sensible au sort tragique des enfants abandonnés dans les rues de Paris, il parvient à en sauver des milliers en quelques décennies. Sa rencontre prolongée avec François de Sales, évêque de Genève, l’enracine dans sa volonté d’apporter des secours spirituels à ceux qui en ont le plus besoin.

En mai 1627, il crée les Prêtres de la Mission, avec l’appui du roi Louis XIII. Cette congrégation prendra le nom de « lazaristes ». Le désir d’organiser le soulagement des souffrances, c’est aussi pour Vincent le projet de venir en aide aux esclaves prisonniers des bagnes de Barbarie, au Maghreb. Il fonde une œuvre en 1645, qui lui permet de faire délivrer plusieurs milliers de captifs chrétiens par paiement de rançon, mais il met en place une sorte d’aumônerie qui se soucie d’offrir un soutien spirituel et une amélioration des conditions de vie. Les missionnaires envoyés par Vincent vont se heurter à l’hostilité des chefs musulmans qui répugnent à voir des prêtres sur le sol de l’islam et qui ont déjà à plusieurs reprises refusé catégoriquement la construction de chapelles. La conversion surprise au catholicisme du fils du bey de Tunis parti avec sa suite se faire baptiser en Espagne envenime la situation.

Avançant en âge, et actif au service des pauvres et des souffrants de son temps, Vincent se rend compte que les accords et traités passés avec les autorités islamiques ne sont jamais respectés. Les navires des Barbaresques mandatés par le Sultan et sous l’autorité des deys de Tunis et d’Alger continuent d’aborder les bateaux marchands des états chrétiens, les pillent et capturent les passagers. Les captifs sont traités comme du bétail, et vendus à leur arrivée. Les jeunes femmes, y compris les religieuses, sont expédiées dans les harems des dignitaires et du sultan. Les souverains européens protestent continuellement contre ces exactions, et rien ne change. Le roi de France montre des réactions assez molles, et il ne semble pas décidé à faire la guerre aux pirates musulmans. Le dey d’Alger a beau jeu de souligner ironiquement cette attitude velléitaire : « Ces Européens ont des cœurs de femmes ! Ils ne tourmentent point leurs ennemis ! »

De son côté, le grand Bossuet, dans son éloge de Pierre de Nolasque, écrit : « S’il y a au monde quelque servitude capable de représenter la misère extrême de la captivité horrible de l’homme sous la tyrannie du démon, c’est l’état d’un captif chrétien sous les mahométans, car le corps et l’esprit y souffrent une égale violence… 

Un prêtre genevois de la Mission, le père Noueli, raconte que circulant en soutane dans les rues d’Alger pour visiter les esclaves chrétiens mourants, appartenant à des musulmans, il est pris par les autochtones pour un juif, et les enfants lui crachent au visage, en l’appelant « papa des hébreux » et en l’insultant copieusement. Tout chrétien ou tout juif, en tant qu’infidèle, peut être poignardé dans le dos à tout moment.

Face à cette redoutable dégradation générale, ayant essayé tous les moyens pacifiques, diplomatiques, mis en échec par la stratégie musulmane, Vincent de Paul en arrive à ne plus se satisfaire de son Œuvre des Esclaves, et il envisage donc à partir de 1658 la manière forte pour résoudre le problème lancinant des captifs chrétiens en Barbarie. Pour cela il s’appuie sur son réseau de consuls présents dans les villes maritimes du Maghreb. 

N’obtenant aucun résultat concret de la part du roi de France, Vincent de Paul constate que les succès défensifs déjà réalisés en Afrique du Nord par les Vénitiens, les Génois et les Maltais sont utiles mais insuffisants, et il prend la décision de financer lui-même une expédition armée pour aller au secours des esclaves et des captifs, et pour stopper les persécutions et les exactions permanentes des Barbaresques. Des notables contribuent aux frais de cette entreprise de nettoyage des côtes de l’Algérie. Mais Vincent de Paul meurt en 1660, avant d’en voir les premiers résultats. La même année, Louis XIV envoie enfin une quinzaine de navires au-devant des Barbaresques. Cela aboutit à un traité, signé par le dey d’Alger en 1666, garantissant la sûreté de la navigation chrétienne en Méditerranée. En 1668, le successeur de Vincent de Paul prend en charge la supervision des esclaves chrétiens en Barbarie. Mais la piraterie islamique reprend de plus belle, et la situation continue de s’aggraver. Toutefois, le sultan du Maroc accepte de négocier avec la France et ouvre Fès aux Européens, ce qui n’empêche nullement les Algériens de continuer de nuire.

Lors des funérailles de Marie Thérèse d’Autriche, Bossuet s’exclame : « Alger ! Riche des dépouilles de la chrétienté, tu disais en ton cœur avare : je tiens la mer sous mes lois et les nations sont ma proie. Mais nous verrons la fin de tes brigandages ! »

Un nouveau traité signé en 1684 est de nouveau violé par les forbans islamiques. La France bombarde Alger et Cherchell. En représailles les Algérois exécutent de nombreux captifs. Nouveau bombardement.

Atermoiements du roi de France. Un peu plus tard, un nouveau projet de libération des territoires maghrébins est proposé à son successeur le roi Louis XV.  Dans ses annales, le prêtre et savant italien Ludovico Muratori écrit : « Ce sera toujours une honte pour les Puissances de la chrétienté, aussi bien catholiques que protestantes, que de voir  qu’au lieu d’unir leurs forces pour écraser, comme elles le pourraient, ces nids de scélérats, elles vont de temps à autre mendier par tant de sollicitations et de dons ou par des tributs, leur amitié, laquelle se trouve encline à la perfidie ».

Ce sont les Espagnols qui maintiennent la pression et qui reprennent Oran en 1732. Mais ils ne parviennent pas à briser les chaînes des milliers de prisonniers.

Nouveau traité signé par le Premier Consul avec Alger en 1801, aussitôt transgressé, comme d’habitude, mais le trafic s’atténue quelque temps. Lors du Congrès de Vienne, les Anglais et les Français semblent d’accord pour une intervention contre les pirates d’Alger. L’amiral Smith adresse un message à tous les gouvernements européens. En 1824, les esclaves chrétiens sont toujours au nombre d’arrivages de dix mille par an.

C’est en 1830 que le corps expéditionnaire français fort de trente sept mille hommes débarque à Alger. Deux cent ans après son initiative, le projet de Vincent de Paul aboutit sur le terrain. Les esclaves sont libérés.

La presse internationale salue avec enthousiasme la réussite de l’expédition. La Suisse déclare que la prise d’Alger est une victoire de la civilisation.

« Un succès vient de couronner une glorieuse entreprise tentée contre le plus puissant des états d’Afrique asile du brigandage ! Elle promet la sécurité de la Méditerranée, elle brisera les fers des esclaves chrétiens ».

Jules Ferry lui-même y voit un « acte de haute police méditerranéenne ».

Les Lazaristes de Vincent de Paul maintiennent leur Œuvre en Algérie, en Tunisie et au Maroc, au service des plus pauvres.

Sur Mahomet et l’Islam, Saint Thomas d’Aquin nous avait prévenu

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Mahomet en enfer – Cathédrale de Bologne

En 1258, SOS racisme n’a pas réussi à trainer Saint Thomas d’Aquin devant les tribunaux pour incitation à la haine raciale. Les journalistes du Monde ne l’ont pas traité d’islamophobe. La liberté de penser a, depuis, beaucoup régressé.

Thomas d’Aquin explique par quels moyens Mahomet a obtenu si facilement l’adhésion à sa « religion » : « Mahomet a séduit les peuples par des promesses de voluptés charnelles au désir desquelles pousse la concupiscence de la chair. Lâchant bride à la volupté, il a donné des commandements conformes à ses promesses, auxquels les hommes charnels peuvent obéir facilement. »

Il reproche au « prophète » Mahomet de s’adresser essentiellement aux imbéciles : « En fait de vérités, il n’en a avancé que de faciles à saisir par n’importe quel esprit médiocrement ouvert…D’ailleurs, ceux qui dès le début crurent en lui ne furent point des sages instruits des sciences divines et humaines, mais des hommes sauvages, habitants des déserts, complètement ignorants de toute science de Dieu, dont le grand nombre l’aida, par la violence des armes, à imposer sa loi aux autres peuples. »

Puis d’Aquin met les pieds dans le plat et explique pourquoi Mahomet est un mystificateur et un faux prophète :

« Par contre, il [Mahomet] a entremêlé les vérités de son enseignement de beaucoup de fables et de doctrines les plus fausses. Il n’a pas apporté de preuves surnaturelles, les seules à témoigner comme il convient en faveur de l’inspiration divine, à savoir quand une oeuvre visible qui ne peut être que l’oeuvre de Dieu prouve que le docteur de vérité est invisiblement inspiré. Il a prétendu au contraire qu’il était envoyé dans la puissance des armes, preuves qui ne font point défaut aux brigands et aux tyrans.  Aucune prophétie divine ne témoigne en sa faveur : bien au contraire, il déforme les enseignements de l’Ancien et du Nouveau Testament par des récits légendaires, comme c’est évident pour qui étudie sa loi. Aussi bien, par une mesure pleine d’astuces, il interdit à ses disciples de lire les textes de l’Ancien et du Nouveau Testament qui pourraient le convaincre de fausseté. »

Saint Thomas d’Aquin tire de sa somme la seule conclusion logique. Transposée en 2012, elle fera rire les intellectuels et journalistes, lesquels ont oublié depuis longtemps tout repère honorable : « C’est donc chose évidente que ceux qui ajoutent foi à sa parole croient à la légère. »

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L’enfer – Giovanni da Modena (Mahomet en haut à droite)

A Bologne, au 14e siècle, Mahomet était également tenu pour ce qu’il était. Le cardinal archevêque de Bologne subit en ce moment des pressions des musulmans pour qu’il retire de la basilique de St. Petronio la grande fresque représentant le diable tirant le corps nu de Mahomet en enfer en tant qu’hérétique.

Victor HUGO
1802 – 1885

Chanson de pirates

Nous emmenions en esclavage
Cent chrétiens, pêcheurs de corail ;
Nous recrutions pour le sérail
Dans tous les moûtiers du rivage.
En mer, les hardis écumeurs !
Nous allions de Fez à Catane…
Dans la galère capitane
Nous étions quatre-vingts rameurs.

On signale un couvent à terre.
Nous jetons l’ancre près du bord.
A nos yeux s’offre tout d’abord
Une fille du monastère.
Prés des flots, sourde à leurs rumeurs,
Elle dormait sous un platane…
Dans la galère capitane
Nous étions quatre-vingts rameurs.

– La belle fille, il faut vous taire,
Il faut nous suivre. Il fait bon vent.
Ce n’est que changer de couvent.
Le harem vaut le monastère.
Sa hautesse aime les primeurs,
Nous vous ferons mahométane…
Dans la galère capitane
Nous étions quatre-vingts rameurs.

Elle veut fuir vers sa chapelle.
– Osez-vous bien, fils de Satan ?
– Nous osons, dit le capitan.
Elle pleure, supplie, appelle.
Malgré sa plainte et ses clameurs,
On l’emporta dans la tartane…
Dans la galère capitane
Nous étions quatre-vingts rameurs.

Plus belle encor dans sa tristesse,
Ses yeux étaient deux talismans.
Elle valait mille tomans ;
On la vendit à sa hautesse.
Elle eut beau dire : Je me meurs !
De nonne elle devint sultane…
Dans la galère capitane
Nous étions quatre-vingts rameurs.

Pour Anne Hidalgo, le danger antisémite
serait-il sur les plaques de rues de Paris?

La Ville de Paris pourrait débaptiser la rue “Alain” pour antisémitisme

Anne Hidalgo à Paris, 2015.

Anne Hidalgo envisage de débaptiser la rue « Alain » à Paris pour antisémitisme.
Les plaques de rues de la capitale seraient peuplées d’antisémites et d’islamophobes notoires. Pourquoi combattre ceux d’aujourd’hui quand on peut dégrader ceux d’hier?

J’apprends que la mairie de Paris se donne le temps de la réflexion pour savoir s’il faut débaptiser la rue Alain, dans le 14e arrondissement. Le journaliste et philosophe, qui n’était pas un grand résistant si vous voyez ce que je veux dire1, aurait gribouillé des lignes teintées d’antisémitisme dans son journal intime.

Ne réfléchissez pas trop longtemps et foncez madame la maire, comme vous savez si bien le faire. Enfin, « foncez » est un bien grand mot car il est désormais rare de dépasser les 12 km/h dans notre belle ville, grâce à votre politique volontariste et courageuse. N’écoutez pas tous ceux qui vous critiquent, essentiellement parce que vous êtes une femme, comme vous le martelez à juste titre. Certains membres de votre majorité réclament depuis des années qu’une rue de Paris porte enfin le nom de Robespierre. C’est l’occasion ou jamais. Une artère parisienne au nom de l’Incorruptible, du chantre de la Vertu pour remplacer la rue Alain, ça aurait de la gueule non ?

Mais il ne faut surtout pas s’arrêter en si bon chemin, si j’ose dire. Car Alain est hélas l’arbre qui cache la forêt. D’innombrables rues de Paris portent encore aujourd’hui le patronyme de personnalités qui se sont fourvoyées dans l’antisémitisme. Jean Jaurès, par exemple, écrit en 1898 : « La race juive (…) toujours dévorée par une sorte de fièvre du gain quand ce n’est pas par la fièvre du prophétisme, manie avec une particulière habileté le mécanisme capitaliste, mécanisme de rapine, de mensonge, de corruption et d’extorsion. »2 Je propose donc fort logiquement que l’avenue Jean Jaurès (19e) soit aussitôt rebaptisée avenue du Vivre-ensemble.

Changeons aussi le nom de la rue Pierre Leroux (7e), cet autre socialiste ayant notamment écrit que le juif est « odieux par son esprit de lucre et de spoliation ». Ou encore la rue Joseph Proudhon (12e), lequel évoque en son temps « cette race qui envenime tout, en se fourrant partout (…) Le juif est l’ennemi du genre humain. Il faut renvoyer cette race en Asie, ou l’exterminer ».3 Même sort pour la rue George Sand (16e), la place Jacques Bainville (7e), la rue Charles Fourier (13e), la rue Gustave Le Bon (14e), l’avenue Pierre Loti (7e) ou encore le boulevard Auguste Blanqui (13e). Tous ont flirté avec l’antisémitisme, au même titre que Georges Bernanos, dont l’avenue dans le 5earrondissement pourrait du coup être renommée avenue du Bouchon.

La rue des Goncourt (11e) est un trop bel hommage à ces deux grands amis d’Edouard Drumont, fondateur de la Ligue antisémitique de France, à qui l’antidreyfusard Alphonse Daudet prête de l’argent afin qu’il publie à son compte le pamphlet La France Juive. Je suggère par conséquent que la rue Daudet (14e) s’appelle désormais la rue de la double file. Pas de quartier non plus pour le dialoguiste Michel Audiard, qui écrit des textes antisémites dans des revues collabos. On pourrait rebaptiser la place qui porte son nom dans le 14e : place des Cons qui osent tout.

Que penser de cette statue qui trône sur le Sacré-Cœur, celle de Saint-Louis, le roi de France qui impose en 1269 le port de la rouelle, ce sinistre avant-goût de l’étoile jaune ? Ou encore du lugubre boulevard Voltaire (11e), futur Boulevard de l’heure de pointe ? En plus d’être antisémite4, l’auteur de Candide devient à l’âge de 50 ans l’amant de sa nièce et affiche pleinement ses préjugés homophobes, assimilant la pédérastie à « un attentat infâme contre la nature »« une abomination dégoûtante » et une « turpitude ». Bel exemple pour notre jeunesse ! Pour couronner le tout, Voltaire est aussi férocement islamophobe et traite Mahomet d’« imposteur », de « fanatique » ou encore de « faux prophète ».

A ce sujet, j’ai le regret de vous informer que les rues de Paris sont pavées d’islamophobes en tout genre. C’est notamment le cas des rues de Tocqueville, Flaubert5 et Alfred de Vigny6, toutes situées dans le 17arrondissement. Pourquoi ne pas les rebaptiser rue Edwy Plénel, rue Caroline de Haas et rue Clémentine Autain, des personnalités progressistes peu suspectes d’islamophobie ? Pour les mêmes raisons, changement de nom impératif pour le lycée Condorcet (9e)7, l’école primaire Bossuet (6e)8, la rue Chateaubriand (8e)9, l’avenue Winston Churchill (8e)10, la rue Ernest Renan (15e)11 ou encore la promenade Claude Levi-Strauss (13e)12.

Ce funeste catalogue est encore long, car Alain n’est pas le seul à s’être acoquiné avec l’occupant sous le régime de Vichy. Jean Cocteau et le sculpteur Paul Belmondo ont chacun leur rue dans la capitale. Non loin de la rue Pavée (4e), que l’on pourrait renommer rue Pavée de bonnes intentions, Tino Rossi dispose d’un jardin à son nom, quai Saint-Bernard (5e). Maurice Chevalier, qui chante pour les troupes de Vichy à Tunis et régulièrement pour Radio Paris (avec Fernandel) possède une place éponyme dans le 20e. Tout comme Edith Piaf, qui chante à l’ambassade d’Allemagne et part même faire entendre sa voix dans le Reich hitlérien en compagnie de Charles Trénet, lequel porte le nom d’un jardin du 13e. A la Libération, l’interprète de « Douce France » se voit d’ailleurs infliger dix mois d’interdiction professionnelle par les comités d’épuration.

Toujours dans le 13e arrondissement se trouve la rue Jean Giono, une des voix de Radio Paris, célèbre pour avoir déclaré : « Je préfère être un Allemand vivant qu’un Français mort. » A la Libération, l’auteur du Hussard sur le toit est inscrit sur la liste noire du Comité national des écrivains, issu de la Résistance. Je propose que cette rue soit illico rebaptisée rue des travaux permanents. La rue Louis Lumière (20e) pourrait devenir la rue du Point mort. L’un des précurseurs – avec son frère Auguste – du cinéma n’a jamais caché sa sympathie pour Mussolini et pour le Maréchal, ce qui lui vaut d’être décoré de la Francisque. D’ailleurs, puisqu’on évoque le sujet, la plus grande bibliothèque de la capitale porte le nom d’un autre décoré de la Francisque aux amitiés parfois douteuses. Trouvez-vous cela normal madame la maire ?

Un grand coup de balai est nécessaire, comme vous pouvez le constater. Mais à l’heure où la colonisation est « un crime contre l’humanité », dixit notre président de la République, comment expliquer que Jules Ferry soit sur le fronton de tant de nos écoles ? Surnommé « Tonkinois » par ses adversaires politiques, ce colonialiste déclare en juillet 1885, à l’Assemblée nationale : « Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures. »Je suggère que le boulevard Jules Ferry (11e) s’appelle désormais sobrement le boulevard des Rats et que l’avenue Victor Hugo (16e) – qui soutient la politique coloniale au nom des droits de l’homme – soit rebaptisée avenue de l’Asphyxie.

La place Che Guevara – je sais que vous l’aimez bien madame la maire – pourrait remplacer dans le 11e la place Léon Blum, lequel déclare en 1925 à la Chambre des députés : « Nous admettons le droit et même le devoir des races supérieures d’attirer à elles celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture. » Il est également choquant, en 2018, que nos anciens gouverneurs ou administrateurs coloniaux (Armand Rousseau, Doumer, Dupleix, Faidherbe, Lyautey ou encore Gallieni, qui instaure le travail forcé des indigènes à Madagascar) soient autant mis à l’honneur à travers nos rues, avenues, stations de métro, édifices publics et statues. Il existe même une avenue (13e) et un stade (16e) au nom de Pierre de Coubertin, ce baron réactionnaire et misogyne (il est opposé à la participation des femmes aux JO) qui affirme : « Dès les premiers jours, j’étais un colonialiste fanatique. » Ou encore : « Les races sont de valeur différente et à la race blanche, d’essence supérieure, toutes les autres doivent faire allégeance. »

Pour les mêmes raisons, il semble urgent de renommer le lycée (14e) et la rue (11e) Paul Bert13, ainsi que la Place Edouard Herriot (16e). Celui qui est à l’origine de l’expression « Français moyen » se prononce contre l’égalité des droits politiques pour les populations de l’Empire, en août 1946 : « Si nous donnions l’égalité des droits aux peuples coloniaux, nous serions la colonie de nos colonies ! » Pour des raisons évidentes, je préconise aussi que la rue de la Pompe (16e) soit déplacée dans le 15e, à la place de la rue Félix Faure, qui meurt dans des conditions scabreuses quelques années après avoir participé à l’expansion coloniale, notamment à Madagascar.

Dans la foulée du Cran, qui appelle à déboulonner les statues de Colbert, lequel élabore en son temps la première mouture du Code noir, il me semble judicieux d’en faire de même pour le monument du 12e qui célèbre, en face de l’ex-musée des colonies (heureusement débaptisé depuis) Jean-Baptiste Marchand, ce lieutenant qui participe à la conquête coloniale du Soudan français (Mali) et commande la mission Congo-Nil. Idem pour la statue de Napoléon Bonaparte qui s’affiche fièrement aux Invalides. Dans une ville qui s’honore de servir les valeurs humanistes de paix, de fraternité et de vivre ensemble, vous m’accorderez que célébrer ainsi un tyran qui met l’Europe à feu et à sang et rétablit l’esclavage fait un peu désordre.

Au XXIe siècle, pourquoi cette capitale mondiale du progressisme que vous incarnez si bien, madame la maire, est-elle toujours parsemée de noms d’artères célébrant des maréchaux ou généraux d’Empire, tous complices de cette boucherie morbide ? Certains de vos amis politiques ont bien compris que commémorer, c’est aussi quelque part un peu célébrer, comme la récente polémique sur Charles Maurras l’a souligné. Du coup, que penser de toutes ces rues ou stations de métro qui portent le nom de batailles sanglantes. C’est en assistant à l’horrible carnage de Solferino (7e) qu’Henri Dunant a l’idée de créer la Croix Rouge. Je vous laisse toutefois le soin de débaptiser ou non le centre de gérontologie du 16e qui porte le nom de ce Suisse illustre, Dunant ayant été condamné pour faillite frauduleuse en 1867…

L’exigence d’exemplarité qui est la vôtre doit aussi vous interroger sur la pertinence de la place Paul Verlaine (13e), un soudard névropathe qui tire à bout portant sur Rimbaud et tente plusieurs fois d’étrangler sa mère. Le boulevard Beaumarchais célèbre un marchand d’arme, la rue François Villon un voleur et le meurtrier d’un prêtre14, et Gustave Courbet fait abattre la colonne Vendôme durant la Commune. Par souci de simplification administrative je propose que cette rue du 16e soit rebaptisée rue Julien Courbet.

Une rue Jean Bart (6e) et une rue Surcouf (7e) célèbrent des corsaires. Pourquoi pas une rue du capitaine Crochet et une impasse Barberousse pendant qu’on y est ? La rue Jean-Jacques Rousseau (1er) porte le nom d’un homme qui abandonne tous ses enfants à la naissance, la rue Jean Mermoz (8e) rend hommage à l’un des dirigeants des Croix de Feu (du colonel de la Rocque) qui sera même célébré par le régime de Vichy. Sigmund Freud, ce psy cocaïnomane qui signe une dédicace personnelle à Mussolini porte le nom d’une rue du 19e, que je vous propose de renommer rue Gérard Miller. Enfin, quelque part entre la rue Brisemiche, la rue de la Grande Truanderie et la rue des Deux Boules se trouve la rue de Turenne (3e-4e), responsable notamment du Ravage du Palatinat en 1674. La rue du Camion de livraison me semble plus appropriée.

Ne prêtez pas attention, madame la maire, à tous ces pisse-froid qui vous désapprouvent (parce que vous êtes une femme), qui prétendent que vous allez encore trop loin, que vous ouvrez la boîte de Pandore, que la vertu est moins le contraire d’un vice qu’un juste milieu entre deux vices opposés. Vous avez maintes fois démontré que vous n’étiez pas du genre à transiger et vous avez de nouveau l’occasion de marquer de votre empreinte l’histoire de notre belle ville. Je compte sur vous, les Parisiens aussi.

Le Royaume du Dahomey et ses rois nègres : esclavage, décapitation, sacrifices par dizaines de milliers…

06 Juil 2020Jean-Paul Saint-MarcEsclavageHistoireLes dégénérés


Le Royaume du Dahomey et ses rois nègres : esclavage, décapitation, sacrifices par dizaines de milliers…

Illustration : panneau d’un circuit sur la route des esclaves au Bénin.
Les Africains sont bien au courant, s’ils le veulent…
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L’histoire, pour ceux qui veulent la connaître, leur apprend qu’elle est émaillée tant d’horreurs que de réalisations et de faits merveilleux.
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Le Romains, une magnifique civilisation, n’étaient pas des tendres. Jusqu’à 1/3 de la population de l’Empire dans sa gloire était des esclaves sur lequel s’établissait la puissance et la richesse romaine… La répression des révoltes était sans pitié. La conquête d’un nouveau territoire aussi… La Gaule l’a payé très cher d’autant que depuis Brennus la rancoeur s’était accumulée…
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Plus loin de nous, aux Amériques, la civilisation Aztèque s’est illustrée par une cruauté sans borne, jusqu’aux sacrifices humains en série, pour satisfaire une religion du soleil. En même temps que la puissance, la guerre en était la raison… Ainsi Cortès trouva-t-il des alliés chez les peuples victimes ; pour vaincre, sa petite troupe n’aurait pu y suffire ! Pourtant, la civilisation Aztèque était brillante par bien des aspects…
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Le bon Carolus Magnus était lui aussi sans complexe… Les Saxons en surent quelque chose, entre déportations de prisonniers vendus aux musulmans, un commerce très lucratif tant pour les marchands que l’Empire, et le massacre à Verden de ces 4500 Saxons qui avaient apostasié leur conversion au christianisme en 772.

C’est notre Histoire, à côté de ces ignominies, de belles choses… Nous prenons le tout sans forfanterie ni indifférence à la violence du passé, et… nous en tirons les leçons !

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Au sud de l’Europe, l’Afrique elle aussi recèle un passé aux aspects tout aussi noirs !
A croire la discrétion qui entoure l’Histoire africaine, il n’y aurait pas grand chose à dire, d’ailleurs guère -voire pas du tout- de traces écrites des peuples noirs !
Certes, la traite arabo-musulmane est évoquée, mais du bout des lèvres. Quant à la traite intra-africaine, pour la découvrir dans sa réalité, il faut avoir des capacités de devins ! Bien sûr un jeune journaliste du nom de Clemenceau avait rapporté le récit d’un explorateur, un esclave vendu pour être découpé… Cela était-il un épisode lié à une famine ?

Sans ce Behanzin de pacotille qu’est le leader de la LDNA, je n’aurais jamais été attiré par le passé ignoré du Royaume du Dahomey… Assurément, dépasse-t-il dans l’horreur le comportement dernièrement évoqué des Soninkés « traorérens »…

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L’essentiel est résumé dans l’article ci-dessous, il en donne l’ampleur. Les détails en sont très documentés par ailleurs. Pour ceux qui sont apostrophés par l’indicible, ils trouveront d’autres liens en fin d’article.

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Sacrifices humains au Dahomey

« Le texte qui suit montre, s’il en était besoin, que l’esclavage, la barbarie n’ont pas été le fait des seuls Européens. Paru dans la revue Le Tour du Monde de 1863, il est extrait de :

Voyage au Dahomey, par M. le Dr Répin, ex-chirurgien de la Marine impériale. 1860.
Texte et dessins inédits.
Documents complémentaires et postérieurs au voyage de M. Répin.

P 101 et s.
Sacrifices humains lors des obsèques et de l’avènement d’un roi.

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A cette occasion, il est d’usage que tous les grands et les résidents européens des sarames, ou factoreries, offrent des présents considérables. L’ensemble de toutes ces cérémonies s’appelle la grande Coutume par excellence, pour la distinguer des autres cérémonies ou anniversaires qui portent aussi ce nom.

Jamais la soif du Moloch africain ne se manifeste plus qu’en cette solennité. Des centaines, des milliers de victimes humaines sont alors immolées, sous le prétexte d’envoyer porter au feu roi la nouvelle du couronnement de son successeur. Avec de l’argile pétrie dans le sang des victimes, on forme un grand vase de forme bizarre, dans laquelle le crâne et les os du feu roi sont définitivement enfermés et scellés. A de certains jours, le roi régnant vient rendre ses devoirs à cette urne funéraire, dans laquelle, à travers des ouvertures ménagées à dessein, il répand des libations d’eau-de-vie et des offrandes de cauris. Ce dernier article a pour objet de subvenir aux besoins du défunt dans l’autre monde et de l’empêcher de faire honte à son successeur en contractant des dettes.

Aucun des détails hideux que nous venons d’énumérer, d’après un témoin oculaire, n’a fait défaut aux funérailles du roi Ghézo, décédé à la fin de 1858, et au sacre de son successeur, Bâhadou. Dans chacune de ces solennités, le nouveau roi s’est montré ce qu’il avait apparu à M. Répin, comme héritier présomptif, le digne chef du parti conservateur des us et coutumes de la monarchie dahoméenne.

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« A la mort de Ghézo, écrit de Wydah un missionnaire catholique français, l’aristocratie dahoméenne se trouva partagée en deux partis: les uns voulaient le maintien des anciennes coutumes, exigeant chaque année l’immolation de milliers de victimes; les autres en voulaient l’abolition. Je m’abstiens de dévoiler le mystère qui donna la victoire aux plus méchants. L’intronisation du prince Badou (Bâhadou) fut le triomphe des anciennes lois, qui reprirent toutes la rigueur sanguinaire réclamée par les féticheurs. Il ne faut pas croire que la boucherie humaine se borne aux grandes fêtes; pas un jour ne se passe sans que quelque tête tombe sous la hache du fanatisme; car la soif du sang paraît dévorer ceux qui s’en abreuvent. Dernièrement l’Europe a frémi en apprenant que le sang de trois mille créatures humaines avait arrosé le tombeau de Ghézo: hélas! s’il n’y en avait eu que trois mille ! »

« Le 11 juillet 1860, a dit de son côté un missionnaire protestant, je fus invité à me rendre de Wydah à Abomey. Après deux jours de marche, je rencontrai sur la route un homme qui se dirigeait vers Wydah, porté dans un hamac et préservé du soleil par un vaste parasol. Il était bien vêtu du costume des marins dahomyens, et une suite assez nombreuse l’accompagnait. Ce pauvre homme, une fois arrivé à Wydah, devait être précipité dans la mer, en même temps que les deux gardiens des portes du port, afin d’être prêts à ouvrir ces portes à l’esprit du roi défunt, quand il lui plairait de prendre un bain de mer.

Nous trouvâmes à Canna le nouveau roi lui-même, qui se disposait à partir pour sa capitale, où il nous donna rendez-vous pour le 16. Quand nous l’eûmes rejoint, il nous fit tous asseoir; puis, nous montrant un homme dont les mains étaient liées et la bouche bâillonnée, il nous dit que c’était un messager qu’il envoyait porter de ses nouvelles à son père. Et, à ce titre, le pauvre homme, dirigé aussitôt vers la ville, fut en effet, comme je l’ ai appris plus tard, immolé sur la tombe du feu roi. Une heure après le départ de ce malheureux, on amena devant Bâhadou quatre autres hommes, accompagnés d’un daim, d’un singe et d’un gros oiseau. Toutes ces créatures, à l’exception d’une, eurent la tête tranchée sur-le-champ, avec mission d’aller annoncer aux esprits ce que le pieux monarque se préparait à faire en faveur de son père. Un des hommes devait aller le raconter aux esprits qui fréquentent les marchés du pays, le second aux animaux qui vivent dans les eaux, le troisième aux esprits qui voyagent sur les grandes routes, et le quatrième aux habitants du firmament. Le daim devait s’acquitter de la même mission auprès des quadrupèdes qui parcourent les forêts, et le singe grimper jusqu’au sommet des arbres pour en instruire ses pareils. Quant à l’oiseau, plus heureux que ses compagnons, on lui rendit sa liberté, afin que, s’élevant dans les airs, il racontât les mêmes choses aux êtres qui les habitent.

Ces sacrifices accomplis, Bâhadou se leva de son trône, et, tirant son épée: « Maintenant, dit-il, que je suis roi de ce royaume, je mettrai sous mes pieds tous les ennemis du feu roi, et j’irai à Abdéokuta venger sur ses habitants la défaite de mon père. » Deux de ses principaux ministres, nommés Mingah et Mévu, prirent après lui la parole pour répéter à peu près les mêmes choses; puis tout le monde se mit en marche pour entrer enfin dans la ville.

Le 17, le roi fit battre le gong pour annoncer que la Grande Coutume commencerait sous peu de jours. Ce terme rapproché contraria vivement les Européens qui se trouvaient dans la capitale, mais ils ne purent faire autre chose que de s’y résigner.

Cette sinistre cérémonie s’ouvrit le dimanche 22. Dès le point du jour, cent hommes furent mis à mort, et, à ce qu’on m’assura, à peu près autant de femmes massacrées dans l’intérieur du palais. Le roi sortit, au bruit de la mousqueterie; quatre-vingt-dix officiers et cent vingt princes ou princesses vinrent le saluer, en lui présentant chacun plusieurs esclaves (de deux à quatre) pour être sacrifiés en l’honneur de son père. Deux ou trois résidents portugais les imitèrent. Ils offrirent, si je suis bien informé, une vingtaine d’hommes, et, en outre, des boeufs, des moutons, des chèvres, des volailles, des cauris, de l’argent, du rhum, etc. Le roi s’attendait évidemment à ce que cet exemple serait suivi par d’autres Européens; mais, heureusement, ceux-là furent les seuls à commettre ces détestables actions.

Le vendredi 1° août, le roi vint en personne procéder aux funérailles de son père. On ensevelit dans le sépulcre royal soixante hommes, cinquante moutons, cinquante chèvres, quarante coqs et une grande quantité de cauris. Les soldats des deux sexes firent ensuite de grandes décharges, pendant que le roi faisait à pied le tour du palais. Quand il fut revenu devant la porte, on tira de nouveau de nombreux coups de fusil, et là encore on massacra cinquante esclaves. Il avait plu à Sa Majesté de faire grâce à dix autres.

Le lendemain, le roi jeta dans les rangs de la foule des cauris et divers effets d’habillement, pour se procurer le plaisir de la voir se disputer ces largesses.

Durant ce premier acte de la Coutume, les visiteurs du roi lui firent d’énormes présents. Plus de trois semaines furent ainsi employées, et nous restâmes là environ deux mois sans pouvoir obtenir la permission de nous en aller. Je l’obtins enfin le 1° septembre, mais à la condition expresse de revenir le 12 octobre pour assister à la suite des cérémonies.

… A peine de retour à Abomey, nous fûmes appelés au palais. Près de la porte, nous vîmes quatre-vingt-dix têtes humaines, tranchées le matin même; leur sang coulait encore sur le sol comme un torrent. Ces affreux débris étaient étalés de chaque côté de la porte, de manière que le public pût bien les voir. Quand nous fûmes assis en présence du monarque, il nous montra les présents qu’il allait envoyer à l’esprit de son père: c’étaient deux chariots, des roues, trois plats, deux théières, un sucrier, un pot à beurre, le tout en argent massif; un somptueux coussin placé sur une sorte de brouette, que devaient traîner six amazones; trois superbes hamacs en soie avec des rideaux de même étoffe, etc., etc.

Trois jours après, nouvelle visite obligée au palais et même spectacle: soixante têtes fraîchement coupées, rangées, comme les premières, de chaque côté de la porte, et, trois jours plus tard, trente-six. Le roi avait fait construire, sur la place du marché principal, quatre grandes plates-formes, d’où il jeta des cauris au peuple, et sur lesquelles il fit encore immoler environ soixante victimes humaines. J’estime que, pendant la célébration de ces horribles fêtes, plus de deux mille êtres humains ont été égorgés, les hommes en public, les femmes dans l’intérieur du palais.

Etant tombé malade le lendemain, je passai trois jours sur mon lit, sans que personne me donnât une bouchée de pain ou une goutte d’eau; mais cette maladie me servit d’excuse pour quitter la capitale, tandis que les autres visiteurs appelés furent obligés d’y séjourner encore. »

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        Pour situer la période, il s’agit de la mort du roi Ghézo (1818-1858) et du couronnement du roi Glélé (1858-1889). Le successeur de Glélé fut Behanzin (1890-1894) renversé par les Français, et ce qui n’est pas étonnant, aidé par d’autres peuples noirs comme le fut Cortès par d’autres amérindiens voisins des Aztèques même si les Français, parfois en difficultés, avaient une situation plus solide que les conquistadors. Le chef de la LDNA qui prétend lutter contre l’esclavage a pris le nom du cruel et sanguinaire esclavagiste Behanzin... A noter que les festivités pour l’avènement de Béhanzin furent plus « modestes », la présence française qui l’oppressait, les peuples noirs s’étant placés sous la protection des troupe coloniales.

Ce royaume du Dahomey dura 3 siècles avant de devenir le Dahomey, puis le Bénin…
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Pour votre documentation :

L’image du Dahomey dans la presse française (1890-1895) : les sacrifices humains.Extrait d’un livre (31 pages).

Badagry, Sacrifices Humains dans le Champ du Soir (gbadaglé).
Un article du Bénin.

La participation des rois dans la traite des esclaves au Dahomey.Un article africain.

– Terminons par un article du Monde :
Une semaine à pied sur les traces des esclaves du Dahomey.


Le Monde – retour à la une
Une semaine à pied sur les traces des esclaves du Dahomey

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Une semaine à pied sur les traces des esclaves
du Dahomey

Carnet de voyage d’Abomey à Ouidah. Notre reporter a emprunté la route suivie en 1860 par Cudjo Lewis, l’une des dernières victimes de la traite négrière vers les Etats-Unis.

En traversant la ville de Bantè, on ne peut manquer Oladjé et Koubété. Ces deux collines qui se font face, et dont les noms signifient « femme » et « homme » en langue nagô, semblent embrasser la commune depuis toujours. Aujourd’hui, elles sont comme assoupies sous la lumière de midi. Mais, pendant trois siècles, « femme » et « homme » ont été les témoins silencieux d’un cruel exode, d’un crime contre l’humanité.Cet exode, c’est celui des captifs de guerre convoyés depuis Abomey, la capitale de l’ancien royaume du Dahomey – qui correspond à l’actuel Bénin –, jusqu’au port de Ouidah. Entre le XVIIe et le XIXe siècle, Abomey a vu se succéder douze rois considérés comme des dieux, dont les raids pour accroître leur puissance leur ont fourni des esclaves qu’ils gardaient ou vendaient à des négriers européens, nord-américains ou brésiliens installés sur la côte.

La colline d’Oladjè qui surplombe la ville de Bantè, au Bénin.

Les historiens s’accordent à dire que 12,8 millions d’Africains ont été convoyés au-delà de l’Océan Atlantique entre la fin du XVe siècle et 1888, qui marque la fin de l’esclavage au Brésil. Parmi les 192 points d’embarquement établis sur le continent, le port de Ouidah a vu défiler plus d’un million d’individus (1 004 000 selon l’Atlas of the Transatlantic Slave Trade publié par l’Université de Yale en 2010). Pourtant, il ne se classe qu’à la deuxième place derrière le port de Luanda, en Angola, d’où sont partis plus de 2 826 000 esclaves.L’incendie au musée d’Abomey alarme sur la sécurité des trésors du Bénin

Les collines d’Oladjé et de Koubété ne pourront jamais témoigner. Pour retrouver un signe, une trace de ces déracinés, le seul moyen est d’emprunter à pied les 125 km de cette route des esclaves comme ils le firent jadis. Il faut partir du cœur d’Abomey et descendre plein sud vers Ouidah, puis passer sous l’arche symbolique de la porte du Non-Retour, construite sur la plage en souvenir de tous. C’est jusqu’à ce sable qui porte à jamais la mémoire de leurs empreintes que Le Monde Afrique vous emmène.

L’une des dernières victimes de la traite

Nous allons suivre un précieux « guide », disparu en 1935 aux Etats-Unis mais dont l’histoire a traversé le temps. Son nom : Cudjo Lewis. L’homme, natif de la région de Bantè, a forcément vu les collines. Peut-être même est-il monté sur Koubété, comme le font la plupart des hommes de la région pour admirer la plaine.

Né Oluale Kazoola en 1840, il est considéré comme l’une des dernières victimes de la traite négrière vers les Etats-Unis. En avril 2017, dans le quartier Africatown de la ville de Mobile, en Alabama, un buste à son effigie a été inauguré devant l’église missionnaire baptiste qu’il a construite au début du XXe siècle avec d’autres esclaves affranchis.Esclavage : la course de quatre pays africains au tourisme mémo

Cudjo Lewis

Leur histoire est connue. Elle est racontée dans Dreams of Africa in Alabama (Oxford University Press, 2007), un ouvrage écrit par Sylviane Diouf, historienne spécialiste de la diaspora africaine et directrice d’un centre d’études sur l’esclavage à New York. Ce récit, qui a reçu plusieurs récompenses dont le prix Wesley-Logan de l’American Historical Association, retrace l’histoire du Clotilda, le dernier bateau négrier à avoir accosté aux Etats-Unis. Il relate le parcours des 110 esclaves, hommes, femmes et enfants, qui étaient à son bord en juillet 1860. Parmi eux, Oluale Kazoola.

Mais à Bantè, commune de 106 000 habitants du centre-ouest du Bénin, personne n’a eu vent de son existence. « Je n’ai jamais entendu parler de lui, affirme dans son bureau bien rangé Kodjo Koba, adjoint au maire. Il serait toutefois intéressant d’envisager un rapprochement avec la ville de Mobile en Alabama. » A l’autre bout du téléphone, le maire, Innocent Akobi, ne semble pas plus au courant : « Il faudrait se renseigner auprès d’Aruna Mounirou. Il est le doyen de notre ville, la mémoire vivante de Bantè. »

Aruna Mounirou, qui vit entouré de ses piles de livres, est un sage. Né en 1926, cet homme longiligne au regard perçant a été instituteur et imam à Bantè pendant trente ans. « Désolé, mais je ne connais pas ce Cudjo Lewis qui a tant fait parler de lui aux Etats-Unis, s’excuse le vieil homme. J’ai toutefois un fils qui vit à New York, je vais me renseigner. »

Aruna Mounirou est imam et a été instituteur pendant trente ans dans la ville de Bantè, dont il est le doyen.

Un sujet toujours douloureux

Celui qui s’est éteint à Mobile à l’âge de 95 ans est de ces hommes qui ont tout connu. Son négrier, James Meaher, riche entrepreneur de la ville de Mobile où il a été déporté, a commencé par changer son prénom parce qu’il ne parvenait pas à le prononcer. A 20 ans, Oluale devient Cudjo (qui s’écrit parfois Cudjoe ou Kodjo), prénom générique attribué aux garçons nés un lundi dans l’ethnie yoruba à laquelle il appartenait. Emancipé en 1865, il se choisit le patronyme de Lewis. Si Oluale Kazoola a été vendu à la fin du XIXe siècle comme une marchandise, Cudjo Lewis est devenu quelques décennies plus tard un homme respecté et admiré. Aujourd’hui, il est un symbole de la lutte pour l’égalité des droits de l’autre côté de l’Atlantique.

Cette route d’Abomey à Ouidah a été foulée par Cudjo Lewis, par Mahommah Gardo Baquaqua – dont le témoignage a été publié en 1854 sous le titre An Interesting Narrative. Biography of Mahommah G. Baquaqua – et par tant d’autres damnés que le sujet reste douloureux, sensible, parfois même tabou. Au cœur des plantations de manioc, sur les pistes en latérite ou dans les mémoires, que reste-t-il de leur dernier passage sur cette terre africaine ? A t-on oublié jusqu’à leur nom ? Deux siècles plus tard et alors que la vente d’êtres humains se pratique toujours, comme l’ont notamment prouvé les images tournées par CNN en Libye, Le Monde Afrique a emprunté ce chemin pour le savoir.

Au Bénin, « marche doucement sur cette route des esclaves, elle est sacrée »

Les bas-reliefs des palais d’Abomey, ancienne capitale historique du Dahomey, racontent la prestigieuse histoire du royaume, sa richesse et la bravoure de ses guerriers. La biographie de Mahommah Gardo Baquaqua, publiée en 1854 par l’Américain abolitionniste Samuel Moore sous le titre An Interesting Narrative, en raconte les heures plus sombres. Neuf ans plus tôt, cet homme a été capturé près de Djougou, son village natal du nord du pays, puis conduit sous bonne escorte à Abomey.

« On m’avait dit que la maison du roi était ornée de crânes humains, mais je ne les ai pas vus, raconte-t-il. Quand je suis arrivé à Abomey, j’ai perdu tout espoir de revoir ma maison. » En tant que prisonnier de guerre, son sort ne dépendait plus que du roi. A l’époque, il s’agissait de Guézo, qui a régné de 1818 à 1858. De Gangnihessou à Béhanzin, ils sont douze à s’être succédé à la tête du Dahomey entre 1600 et 1894. Pour étancher leur soif de puissance et d’hégémonie, les attaques et les razzias étaient alors permanentes.

« Le village était à l’aube d’un immense carnage », a décrit en son temps Cudjo Lewis, décédé en 1935 et considéré comme le dernier survivant de la traite négrière aux Etats-Unis. Ses mémoires, écrites et même filmées par l’écrivaine Zora Neale Hurston en 1928, sont sans équivoque. « Les habitants avaient été surpris par la cruauté de l’armée du roi. Les guerrières [probablement les célèbres amazones] ont largement participé à cette terrible boucherie. » Dans ce pays qui a donné naissance au vaudou, religion qui exalte les forces de la nature et le culte des ancêtres, toutes les attaques étaient soumises à l’approbation de la divinité Fâ.

Fin connaisseur du vaudou

Gabin Djimassé a la soixantaine, la main ferme et une envie inextinguible de raconter l’histoire du Bénin en tant qu’historien, conservateur des palais royaux et directeur de l’office du tourisme d’Abomey. Il est aussi un fin connaisseur du vaudou et a écrit plusieurs ouvrages sur le sujet. Dans le cadre de ses recherches, il a arpenté cette route des esclaves qui relie Abomey à Ouidah et sur laquelle je vais marcher dès demain.

Zora Neale Hurston

« L’étude du parcours m’a pris environ cinq ans, affirme-t-il. Je me suis appuyé sur des récits historiques mais j’ai également passé du temps sur le chemin avec les descendants de ceux qui accompagnaient les esclaves jusqu’à la mer. Ils étaient gardes, guérisseurs, forgerons… La transmission orale a fonctionné et c’est ce qui me permet de dire que le tracé est précis.
– Un dernier conseil avant de partir ?
– Il faut marcher doucement sur cette route. Il faut marcher doucement car elle est sacrée. »Au Bénin, les zémidjans en mode Uber

Parce que les différentes pistes qui conduisent à Ouidah constituent un labyrinthe et que je ne parle pas fongbè, la langue communément parlée au Bénin, je ne marcherai pas seul. Au cours du dîner, je fais la connaissance d’Hubert Agossougbete, qui travaille depuis une dizaine d’années à l’office du tourisme d’Abomey. Cet homme jovial a eu plusieurs vies, dont celle de moto-taxi à Cotonou. Au Bénin, on les appelle les zem – pour zemidjan, qui signifie « emmène-moi vite » en fongbè. Ils quadrillent le pays par centaines de milliers et c’est sans difficulté que j’en trouve un pour retourner à mon hôtel, où je m’installe pour une courte nuit.

« Le roi gardait les plus belles femmes »

A 6 heures, un croissant de lune éclaire timidement la maison Houinato. Cette demeure basse, qui est aujourd’hui une habitation privée, est l’ancienne prison d’Abomey. Construite par le roi Agadja vers 1720, elle a été agrandie par Guézo pour accueillir les prisonniers de guerre et les esclaves. C’est là, devant ses murs défraîchis, que le rendez-vous est donné pour commencer la marche jusqu’à la mer, à Ouidah, à 125 km au sud. Ce sont ces portes qui ont craché pendant près de trois siècles un flot quasiment ininterrompu d’êtres enchaînés réduits en esclavage.L’incendie au musée d’Abomey alarme sur la sécurité des trésors du Bénin

« Si le roi avait besoin d’agriculteurs ou de tisserands, il les gardait pour le royaume, m’explique Hubert. Il s’appropriait aussi les plus belles femmes et offrait les autres à ses princes et à ses meilleurs soldats. Quant aux récalcitrants, on leur tranchait la tête en sacrifice aux dieux vaudous. »

Nous marchons lentement vers le site des palais royaux, à environ 2 km. Ces derniers couvrent une superficie de 47 hectares et sont classés au patrimoine mondial de l’Unesco. Le palais du roi Glèlè (qui a régné de 1858 à 1889) est à côté de celui de son père, Guézo. Ils abritent le musée d’Abomey. Cudjo Lewis est passé devant ces murs en juillet 1860, comme Mahommah Gardo Baquaqua quinze ans plus tôt.

Gezo, roi du Dahomey
Forbes, Frederick E. – From Dahomey and the Dahomans – New York Public Library 

Les vendeurs de kpayo

J’aime les matins d’Afrique. J’aime sentir cet air frais lentement envahi d’une odeur de bois brûlé. Je savoure d’autant plus l’instant que je sais qu’il ne durera pas. Dans quelques dizaines de minutes, le soleil va réchauffer puis embraser chaque parcelle. Et le bruit ! Dans les villes, il va monter pour devenir jusqu’au soir un mélange assourdissant de klaxons, de musiques et de cris.

La cité est encore calme. Les rues de l’ancienne capitale historique s’éveillent à peine lorsque nous quittons le centre-ville. A chaque carrefour, les vendeurs de kpayo remplissent délicatement des bouteilles pour ne pas perdre une goutte de ce carburant de contrebande venu du Nigeria voisin. Devant les boutiques, on rallume les braseros et le silence n’est troublé que par le frottement des balais sur les trottoirs. Les passants se saluent d’un geste, d’un sourire.

En sortant de chez lui, Hubert, qui prévoit de marcher en tongs, a mis deux modèles différents. « Je ne voulais pas allumer la lumière par peur de réveiller ma femme, et je me suis habillé un peu vite », lance-t-il avec un sourire. A peine a-t-il terminé sa phrase qu’il aperçoit un zem qu’il connaît bien. C’est un voisin : « Tu peux aller chez moi pour faire un échange de chaussures ? » Avec une moue d’approbation, le chauffeur démarre en pétaradant une tong à la main.

« On va continuer à marcher pour ne pas perdre de temps, dit Hubert.
– Avec une seule tong ?
– Le zem nous rattrapera… Ne t’en fais pas. »

Une demi-heure et deux coups de téléphone plus tard, le voisin rapporte la chaussure manquante. « C’est bon, lance Hubert dans un éclat de rire. Maintenant je suis équipé ! » Pourquoi s’inquiéter ?

Des bananes en sacrifice

Nous sommes encore dans les faubourgs d’Abomey lorsque le guide s’approche soudain d’une maisonnette blanche assez discrète, à l’écart du chemin. Des plumes sont collées dans l’embrasure de la porte et, sur l’un des murs est peint un homme tenant dans sa main un immense phallus. Il s’agit du temple du dieu Houndossou-Legba, qui aurait assuré au roi Agonglo, à la fin du XVIIIe siècle, une importante conquête militaire. En remerciement, le roi aurait sacrifié un jeune couple rencontré au hasard.

« C’est un dieu vaudou très puissant, prévient Hubert. Avant le départ pour Ouidah, on immolait ici un coq et une poule pour solliciter la protection divine. Il faut lui offrir quelque chose. » Le guide sort trois bananes de son sac et les remet au gardien du temple. Sans dire un mot, l’homme aux cheveux blancs pénètre dans le lieu sacré et, en prononçant quelques incantations, jette les morceaux de fruit sur un monticule de cire, de légumes et de restes de volaille.

« Il demande au vaudou de nous protéger jusqu’à la mer, traduit Hubert.
– Tu y crois ?
– Oui, c’est ma religion. C’est important d’offrir quelque chose à Houndossou-Legba qui va nous accompagner. »
Comme un mantra, la phrase de Gabin Djimassè résonne dans ma tête : « Marche doucement sur cette route, elle est sacrée. »

« Nous avons des cousins partout où ont été envoyés les esclaves »

C’est un carrefour qui peut changer une existence, faire basculer le cours d’une vie. Voilà une heure que je marche avec mon guide Hubert sur l’ancienne route des esclaves, au Bénin, qui va d’Abomey jusqu’à Ouidah. Au bout d’une ligne droite, nous arrivons à une patte d’oie. Situé à la sortie d’Abomey, le lieu s’appelle Gbèyizankon.

« A gauche, c’est le chemin qui mène vers la forêt, vers la chasse aux animaux et vers la liberté, dit Hubert. L’autre voie, c’est la route du non-retour, celle qui conduit à Ouidah. Tous les esclaves sont passés ici, aucun n’a jamais pu faire demi-tour. » Ojo Facha, Sakaru, Esso, Deza, Cooyaka, Adissa, Shamba et tous ceux qui ont embarqué avec Cudjo Lewis à bord du Clotilda, le dernier navire négrier à avoir accosté aux Etats-Unis en 1860, ont pris le chemin de droite. Ils sont un million d’hommes, de femmes et d’enfants à avoir bifurqué ici vers l’enfer, selon l’Atlas of the Transatlantic Slave Trade publié par l’Université de Yale.

Première pause au village de Zouzonmè. Nadège s’est levée à l’aube pour préparer des beignets (elle dit des « pâtés ») avec de la farine de blé, du piment et du gingembre. Elle va les vendre au bord de cette route, dont elle ignore le lourd passé. Dans ses marmites posées sur le sol mijote sa production du jour qu’elle vend 25 francs CFA pièce (0,04 euro). « Je suis aide-soignante mais mon mari, pasteur, a été muté ici, raconte t-elle. J’ai commencé à vendre mes pâtés il y a un an. » Nous reprenons la route avec deux sachets tout chauds.

Le ciel est couvert, ce qui rend la marche agréable. Nous traversons des villages où la plupart des habitants nous saluent d’un « bonjour » et parfois d’un « bonsoir » plutôt curieux en ce début de matinée. On s’enfonce dans ce Bénin agricole et multiconfessionnel en passant devant des chapelles, des églises évangéliques, des mosquées, des temples vaudous.

« Le roi leur offrait du manioc et du maïs grillé »

Il est 10 heures. La piste s’est réduite et nous parcourons des plantations d’arachide parfaitement alignées. Plus loin, nous longeons l’école municipale de Gnizinta. Estelle Zinsougueli, institutrice dynamique et sévère de 23 ans, donne un cours de français. J’observe la classe sur le pas de la porte. A l’intérieur, les élèves s’entassent à trois ou quatre par pupitre. Une cinquantaine de paires d’yeux me fixent dans un silence de cathédrale.

– « Puis-je connaître la leçon du jour ?
– C’est un exercice de lecture au tableau », répond l’institutrice en plaquant ses cheveux en arrière.

Florence, 11 ans, se présente devant sa classe. Elle sert ses mains dans son dos et, d’une voix timide, lit en butant un peu sur les mots : « Ma mère. J’aime ma mère ! Je l’aime comme tu ne peux pas savoir… » A la demande de la maîtresse, les enfants se lèvent et chantent une chanson pour nous dire au revoir et nous souhaiter bonne route.

Par un raccourci conseillé par des villageois, nous rejoignons le village de Kinta moins d’une heure après. Sous un toit de paille, nous buvons un Coca à « La Teckeraie », une buvette dressée au milieu d’une plantation de teck, ce bois tropical imputrescible.

En repartant, Hubert me montre un espace clairsemé d’un demi-hectare environ : « C’est le stationnement de KintaC’est là que les esclaves faisaient une pause et que le roi Guézo leur offrait du manioc et du maïs grillé. Ici, ils étaient placés sous la responsabilité de Hounkanlin, un homme de confiance dévoué au royaume. Il devait veiller sur les esclaves pour qu’ils arrivent en forme à Ouidah et puissent être vendus au meilleur prix. » Nous nous avançons, mais il n’y a rien, aucune trace sur les arbres ou sur les rares pierres. Seule la terre pourrait témoigner de ce qui s’est passé ici.Une forêt d’eucalyptus succède à une palmeraie. Sur un sentier étroit, des herbes hautes nous entourent jusqu’à nous engloutir. Le paysage alterne ensuite entre champs de maïs et plantations d’arachide.

Poulet « bicyclette »

Ouassougon, où nous arrivons après 27 km, marque la fin de cette première étape. Dans l’auberge du village, il n’y a pas d’eau, pas d’électricité et la chambre est une fournaise où s’agitent des nuées de moustiques. Nous décidons de sortir les matelas dans la cour. « En fixant nos moustiquaires à des chaises, on sera à l’abri », propose Hubert. Dans la chambre, je fais un brin de toilette au seau, rince mes vêtements et les étends au soleil qui perce maintenant les nuages.

Le soir est tombé, le thermomètre aussi. Je vais me perdre dans le village, rapidement suivi par une ribambelle de gamins intrigués par le « yovo » (« le Blanc »). J’achète de la volaille avec de l’amiwo, des galettes de maïs avec une sauce rouge un peu relevée. Un régal.

Je retrouve Hubert à l’entrée de Ouassougon, assis sous un arbre avec d’autres hommes dont Nestor Sono, l’ancien chef de village (on dit « l’ancien CV »). Cet homme longiligne d’une cinquantaine d’années s’exprime lentement, comme s’il pesait ses mots. Depuis quelques années, il fabrique avec succès du vin de palme grâce à un vieil alambic et il vit de sa production. A tour de rôle, on remplit le seul verre présent sur la table et chacun avale d’un trait « le liquide », qui doit titrer une trentaine de degrés. « Il faut abattre un arbre et attendre une dizaine de jours pour obtenir l’extraction du jus, explique Nestor Sono. En général, 25 litres de jus de palme donnent 10 litres d’alcool. »Esclavage : la course de quatre pays africains au tourisme mémoriel

La lune, presque pleine, se reflète sur les visages. « Beaucoup de monde a emprunté cette route des esclaves, commence l’ancien CV. A l’époque, on avait coutume de dire qu’un repas préparé à Abomey arrivait encore chaud à Ouidah. A Ouassougon, les esclaves se reposaient dans un champ juste à côté. C’est une histoire douloureuse, mais elle appartient au passé. Aujourd’hui, nous avons des cousins en Amérique, en Europe, partout dans le monde et je vois cela comme une chance. Il faudrait pouvoir les accueillir afin qu’ils puissent ressentir les vibrations de cette terre, le souffle et les émotions de leurs ancêtres. »

Nous buvons un dernier verre et Hubert et moi regagnons l’auberge à la lueur de nos téléphones portables. La femme de Nestor nous a préparé pour le dîner du poulet « bicyclette », l’équivalent africain du label « élevé en plein air ». On avale le plat d’un trait et on s’allonge sur les matelas. Des milliers d’étoiles scintillent au-dessus de nos têtes.

« Cette histoire d’esclavage au Bénin, je l’ai apprise à l’école, mais elle ne me rend pas triste »

La nuit est douce, silencieuse et moite. Après une première étape à Ouassougon, mon guide Hubert et moi avançons sur une piste de sable quasiment rectiligne. Nous croisons des dizaines d’élèves sur le chemin de l’école, dont Carole, 16 ans, qui marche 12 km par jour pour assister aux cours. Son rêve ? Devenir infirmière.

A Dénou-Lissezin, après un baobab esseulé au milieu d’un champ, nous faisons une première pause. Dans sa buvette, dont le sable est d’une finesse soyeuse, Barthélemy Guitoï prépare une omelette baveuse copieusement garnie d’oignons. « Bien sûr que je connais l’histoire de cette route !, s’exclame-t-il. Je l’ai apprise à l’école et on m’en a parlé dans ma famille. J’en ai moi-même discuté avec mes enfants récemment. Cette tragédie ne me rend pas triste, car elle s’est déroulée il y a très, très longtemps. Cette histoire concernait nos grands-grands… papas. » Barthélemy est étonné par notre projet de rallier Ouidah à pied. La discussion s’engage sur le devoir de mémoire. « Il faut que le tourisme se développe au Bénin, notre économie en a besoin. » 

La buvette de Barthélemy Guitoï et son sable fin, à Denou-Lissezin, au Bénin.

Les indicateurs économiques, calculés loin des champs de maïs et de sorgho que nous traversons au lever du jour, ne disent pas autre chose. Au regard de son indice de développement humain, le Bénin se classe aujourd’hui au 173e rang mondial sur 194pays recensés. Essentiellement tournée vers l’agriculture, son économie est en grande partie alimentée par le commerce informel avec le Nigeria, au point d’atteindre 20 % du PIB.

Dans les campagnes de l’ancien Dahomey, l’argent ne coule pas à flots, mais il irrigue largement les cultes et les mouvements religieux. En reprenant la piste sablonneuse, sur moins de 500 mètres, nous passons devant l’Eglise du christianisme céleste, l’Eglise d’évangélisation du Christ au monde et l’église évangélique Union renaissance d’hommes en Christ.

Plus loin, trois villageois nous interpellent : « Nous avons débroussaillé le chemin, mais les pluies ont inondé la zone marécageuse. Si vous continuez, vous allez patauger dans la boue jusqu’au nombril… Et il y a des serpents ! A Tchito, mieux vaut suivre la voie de chemin de fer jusqu’à Toffo. »

Nom tatoué sur l’avant-bras

La ligne Cotonou-Parakou (438 km) a été créée au début du XXe siècle, à l’époque coloniale. Depuis une dizaine d’années, elle ne transporte plus de voyageurs mais uniquement du fret (coton, minerais…). Avec une vingtaine de trains par mois, la ligne s’est trouvée au centre d’un long bras de fer juridique entre l’industriel français Vincent Bolloré et l’homme d’affaires béninois Samuel Dossou, PDG du groupe Pétrolin. Le contentieux, qui concerne le projet de boucle ferroviaire de l’Ouest africain entre la Cote d’Ivoire et le Bénin, en passant par le Niger et le Burkina Faso, a été réglé par la Cour Suprême du Bénin, qui a tranché en faveur de Pétrolin.

Malgré les zemidjans, les motos-taxis, qui nous obligent à monter sur les rails pour les laisser passer, nous avançons d’un bon pas le long du ballast où aucun train ne circule. Un peu après le village de Kodji, nous croisons une femme et une adolescente qui portent des bassines d’eau sur la tête. Après quelques échanges, elles nous invitent chez elles. Nous traversons les rails, quelques champs de sorgho, et arrivons chez Brigitte Dossa et sa nièce Marthe, une cabane au toit de paille et aux planches ajourées. A l’intérieur, quelques vêtements, des sacs, une marmite et des fruits. « Reposez-vous, dit Brigitte Dossa en nous proposant des bananes. Il fait chaud aujourd’hui. »La justice béninoise déboute Bolloré et bloque son grand projet ferroviaire

Cette femme d’une cinquantaine d’années vend elle-même sa production d’ananas à Parakou (à environ 350 km vers le nord) et même jusqu’au Niger. Comme elle ne sait ni lire ni écrire, Brigitte a fait tatouer son nom sur son avant-bras : « S’il m’arrive quelque chose, on pourra ainsi retrouver mon village. » Comme son mari est zem à Cotonou, elle vit seule dans cette cabane isolée au milieu des plantations. « Je n’ai pas peur, maintenant j’ai l’habitude, fait-elle en haussant les épaules. Les serpents ? J’en vois passer sur la natte. On dit qu’ils ne mordent que les personnes mauvaises, celles qui n’ont pas un cœur pur. »

Brigitte Dossa (au centre) et sa famille habitent le long de la voie de chemin de fer Cotonou-Parakou.

Torse nu, un homme se présente soudain à l’entrée de la cabane, machette à la main. C’est Gilbert, le frère de Brigitte. Il vit à quelques kilomètres et est venu rendre visite à sa sœur. Aucun des deux ne connaît l’histoire de cette route des esclaves qui passe à côté de la maison. « Mais on raconte que le roi Agadja a envoyé ici des soldats pour capturer des gens et les réduire en esclavage, raconte Gilbert. Le vaudou Dan [dieu des airs et du firmament] se serait transformé en humain. Il est allé au-devant des gardes et leur a préparé des amiwo[une pâte rouge à base de farine de maïs]. Les hommes du roi ont fait demi-tour et ils sont morts à Abomey la nuit suivante. Dan avait empoisonné leur repas pour sauver nos ancêtres. »

Brigitte et Marthe, qui retournent chercher de l’eau au ruisseau qui coule à 500 mètres de la cabane, repartent avec nous. Et alors que nous rejoignons la voie de chemin de fer, Marthe hurle derrière moi : « Un serpent ! Un serpent ! Juste là ! » En passant, je n’ai rien vu. « Ne t’inquiète pas, lui dit Brigitte en descendant dans les fourrés. Comme tu n’as rien de fait de mal, il te laissera tranquille. »

« Vous faites un sacré voyage »

Au bout d’une heure, nous arrivons à la gare désertée de Toffo, où un homme dort allongé sur un banc. Nous remontons une piste cabossée qui débouche sur une route goudronnée. « Les esclaves dormaient à Toffo, me dit Hubert. C’était dans le champ bordé par des arbres, juste là. Ils étaient soignés par des médecins traditionnels et ceux qui ne pouvaient pas marcher étaient amenés lors d’un convoi suivant. »Certains auraient profité de leur convalescence pour s’échapper et se réfugier sur les rives du lac Nokoué, près de Cotonou. On raconte que les cités lacustres de Ganvié et de Sô-Ava, que l’on atteint en pirogue après avoir traversé d’inextricables marécages, ont été créées par des esclaves en fuite.

A la buvette « Jlo Mawu Ton » (« à la grâce de Dieu »), je descends quasiment d’une traite une bouteille de kuwabo (« bonne arrivée »), une eau légèrement citronnée. Catherine Yavon, la cinquantaine, a ouvert son établissement il y a un an. « Je suis veuve depuis un mois, confie-t-elle. J’ai rouvert la buvette il y a seulement trois jours. La vie est si injuste, parfois. » Hubert propose à Catherine que nous dormions ici contre un dédommagement. « Avec plaisir !, répond-elle. Je vais vous montrer la maison familiale qui est à côté et où il y a déjà mon frère. »A Sô-Ava, cité lacustre du Bénin, la lutte s’organise contre les mariages précoces

Le salon où nous allons passer la nuit est une pièce à tout faire. Il y a un bureau, une télévision, des fauteuils, deux Mobylette et, surtout, deux canapés. « On accrochera les moustiquaires entre le coin du bureau et le rétroviseur de la moto », propose Hubert.

Après une douche, nous retournons au restaurant. « Mon père m’avait dit que cette route était celle des esclaves, raconte Catherine, qui trouve un peu de temps pour s’asseoir avec nous. Je suis triste de savoir que les gens qui sont passés devant chez moi ont souffert. Mais c’était il y a tellement longtemps… Vous faites un sacré voyage et je marcherais bien avec vous jusqu’à Ouidah, mais je dois m’occuper du restaurant. Au menu du dîner, j’ai de l’agou avec de la viande de bœuf et de la sauce d’arachide : ça vous va ? »

L’agou, une pâte d’igname pilé, se mange avec les doigts en la trempant dans une sauce pimentée. A la fin du repas, Hubert extrait de son sac une petite bouteille de Coca remplie de vin de palme. « Nestor [l’ancien maire du village où nous avons dormi la veille] me l’a donnée discrètement », sourit le guide.

Un signe de l’au-delà

Une amitié est en train de naître avec Hubert, dont j’apprécie la culture, l’humour et l’insatiable envie de savoir, de comprendre. Au cours de la soirée, Hubert me confie qu’il a perdu son père en 1991. Moi c’était ma mère, la même année. En comparant les dates de ces événements qui ont marqué nos vies, on réalise que c’était tous les deux un dimanche, à seulement une semaine d’intervalle.

Ce qui pourrait être considéré ailleurs comme une coïncidence peut être interprété au pays du vaudou comme un signe de l’au-delà, un clin d’œil des « forces de l’esprit », comme disait François Mitterrand. Ici, on ne considère pas la mort comme la fin de la vie mais comme un voyage. « Il faut interroger la divinité Fâ, assure Hubert. Je te tiendrai au courant. » Au loin, des orages déchirent la nuit. Je m’allonge sur le canapé du salon et sombre dans un sommeil de plomb.

« Certains arbres au Bénin portaient des signes laissés par les esclaves »

Les lumières du restaurant de Catherine disparaissent dans la nuit au fur et à mesure que nous avançons sur l’ancienne route des esclaves au Bénin. Cette femme au grand cœur, chez qui nous avons dormi après deux jours de marche, s’est levée bien avant l’aube pour préparer des omelettes roulées dans du pain afin que nous ne repartions pas le ventre vide.

Avec Hubert, mon guide, nous suivons une large piste en latérite qui trace vers le sud puis oblique vers l’est. Les orages qui ont éclaté dans la nuit ont assoupli le sol, mais des nuées de mouches et de moustiques accompagnent notre marche en tournoyant autour de nous. De larges flaques d’eau nous obligent à des détours dans les plantations d’ananas et de sorgho qui bordent le chemin.

Dans cette touffeur tropicale, la route des esclaves emprunte un sentier d’herbes hautes. Hubert presse le pas « à cause des nombreux reptiles qu’il y a par ici ». Vers 10 heures, nous faisons une pause sous l’ombre d’un manguier. Il y a des canards, des poussins et surtout un coq qui bat frénétiquement des ailes au milieu de poules indifférentes. J’essore mon tee-shirt : mélange de sueur et de poussière.

Après une vingtaine de minutes, nous rejoignons la ville de Hinvi, où nous allons devoir suivre sur une dizaine de kilomètres la route nationale 2 qui va d’Abomey à Cotonou. A l’embranchement, j’aperçois un énorme porc roux en train de fouiller un tas d’ordures.

Sur la route goudronnée, le trafic est dense et les véhicules circulent vite, à près de 80 km/h. Si l’espérance de vie d’un piéton sur une autoroute française n’excède pas vingt minutes, de combien est-elle sur une route béninoise dont la bande d’arrêt d’urgence est empruntée par des dizaines de motos ?

Saoulés par le bruit, nous faisons un arrêt au bar La Colombe, à Attogon, au bout d’une quarantaine de minutes. Les serveuses jouent des coudes pour nous servir. Chancelle, 19 ans, apporte les bouteilles de Kuwabo,une eau légèrement citronnée,et de Coca. Elle s’allonge ensuite sur un canapé en cuir. « Vous venez vraiment d’Abomey en marchant ? demande-t-elle en se retournant pour que ses copines entendent. Moi, j’ai grandi à Ouidah… Je sais que la route de l’esclavage passait juste devant ce bar. Avant, il y avait des signes sur certains arbres. Mon oncle m’a dit que c’étaient des traces laissées par les esclaves. »La forêt a aujourd’hui laissé la place à des restaurants, des bars, des coiffeurs et cette RN 2 que nous devons suivre encore pendant une heure.

Des liens culturels, linguistiques et spirituels

Allada, enfin. Nous atteignons avec soulagement l’ancienne capitale d’un royaume fon qui, jusqu’au XVIIIe siècle et sa défaite contre le royaume voisin du Dahomey, était l’un des plus puissants, l’un des plus riches de la région. Cette ville a aussi vu naître un prince du nom de Gahou Deguénon, dont le fils, Toussaint Louverture (1743-1803), est le héros de l’indépendance de Haïti arrachée à la France en 1804. Ici comme ailleurs en Afrique, Haïti est une fierté : c’est la première République noire libre de l’histoire.

A deux pas de la statue de Toussaint Louverture, descendant d’esclaves et acteur majeur des mouvements anticolonialiste et abolitionniste, Hubert et moi reprenons des forces. Entre Haïti et l’Afrique de l’Ouest, il existe des liens très forts, qu’ils soient culturels, linguistiques ou spirituels. La quasi-totalité des Haïtiens sont des descendants d’esclaves principalement venus du Nigeria, du Bénin ou du Togo. Dans les Caraïbes, le pays est même vu comme un prolongement de l’Afrique. Sa terre est considérée comme la fille aînée du continent.

La statue de Toussaint Louverture à Allada, au Bénin.

Entre le Bénin et Haïti, les relations sont aussi nouées par des forces invisibles, les esprits des morts. A Port-au-Prince, à Jérémie ou à Jacmel, Allada est perçue comme une ville sainte, comme l’affirme un chant célèbre du vaudou haïtien écrit en hommage à Toussaint Louverture : « Frère, nous sommes tous frères, Allada le dit. Allada, sauve-nous de l’ennemi. Nous sommes tous frères, Allada notre lumière. »

Lors d’un concert à Allada il y a quelques mois, Erol Josué, célèbre chanteur haïtien, danseur et prêtre vaudou, a pu constater que le public béninois connaissait les refrains de certaines chansons traditionnelles de son pays. Celles-ci seraient en réalité nées à Allada il y a deux ou trois siècles et auraient ensuite traversé l’Atlantique et les générations.

Après le carrefour qui mène à Cotonou, nous prenons la direction de Ouidah. Cap au sud, toujours. Nous marchons encore trois kilomètres et arrivons en milieu d’après-midi à l’Auberge de la marmite d’or, où l’accueil est chaleureux et les chambres agréables. C’est la fin de cette troisième étape d’environ 25 kilomètres.

Alors que je suspends du linge dans la cour intérieure de l’auberge, j’entends jouer une fanfare. « On se croirait au cœur d’une banda pendant les fêtes de Bayonne », me dis-je en quittant l’auberge. Il y a une centaine de personnes, de nombreux militaires en uniforme. Je croise un gradé :

« On dirait qu’une sacrée fête se prépare par ici !
– Pas vraiment monsieur, nous sommes venus pour un enterrement.
– Ah… 
– Un de nos soldats a perdu sa maman. Elle était très âgée et, du coup, la fanfare est venue. C’est comme ça au Bénin, c’est festif ! Parfois il y a même plusieurs fanfares. J’en ai déjà vu cinq pour un enterrement… On se retrouve à ton auberge pour boire une bière ? »

Alors que je m’apprête à repartir, le cercueil est amené dans un corbillard blanc au milieu des sourires et de la fanfare qui joue Le Petit Bonhomme en mousse. Sur les portières du véhicule, le nom de la société de pompes funèbres est écrit en lettres rouges : Mission accomplie.

Le militaire Bienvenu Houngbo, qui me rejoint au bar de l’auberge, est officier. Il a été formé en Belgique et en France. Dans le cadre d’une mission onusienne, il a été envoyé à Kidal, au Mali, et s’apprête à partir au Tchad « pour [se] battre contre Boko Haram »« Si tu as le temps, passe nous voir à la caserne. Nous sommes près d’Abomey. Prends mon numéro… », dit-il en reposant sa Flag.

Pour le dîner, nous commandons de l’akassa, du maïs plongé dans de l’eau jusqu’à ce qu’il forme une pâte, avec du poulet. Hubert et moi terminons ensuite la bouteille de « liquide », le surnom donné au vin de palme. La nuit est tombée, nous refaisons le monde.

« Certains arbres au Bénin portaient des signes laissés par les esclaves »

A cause d’un coq insomniaque qui a commencé à chanter vers 3 heures, j’ai peu dormi. Le jour n’est pas encore levé lorsque mon guide Hubert et moi lançons nos premières foulées dans la nuit encore fraîche. Après une dizaine de kilomètres, nous traversons la nationale goudronnée pour récupérer un chemin de terre plus agréable.

La marche a le don de réveiller des souvenirs enfouis. Au moment de retrouver la piste en latérite, je repense à cet ami mauritanien venu me rendre visite à Paris il y a une quinzaine d’années. Un jour où l’on se baladait dans un jardin public, Mustapha m’avait demandé s’il pouvait marcher sur un coin du parc non entretenu. « En Europe, vous avez tout goudronné, même les jardins, m’avait-il expliqué. J’ai besoin d’éprouver le contact du sable, des herbes… J’aime sentir le revêtement naturel de la terre sous mes pieds. 

Dans un village béninois avant Kpomassè, en octobre 2017.

Nous traversons plusieurs villages, où l’on me salue souvent par un bienveillant « Kuwabo yovo ! » (« bonne arrivée le Blanc ! »). Je suis surpris de voir que certaines localités sont parfaitement entretenues avec des rues balayées quotidiennement, et qu’à quelques mètres, d’autres sont jonchées de détritus et de sacs en plastique.

« C’est peut-être lié à l’influence du CV [chef de village] et au message qu’il diffuse dans sa communauté, m’explique le guide. Mais je pense que c’est surtout par effet de mimétisme : si un habitant nettoie l’extérieur de sa maison, son voisin va faire pareil pour ne pas avoir honte et ainsi de suite jusqu’à ce que le village soit entièrement propre. Mais si personne ne montre l’exemple… »

Machettes et parapluie

Denis Hounnon est forgeron et travaille au bord de la piste sablonneuse qui mène à la ville de Kpomassè. D’un geste régulier du bras, il actionne une roue de vélo qui alimente un foyer dans lequel il façonne des outils destinés au travail de la terre. Ce matin, il affine les bords tranchants d’une bêche. « J’aime mon métier. Je viens d’une longue lignée de forgerons », dit-il en me serrant la main. Ses ancêtres travaillaient-ils déjà sur le bord de cette route ? Il l’ignore. J’ai lu que ceux qui assemblaient des pièces de métal étaient très recherchés par les royaumes dahoméens, notamment pour forger les maillons des chaînes des centaines de milliers d’esclaves.

Vers 10 h 30, nous arrivons devant une immense enceinte. Des machettes, deux trônes et un parapluie décorent le portail au-dessus duquel on peut lire : « Conseil suprême des souverains du Bénin ». Deux statues de léopards prêtes à bondir ornent aussi l’entrée.

« Qui cherchez-vous ? demande une femme en sortant de l’épicerie qui jouxte le palais.
– Le roi ! lui dis-je. Est-il possible d’avoir une audience avec lui ?
– Non, malheureusement. Il ne rentrera qu’après-demain. Mais je suis la reine et je peux répondre à vos questions. En revanche, je ne peux pas vous faire entrer dans le palais en l’absence du souverain et il est interdit de me prendre en photo. »

La reine Gbekonton (littéralement « qui a quitté Abomey ») a épousé le roi de Kpomassè en 2013. A 27 ans, elle est l’une des quatre épouses de ce chef de culte vaudou, guérisseur traditionnel.

« Il m’a donné un fils, le prince Don Rodrigue, dit-elle en désignant le poupon de 4 mois qu’elle serre dans ses bras.
– Don Rodrigue a-t-il des chances de monter un jour sur le trône et de devenir roi de Kpomassè ?
– Je le souhaite, mais seul le roi pourrait répondre à cette question. »

Seh-Dong-Hong-Beh, leader of the en:Dahomey Amazons, drawn by Frederick Forbes in 1851.

Nous reprenons la route. Le soleil écrase nos ombres. « On voit souvent des serpents se reposer ici », dit Hubert en me montrant des traces d’ondulations dans le sable. Au détour d’un virage, une rafale apporte un air chargé d’iode. Elle annonce la fin du voyage. Cudjo Lewis, Mahommah Gardo Baquaqua et tous les esclaves qui ont suivi cette route ont-ils senti cette même bourrasque en passant près des champs de manioc et d’igname qui bordent aujourd’hui la voie ? Venant majoritairement du nord, la plupart ne connaissaient pas l’Océan et ignoraient tout de lui jusqu’à son goût de sel. A vol d’oiseau, une dizaine de kilomètres nous séparent maintenant de l’Atlantique.

« Lavés dans une rivière »

Nous retrouvons la route goudronnée qui mène vers Ouidah. Elle passe par la ville de Savi que nous atteignons en début d’après-midi après un virage en montée. Savi fut une étape majeure de la traite négrière. On raconte que c’est ici que le commerce avec des navigateurs portugais a débuté sous le règne de Kpassè, huitième souverain du royaume de Xwéda, fondé vers 1500. Plus tard ont suivi des commerçants anglais, hollandais et français, qui disposaient tous d’un fort pour leur commerce et leurs échanges à proximité du palais royal. « Les esclaves étaient lavés dans une rivière à l’entrée de la ville afin qu’ils puissent être vendus au meilleur prix, raconte Hubert. Le commerce était alimenté en permanence par les conflits entre les différents royaumes du Dahomey. »

Grâce à un système douanier efficace à l’entrée de la ville, Savi a prospéré. Et, par extension, Ouidah en a tiré profit. En 1727, le roi Agadja, d’Abomey, a conquis la cité en tuant Houffon, le dernier roi de Savi, lors d’un bain de sang qui aurait fait 5 000 morts et 11 000 prisonniers. Le royaume d’Abomey, d’où nous sommes partis il y a maintenant quatre jours, n’avait alors plus d’obstacle, plus d’entrave pour s’étendre jusqu’à la mer. C’est ainsi qu’il est devenu le plus fort, le plus puissant et le plus respecté de tous.

A l’entrée de la ville de Savi.

Hubert me demande de l’accompagner faire une offrande – de l’akassa au poulet – à la divinité To-Legba, dont le temple est situé un peu avant le restaurant Les Trois Singes,où nous avons déjeuné. « On peut nourrir ce dieu avec du bœuf ou du mouton, mais il ne faut jamais lui donner de l’alcool, prévient le guide. C’est un esprit puissant qui peut devenir très nerveux. »

A la nuit tombante, le ciel devient menaçant. Est-ce lié à cette route des esclaves qui nous imprègne jusqu’à nous obséder depuis tant de jours, à l’orage qui gronde ou à la fin du voyage ? Je sens monter comme une angoisse. Pour être déjà allé à Ouidah, que nous atteindrons demain matin et qui marquera la fin de cette marche de 125 km à travers le Bénin, je sais que même si la ville est agréable, la piste qui mène à la fameuse Porte du non-retour est chargée d’une atmosphère lourde et oppressante. Je me souviens y avoir ressenti une gêne et même des maux de tête il y a quelques années.

Nous restons à l’auberge où nous avalons un sandwich fourré aux sardines en buvant une bière tiède. Un écran géant diffuse des clips nigérians où des filles callipyges se trémoussent autour d’un chanteur qui jette de l’argent dans un jacuzzi. La sono est forte, trop forte. Ce soir, le cœur n’y est pas.

A Ouidah, « personne ne peut être considéré responsable de ce que ses ancêtres ont commis »

D’un coup de couteau, Hubert fend le pain et le remplit de sardines, puis nous taillons la route à la lueur d’une lampe frontale. Comme chaque jour depuis que nous marchons mon guide et moi sur les traces des anciens esclaves au Bénin, il n’est pas encore 6 heures du matin lorsque nous lançons nos premières foulées.

Ouidah, que l’on écrit Wida, Whydah, Juda voire Fida selon les époques et les récits, n’est distante de Savi, où nous avons passé la nuit, que de 8 km. Nous traversons le grand carrefour de la route qui mène à Cotonou et rejoignons vite le centre-ville de la cité portuaire.

Une communauté afro-brésilienne

On est dimanche, Ouidah s’éveille. Je connais cette ville pour y avoir célébré avec Erick, un ami béninois, le réveillon de la Saint-Sylvestre en 2011. Il flotte dans ses rues un parfum particulier, ce même mélange de douceur et de fragilité que l’on retrouve à La Havane, la capitale cubaine, ou à Salvador de Bahia, au Brésil.

A l’instar de ces cités cosmopolites, Ouidah porte de multiples influences architecturales, notamment brésiliennes dès le XVIIe siècle, inscrites en ses murs par les négriers portugais ou les esclaves affranchis revenus d’au-delà des mers au Dahomey. Parfois pour se lancer dans le commerce… d’esclaves.

Mais il y eut aussi des survivants de la révolte des Malês, menée en janvier 1835, principalement par des musulmans africains et des Yoruba, contre le pouvoir esclavagiste de l’Etat de Bahia. Après l’échec de cette insurrection qui a marqué l’histoire du Brésil, les insurgés furent exécutés, condamnés à des peines de prison et de travaux forcés ou renvoyés vers le Nigeria et le Bénin.

Dans son livre A Brief History of Brazil, l’auteure Teresa Meade explique que 44 % des Brésiliens considèrent « tenir leur patrimoine de l’Afrique ». Inversement, au Bénin, tous ceux qui ont pour patronyme da Silva, d’Almeida, de Souza ou Moreira, entre autres, sont issus de la communauté afro-brésilienne.

Après avoir longé le marché Kpassè, le complexe scolaire Fonsarame (littéralement « ceux du quartier Fon » et donc, par extension, ceux qui arrivent d’Abomey, comme Hubert et moi), nous tournons devant le marché Zobè, encore inanimé. A la buvette Chez Colo n°1, une cuisinière presse des piments pour en extraire une pâte rouge. Devant une assiette d’agou (de l’igname pilée accompagné d’une sauce au sésame) et un verre de jus d’ananas gorgé de sucre, Hubert et moi reprenons notre souffle.

A la buvette Chez Colo n°1 de Ouidah, une cuisinière presse du piment qui sera utilisé pour différents mets.

Il reste moins de 4 km avant d’atteindre la plage sur laquelle se dresse la célèbre Porte du non-retour, érigée à l’initiative de l’Unesco et inaugurée en 1995. J’ai la terrible intuition que ces derniers pas seront les plus éprouvants de ce périple commencé il y a cinq jours, 120 km plus au nord. Et cette boule qui me noue le ventre depuis hier soir ne cesse de me le rappeler.

Un million d’hommes, de femmes et d’enfants

Nicéphore Soglo, président du Bénin de 1991 à 1996, est à l’initiative du festival Ouidah 92, organisé en 1993, qui fut le premier rassemblement mondial des arts et de la culture vaudous. Le successeur de Mathieu Kérékou a fait de cette manifestation destinée à favoriser la rencontre entre chefs religieux, artistes et intellectuels de l’Afrique et des Amériques « une commémoration du souvenir, une appropriation de cette page tragique de notre destinée collective que fut la traite négrière ».

A l’occasion du Ouidah 92, le Bénin a voté une loi instituant le 10 janvier journée officielle de fête dédiée au culte vaudou. Le long de la route de sable qui mène à la Porte du non-retour, six étapes considérées comme emblématiques de l’histoire de la traite ont été identifiées. Six étapes comme six stations sur le chemin infernal précédant l’effroyable traversée de l’Atlantique. Le parcours est aussi parsemé de statues représentant les emblèmes des rois d’Abomey.

La piste qui mène du centre-ville de Ouidah jusqu’à la plage est parsemée de statues représentant les emblèmes des rois d’Abomey.

Afin de respecter la territorialité des guides, c’est Nadal qui va m’accompagner. Hubert, qui va nous suivre, lui a donné rendez-vous sur la place Chacha, du surnom de Francisco Felix de Souza, le plus connu des négriers, auquel l’écrivain britannique Bruce Chatwin avait consacré en 1980 son roman Le Vice-Roi de Ouidah. Marchand d’esclaves comme son père, ce natif de Salvador de Bahia se serait installé au Dahomey en 1788. Devenu conseiller personnel du roi Guézo, il se comportera jusqu’à sa mort, en 1849, comme le véritable maître de la cité, où un quartier perpétue encore aujourd’hui son souvenir. Sur la célèbre place, l’immeuble de la puissante famille de Souza est immanquable. Une partie de ses nombreux descendants y vit encore, sous la direction d’un chef de famille très respecté.

« N’y a-t-il pas des tensions entre la population et cette famille qui a participé à la traite négrière ?
– Non, répond Nadal. Personne ne peut être considéré responsable de ce que ses ancêtres ont commis. »

Un homme valait une centaine de dollars

Ici, un million d’hommes, de femmes et d’enfants ont été vendus aux enchères. D’autres étaient échangés contre du tabac, des armes ou des tissus. Mahommah Gardo Baquaqua, dont le témoignage a été publié en 1854 sous le titre An Interesting Narrative, a été déporté en 1845 vers le port de Pernambouc, plus d’une décennie après la loi qui interdisait l’introduction d’esclaves africains sur le territoire brésilien. Et, en 1860, Cudjo Lewis, dont une statue a été récemment érigée dans la ville de Mobile, en Alabama, a également quitté les côtes africaines en toute illégalité puisque la traite avait été interdite aux Etats-Unis dès le 1er janvier 1808 par le président Thomas Jefferson.

Même si elle a été ralentie par différents décrets et lois tentant d’y mettre un terme, la traite transatlantique, reconnue en France comme crime contre l’humanité en 2001, s’est poursuivie quasiment jusqu’à la fin du XIXe siècle. Afin de maintenir sa puissance, le royaume du Dahomey s’est tourné vers l’exportation d’huile de palme, sans pour autant renoncer au lucratif commerce d’esclaves et, malgré l’Aberdeen Act, une loi britannique appliquée unilatéralement, en 1845, qui permettait aux bateaux de la Royal Navy d’arraisonner tout navire négrier. Dans Ouidah, The Social History of a West African Slaving Port (1727-1892), l’auteur Robin Law estime ainsi que, vers 1860, le prix d’un esclave était à son niveau le plus élevé. Un homme valait alors une centaine de dollars.

Sous un ciel sombre, je devine au bout de la ligne droite qui se dessine devant moi la présence de l’Océan. Je ressens à cet instant son immensité comme une oppression, une menace.

« Quand nous avons atteint la plage, j’ai espéré que le sable de Ouidah s’ouvre et m’engloutisse »

Ce sont les dernières foulées de notre marche de 125 km sur le chemin des esclaves du Dahomey, commencée il y a cinq jours. Ce sont aussi les premiers pas vers l’enfer. Notre guide dans la ville, Nadal, désigne une habitation située près du grand ficus planté au milieu de la place Chacha : « Dans cette maison, on marquait les esclaves au fer rouge derrière l’épaule, explique-t-il. On gravait dans la peau l’initiale de l’acheteur et celle du pays de destination. Il fallait bâillonner les esclaves avec un bout de bois pour ne pas qu’ils mordent le bourreau… Ils avançaient ensuite enchaînés, reliés par le cou. »

Cette route de misère, de souffrances et d’angoisse qui menait vers la plage où les attendaient les navires négriers se poursuivait par un arrêt devant l’Arbre de l’oubli. « Ce rituel a été initié par le roi Agadja pour rendre les hommes plus dociles et faciliter leur embarquement, raconte Nadal. Ils devaient tourner neuf fois [les femmes sept] autour de l’arbre dans le but d’oublier leur passé, leur maison, leurs enfants. » En lieu et place de l’arbre maudit, il y a aujourd’hui une statue réalisée par l’artiste béninois Dominique Kouas. Elle représente une silhouette en forme d’hippocampe lançant symboliquement un appel à la diaspora pour qu’elle revienne fouler cette terre africaine.

« Je n’avais pas conscience que c’était mon dernier repas en Afrique, raconte l’ancien esclave Mahommah Gardo Baquaqua dans sa biographie publiée en 1854. Je ne savais pas quelle serait ma destination. Heureusement pour moi, je ne savais pas ! Je savais seulement que j’étais un esclave, enchaîné par le cou, et que je devais immédiatement me soumettre. »

« Des hurlements dans la nuit »

Comme lors de ma première venue à Ouidah, il y a six ans, j’ai des frissons et mal à la tête lorsque nous arrivons à Zoungbodji, ultime village avant la plage. A la case Zomaï (qui signifie « que la lumière ne s’y hasarde point »), les esclaves étaient parqués dans l’obscurité, sans toilettes ni autorisation de sortir. L’attente pouvait durer plusieurs semaines, le temps qu’un bateau accoste. « C’était pour les endurcir, pour les habituer aux conditions de la traversée, lâche Nadal. Ceux qui ne survivaient pas étaient jetés dans des fosses communes. »

A une cinquantaine de mètres, ces dernières sont recouvertes par de larges dalles de béton. En regardant le dénuement de ces plaques grises et glaciales, je me revois devant celles du mémorial de Kigali, au Rwanda, où les restes de 250 000 victimes du génocide sont enterrés. Existe-t-il une limite à la folie des hommes ?

This photo courtesy of Bruno Veras shows an image of Mahommah Gardo Baquaqua on the book cover of Baquaqua’s auto-biography published in 1854 and titled, “Biography of Mahommah G. Baquaqua,” 

Une voix grave m’arrache à ces sombres pensées. « Ouidah célèbre aujourd’hui ses jumeaux, me dit un homme sur le pas de sa porte. C’est une fête importante qui existe depuis 1951. J’ai des jumeaux dans ma famille. Entrez donc quelques minutes. » Dans la cour de sa maison, un petit temple vaudou. Trois assiettes et quelques bouteilles viennent d’être offertes à une divinité. Je demande à Rémi Tossou s’il a toujours vécu ici, dans ce lieu chargé d’histoire et de souffrances. « Cette maison appartient à ma famille depuis plusieurs générations,répond-il. Je suis triste quand je pense à ce qui s’est passé ici, mais au fil du temps on s’habitue… Sauf aux appels et aux hurlements de nos ancêtres qu’on entend parfois au milieu de la nuit. »

Planté en 1727 un peu plus loin, l’Arbre du retour a vu passer près de son tronc toutes les souffrances des damnés. « Les esclaves devaient en faire trois fois le tour afin que leur âme revienne », raconte Nadal. En ce dimanche matin d’octobre, cinq gamins dansent et s’amusent autour du tronc puissant de ce Kigelia africana séculaire. Sur un même lieu, les époques et les générations se croisent, s’enchevêtrent. Les rires succèdent aux larmes et, dans un tourbillon qui traverse les siècles, tout se mêle.

« Dieu m’a épargné »

Après Zoungbodji, il faut passer sur un pont pour enjamber la zone marécageuse qui précède la plage. Ici commence la fin. Ils ont tous foulé ce sable. Dans ces grains minuscules, les esclaves du Dahomey ont laissé leurs dernières empreintes en Afrique. « Quand nous avons atteint la plage et que nous nous sommes tenus debout sur le sable, j’ai espéré qu’il s’ouvre et m’engloutisse, relate Mahommah Gardo Baquaqua. Je ne peux pas décrire la misère dans laquelle j’étais. C’était au-delà de toute description. »

L’arrachement au continent se faisait dans la fureur. « Certains se jetaient au sol pour tenter de se suicider en mangeant du sable,explique Nadal. Souvent, les chaloupes qui emmenaient les esclaves enchaînés vers les navires se retournaient au milieu des requins. »Mahommah Gardo Baquaqua, lui, n’avait jamais vu de bateau avant de s’asseoir dans la pirogue qui l’a emmené vers le large. « J’étais à la pire des places mais Dieu m’a épargné, raconte-t-il après avoir vu la chaloupe qui le précédait se renverser et précipiter au fond de l’océan une trentaine de personnes. Comment peut-on décrire de telles horreurs ? Frères de l’humanité, ayez pitié pour ces pauvres Africains qui ont été envoyés loin de leurs amis et de leur maison. »

La Porte du non-retour, sur la ptlage de Ouidah, en octobre 2017.

« Marche doucement sur cette terre, elle est sacrée », m’avait-on recommandé à mon départ d’Abomey. En silence et d’un pas lent, nous montons avec Hubert, le guide qui m’accompagne depuis le début, les quelques marches qui mènent à la Porte du non-retour, érigée par l’Unesco et inaugurée en 1995 face à l’Atlantique. Puis, comme nous l’avions décidé au premier soir de notre périple, nous avançons symboliquement dans la mer en guise d’hommage. Au-delà de la barrière formée par les vagues, l’immensité de l’Océan semble dangereusement calme. Nous restons de longues minutes à contempler sa couleur argent qui se confond à l’horizon avec le ciel.

En partance pour le Brésil, « nous étions poussés nus dans le bateau négrier, désespérés de fatigue »

Partis à pied d’Abomey, à 125 km, il y a cinq jours, nous voilà arrivés sur la plage de Ouidah, face à l’Océan, au bout de notre marche sur la route des anciens esclaves du Dahomey. Les séparations sont toujours douloureuses. Mon guide, Hubert, doit repartir très vite, mais nous avons prévu de dîner ensemble dans deux jours à Cotonou. Je m’installe au Jardin brésilien, un hôtel qui dispose de quelques bungalows sur la plage.

Dans l’après-midi, j’enfourche un zémidjan, une moto-taxi, et retourne au centre-ville visiter le Temple des pythons, un sanctuaire vaudou qui abrite une centaine de reptiles vivants et totalement inoffensifs. « On laisse sortir les serpents sacrés une fois par mois, raconte le guide à l’intérieur du temple. Souvent, ils reviennent tout seuls, mais il faut parfois que les habitants les ramènent. » Dans une petite cour se trouve un iroko sacré vieux de 600 ans. Devant son tronc massif, chaque matin, le chef du temple invoque les esprits qui l’habitent afin de demander leur clémence.

Le regard des chefs de culte vaudou

Je vais me changer les idées au Musée d’art contemporain de la Fondation Zinsou, du nom d’une grande famille béninoise qui a notamment donné au pays un président de la République (Emile, de 1968 à 1969) et, plus récemment, un premier ministre, économiste de son état (Lionel, le neveu d’Emile, de 2015 à 2016). La Fondation Zinsou, qui est dirigée par l’historienne Marie-Cécile, la fille de Lionel, est hébergée dans la maison Ajavon, une superbe bâtisse de style afro-brésilien. Il y a une bibliothèque, des espaces de lecture et ce musée, dont les pièces appartiennent à la famille Zinsou. L’entrée est gratuite et un bus va même chercher des enfants dans les écoles des alentours dans le but de les familiariser à l’art.

Je déambule parmi les clichés du photographe belge Jean-Dominique Burton, grand passionné d’Afrique. Il y a quelque chose d’hypnotique dans le regard des chefs de culte vaudou et autres guérisseurs traditionnels qu’il a immortalisés. En plus des collages de Bruce Clarke, artiste né à Londres de militants sud-africains anti-apartheid, je m’arrête longuement devant la collection de masques réalisés par Kifouli Dossou. A l’occasion de l’élection présidentielle de 2011, la Fondation Zinsou avait demandé à cet artiste béninois de traverser son pays pour recueillir les attentes de la population. De son voyage est née la fabrication de dix masques réunis dans une œuvre qui s’appelle Le Sondage et sur lesquels sont développés les thèmes de l’accès à l’eau, de l’électricité, de la sauvegarde de l’environnement…

A l’intérieur du Musée d’art contemporain de la Fondation Zinsou, les masques réalisés par l’artiste béninois Kifouli Dossou.

Une nuit douce est tombée. Dans le vaste restaurant du Jardin brésilien, je dîne face à l’Atlantique puis retourne à la Porte du non-retour, érigée par l’Unesco pour se souvenir des innombrables hommes et femmes qui furent arrachés à leur terre natale pour être réduits en esclavage. L’endroit est désert, il ne reste que des âmes. Chaque année, le 10 janvier, les habitants de Ouidah et des visiteurs du monde entier viennent célébrer leur retour sur cette plage à l’occasion de la fête nationale du vaudou. Au rythme des tambours, on chante, on crie, on danse, on entre en transe.

Ce soir, il n’y a pas un bruit. Assis devant l’arche haute d’une vingtaine de mètres, je relis les mémoires de l’ancien esclave Mahommah Gardo Baquaqua : « Nous étions poussés à l’intérieur du bateau, entièrement nus, les hommes d’un côté, les femmes de l’autre. Le plafond était si bas que nous ne pouvions pas tenir debout. Nous étions obligés de nous accroupir ou de nous asseoir au sol. Nous étions désespérés par tant de fatigue. La répugnance de cet horrible endroit ne s’effacera jamais de ma mémoire. » 

Le natif de Djougou, une cité du nord du Bénin, a vu plusieurs de ses compatriotes jetés par-dessus bord pendant la traversée. Il est un survivant. Arrivé dans le port brésilien de Pernambouc, un matin à l’aube, il est vendu à un boulanger agressif et manipulateur. L’esclave participe à la construction de maisons en portant de lourdes pierres, il tente de s’évader mais il est rattrapé et sévèrement battu. La cruauté de son maître le pousse au désespoir. Il pense au suicide.

United States Library of Congress’s Prints and Photographs © Plymouth Chapter of the Society for Effecting the Abolition of the Slave Trade

Deux ans plus tard, Mahommah Baquaqua est revendu. Il travaille à Rio de Janeiro à bord d’un bateau qui transporte du café jusqu’à New York, où il accoste en juin 1847 et où il apprend que « c’est un pays libre, sans esclavage ». Il rencontre des abolitionnistes qui le convainquent de s’échapper du navire. Il y parvient et peut enfin savourer la liberté retrouvée.

Mahommah Gardo Baquaqua

Direction Cotonou

Quelques mois plus tard, Mahommah Gardo Baquaqua arrive en Haïti, où il côtoie un missionnaire baptiste du nom de William Judd. Il se convertit au christianisme. Mais l’instabilité politique le pousse une nouvelle fois au départ et il rallie les Etats-Unis où il commence des études. C’est en 1854 qu’il rencontre l’abolitionniste Samuel Moore, qui va publier sa biographie. Ensuite, sa vie s’écrit en pointillé. En 1857, l’ancien esclave part en Angleterre, une escale nécessaire pour devenir missionnaire en Afrique. Dans plusieurs lettres, il fait part de son désir de revoir sa terre natale. A-t-il revu les côtes africaines ? Ce sable de Ouidah ? Après une vie faite d’autant de souffrances, d’espoirs, de rencontres et de voyages, on aimerait le croire. Mais il est impossible de l’affirmer.

J’ai décidé de continuer ma route à pied jusqu’à Cotonou. J’ai envie de sentir le soleil, le vent, les embruns et de poursuivre – cette fois en solitaire – mon itinérance sur l’ancienne côte des esclaves, rebaptisée golfe du Bénin. Je vais longer l’Océan pendant deux jours, ce qui devrait me permettre d’arriver juste à temps pour une rencontre prévue avec Angélique Kidjo. En tant que marraine de l’Unicef, la célèbre chanteuse béninoise se bat contre les violences sexuelles infligées aux enfants, notamment dans le cas des mariages précoces. La piste en sable que je vais suivre vers l’est porte un nom qui suffit à déclencher le rêve. On l’appelle la Route des pêches.« Nous voulons valoriser l’ancienne route des esclaves pour leur rendre hommage »Une semaine à pied sur les traces des anciens esclaves du Dahomey. Le voyage de notre reporter s’achève après plus de 165 km de traversée du Bénin. Les autorités sont-elles prêtes à entretenir cette mémoire ? Le « Clotilda », dernier navire négrier arrivé aux Etats-Unis, refait surface en AlabamaPartie de Ouidah, au Bénin, la goélette a accosté clandestinement à Mobile en 1860 avec 110 esclaves dans ses cales. Des chercheurs pensent l’avoir etrouvée.

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4 réponses

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