5 G

5G – Stratégie adverse et reprise du déploiement
Déploiement accéléré de la 5GMise en lumière d’une possible stratégie adverseL’histoire, en brefSur la 5G, les enjeux financiers sont colossaux et l’on ne peut exclure d’avance, de la part des adversaires, toute stratégie digne d’un polar en vue d’imposer leur joyau. Manifestement, l’une des tactiques adverses a même déjà commencé… par voie de presse. L’histoire, en détail
1er temps, on pose l’intrigue. Un opérateur téléphonique (Bouygues) qui adorait la 5G (voir les citations rapportées dans nos mises en demeure) prétend finalement… ne pas être pressé du tout. Ce ne sont pas vos avocats qui le disent, c’est Martin Bouygues, PDG du groupe BOUYGUES qui s’exclame par voie de presse : “La 5G n’est pas une urgence pour la France: repoussons l’attribution des fréquences“1, feint le 22 mai dernier l’homme-stratège, sous un titre se confondant presque avec un discours militant pro environnement.
 2ème temps, on martèle. Histoire d’y croire vraiment, un autre opérateur (SFR) rejoint cette étonnante fronde des opérateurs qui voudraient… retarder leurs profits et faire baisser leurs cours en bourse ? Plus c’est gros, mieux ça passe, pourrait-on dire. En tout cas, Grégory Rabuel, son Directeur Général emboite clairement le pas de Bouygues : Avons-nous besoin de la 5G à court terme ? Ce n’est pas sûr.“2, clame-t-il. L’énigme est alors posée : Pourquoi des opérateurs,
pourtant exaltés par la 5G,
prétendent-ils soudainement
qu’il faudrait tout retarder ? 3ème temps, trois jours plus tard, c’est le dénouement(ouf ! quelle fluidité – le suspens n’aura pas été si long). Le Secrétaire d’État chargé des télécoms rétorque lui-même dans une interview “Les enchères pour l’obtention des fréquences seront lancées en septembre […] Pour relocaliser et remuscler notre industrie, un des leviers sera de ne pas prendre de retard sur la 5G“. Tout ça pour en revenir au point de départ, un retour au déploiement accéléré ? Non. Il y a quelque chose d’inhabituelle dans cette dispute policée par voie de presse. De grands acteurs industriels comme les opérateurs télécoms et l’État étalent rarement leurs divergences par voie de presse. Toute cette saga en mode “finalement nous, opérateurs, ne voulons pas déployer tout de suite la 5G” contre “L’État c’est moi et je vous demande de déployer rapidement” n’est pas sans conséquence.Revirement… de posture. Il est opéré, sur le plan de l’image et peut-être sur le plan juridique – pour se préparer à faire face à un procès ? – un revirement dans la posture des opérateurs : 
 Avec cette saga en trois étapes,
les opérateurs passent d’une posture publique
d’acteurs obnubilés par les profits de la 5G
(voir leurs propos dans nos mises en demeure),
à celle d’acteurs qui seraient – à leurs grands dépens ! –
“obligés” de déployer la 5G.
Tiens, cela nous rappelle une posture bien connue. Dans une affaire “Linky”, où la société ENEDIS bien que très intéressée par le déploiement d’un nouveau compteur électrique “Big Data”, invoque urbi et orbi que son installation serait une obligation qui lui serait inévitablement imposée, faisant au passage abstraction de ses intérêts pécuniaires pour “Linky”. La conclusion, en simple
Analyser. Nous laissons le présent projet d’explication à votre analyse : vous pouvez aussi bien nous contredire qu’apporter des éléments surabondants. Il vous suffit de faire “répondre” au présent message : si nous ne pouvons raisonnablement répondre à tous les emails que nous recevons, ils sont tous lus. Agir. Enfin, comte tenu de cette reprise accélérée, il est temps de lancer, très prochainement, les inscriptions à l’action collective contre la 5G pour ne pas être pris de court par vos adversaires. N.B. Face aux budgets colossaux adverses, le partage direct d’informations est une solution équitable : pensez à faire connaître la Pétition PAC contre la 5G.Je partage
la Pétition PAC contre la 5G…
Vos très dévoués,Arnaud Durand & Christophe Lèguevaques,Avocats au Barreau de Paris

Lésions de l’ADN, cancers du cerveau : 434 médecins et 900 professionnels de la santé belges sonnent l’alerte sur la 5G

Une opinion signée par 434 médecins belges et 900 professionnels de la santé (voir la liste des signataires au bas de l’article).

Face au déploiement massif et inconsidéré des technologies sans fil, nous, professionnels de la santé, demandons au gouvernement de faire appliquer le principe de précaution afin de protéger la population et plus particulièrement les groupes les plus vulnérables dont font partie, notamment, les femmes enceintes et les enfants.
 

En pleine pandémie, alors que les citoyens sont confinés et que la société est mise à rude épreuve, Proximus a entamé ce 31 mars le déploiement de la future 5G dans 30 communes autour de Bruxelles.

Même s’il pourrait s’agir d’une simple coïncidence, ceci nous semble indécent à un moment où les Belges doivent lutter ensemble pour essayer de vaincre le drame humain qui nous préoccupe tous. Parallèlement, des organismes de défense des consommateurs se sont empressés de publier des articles pour affirmer la non-dangerosité de cette technologie.

L’exposition de la population aux rayonnements électromagnétiques de radiofréquences/micro-ondes (RF/MO) n’a cessé d’augmenter ces dernières décennies. Téléphones sans fil de maison (DECT), smartphones, tablettes en 3G puis 4G, Wi-Fi à la maison, au travail, dans les crèches, les écoles, les transports et les lieux publics…

Et maintenant, on assiste à l’arrivée de la 5G ou à tout le moins de la 4G+.

Pourtant, l’innocuité de cette exposition n’a jamais été démontrée. Au contraire, les preuves de sa nocivité s’accumulent. Depuis 2011 d’ailleurs, les rayonnements électromagnétiques de RF/MO des technologies sans fil sont considérés par l’OMS comme possiblement cancérigènes (classe 2B), en grande partie à cause des risques accrus de gliomes et de neurinomes acoustiques chez les utilisateurs de longue date de téléphones cellulaires.

Le Principe de Précaution n’a nullement été respecté lors du déploiement massif de ces technologies sans fil.PUBLICITÉ

Or, lorsque des risques graves et possiblement irréversibles ont été identifiés, l’absence de certitude ne doit pas servir de prétexte à remettre à plus tard des mesures pour protéger l’environnement et la santé.

Nous avons revu la littérature scientifique indépendante et nous nous référons entre autres, à la Résolution 1815 de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe. Nos conclusions rejoignent celles de spécialistes indépendants, et sont que le principe de précaution n’est actuellement pas appliqué et que la protection de la santé des citoyens, et des enfants en particulier, n’est pas assurée face à la surexposition à ces rayonnements électromagnétiques RF/MO.

Les normes censées protéger la population de l’exposition aux rayonnements électromagnétiques RF/MO ne tiennent compte que de l’échauffement des tissus (effet thermique) lors d’une exposition de durée limitée.

Ces normes ne tiennent pas compte des expositions répétées et/ou prolongées, ni de tous les effets biologiques non thermiques qui surviennent à des valeurs nettement inférieures aux valeurs actuellement autorisées. Elles n’ont pas été conçues pour protéger les fœtus, les enfants, les adolescents, les personnes âgées…

Pour les enfants, les risques peuvent être accrus en raison des effets cumulatifs d’une exposition prolongée. Leurs cerveaux, organes et tissus en développement et immatures peuvent être plus sensibles à l’exposition. Et les rayonnements pénètrent proportionnellement plus en profondeur dans leurs organes que dans ceux des adultes puisque leurs dimensions sont plus petites.

Le déploiement généralisé des technologies sans fil comporte des risques sanitaires connus depuis plusieurs décennies.

De nombreuses études (études sur des cellules, des animaux, études épidémiologiques) confirment l’existence d’effets biologiques non thermiques induits par l’exposition à des rayonnements électromagnétiques RF/MO émis par les technologies sans fil. Ces effets biologiques sont, par exemple, des lésions de l’ADN (ruptures), des perturbations de la synthèse des protéines, des altérations des spermatozoïdes, des perturbations de la synthèse d’hormones.

On connait les conséquences des lésions de l’ADN, notamment leur lien avec la survenue de cancers. Les dernières études sur les rats menées en 2018 par deux instituts indépendants différents (NTP et Ramazzini) ont montré que l’exposition aux rayonnements électromagnétiques RF/MO augmente la survenue de tumeurs, notamment du cerveau. Suite à cela, en mars 2019, le Centre International de Recherche sur le Cancer a recommandé une réévaluation de la classification de ces rayonnements endéans les 4 ans.

En mai 2019, le Conseil Supérieur de la Santé belge reconnaît, dans un avis sur les rayonnements non-ionisants, l’existence des effets biologiques de ces rayonnements à des niveaux non-thermiques ; leur lien avec le développement de cancers (augmentations importantes et statistiquement significatives du risque de gliomes cérébraux et de neurinomes de l’acoustique homolatéraux); le lien entre l’exposition maternelle aux champs électromagnétiques des fréquences des téléphones mobiles et l’existence de troubles du comportement et du langage chez l’enfant.

Bien qu’il faille plus de 20 ans à certains cancers pour se développer, on constate déjà une augmentation des glioblastomes (cancers du cerveau) dans les populations de certains pays européens. Au vu de ces éléments, il deviendrait dès lors inconvenant, d’oser encore continuer à clamer que tout cela ne représente aucun danger pour la santé.

Et la 5G ?

L’installation de la 5G nécessitera un assouplissement important des normes déjà beaucoup trop élevées.

De plus, cette technologie, qui présente des spécificités techniques différentes des technologies de générations antérieures, n’a pas fait l’objet d’études sanitaires préliminaires. Certains scientifiques craignent une augmentation de survenue des cancers de la peau et des dommages oculaires liés à l’utilisation de fréquences porteuses plus élevées.

Par ailleurs, la multiplication du nombre d’antennes relais nécessaires à l’installation du réseau 5G et l’hyper-connectivité absolue dans laquelle elle précipitera la société imposera une augmentation généralisée et certaine des niveaux d’exposition des populations.

Cela équivaut à prévoir une situation où le risque sanitaire global serait augmenté par un facteur qu’il est impossible de déterminer à l’avance, avec des retombées sanitaires dont nous ne connaissons pas la nature et sur lesquelles nous n’aurions aucun contrôle.

Cela équivaudrait aussi à une infraction au code de Nuremberg puisqu’il s’agirait finalement d’une expérimentation sur l’humain sans son consentement, sans certitude que le bénéfice pour la société soit plus important que le risque encouru…

En tant que médecins, nous déplorons déjà de plus en plus de pathologies pouvant être en lien avec des composants environnementaux tels que cette exposition croissante de la population aux rayonnements électromagnétiques du sans-fil. Nous recevons aussi des témoignages et nous rencontrons de plus en plus de personnes souffrant de troubles physiques potentiellement liés à l’exposition aux rayonnements électromagnétiques comme des troubles du sommeil, des acouphènes, des palpitations, des maux de tête, des troubles de l’attention et de la concentration, de fortes douleurs…

Nous demandons, en référence à la Résolution 1815 de mai 2011 de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe, ainsi que dans la lignée des dizaines d’appels de médecins et de scientifiques de par le monde, que les mandataires publics locaux, régionaux et fédéraux prennent leurs responsabilités et les mesures nécessaires afin d’obtenir :
• L’application du Principe de Précaution en vue de protéger la population, surtout les plus jeunes, les enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées,
• Un moratoire sur le déploiement de la 5G en attendant des études d’impact sanitaire,
• La sensibilisation des citoyens, en particulier des parents, des adolescents et des femmes enceintes à un usage raisonné et responsable des objets connectés sans fil,
• L’établissement de normes d’exposition réellement protectrices basées sur les effets biologiques thermiques et non thermiques des champs et rayonnements électromagnétiques RF/MO,
• La création d’un centre de vigilance ou d’un organisme de recensement de symptômes en lien avec cette exposition.

Par cette carte-blanche, nous rejoignons les milliers de médecins et de scientifiques, issus du monde entier, qui depuis l’année 2000 ont uni leurs voix dans des appels récurrents pour alerter les populations et les politiciens face aux dangers des technologies sans fil.

Aujourd’hui, nous sommes parmi les 434 médecins belges et 900 professionnels de la santé à signer l’”Hippocrates Electrosmog Appeal” pour demander au gouvernement de faire appliquer le principe de précaution afin de protéger la population contre ces dangers.


L’actualité récente nous inquiète d’autant plus, mais gageons ensemble qu’elle puisse être l’occasion de nouvelles prises de conscience et d’avancées dans le domaine de la prévention, qui doit aujourd’hui et plus que jamais faire l’objet de toute notre attention.

Tentons de comprendre les gens
qui ont peur de la 5G

La technologie engendre de nombreuses théories
pseudo-médicales et complotistes.

Accusées depuis longtemps déjà de provoquer des cancers ou de l’hypersensibilité, avec des symptômes diffus et handicapants, la 4G et sa successeuse la 5G alimentent de nombreuses rumeurs dont les réseaux sociaux se font une chambre d’écho.

Aujourd’hui, en pleine crise sanitaire, la 5G, cinquième génération des standards pour la téléphonie mobile cristallise les craintes: ici, elle tuerait des pigeons, là, elle induirait des tumeurs cérébrales ou des lésions de l’ADN mais, surtout, elle serait responsable de la pandémie de Covid-19. À ce titre, on a vu fleurir des cartes de corrélation entre propagation du virus et déploiement de la 5G.

Rien ne semble à ce jour justifier de telles rumeurs à maintes reprises démontées par les confrères et consœurs spécialistes en vérification de l’information.

En lieu et place de l’habituel debunk, essayons la compréhension, voire l’empathie afin de comprendre comment peuvent se développer des croyances autour d’une technologie qui n’est pas si nouvelle que ça.

Rappelons à ce propos que l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) a autorisé, à titre expérimental, le déploiement en France de la technologie 5G, qui exploite des fréquences comprises entre 3,4 GHz et autour de 26 GHz. Ces ondes, déjà mises à profit dans les liaisons satellitaires par exemple, ne diffèrent pas fondamentalement des ondes de télécommunication déjà existantes.

Une communication inadéquate

«Comme toutes les précédentes générations de téléphonie mobile, on a présenté la 5G comme quelque chose de très disruptif. Les communications commerciales en font trop et sont tout autant dans la pensée magique que la pensée complotiste, déplore Gilles Brégant, directeur de l’ANFR (Agence nationale des fréquences). Pourtant, pour nous, la 5G n’est pas une révolution, c’est une évolution, elle ressemble beaucoup à la 4G.»

Pour ce spécialiste de la radiofréquence, la communication entreprise par les industriels de la téléphonie est un facteur de craintes, voire un sillon dans lequel peuvent s’engouffrer les théories les plus baroques.

Ce phénomène est renforcé par le fait que non seulement la «plupart des gens n’ont pas la grammaire nécessaire pour comprendre les dernières innovations technologiques en matière de téléphonie mobile», mais également parce qu’aujourd’hui, mis à part un débit plus rapide, il est difficile pour le grand public de comprendre ce que la 5G peut apporter.

Enfin, Gilles Brégant reconnaît que si la 5G –du moins en France– exploitera des fréquences connues, les études manquent encore sur les ondes millimétriques utilisées aux États-Unis, d’où proviennent un certain nombre de théories du complot.

Sources philosophico-ésotériques

À l’origine de la théorie créant un lien de causalité entre 5G et Covid-19, un homme, le Dr. Thomas Cowan, ex-vice-président de la Physicians Association for Anthroposophic Medicine. Rappelons que l’anthroposophieest un mouvement ésotérique d’inpiration chrétienne, initié au début du XXe siècle par l’occultiste autrichien Rudolf Steiner.

Dans une vidéo mise en ligne sur YouTube et Facebook en mars (et dont la version originale a depuis été retirée), il prétend que non seulement les virus n’existent pas, mais aussi que chaque pandémie des 150 dernières années est apparue avec un nouveau progrès dans l’électrification de la planète.

Dans l’anthroposophie, il y a trois forces du mal: Lucifer, lié à l’électricité, Ahriman, lié au magnétisme et Soradt, lié à la radioactivité.

GRÉGOIRE PERRA, EX-ANTHROPOSOPHE ET EX-PROFESSEUR EN ÉCOLE STEINER-WALDORF

La grippe dite espagnole aurait émergé avec l’expansion des ondes radio; celle de la fin de la Seconde Guerre mondiale avec l’introduction des radars; le Covid-19 avec la 5G. Cowan associe à ce titre le fait que des tests 5G aient été effectués à Wuhan, premier foyer de la pandémie –oubliant au passage que la 5G avait été auparavant étendue à la Corée du Sud et testée dans soixante-dix-neuf autres villes de Chine.

Pour Grégoire Perra, ex-anthroposophe et ex-professeur en école Steiner-Waldorf, tout cela est extrêmement cohérent avec la philosophie anthroposophe. «D’une manière générale, l’anthroposophie est contre la technologie. Steiner voulait que la technologie disparaisse pour être soit remplacée par une technologie “éthérique”, avec des moteurs qui marchent à la moralité, soit totalement abolie», explique-t-il.

«Dans l’anthroposophie, il y a trois forces du mal: Lucifer, lié à l’électricité, Ahriman, lié au magnétisme et Soradt, lié à la radioactivité, expose Grégoire Perra. En somme, tout ce qui est rayonnement est désapprouvé par les anthroposophes. Pour eux, chaque fois que l’on dort, le moi et le corps astral s’échappent du corps physique et du corps éthérique et vont se dissoudre, s’évaporer dans le cosmos. Ils s’élargissent au-dessus de la terre pour aller rejoindre les différentes sphères astrales comme on le fera complètement lors de notre mort. […] Mais si l’on rencontre des satellites durant cette phase d’élargissement, cela fait des trous dans notre corps astral. Pour certains anthroposophes, les satellites empêchent de dormir: si l’on a un mauvais sommeil, c’est à cause des satellites.»

Il suffit ensuite d’une crise sanitaire sans précédent, particulièrement anxiogène et qui nous force à accepter l’imprévisible, le tout associé à une communication gouvernementale incertaine sinon régulièrement empêtrée dans les contradictions, pour que ce type de théories s’étende à une plus large population que celle de son public initial.

L’ingrédient principal de ces “théories”, ce n’est pas l’objet. C’est la colère politique, adossée à un manque de connaissances fréquent.

RICHARD MONVOISIN, DIDACTICIEN DES SCIENCES À L’UNIVERSITÉ GRENOBLE-ALPES

«En situation de crise, personnelle ou collective, on cherche un sens, une explication, simple et unilatérale si possible», avance Richard Monvoisin, didacticien des sciences à l’Université Grenoble-Alpes, spécialiste de l’étude des théories controversées.

Les stigmates de la colère

Pour Richard Monvoisin, le fleurissement de théories, ou plus précisément de thèses complotistes, est une combinaison de colère et de méconnaissance. «L’ingrédient principal de ces “théories” (qui n’en sont pas, il faut le dire, puisqu’elles sont auto-immunes à la critique), ce n’est pas l’objet. C’est la colère politique, adossée à un manque de connaissances fréquent. Colère politique car défiance envers les institutions, les journalistes, le pouvoir –et à raison à mon avis. Méfiance envers les offices gouvernementaux de santé du fait des trop nombreux conflits d’intérêts, etc.»

«Plus la connaissance du sujet est nébuleuse, poursuit-il, plus on raisonne comme suit: on trouve un coupable idéal (ici la 5G) puis on collecte des morceaux de faits qui vont faire vaguement tenir debout le complot.»

S’il y a de la peur dans tout cela, une peur somme toute légitime face à ces ondes que l’on ne voit pas, que l’on ne comprend pas et que l’on a pourtant dans notre poche par le biais de notre smartphone, ces thèses révèlent la colère de la population face à la confiscation de son droit à la parole.

«Tant que des décisions importantes, depuis la fermeture des postes jusqu’aux compteurs Linky en passant par la 5G, sont confisquées au “peuple”, il est prévisible, normal, et même juste que les gens s’y opposent (même s’ils s’y opposent avec des arguments “foireux”)», note le chercheur.

À cela s’ajoutent de grosses lacunes en épistémologie. Dès lors, afin de prémunir nos sociétés de telles informations erronées, Richard Monvoisin préconise «la création de cours d’esprit critique dès le CM2 ainsi que la création d’institutions de référence, avec des membres élus, pour diffuser une information fiable. Autant dire que ce n’est pas demain la veille.»

Creative background, male hand holding a phone with a 5G hologram on the background of the city. The concept of 5G network, high-speed mobile Internet, new generation networks. Copy space, Mixed media.

SFR qui fait parti de la mafia des “6666” base sa PUB sur la consommation des noirs… et les présentent comme des consommateurs heureux en FRANCE ? Bien que terriblement hors sol car trop exotiques.

𝕃𝕒 𝟝𝔾 𝕚𝕞𝕡𝕒𝕔𝕥𝕖 𝕝’𝕠𝕩𝕪𝕘è𝕟𝕖, 𝕕𝕠𝕟𝕔 𝕝𝕒 𝕢𝕦𝕒𝕝𝕚𝕥é 𝕕𝕖 𝕝’𝕒𝕚𝕣 𝕖𝕥 𝕟𝕠𝕥𝕣𝕖 𝕣𝕖𝕤𝕡𝕚𝕣𝕒𝕥𝕚𝕠𝕟, 𝕔𝕖 𝕢𝕦𝕚 𝕗𝕒𝕧𝕠𝕣𝕚𝕤𝕖 𝕝𝕖 𝕕é𝕧𝕖𝕝𝕠𝕡𝕡𝕖𝕞𝕖𝕟𝕥 𝕕𝕦 𝕔𝕠𝕣𝕠𝕟𝕒𝕧𝕚𝕣𝕦𝕤 𝕢𝕦𝕚 𝕡𝕣𝕠𝕗𝕚𝕥𝕖 𝕕𝕖 𝕔𝕖𝕥𝕥𝕖 𝕗𝕒𝕚𝕓𝕝𝕖𝕤𝕤𝕖 𝕣𝕖𝕤𝕡𝕚𝕣𝕒𝕥𝕠𝕚𝕣𝕖. Les installateurs n’ont prévus aucune étude sur les effets négatifs sur la santé.

Les Services de Renseignement Chinois
et Occidentaux à la poursuite des cadres
de la 5G Telecoms

De nombreuses sources affirment que la soi-disant pandémie de coronavirus a été définitivement attribuée aux attaques électromagnétiques 5G.  Afin d’arrêter les partisans de la ligne dure et de prévenir une guerre totale, une chasse active a été lancée contre tous les cadres et oligarques de l’industrie impliqués dans le déploiement de la 5G, selon des sources de renseignements secrets occidentales et asiatiques.  Selon les sources, les cibles comprennent la famille Bush, aujourd’hui éteinte, et la famille Chinoise Soong.

Cette chasse est nécessaire pour mettre fin à une guerre thermonucléaire à grande échelle car “notre analyse de médecine légale révèle une provocation de guerre… c’est-à-dire que nous considérons qu’une guerre totale est hautement probable”, selon des sources du MI6.  Les partisans de la ligne dure en Chine, pour leur part, poussent à la destruction de New York en représailles à l’attaque de Wuhan, ce qui pourrait également précipiter une guerre destructrice pour le monde, selon des sources de la Société Secrète Asiatique.

Il existe également de nouvelles preuves que cette attaque pandémique contre l’humanité a été planifiée longtemps à l’avance.  Vous vous souvenez des billets de dollars américains commémorant le 11 septembre ?

Et bien maintenant, regardez l’argent émis aux États-Unis et au Royaume-Uni pour commémorer cette attaque pandémique.  Le premier est une piece avec une chauve-souris fruitière (source présumée du coronavirus) émis en 2020 par la Monnaie Américaine.

Le second est le nouveau billet du Royaume-Uni de 20 livres qui représente une tour de téléphonie mobile de 5G surmontée d’un coronavirus.

Cela montre à quel point ces gens sont arrogants et comment ils planifient à long terme, alors que le reste d’entre nous doit réagir à ce qui se passe actuellement.

Cependant, ce n’est plus le cas avec les services secrets britanniques et les Chapeaux Blancs du Pentagone qui ciblent maintenant activement les familles qui possèdent la Réserve Fédérale, la BRI, la Banque Centrale Européenne et la Banque du Japon.

Selon des sources du MI6 :

“Nous pouvons résumer la troisième guerre mondiale hybride actuelle comme deux camps de belligérants – ceux qui protégeraient la souveraineté de l’État-nation traditionnel (l’État c’est moi) et ceux qui la remplaceraient et imposeraient leur volonté… par le biais d’un totalitarisme technologique hybride avancé.”

Des sources du Pentagone affirment pour leur part que “la mort de Paul O’Neill, premier secrétaire au Trésor de Bush Jr, pourrait signaler la purge de Wall Street, puisque la Fed a été reprise et que le fonds de stabilisation des changes (FSE) a été détourné de la CIA et du Deep State”.  De plus, “les banques peuvent être nationalisées et forcées de payer une taxe sur toutes les transactions financières pour remplacer l’impôt sur le revenu, qui est inconstitutionnel”, selon les sources.

“Les Bush ont été arrêtés sur la base de renseignements collatéraux du MI6 à la suite de la plongée en profondeur sur Adnan Sakli et BIS Basel”, selon des sources de la Famille royale Européenne.

Pour ceux d’entre vous qui ne le savent pas, Adnan Sakli était “le détenteur des titres souverains de toutes les nations, sociétés, banques centrales et monnaies”.  Sakli ne voulait pas de ce titre mais il l’a obtenu et, face à cette responsabilité, il a promis de libérer l’humanité “de l’esclavage religieux, politique, économique et corporatif”.

Malheureusement, les Bush et leurs amis Nazis l’ont tué et se sont emparés frauduleusement des comptes.  “Les Bushs senior et junior étaient également impliqués dans le vol des brevets Tesla.  Ils tuent et volent comme toute la mafia”, selon les sources du MI6.

L’objectif de la pandémie actuelle conçue par la faction Bush/Rothschild est de centraliser le contrôle et de procéder à une purge eugénique de la population humaine, confirment des sources de la CIA.

Aux États-Unis, la 5G est fortement encouragée par le procureur général William Barr et le secrétaire d’État Mike Pompeo.  Barr a également empêché que la vérité sur le 11 septembre ne soit divulguée.  Alors ceux d’entre vous qui pensent que Barr, avec sa “porte FISA”, est un chapeau blanc, détrompez-vous.  Ces hommes doivent être retirés du corps politique américain le plus rapidement possible.

Mais avant d’aller plus loin, expliquons pourquoi cette attaque “pandémique” contre l’espèce humaine est centrée sur la 5G en citant un commentaire d’un lecteur basé sur les travaux de trois médecins lauréats du prix Nobel :

“Le rayonnement électromagnétique 5G endommage l’ADN cellulaire humain.  Les cellules exposées (de toutes sortes ciblées dans l’organisme humain) réagissent en produisant une cascade de substances immunologiques protectrices. Ces substances sont conditionnées dans une structure intracellulaire appelée endosome.  L’endosome est expulsé de la cellule, devenant ainsi un exosome.

L’exosome circule et se lie aux récepteurs ACE 2 du poumon, de l’intestin et du cœur.  La réponse des cellules exposées est la même si l’exposition est de 5G ou COVID-19 (la grippe).  Les substances chimiques immunologiques contenues dans l’exosome attaquent l’ECA 2 qui possède des cellules produisant l’effet de l’exposition aux rayonnements 5G ou de la grippe, qui est dissimulée sous le nom de COVID-19.

Le taux de cas COVID-19 est de 96 % dans les zones 5G et seulement de 4 % dans les zones 4G ou moins.  La 5G est déployée dans des zones bien peuplées, on peut donc s’attendre à un plus grand nombre de cas dans ces zones.  MAIS le taux de mortalité pour les résultats connus (décès/(décès + récupérations)) est plus de 2 fois plus élevé dans les zones 5G.  Cela ne peut pas être dû uniquement à COVID-19 et nous en avons la preuve statistique pour plus de 1,9 million de cas!

L’apparence au microscope électronique de la structure de l’endosome/exosome est appelée à tort la particule virale dans la cellule/circulation.  Le prix Nobel de médecine a été décerné pour ce travail en 2013 – consultez ce site :

Toujours pas convaincu ? Eh bien, que dites-vous de cela ?

“Le professeur Yitzhak Ben Israël, de l’université de Tel Aviv, a tracé les taux de nouvelles infections par des coronavirus aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Suède, en Italie, en Israël, en Suisse, en France, en Allemagne et en Espagne.  Les chiffres ont révélé une histoire choquante : que le pays soit mis en quarantaine comme Israël, ou qu’il continue à fonctionner normalement comme la Suède, le taux de coronavirus a atteint un sommet et s’est effondré exactement de la même manière.  Exactement de la même manière”.

En d’autres termes, la pandémie actuelle ne peut pas avoir été causée par un virus, sinon les quarantaines auraient dû faire une différence statistique.

Le gouvernement Japonais a confirmé les dangers de la 5G lorsqu’il l’a testée sur le bateau de croisière Diamond Princess avant d’arrêter, à la dernière minute, un déploiement national de la technologie.  Ce déploiement a été poussé par l’allié de Bush et le représentant de la famille Soong, Son Masayoshi de Softbank, selon des sources de la Société Secrète Asiatique.

Voici ce que les Francs-Maçons du P3 avaient à dire à ce sujet :

“Dix pour cent du Parti Communiste Chinois est entre les mains de la soeur de Madame Soong, une femme très cruelle…elle est en contact avec la fille de Xi Jinping… Ils sont sous le contrôle des Sionistes et du mauvais côté d’Israël via la Fondation Red Star qui utilise le Quanto 49 (le Quanto est un dérivé utilisé dans ce cas pour convertir l’argent de la FRB en Renminbi Chinois)”.

Si la famille Soong a quelque chose à dire, en leur nom, ils savent comment contacter cet écrivain.

Souvenez-vous que l’attaque de Wuhan a été attribuée à une entreprise appartenant à la Fondation Soros, qui est une façade de Rothschild.  Les Rothschild sont alliés à une faction Chinoise qui soutient l’idée d’un Armageddon provoqué par l’homme.

Bon, voyons maintenant certains des autres grands changements qui se produisent dans le monde alors que cette guerre hybride fait rage.

Aux États-Unis, les responsables de la NSA ont constaté que le Président Donald Trump a été remplacé par un nouveau Trump.  Selon eux, le nouveau Trump a du blanc autour des yeux et n’a pas les bajoues de l’ancien Trump.  Cependant, une source à la Maison Blanche proche de Trump affirme

“Non, même Trump, mais il a un double presque parfait.  Il a un cancer de la peau et ils lui font des patchs.  Ils ne peuvent pas le traiter normalement parce qu’il serait trop longtemps absent des affaires et qu’il ne veut pas que le public le sache”.

En d’autres termes, le double est utilisé pour les apparitions publiques en raison des patchs mais, le véritable Trump est toujours en charge.

Cependant, il est clair qu’une guerre civile fait rage à l’intérieur d’un pays américain de plus en plus chaotique. Selon des sources du Pentagone, le Pentagone a récemment déployé 10 000 soldats à Washington DC et à New York pour nettoyer les cabalistes.  Trump a également appelé à la “libération” du Michigan, du Minnesota et de la Virginie.  “L’armée américaine doit maintenant faire le ménage”, c’est ainsi que les sources du Pentagone décrivent la situation.

Peut-être, mais les combats font clairement rage dans cette guerre hybride chaotique, car les prisonniers sont libérés en masse, l’argent de la banque centrale est distribué directement au peuple alors que le commerce est gelé et l’économie est en chute libre.  On tente également de créer des pénuries alimentaires aux États-Unis en fermant des usines de transformation de la viande et d’autres produits alimentaires en utilisant comme excuse cette pandémie conçue électroniquement.

Pour faire face à la situation, les troupes américaines sont renvoyées d’Afghanistan, d’Irak, de Syrie, d’Arabie Saoudite et d’autres parties du monde.  En Asie, les États-Unis ont retiré tous leurs bombardiers B52 de Guam.

Bien sûr, il faut se demander pourquoi les États-Unis ont encore des B52, qui ont été créés en 1952 alors qu’ils disposent d’une technologie anti-gravité rendant ces avions totalement dépassés.  Le fait que les diplômés de l’académie de l’armée de l’air américaine rejoignent maintenant l’armée de l’espace américaine montre que la révélation de la technologie cachée est imminente et c’est peut-être la raison pour laquelle les dinosaures B52 prennent leur retraite.

Des sources du Pentagone notent que “Trump a signé un décret pour ouvrir l’espace à la coopération internationale sur l’extraction des ressources, préconisant effectivement un ordre mondial multipolaire et la fin des guerres”.

En Europe, des sources de la CIA rapportent que la chancelière Allemande Angela Merkel, le Président Français Emmanuel Macron et le Premier Ministre Britannique Boris Johnson ont tous été remplacés.  Au Royaume-Uni, nous avons pu confirmer, par l’intermédiaire d’un ami de la famille, que le père de Johnson n’a pas pu entrer en contact avec son fils.

Le chaos règne également dans une grande partie du reste du monde.  La directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, affirme que 100 pays ont demandé une aide financière d’urgence.  Cependant, il semble que le FMI lui-même n’ait pas d’argent car il “recherche d’urgence 18 milliards de dollars en nouveaux prêts”.  Désolé, n’est-ce pas le même FMI qui dit avoir distribué 8 000 milliards de dollars récemment via le G20 ?  S’ils distribuent des trillions, pourquoi mendient-ils des milliards ?

La folie générale observée en Occident est le résultat de l’effondrement d’un paradigme brisé.  Le FMI, la Banque Mondiale, l’ONU et d’autres piliers de ce système brisé vont être soit radicalement restructurés, soit remplacés par de nouvelles organisations, selon des sources de la Famille Royale Européenne impliquées dans le redémarrage du système.

Il est probable qu’il y aura plus de difficultés et de chaos parce que l’ancien système doit être démoli avant de pouvoir être remplacé par un nouveau paradigme.  Cependant, les personnes impliquées dans cette pandémie en cours devraient toutes être rassemblées d’ici début mai, selon des sources de la CIA, du MI6 et du Pentagone.  Il faut donc espérer que les averses d’avril feront fleurir les fleurs de mai.

La téléphonie mobile 5G cause de grands dommages
aux arbres

Un thème fort parmi les citoyens du monde qui ne reçoit pas l’attention des médias traditionnels est la question des tours de téléphonie cellulaire et les menaces pour la santé / l’environnement qu’elles posent. Il existe des milliers de publications évaluées par des pairs in vivo et in vitro qui montrent clairement que le rayonnement électromagnétique de nos gadgets préférés, de nos appareils sans fil, ainsi que des tours de téléphonie cellulaire du monde entier a un impact biologique néfaste, ce qui devrait justifier des tests de sécurité appropriés avant de poursuivre dans cette voie. 
C’est exactement la raison pour laquelle il y a quelques années, 200 scientifiques ont demandé aux Nations Unies d’approfondir cette question, en vain.    De nombreuses publications scientifiques récentes ont montré que les CEM affectent les organismes vivants à des niveaux inférieurs à la plupart des directives internationales et nationales. Les effets incluent un risque accru de cancer, un stress cellulaire, une augmentation des radicaux libres nocifs, des dommages génétiques, des changements structurels et fonctionnels sur le système reproducteur, des déficits d’apprentissage et de mémoire, des troubles neurologiques et des impacts négatifs sur le bien-être général des humains. Les dommages vont bien au-delà de la race humaine, car il y a de plus en plus de preuves d’effets nocifs sur la vie végétale et animale. (source)

Note spéciale à nos abonnés: la 5G est-elle sûre? Le 5G Health Summit, un appel mondial à l’action, met en vedette les meilleurs scientifiques, médecins et activistes indépendants du monde dans le domaine. Cela va être très instructif et faire savoir aux gens ce qu’ils peuvent faire à ce sujet. Tout est en ligne, vous pouvez vous inscrire et le regarder gratuitement ici.

 Plus d’informations sur le Sommet plus loin dans l’article.Les arbresLa santé humaine n’est pas la seule préoccupation. Dans une étude publiée dans Science of the Total Environment, les chercheurs ont découvert ce qui suit:Des dommages de haut niveau dans les arbres à proximité des mâts de téléphone. Nous avons découvert que du côté endommagé, il y avait toujours un contact visuel avec un ou plusieurs mâts de téléphone. Des analyses statistiques ont démontré que le rayonnement électromagnétique des tours de téléphonie cellulaire est nocif pour les arbres. Les résultats montrent que les mesures dans les côtés les plus affectés des arbres endommagés (c’est-à-dire ceux qui supportent des niveaux de rayonnement plus élevés) sont différentes de tous les autres groupes. Ces résultats concordent avec le fait que les dommages infligés aux arbres par les tours de téléphonie cellulaire commencent généralement d’un côté, puis s’étendant à l’arbre entier au fil du temps.Cela constitue un danger pour les arbres du monde entier. Le déploiement ultérieur de mâts téléphoniques doit être arrêté. La recherche scientifique sur les arbres dans les conditions réelles du champ radiofréquence doit se poursuivre.L’étude a duré 9 ans et a utilisé plus de 100 arbres.La partie surveillance de terrain de l’étude a été réalisée à Bamberg et Hallstadt (Allemagne). Des observations et des enregistrements photographiques de dommages inhabituels ou inexplicables aux arbres ont été effectués en même temps que la mesure du rayonnement électromagnétique.

En 2015, des mesures de RF-EMF (Radiofrequency Electromagnetic Fields) ont été réalisées. Un polygone couvrant les deux villes a été choisi comme site d’étude, où 144 mesures de la radiofréquence des champs électromagnétiques ont été prises à une hauteur de 1,5 m dans les rues et les parcs à différents endroits. Par interpolation des 144 points de mesure, nous avons pu établir une carte électromagnétique de la densité de flux de puissance à Bamberg et Hallstadt. Nous avons sélectionné 60 arbres endommagés, en plus de 30 arbres sélectionnés au hasard et 30 arbres dans les zones à faible rayonnement (n = 120) dans ce polygone.    Les mesures de tous les arbres ont révélé des différences significatives entre le côté endommagé face à un mât de téléphone et le côté opposé, ainsi que des différences entre le côté exposé des arbres endommagés et tous les autres groupes d’arbres des deux côtés. Ainsi, nous avons constaté que les différences latérales dans les valeurs mesurées de la densité de flux de puissance correspondaient à des différences latérales dans les dommages. Les 30 arbres sélectionnés dans les zones à faible rayonnement (pas de contact visuel avec un mât de téléphone et une densité de flux de puissance inférieure à 50 μW / m2) n’ont montré aucun dommage. Une analyse statistique a démontré que le rayonnement électromagnétique des mâts de téléphonie mobile est nocif pour les arbres. Ces résultats concordent avec le fait que les dommages causés aux arbres par les tours de téléphonie mobile commencent généralement sur un côté, s’étendant à tout l’arbre au fil du temps.Ce qui est également intéressant, c’est que l’étude souligne que les formes naturelles de rayonnement électromagnétique ne sont pas les mêmes et n’ont pas le même impact que les sources de rayonnement artificielles sur la vie végétale. Plusieurs chercheurs ont souligné que ce sujet a reçu peu d’attention et que ces effets physiologiques sont considérés comme négligeables.L’étude conclut également que la plupart des études qui ont porté sur les effets des micro-ondes sur les animaux et les plantes ont décrit et documenté des effets nocifs et des réponses à des expositions inférieures aux limites spécifiées dans les directives d’exposition au rayonnement électromagnétique ; et il est donc nécessaire de repenser ces directives.    Depuis 2005, à l’occasion des examens médicaux des résidents malades vivant à proximité des stations de base de téléphonie mobile, des changements dans les arbres voisins (cime, feuilles, tronc, branches, croissance…) ont été observés en même temps que des symptômes cliniques chez l’homme. Depuis 2006, des dommages aux arbres dans le champ de rayonnement des stations de base de téléphones portables ont été documentés.Les arbres qui se trouvaient dans « l’ombre radio » des bâtiments ou d’autres arbres sont restés en bonne santé car, selon les hypothèses des chercheurs, ils étaient protégés des radiations.

La recherche sur les CEM et leur impact environnemental est assez limitée et les études sur l’homme montrent que ce type de rayonnement affecte les organismes biologiques, en particulier humains. Par exemple, un article publié en 2018 dans Environmental Research intitulé «Le Wi-Fi est une menace importante pour la santé humaine» le souligne.    «Des études répétées sur le Wi-Fi montrent que le Wi-Fi provoque un stress oxydatif, des dommages aux spermatozoïdes / testicules, des effets neuropsychiatriques, y compris des changements EEG, l’apoptose, des dommages à l’ADN cellulaire, des changements endocriniens et une surcharge en calcium.»A propos de la 5G En ce qui concerne la 5G, une étude publiée en 2019 dans Frontiers in Public Health est l’une des nombreuses qui soulève des préoccupations concernant la technologie 5G. Elle souligne que «la nouvelle technologie 5G est déployée dans plusieurs villes densément peuplées, bien que les impacts chroniques potentiels sur la santé ou l’environnement n’aient pas été évalués et ne soient pas suivis.» Elle souligne ensuite que la portée et l’ampleur des impacts potentiels des technologies 5G sont sous-étudiées, bien que d’importants résultats biologiques aient été signalés après une exposition à une longueur d’onde millimétrique. Il s’agit notamment du stress oxydatif et de l’expression génique altérée, des effets sur la peau et des effets systémiques tels que la fonction immunitaire. Des études in vivo faisant état d’une résonance avec les canaux sudoripares humains, d’une accélération de la réplication bactérienne et virale et d’autres paramètres indiquent le potentiel de nouveaux effets biologiques ainsi que les impacts biologiques plus généralement reconnus à partir de cette gamme de fréquences, et soulignent la nécessité de recherches avant de continuer à exposer beaucoup de gens à ces fréquences émises par la 5G. “Informations que vous pouvez facilement envoyer à vos amis et au Sommet 5gNous avons décidé de produire un court ebook gratuit, intitulé Est-ce que la 5G est sans danger? Un guide facile à comprendre qui examine le problème de la 5G TRÈS clairement et de manière concise. Nous l’avons écrit dans un langage conçu pour être simple et factuel. Dans notre ebook gratuit, nous couvrons scientifiquement les effets sur la santé et les effets environnementaux (arbres et insectes, comme les abeilles) en ce qui concerne le rayonnement CEM provenant de sources telles que 5G, 4G et 3G.Pour aider à transmettre cela à des dizaines de milliers de personnes, nous avons collaboré avec nos amis au Sommet 5G. Vous pouvez télécharger notre livre électronique en tant que cadeau gratuit que vous obtenez lorsque vous vous inscrivez au Sommet 5G gratuit: Appel mondial à l’action qui commence le 1er juin 2020. Il est fait par les plus grands scientifiques, médecins et activistes du monde dans le domaine. Cela va être très instructif et faire savoir aux gens ce qu’ils peuvent faire à ce sujet.-> Vous pouvez vous inscrire au sommet et télécharger notre ebook ici. Après votre inscription, vous pouvez télécharger notre ebook sur la page suivante.Source : High Levels of Damage Discovered in Trees Near 5G Cell Phone Towers

 La 5G va-t-elle tuer nos abeilles?

Rien dans la littérature scientifique ne permet de croire que la 5G (ou n’importe quelles autres ondes radio ou cellulaires) puisse tuer massivement des abeilles.

 Dans l’ensemble, il n’est pas clair du tout que les ondes radio/cellulaires peuvent avoir un effet, quel qu’il soit, sur l’abeille domestique. Le hasard faisant (parfois) bien les choses, il s’adonne qu’une revue de littérature sur cette question précise a été publiée ce mardi (!) dans le périodique savant Science of the Total Environment. Les chercheurs européens qui signent l’article  indiquent qu’il n’y a pas suffisamment d’études, loin s’en faut, pour tirer des conclusions fermes, mais que les quelques études dont on dispose suggèrent un effet neutre sur la reproduction et la diversité des espèces d’insectes, et des effets variables sur leur abondance. Le même papier constate aussi que les champs magnétiques des lignes à haute tension semblent avoir un effet négatif sur la cognition des abeilles et des effets variables sur leur comportement.C’est que l’on trouve des travaux qui, par exemple, ont exposé des abeilles à des ondes de téléphone sans fil et trouvé qu’elles avaient plus de mal à retrouver leur chemin vers la ruche par la suite. D’autres ont conclu que la proximité de tours cellulaires semblait changer les comportements de récolte de nectar des abeilles, ou que les ondes nuisaient à l’éclosion (mais pas au développement subséquent) des reines. Et d’autres encore n’ont, au contraire, pas noté le plus petit effet observable.Or, quel que soit le type d’effet trouvé (ou non), la mortalité n’en fait pas partie. «Aucune de ces études n’a observé de mortalité massive, ou quel qu’impact que ce soit sur la mortalité des abeilles qu’auraient pu avoir les radiofréquences ou les champs magnétiques aux intensités qu’on rencontre dans l’environnement», m’a confirmé le chercheur post doctoral en entomologie de l’Université Purdue Sebastian Shepherd, qui a lui-même signé des études sur cette question….Cependant, souligne M. Kirschvink, on n’obtient des effets sur ces animaux qu’à des fréquences relativement basses, de moins de 10 mégahertz (MHz, soit moins de 10 millions d’ondulations par seconde), «ce qui est largement en dessous des fréquences utilisées par l’industrie de la téléphonie», dit-il. Les cellulaires émettent généralement à des fréquences de 900 à 2000 MHz, et la 5G utilisera des fréquences encore plus élevées.Source : Le Soleil VOIR AUSSI :–  Démonstration. Il y a une corrélation directe entre les réseaux 5G et les épidémies de «coronavirus»–  CORONAVIRUS: un complot criminel international de proportions épiques–  SYNDROME DU CORONAVIRUS: C’est beaucoup plus compliqué que ce qu’on dit–  ENGUEULADE 5G TRUMP-JOHNSON
–  Covid-Arnaque. L’HISTOIRE de la grippe. UNE HISTOIRE IMPORTANTE POUR EN PARLER AUTOUR DE VOUS

3 commentaires:

  1. Anonyme22 juin 2020 à 20:46Hello cher lecteurs, le courant alternatif a fait des millions de morts et sous prétexte de la révolution industrielle cela est passé sous silence, ils ont besoin de la 5g pour une nouvelle révolution industrielle afin de relocaliser les usines et de reproduire sur les territoires nationaux mais sans les humains, uniquement les machines.
    Et c’est uniquement le but de la 5g.Répondre
  2. Hannibal Genséric23 juin 2020 à 07:12EXACT. 
    Covid-Arnaque. L’HISTOIRE de la grippe. UNE HISTOIRE IMPORTANTE POUR EN PARLER AUTOUR DE VOUS 
    Je recommande aux lecteurs d’utiliser les détails historiques non controversés suivants comme un instrument (plutôt gentil et discret) qui pourrait réveiller ceux qui dorment encore.
    Le mot “influenza” «grippe» est originaire d’Italie. Le premier enregistrement de cette maladie étrange et inexplicable s’est produit vers l’année 1580. Alors que le phénomène se reproduisait, des observateurs perspicaces ont reconnu qu’il avait tendance à «apparaître» simultanément à plusieurs endroits, parfois sur plusieurs continents. Afin d’expliquer ce fait cognitivement dissonant, les «scientifiques» italiens ont examiné les enregistrements des taches solaires et ont remarqué que les épidémies semblaient toujours coïncider avec des pics d’activité des taches solaires.
    https://numidia-liberum.blogspot.com/2020/05/covid-arnaque-lhistoire-de-la-grippe.html
    Répondre
  3. alin Terrai23 juin 2020 à 16:28cela va nous arriver plus vite que prévu d’après mes constats si je ne me trompe pas, cela commencera approximativement au environs du 17 aout 2020 et cela continuera sur plusieurs dizaines d’années. j’espère me tromper.

ENGUEULADE 5G TRUMP-JOHNSON

Un article du  Financial Times  cité et commenté par ZeroHedge.com  rapporte les circonstances d’une discussion téléphonique explosive, sinon nucléaire, entre Trump et Johnson que pourtant tout le monde salue comme les meilleurs amis du monde, – deux Anglo-Saxons liés par les Special Relationships, deux populistes de droite, deux nationalistes anti-globalistes, deux eurosceptiques. Eh bien, ce fut bien “nucléaire” et personne selon FT, dans l’entourage des deux hommes, n’en revient encore de l’incroyable violence des propos que Trump a balancés à Johnson, – car, bien entendu, c’est dans ce sens que le nucléaire s’est manifesté.
En cause : le choix de la construction des éléments essentiels du réseau 5G britannique confié à la société chinoise Huawei. La réaction de Trump a été une totale surprise, autant pour son administration que pour les Britanniques. Certes, l’annonce probable du choix britannique ne satisfaisait pas du tout la partie US, mais plusieurs échanges et situations avaient tendu à détendre l’atmosphère, dans tous les cas à engager une explication sinon une négociation.• Dès l’annonce du choix probable des Britanniques, le vice-président Pense déclarait que l’administration Trump avait « très clairement » fait part de sa déception aux Britanniques.• Dernièrement, le secrétaire d’État est passé à Londres et a vu Johnson pour tenter de la faire changer d’avis, sans succès. Pompeo prit tout de même soin et tout sourire, après cette rencontre, de ne pas trop dramatiser ce désaccord (« Les amis ne sont pas toujours d’accord sur tout »).• ZeroHedge.com : « En privé, les Britanniques s’irritaient des exigences des États-Unis, d’autant plus que ces derniers n’avaient pas de produit supérieur à proposer pour remplacer Huawei». Sentant cela, le ministre de la justice US, William Barr, était allé jusqu’à suggérer que les États-Unis prennent des participations dans Ericsson et Nokia, les deux géants scandinaves des télécommunications, pour permettre aux États-Unis d’avoir quelque chose à offrir à leurs alliés au lieu de leur demander simplement de se passer des équipements de télécommunications de pointe de Huawei pour leurs déploiements 5G. »• Même si le côté US avait l’impression d’avoir fortement fait savoir sa préoccupation, au contraire du côté britannique qui jugeait que la chose n’était pas essentielle pour Washington, personne, des deux côtés, ne s’attendait à l’extraordinaire comportement de Trump au téléphone. Pour les membres de l’administration Trump, la position officielle US s’était adoucie, avec l’autorisation de vente par Washington de certains éléments de Huawei. L’entourage de Trump ignorait que le président jugeait toujours « très dangereuse » pour la sécurité nationale des USA la société chinoise ; il ne réalisait pas, surtout, combien ce président-là qui devrait être avec nous pour quatre années de plus, ne supporte pas qu’on passe outre à ses recommandations et préfère les vassaux aux alliés, même “very special”. Ainsi l’appel de Trump à Johnston a-t-il pris tout le monde de court…« Au cours d’un appel téléphonique tenu la semaine dernière peu après la publication de la décision de Johnson, un assistant a déclaré que Trump était dans une “rage apoplectique” et qu’il avait stupéfié Johnson en utilisant un langage qui, de la même façon, a laissé beaucoup de gens au courant de cette communication complètement abasourdis». Un deuxième fonctionnaire a confirmé que l’appel Trump-Johnson était “très difficile”. Les fonctionnaires britanniques ayant eu connaissance de l’échange ont déclaré avoir été stupéfaits par la force du langage du président envers M. Johnson. 
» Downing Street, le département d’État américain, le Conseil national de sécurité américain et la Maison Blanche ont refusé de commenter l’appel. La Maison Blanche n’a publié qu’un bref communique (“…Les deux dirigeants ont discuté de questions régionales et bilatérales cruciales, notamment la sécurité des télécommunications”). Celui de Downing Street a laissé entrevoir des tensions : “Le premier ministre a souligné l’importance pour des pays partageant les mêmes idées de travailler ensemble pour diversifier le marché et briser la domination d’un petit nombre d’entreprises.” »L’épisode est certainement caractéristique de Trump, mais il est peut-être également caractéristiques de l’orientation politique d’un Royaume-Uni libéré (c’est bien le mot) des contraintes de l’UE. Bien entendu, il n’est pas question ici de rupture avec les USA, et l’on s’est aussitôt empressé, à partir des confidences des “sources officielles” habituelles côté US et côté UK, de nous préciser, la bouche en cœur, que tout cela n’entrave en rien la bonne marche des négociations pour un accord de libre-échange USA-UK, – à moins, té, d’un coup de gueule de Trump au moment de signer l’accord, du type, – “Vous laissez tomber Huawei ou bien je ne signe pas”…… Il n’est pas question de rupture, certes, mais il est question d’appréhender l’extrême difficulté de conserver des relations (les “spéciales”, celles de UK avec USA) qui mariaient un minimum de considération tendant à entretenir l’illusion d’une égalité de traitement de chacun des deux pays pour l’autre, avec une politique britannique parée du manteau de l’indépendance et pour autant totalement orientée vers les intérêts US et soumise aux inflexions washingtoniennes. Trump n’est pas homme à jouer ce jeu subtil et il n’est pas sûr que Johnson soit prêt à accepter la brutalité du président US. La cause de l’accrochage, – la société Huawei avec son 5G, c’est-à-dire une entité chinoise, – suggère qu’il y a d’autres pistes que le sentier de la guerre-sans-fin des USA.C’est un peu, c’est certainement dans le même sens qu’il faut accueillir l’annonce que le Royaume-Uni a  décidé de lever (effectif en 2021) certaines sanctions contre la Russie, instituées par l’UE pour tous ses membres. Certains y verront une sorte de bras d’honneur fait à la bureaucratie de l’UE, bien que les Britanniques aient été parmi les plus ardents partisans de ces sanctions, – mais ils savent manœuvrer rapidement, excellents marins qu’ils sont. Quant à nous, nous y verrions également, – et pourquoi pas “d’abord”, comme vont le penser certains fonctionnaires US ? – un autre bras d’honneur indirect mais bien dressé, à l’intention des USA cette fois, qui sont derrière toutes les sanctions-manigances antirusses.En vérité, le Royaume-Uni ne pense que secondairement à tout cela. Simplement, il considère que la Russie (comme la Chine, of course) peut être un partenaire économique important et il agit en conséquence, sans s’embarrasser de la lourdeur bureaucratico-idéologique de l’UE ni de la démence de “D.C.-la-folle”. Il n’empêche que le résultat, pour les puristes et les maîtres en diabolisation, vaut le détour, – surtout lorsqu’on se rappelle combien les Britanniques furent les premiers à souffler sur la flamme vertueuse de la diabolisation de la Russie.Qu’importent les morales diverses et si fluctuantes de toutes ces contorsions de toutes ces contradictions. Il reste que le Royaume-Uni tout de neuf “brexité”, plus “perfide-Albion” que jamais, agit dans le sens de ses intérêts, – “Right or wrong, my country”. Il se trouve que “le sens de ses intérêts” peut aisément avoir une forte connotation antiSystème au sein du bloc-BAO, passant, l’ironie en sus, par des relations de nouvelle facture, devenues acceptables, avec Pékin et Moscou (et demain, avec Téhéran ?).Source : dde.org le 8 février 2020


La 5G de Huawei sera très limitée en France,
sans “bannissement total”

C’est un coup dur pour SFR (Altice) et Bouygues Telecom qui utilisent déjà les réseaux Huawei pour la 4G et voulaient s’appuyer sur le géant chinois pour le passage à la 5G.

La 5G de Huawei sera très limitée en France, sans être bannie
La 5G de Huawei sera très limitée en France, sans être bannie totalement

TECHNO – L’avenir du géant chinois des télécoms Huawei sur le marché de la 5G en France s’est sérieusement obscurci: l’agence nationale chargée de la sécurité informatique a fait savoir qu’elle restreindrait fortement les autorisations d’exploitation des opérateurs français partenaires du groupe.

Huawei ne fera pas l’objet d’un “bannissement total” mais les opérateurs français l’utilisant vont, au mieux, recevoir des autorisations d’exploitation limitées à huit ans, selon l’Agence nationale de sécurité des systèmes informatiques (Anssi).

“Ce que je peux dire, c’est qu’il n’y aura pas un bannissement total. Les opérateurs qui n’utilisent pas Huawei, nous les incitons à ne pas y aller car c’est un peu le sens naturel des choses. Ceux qui l’utilisent déjà, nous délivrons des autorisations dont la durée varie entre trois et huit ans”, a déclaré Guillaume Poupard, le directeur général de l’Anssi, chargée par le gouvernement d’instruire ce dossier, dans un entretien au journal Les Échos.

“Les décisions sont prêtes”, a déclaré Guillaume Poupard, confirmant une information de l’AFP mardi selon laquelle ces décisions n’attendent plus que d’être signées par l’exécutif.

Seuls trois équipementiers télécoms, les Européens Nokia et Ericsson et le chinois Huawei, sont capables de fournir les équipements pour les futurs réseaux 5G, le futur système de télécommunications mobile.

“Il y aura des refus”, a indiqué Guillaume Poupard aux Echos, excluant toutefois que ces refus concernent Nokia et Ericsson, et indiquant ainsi en creux que seul Huawei est concerné.

Ces décisions, qui vont bien au-delà du simple aspect industriel, interviennent sur fond de tensions diplomatiques persistantes entre Washington et Pékin: les États-Unis font en effet pression sur leurs alliés pour qu’ils bannissent Huawei pour raison de sécurité, invoquant sa proximité avec le gouvernement chinois. L’entreprise a toujours démenti ces allégations.

Quoi qu’il en soit, l’enjeu est particulièrement important en France pour les opérateurs SFR (Altice) et Bouygues Telecom qui utilisent déjà des antennes Huawei dans leurs réseaux 4G et veulent s’appuyer dessus pour déployer la 5G.

Les opérateurs veulent des compensations

Alors que l’Arcep, le régulateur des télécoms, a fixé à septembre les enchères pour l’attribution des nouvelles fréquences et que les premières offres commerciales pourraient être disponibles en France avant la fin de l’année, les deux opérateurs s’inquiètent de devoir changer d’équipementier, ou même démonter leurs anciens équipements en cas d’incompatibilité.

Ils ont prévenu qu’ils demanderont une compensation si l’État barre la route au groupe chinois.

“Ce que l’on fait sur la 5G en France, c’est un compromis. Il faut développer la 5G dans des conditions économiques acceptables pour les opérateurs télécoms et aussi souveraines, qui nous permettent de ne pas être dépendants de tel ou tel équipement ou pays”, a tenté de déminer le directeur de l’Anssi.

“Beaucoup d’antennes installées sont compatibles avec la 5G”, a-t-il notamment réagi au sujet du caractère dissuasif de ces restrictions, compte tenu du montant à investir pour les opérateurs.

“Nous ne sommes pas dans du Huawei bashing, ni dans du racisme anti-chinois”, a assuré Guillaume Poupard.

“Nous sommes dans une gestion de risques. Tous les équipementiers télécoms ne se valent pas. Je ne cite pas de nom, mais il est clair que l’on n’est pas dans les mêmes risques quand on parle d’équipements chinois ou américains. Nous sommes prudents vis-à-vis des équipementiers non européens, évidemment, tout comme nous le serions aussi, par exemple, si tous les opérateurs avaient recours au même équipementier, même s’il était français – ce serait catastrophique”, a-t-il ajouté.

“Voilà tout le sens de la discussion avec les opérateurs télécoms sur le choix de leurs équipementiers. Ce n’est pas un procès d’intention que l’on fait à telle entreprise ou tel pays. La question, c’est juste celle de la souveraineté”, a conclu le directeur général de l’Anssi.

Une autre inconnue pèse sur le déploiement de cette nouvelle technologie: le 21 juin, la ministre de la transition écologique Élisabeth Borne a annoncé avoir demandé au Premier ministre d’attendre l’évaluation des effets sanitaires de la 5G par l’Anses — espérée pour la fin du premier trimestre 2021 — avant de la déployer.

Le Conseil d’État, saisi par des associations inquiètes des potentiels effets néfastes de la 5G sur la santé et l’environnement, doit se prononcer prochainement. 

Xavier Niel défend la 5G face aux écologistes

TECHNOLOGIE  Le PDG de Free assure que la 5G n’est dangereuse ni pour la santé, ni pour l’environnement. Les écologistes demandent quant à eux un moratoire sur la questionX.M.

Une antenne relais 5G en Chine (illustration).

Une antenne relais 5G en Chine

Le débat sur le déploiement de la 5G continue. Alors qu’à peine réélu à Grenoble le maire écologiste Eric Piolle a rappelé qu’il demande depuis mars un moratoire sur la question, c’est au tour de Xavier Niel de monter au créneau. Mais c’est cette fois pour défendre cette technologie.

« L’attractivité de la France » en jeu

Le 8 juillet sur l’antenne de France Info, le PDG de Free s’est dit inquiet pour « l’attractivité de la France » si le pays décidait de renoncer à la 5G. Selon lui, les arguments des écologistes, qui avancent des risques sur la santé et sur l’environnement, ne sont pas recevables. « La 5G sera déployée en France dans des fréquences qui sont utilisées depuis très longtemps, depuis toujours, sans avoir de problème ou d’impact sur la santé », estime Xavier Niel. Surtout, « l’empreinte écologique est meilleure avec la 5G qu’avec les autres technologies passées », assure-t-il.

Pour ce chef d’entreprise, ce n’est en fait pas aux opérateurs de renoncer à une nouvelle technologie mais aux consommateurs d’apprendre à s’autoréguler. « Ce n’est pas la 5G qui fait augmenter le trafic, c’est notre utilisation des réseaux mobiles qui fait augmenter la consommation de ces réseaux », conclut-il.

« Est-ce que c’est utile ? »

Il n’est pas certain que ces propos réussissent à convaincre les opposants au projet. La veille Delphine Batho, députée EDS (Ecologie, Démocratie, Solidarité), a elle aussi réclamé un moratoire sur la question. Outre son impact sur la santé, qui reste selon elle « une interrogation », l’ancienne ministre socialiste de l’Ecologie a déploré sur France 2qu’il n’y ait eu « aucun débat démocratique sur la 5G ».

Selon elle, le vrai problème est que cette technologie « va augmenter la consommation d’électricité et induire le fait qu’on va mettre à la poubelle des milliers de terminaux, smartphones… Est-ce que c’est utile ? Est-ce que c’est la priorité d’accélérer encore ce type de consommation », s’est-elle demandé.

L’Arcep, le régulateur des télécoms, a fixé à septembre les enchères pour l’attribution des nouvelles fréquences 5G. Les premières offres commerciales pourraient être disponibles en France avant la fin de l’année.

Installation des antennes, données personnelles…
Le vrai du faux sur la 5G

FAKE OFF  Une antenne va-t-elle être installée « toutes les dix à douze maisons » ? La 5G va-t-elle entraîner une surconsommation électrique ?

Illustration de la 5G.

Incendies d’antennes-relaisthéories du complot… Le déploiement de la 5G inquiète. Une infographie regroupant une dizaine d’affirmations est largement partagée sur Facebook. D’abord publié par une association, le document a été retiré en raison d’imprécisions. Données personnelles, ondes, antennes, impact sur la vie animale, l’infographie balaye un large spectre d’affirmations, que 20 Minutes a donc voulu vérifier.

Cette infographie a été partagée par plusieurs pages et comptes Facebook.
Cette infographie a été partagée par plusieurs pages et comptes Facebook. – Capture d’écran Facebook
  • Ce que dit l’infographie : « Une antenne toutes les dix à douze maisons »

« C’est un raccourci terrible », pointe Alain Sibille, professeur à Télécom Paris et secrétaire général d’Ursi-France (Comité national français de radioélectricité scientifique). « La 5G va faire appel à une fréquence un peu différente de la 4G, développe-t-il. La 5G va être à 3,5 GHz. Quand les générations avancent [3G, 4G, et 5G aujourd’hui], on monte en fréquence. Plus on monte en fréquence, plus la propagation est difficile. Ce qui veut dire que quand on monte en fréquence, il faut plus d’antennes car la portée est moindre. Les antennes du réseau vont se rapprocher un peu plus près des utilisateurs, en moyenne statistique. »

Ce possible rapprochement des antennes signifie que les antennes vont envoyer moins de watts, explique le scientifique : « Quand on se rapproche des utilisateurs, la propagation est plus facile. Donc on a besoin de mois de puissance. Si on a des cellules plus petites sur la 5G, on va émettre moins de watts. Ce qui peut paraître effrayant, ça peut plutôt être le contraire. J’ai tendance à dire que plus les cellules sont petites et plus les antennes du réseau sont proches des utilisateurs, mieux c’est. »

Une analyse partagée par Guy Pujolle, professeur émérite au Lip6, laboratoire de recherche en informatique de Sorbonne université : « S’il y avait une antenne toutes les dix à douze maisons, ce serait absolument génial, puisque le débit est démultiplié avec le nombre d’antennes et que chaque antenne émet avec beaucoup moins de puissance. Il faut comprendre que, plus il y a d’antennes, moins c’est dangereux, puisque la puissance des émetteurs descend. » Le spécialiste voit toutefois mal les antennes se démultiplier : « Malheureusement, cela ne se passera pas comme cela, car ce serait beaucoup trop cher pour les opérateurs d’en mettre autant. »

  • Ce que dit l’infographie : « Renouvellement prématuré et obligatoire de tous les équipements »

L’arrivée de la 5G est prévue début 2021 sur une partie du territoire français. Elle mettra du temps avant d’être déployée sur tout le territoire. Même après l’entrée en service de cette nouvelle technologie, votre téléphone continuera à fonctionner en 4G s’il est équipé pour. En revanche, pour utiliser la 5G, il faudra effectivement changer de smartphone, prévient l’Agence nationale des fréquences (ANFR).

  • Ce que dit l’infographie : « 20.000 satellites en orbite »

« Beaucoup d’annonces ont été faites par des start-up, détaille à 20 Minutes Gilles Brégant, directeur de l’ANFR. Il y a eu des demandes d’autorisations de mise en orbite d’un grand nombre de satellites. Ces start-up ont proposé d’envoyer beaucoup de satellites, de manière à faire une couverture satellite du monde entier. Cela n’a rien à voir avec la 5G. » L’objectif de SpaceX, entreprise d’Elon Musk, est d’envoyer 42.000 satellites dans l’espace. « Pour donner un ordre de grandeur, il y a moins de 10.000 satellites qui ont été lancés depuis le début des satellites », souligne Gilles Brégant

La Fédération française des télécoms, qui regroupe les opérateurs, précise auprès de 20 Minutes que « les opérateurs français n’envisagent pas de lancer des satellites pour l’utilisation de la 5G ».

  • Ce que dit l’infographie : « La 5G promet de tout connecter, partout et le temps, grâce à la collecte permanente de nos données personnelles »

« Les données personnelles des utilisateurs de la 5G seront gérées de la même façon que lors de l’utilisation des technologies 3G, 4G, souligne la Fédération française des télécoms. Les opérateurs ont l’obligation légale confirmée par le RGPD de respecter la vie privée des utilisateurs et de garantir le secret des correspondances, quelle que soit la technologie mise en œuvre par l’opérateur. »

Pour Guy Pujolle, la masse de données qui va passer dans des data centers soulève toutefois des interrogations : « Tout le monde va passer par la 5G à court ou moyen terme. Les opérateurs développent des data centers pour gérer les antennes et toutes ces nouvelles applications. Ils ont sous la main énormément d’informations. Que vont-ils faire ? Vont-ils les exploiter ? Ce sont des questions qui se posent. »

  • Ce que dit l’infographie : « Multiplication des ondes par dix »

Guy Pujolle est perplexe devant une telle affirmation : « Je n’ai aucune idée de ce que cela veut dire. Les ondes électromagnétiques du soleil représentent 90 % des ondes que nous recevons. On va multiplier les ondes du soleil par 10 ? Je pense que la personne qui écrit cela n’a aucune idée de ce qu’est une onde électromagnétique. »

Gilles Brégant, de l’ANFR, souligne que la 5G va émettre « en fonction de la demande, et non en fonction de l’offre », contrairement à la 4G par exemple. « Il y a une interaction qui est être très courte avec l’antenne, développe-t-il. Celle-ci va envoyer ce qu’il vous faut pendant deux, trois secondes, les prochains kilo-octets de votre vidéo ou musique, et après elle passe à un autre client. Elle fait une couverture qui est séquentielle, à très haute vitesse. S’il n’y a personne avec un téléphone 5G, il n’y a qu’une très faible émission pour vérifier qu’il n’y a personne qui a besoin de quelque chose. »

  • Ce que dit l’infographie : « La 5G en France entraînera une surconsommation électrique équivalente à deux réacteurs nucléaires »

« Cela n’a aucun sens, réagit Guy Pujolle. La consommation est extrêmement complexe à calculer. » Dans les antennes 4G, un boîtier électronique, qui effectue notamment le traitement du signal, est la principale dépense énergétique, explique le scientifique. Pour les antennes 5G, ce boîtier est virtualisé dans un data center, relié à plusieurs antennes.

« Les antennes 5G ont été conçues pour dépenser très peu d’énergie, développe le professeur. Si on considère uniquement l’antenne, les antennes 5G consomment beaucoup moins d’énergie qu’une antenne 4G. Maintenant, si on compare une antenne 5G complète avec la machine virtuelle associée et l’antenne 4G avec son NodeB [le boîtier électronique], on peut dire que c’est équivalent, mais cela dépend complètement de la façon dont est gérée le data center, s’il est optimisé ou non. »

  • Ce que dit l’infographie : « [La 5G] impacterait les observations et prévisions des astronomes et des météorologues »

Les astronomes redoutent une pollution visuelle accrue en raison du lancement de nombreux satellites par des projets comme celui porté par SpaceX. Ces projets de satellites ne sont pas liés au développement de la 5G.

Les météorologues redoutent, pour leur part, une interférence de la 5G avec certaines de leurs fréquences. Cette inquiétude est liée « au démarrage en trombe de la 5G américaine », rappelle Gilles Brégant. « Aux alentours de 23 GHz, il y a une bande de fréquence qui est utilisée par les météorologues. Elle sert à faire l’étalonnage pour l’humidité de l’air. Les Américains avaient autorisé des antennes 5G low-cost à 28 GHz, qui faisaient du “bruit” dans les 23 GHz. » Et d’ajouter : « En Europe, on a pris des normes pour protéger la météo. »

  • Ce que dit l’infographie : « La 5G a un impact négatif sur la vie des insectes, remettant en cause le bon fonctionnement des écosystèmes indispensable à notre survie »

Une étude parue en 2018 dans la prestigieuse revue Nature s’est penchée sur l’impact des ondes sur quatre espèces d’insectes. « Les insectes étudiés de moins de 1 cm présentent un pic d’absorption aux fréquences (au-dessus de 6 GHz) qui ne sont actuellement pas souvent utilisées pour les télécommunications, mais qu’il est prévu d’utiliser dans la prochaine génération de systèmes de télécommunications sans fil [la 5G] », écrivent les auteurs.

Toutefois, comme le rappelleLe Monde, les auteurs précisent ne pas avoir « effectué de simulations thermiques complètes, en raison d’incertitudes sur les capacités thermiques spécifiques des insectes et les mécanismes de dissipation de la chaleur ». D’autres études sont nécessaires pour mesurer l’impact sur les insectes.

  • Ce que dit l’infographie : « L’extraction des minerais utilise une main-d’oeuvre infantile et entraîne la mort d’humains, d’où leur nom de “minerais du sang”. Elle génère une pollution des sols, de l’air et de l’eau. »

L’extraction de minerais pour la fabrication d’équipements électroniques n’est pas née avec la 5G. Son coût humain et environnemental est documenté.

Installation des antennes, données personnelles… Le vrai du faux sur la 5G

FAKE OFF  Une antenne va-t-elle être installée « toutes les dix à douze maisons » ? La 5G va-t-elle entraîner une surconsommation électrique ? « 20 Minutes » vérifie une dizaine d’affirmations au sujet de cette nouvelle technologieMathilde Cousin

Publié le 10/07/20 à 22h29 — Mis à jour le 10/07/20 à 22h2911 COMMENTAIRES147PARTAGES

Illustration de la 5G.
Illustration de la 5G. — Yichuan Cao/Sipa USA/SIPA
  • Une infographie partagée plus de 20.000 fois sur Facebook contient une dizaine d’affirmations au sujet du déploiement de la 5G.
  • Ondes, données personnelles, antennes, satelllites… 20 Minutes passe en revue ces affirmations.

Incendies d’antennes-relaisthéories du complot… Le déploiement de la 5G inquiète. Une infographie regroupant une dizaine d’affirmations est largement partagée sur Facebook. D’abord publié par une association, le document a été retiré en raison d’imprécisions (lire encadré). Données personnelles, ondes, antennes, impact sur la vie animale, l’infographie balaye un large spectre d’affirmations, que 20 Minutes a donc voulu vérifier.

Cette infographie a été partagée par plusieurs pages et comptes Facebook.
Cette infographie a été partagée par plusieurs pages et comptes Facebook. – Capture d’écran Facebook
  • Ce que dit l’infographie : « Une antenne toutes les dix à douze maisons »

« C’est un raccourci terrible », pointe Alain Sibille, professeur à Télécom Paris et secrétaire général d’Ursi-France (Comité national français de radioélectricité scientifique). « La 5G va faire appel à une fréquence un peu différente de la 4G, développe-t-il. La 5G va être à 3,5 GHz. Quand les générations avancent [3G, 4G, et 5G aujourd’hui], on monte en fréquence. Plus on monte en fréquence, plus la propagation est difficile. Ce qui veut dire que quand on monte en fréquence, il faut plus d’antennes car la portée est moindre. Les antennes du réseau vont se rapprocher un peu plus près des utilisateurs, en moyenne statistique. »

Ce possible rapprochement des antennes signifie que les antennes vont envoyer moins de watts, explique le scientifique : « Quand on se rapproche des utilisateurs, la propagation est plus facile. Donc on a besoin de mois de puissance. Si on a des cellules plus petites sur la 5G, on va émettre moins de watts. Ce qui peut paraître effrayant, ça peut plutôt être le contraire. J’ai tendance à dire que plus les cellules sont petites et plus les antennes du réseau sont proches des utilisateurs, mieux c’est. »

Une analyse partagée par Guy Pujolle, professeur émérite au Lip6, laboratoire de recherche en informatique de Sorbonne université : « S’il y avait une antenne toutes les dix à douze maisons, ce serait absolument génial, puisque le débit est démultiplié avec le nombre d’antennes et que chaque antenne émet avec beaucoup moins de puissance. Il faut comprendre que, plus il y a d’antennes, moins c’est dangereux, puisque la puissance des émetteurs descend. » Le spécialiste voit toutefois mal les antennes se démultiplier : « Malheureusement, cela ne se passera pas comme cela, car ce serait beaucoup trop cher pour les opérateurs d’en mettre autant. »

  • Ce que dit l’infographie : « Renouvellement prématuré et obligatoire de tous les équipements »

L’arrivée de la 5G est prévue début 2021 sur une partie du territoire français. Elle mettra du temps avant d’être déployée sur tout le territoire. Même après l’entrée en service de cette nouvelle technologie, votre téléphone continuera à fonctionner en 4G s’il est équipé pour. En revanche, pour utiliser la 5G, il faudra effectivement changer de smartphone, prévient l’Agence nationale des fréquences (ANFR).

  • Ce que dit l’infographie : « 20.000 satellites en orbite »

« Beaucoup d’annonces ont été faites par des start-up, détaille à 20 Minutes Gilles Brégant, directeur de l’ANFR. Il y a eu des demandes d’autorisations de mise en orbite d’un grand nombre de satellites. Ces start-up ont proposé d’envoyer beaucoup de satellites, de manière à faire une couverture satellite du monde entier. Cela n’a rien à voir avec la 5G. » L’objectif de SpaceX, entreprise d’Elon Musk, est d’envoyer 42.000 satellites dans l’espace. « Pour donner un ordre de grandeur, il y a moins de 10.000 satellites qui ont été lancés depuis le début des satellites », souligne Gilles Brégant

La Fédération française des télécoms, qui regroupe les opérateurs, précise auprès de 20 Minutes que « les opérateurs français n’envisagent pas de lancer des satellites pour l’utilisation de la 5G ».

  • Ce que dit l’infographie : « La 5G promet de tout connecter, partout et le temps, grâce à la collecte permanente de nos données personnelles »

« Les données personnelles des utilisateurs de la 5G seront gérées de la même façon que lors de l’utilisation des technologies 3G, 4G, souligne la Fédération française des télécoms. Les opérateurs ont l’obligation légale confirmée par le RGPD de respecter la vie privée des utilisateurs et de garantir le secret des correspondances, quelle que soit la technologie mise en œuvre par l’opérateur. »

Pour Guy Pujolle, la masse de données qui va passer dans des data centers soulève toutefois des interrogations : « Tout le monde va passer par la 5G à court ou moyen terme. Les opérateurs développent des data centers pour gérer les antennes et toutes ces nouvelles applications. Ils ont sous la main énormément d’informations. Que vont-ils faire ? Vont-ils les exploiter ? Ce sont des questions qui se posent. »

  • Ce que dit l’infographie : « Multiplication des ondes par dix »

Guy Pujolle est perplexe devant une telle affirmation : « Je n’ai aucune idée de ce que cela veut dire. Les ondes électromagnétiques du soleil représentent 90 % des ondes que nous recevons. On va multiplier les ondes du soleil par 10 ? Je pense que la personne qui écrit cela n’a aucune idée de ce qu’est une onde électromagnétique. »

Gilles Brégant, de l’ANFR, souligne que la 5G va émettre « en fonction de la demande, et non en fonction de l’offre », contrairement à la 4G par exemple. « Il y a une interaction qui est être très courte avec l’antenne, développe-t-il. Celle-ci va envoyer ce qu’il vous faut pendant deux, trois secondes, les prochains kilo-octets de votre vidéo ou musique, et après elle passe à un autre client. Elle fait une couverture qui est séquentielle, à très haute vitesse. S’il n’y a personne avec un téléphone 5G, il n’y a qu’une très faible émission pour vérifier qu’il n’y a personne qui a besoin de quelque chose. »

  • Ce que dit l’infographie : « La 5G en France entraînera une surconsommation électrique équivalente à deux réacteurs nucléaires »

« Cela n’a aucun sens, réagit Guy Pujolle. La consommation est extrêmement complexe à calculer. » Dans les antennes 4G, un boîtier électronique, qui effectue notamment le traitement du signal, est la principale dépense énergétique, explique le scientifique. Pour les antennes 5G, ce boîtier est virtualisé dans un data center, relié à plusieurs antennes.

« Les antennes 5G ont été conçues pour dépenser très peu d’énergie, développe le professeur. Si on considère uniquement l’antenne, les antennes 5G consomment beaucoup moins d’énergie qu’une antenne 4G. Maintenant, si on compare une antenne 5G complète avec la machine virtuelle associée et l’antenne 4G avec son NodeB [le boîtier électronique], on peut dire que c’est équivalent, mais cela dépend complètement de la façon dont est gérée le data center, s’il est optimisé ou non. »

  • Ce que dit l’infographie : « [La 5G] impacterait les observations et prévisions des astronomes et des météorologues »

Les astronomes redoutent une pollution visuelle accrue en raison du lancement de nombreux satellites par des projets comme celui porté par SpaceX. Ces projets de satellites ne sont pas liés au développement de la 5G.

Les météorologues redoutent, pour leur part, une interférence de la 5G avec certaines de leurs fréquences. Cette inquiétude est liée « au démarrage en trombe de la 5G américaine », rappelle Gilles Brégant. « Aux alentours de 23 GHz, il y a une bande de fréquence qui est utilisée par les météorologues. Elle sert à faire l’étalonnage pour l’humidité de l’air. Les Américains avaient autorisé des antennes 5G low-cost à 28 GHz, qui faisaient du “bruit” dans les 23 GHz. » Et d’ajouter : « En Europe, on a pris des normes pour protéger la météo. »

  • Ce que dit l’infographie : « La 5G a un impact négatif sur la vie des insectes, remettant en cause le bon fonctionnement des écosystèmes indispensable à notre survie »

Une étude parue en 2018 dans la prestigieuse revue Nature s’est penchée sur l’impact des ondes sur quatre espèces d’insectes. « Les insectes étudiés de moins de 1 cm présentent un pic d’absorption aux fréquences (au-dessus de 6 GHz) qui ne sont actuellement pas souvent utilisées pour les télécommunications, mais qu’il est prévu d’utiliser dans la prochaine génération de systèmes de télécommunications sans fil [la 5G] », écrivent les auteurs.

Toutefois, comme le rappelleLe Monde, les auteurs précisent ne pas avoir « effectué de simulations thermiques complètes, en raison d’incertitudes sur les capacités thermiques spécifiques des insectes et les mécanismes de dissipation de la chaleur ». D’autres études sont nécessaires pour mesurer l’impact sur les insectes.

  • Ce que dit l’infographie : « L’extraction des minerais utilise une main-d’oeuvre infantile et entraîne la mort d’humains, d’où leur nom de “minerais du sang”. Elle génère une pollution des sols, de l’air et de l’eau. »

L’extraction de minerais pour la fabrication d’équipements électroniques n’est pas née avec la 5G. Son coût humain et environnemental est documenté.

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