SEXE et conseils

Léonard de Vinci avait-il tout compris
aux organes génitaux?

L’artiste a été un précurseur des études anatomiques du pénis.

Léonard de Vinci  (1452–1519), L'Homme de Vitruve (1492), Gallerie de l'Académie. | lucnix.be via Wikimedia
Léonard de Vinci  (1452–1519), L’Homme de Vitruve (1492), Gallerie de l’Académie.

La question du jour«Quelles sont les anecdotes les plus fascinantes sur Léonard de Vinci ?»

La réponse de Alexandre Sombardier:

Il y aurait beaucoup d’anecdotes à raconter sur l’artiste et savant, mais la première qui me soit venue à l’esprit est la suivante: Vinci fut un précurseur de l’anatomie du… pénis.

Comme chantait l’autre, grâce à Léonard de Vinci «on saura tout sur le zizi»… ou pas. Le génial artiste florentin avait une passion dévorante pour l’étude de l’anatomie humaine en bon homme universel qu’il était. Comme il le disait souvent, le cœur de ses efforts et de ses travaux restaient l’étude et l’imitation de la nature. Les organes reproductifs mâles n’échappaient pas à cette curiosité insatiable.

Ainsi, notre polymathe n’hésita pas à disséquer des pénis de pendus pour en comprendre la structure et le fonctionnement. Cela nous vaut quelques très belles études et théorisations sur la reproduction humaine.

Léonard de Vinci a d’abord pensé que le pénis était relié aux testicules, aux poumons, à la moelle épinière et au cerveau. Le zizi était pour lui autant un canal pour la semence que pour les forces spirituelles qui animaient les futurs fœtus. L’étude des fameux cadavres de pendus lui permit de revenir sur ses constatations et d’affiner ses observations qui restèrent longtemps en pointe de la recherche.

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Le mystère de l’érection

Néanmoins, malgré tout son génie, Léonard de Vinci n’a jamais percé le mystère de l’érection. S’il fut le premier à constater qu’elle était due à un afflux de sang dans la verge, il pensait comme beaucoup d’hommes au cours des siècles que «le pénis n’obéit pas aux ordres de son maître, qui essaie d’avoir une érection sur commande, mais se dresse librement pendant le sommeil de son maître. Il semble avoir son propre cerveau», soit la fameuse théorie du «avoir une b… à la place du cerveau». Théorie erronée.

En réalité la science a prouvé plus tard que le pénis n’était pas autonome mais bien aux commandes du système nerveux central.

Certains diront que la raison réelle d’un tel intérêt du père de La Joconde pour l’étude du zizi était l’homosexualité refoulée de l’artiste. En réalité, tout cela reste de l’ordre de la conjecture et rien ne permet de l’affirmer avec certitude. Et, surtout, cela ne nous regarde pas ! En plus son homosexualité n’est pas un mystère ?

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